Note de la première édition








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Gustave Aimard

Les trappeurs de l’Arkansas



BeQ

Gustave Aimard

Les trappeurs de l’Arkansas

roman

La Bibliothèque électronique du Québec

Collection À tous les vents

Volume 191 : version 1.01

Du même auteur, à la Bibliothèque :

L’Aigle-Noir des Dacotahs

Les bandits de l’Arizona

Les pieds-fourchus

Jim l’Indien

Les trappeurs de l’Arkansas est le premier roman, et le plus connu, de Gustave Aimard (1818-1883), dont la spécialité était les romans de l’Ouest américain. Aussi populaire, en son temps, qu’Eugène Sue et Paul Féval, il a écrit une soixante de romans. Vers la fin de sa vie, pourtant, la vogue de ces romans de l’Ouest s’estompe, et Aimard, méprisé de l’élite et des universitaires, tombe dans un certain oubli.

Les trappeurs de l’Arkansas a paru pour la première fois, en feuilleton, en 1858. Le succès fut considérable.

Les trappeurs de l’Arkansas

Édition de référence :

Paris, Laffont, 2001.

à Monsieur C.-V. Damoreau

mon beau-père et mon meilleur ami

Gustave Aimard

Note de la première édition


On a beaucoup écrit sur l’Amérique; bon nombre d’auteurs d’un talent incontestable ont entrepris la tâche difficile de faire connaître ces savanes immenses, peuplées de tribus féroces et inaccessibles à la civilisation, mais peu d’entre eux ont réussi faute d’une connaissance approfondie des pays qu’ils voulaient décrire et des peuples dont ils prétendaient faire connaître les mœurs.

M. Gustave Aimard a été plus heureux que ses devanciers; séparé pendant de longues années du monde civilisé, il a vécu de la vie du nomade au milieu des prairies, côte à côte avec les Indiens, fils adoptif d’une de leurs puissantes nations, partageant leurs dangers et leurs combats, les accompagnant partout, le rifle d’une main et le machète de l’autre.

Cette existence, toute de luttes et d’impossibilités vaincues, a des charmes inouïs que ceux-là seuls qui l’ont expérimentée peuvent comprendre. L’homme grandit dans le désert, seul, face à face avec Dieu, l’œil et l’oreille au guet, le doigt sur la détente de sa carabine, entouré d’ennemis de toutes sortes, Indiens et bêtes fauves qui, tapis dans les buissons, au fond des ravins ou au sommet des arbres, épient le moment de fondre sur lui pour en faire leur proie; il se sent réellement le roi de la création qu’il domine de toute la hauteur de son intelligence et de son intrépidité.

Cette fiévreuse existence aux péripéties étranges, jamais les mêmes, a été pendant plus de quinze ans celle de M. Aimard. Chasseur intrépide, il a poursuivi les bisons avec les Sioux et les Pieds Noirs des prairies de l’Ouest; perdu dans le Del Norte, ce désert de sables mouvants qui a englouti tant de victimes, il a erré près d’un mois en proie aux horreurs de la faim, de la soif et de la fièvre. Deux fois il a été attaché par les Apaches au poteau de torture; esclave des Patagons du détroit de Magellan pendant quatorze mois, en butte aux plus cruels traitements, il échappe par miracle à ses persécuteurs. Il a traversé seul les pampas de Buenos-Aires à San Luis de Mendoza, sans crainte des panthères et des jaguars, des Indiens et des Gauchos. Poussé par un caprice insensé, il veut approfondir les mystères des forêts vierges du Brésil et les explore dans leur plus grande largeur malgré les hordes féroces qui les habitent.

Tour à tour squatter, chasseur, trappeur, partisan, gambusino ou mineur, il a parcouru l’Amérique, depuis les sommets les plus élevés des cordillères jusqu’aux rives de l’Océan, vivant au jour le jour, heureux du présent, sans souci du lendemain, enfant perdu de la civilisation.

Ce ne sont donc pas des romans que M. Aimard écrit aujourd’hui, c’est sa vie qu’il raconte, ses espoirs déçus, ses courses aventureuses. Les mœurs qu’il décrit ont été les siennes, les Indiens dont il parle, il les a connus. En un mot, il a vu, il a vécu, il a souffert avec les personnages de ses récits ; nul donc mieux que lui n’était en état de soulever le voile qui cache les habitudes étranges des Indiens des pampas et des hordes nomades qui sillonnent dans tous les sens les vastes déserts de l’Amérique.
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