Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric








télécharger 52.45 Kb.
titreVeillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric
date de publication17.11.2016
taille52.45 Kb.
typeDocumentos
p.21-bal.com > droit > Documentos


Notre-Dame d’Acey, le jeudi 2 février 2012

Fête de la Présentation du Seigneur
Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle)

- Evocation de la vie de P. Albéric -
Le 18 juillet 2006, Père Albéric rédigeait une prière :
« Tu me scrutes, seigneur et tu sais...

Avant même d'être totalement tissé au ventre de ma mère, déjà tu me contemplais...

De ma jeunesse à mes vieux jours toutes mes voies furent devant toi...

Au soir de ma vie, je reprends les cris du psalmiste : scrute-moi, mon Dieu !

Tu connaîtras mon cœur et, s'il te plaît, tu me donneras de le mieux connaître !

Au fil des années et des événements j'avais aimé chanter tes bontés pour tout être vivant, pour moi pareillement.

Heureux sept fois le vieillard en fin de vie,

creusé par l'Esprit de Vérité et d’Amour qui a fait fructifier ses épreuves.

La clé de la connaissance lui a été confiée vers lui-même, vers tout autre, vers Dieu

Son cœur ne s'effraye, ni ne se lasse en son audace d'aimer la vérité,

Limité et pécheur, il est, plus que jamais conscient de n'être que ce qu'il reçoit de sa Source :

enfant du Père, fils dans le Fils,

temple-chantier où l'Esprit demeure à l'œuvre…

et membre du Corps du Christ, l'Eglise universelle

en cette Abbaye, confiée à Marie, Notre-Dame d'Acey »
Champagnole 1921-1925

Le 26 novembre 1921 la sage-femme chrétienne interrompt l'accouchement très critique pour baptiser le petit Henri, fils de Charles Macle et de Judith Etiévant. Il est précédé par Marie-Louise, l’aînée, et suivie par Noële, la cadette. Un quatrième, le petit Robert, décède dès après son baptême en urgence.
La Châtelaine - 1925 

Suite à l’abandon du foyer par Charles Macle, la maman revient chez son père à la Châtelaine avec ses trois petits, portant le manteau d'infamie « de divorcée » et n'ayant pour vivre que les dons du grand-père.

« Le mariage de mes parents avait surpris, vu leurs différences profondes. Un silence très pesant planait sur tout ce qui concerne mon père. »

Charles Macle avait été grièvement blessé pendant la guerre de 14 - il sera inscrit parmi les invalides de guerre. Un traumatisme profond qui a certainement eu des répercussions profondes sur son comportement ultérieur. P. Albéric le retrouvera quelques instants à la fin de la cérémonie de son ordination, le 28 juin 47, puis en mai 1955 sur son lit de mort à l’hôpital de Lons.
Le village de la Châtelaine est sur un éperon rocheux qui domine la Reculée des Planches proche d’Arbois.

Un petit monde d’environ 120 habitants adonné à des petites tâches sur une terre ingrate peu fertile mais exigeant l’ingéniosité. Le climat est rude - tout déplacement comporte une montée fatigante - aucun confort, ni électricité, ni auto, ni radio, ni eau courante.

Bien peu d’ouvertures sur le vaste monde... Et cependant chez les gens du village qui pour la plupart connaissent une grande pauvreté matérielle et peu de formation : fonds de bonté, collaboration, échange de petits services. Une certaine fidélité à l'Évangile : le curé est estimé, les grandes missions attirent la foule.
Le grand-père Etiévant était très fier du château féodal du XVII° s. qu’il avait acquis mais qui avait beaucoup perdu de sa superbe. « Fierté pour lui mais misère pour nous. »
« Revenant au village, après cinq ans à Champagnole,

C'est dans ce petit monde que c'est passé ma vie de cinq à 20 ans.

Maman est estimée, respectée, aimée. Elle est tellement au service de chaque pauvre.

Elle entretient des fleurs et la propreté de l'église, elle reçoit M. le curé après le catéchisme, elle veille avec les familles des agonisants, elle exerce même l'art d'infirmières, enfin elle est secrétaire de mairie.

Toutes ces qualités et activités sont reconnues, mais étant divorcée, monsieur le curé lui refuse le droit d'être marraine et les supérieurs des deux petits séminaires où l’on cherche inscrire le petit Henri se sentent obligés d'éviter un fils de divorcés. Maman ne se sentira réhabilitée qu'au jour où je ferai profession solennelle puis - deviendrait prêtre. Alors le voile de honte a disparu. »
« Ma famille était sans racines sociologiques mais très enracinée dans la foi. »

P. Albéric garde le souvenir global d'une enfance vécue dans une grande dureté mais aussi dans un grand bonheur. Une très grande rigueur de vie qui tenait au climat froid et à la maison immense non chauffée. Très peu d'argent et de multiples travaux agricoles.

Mais un réel bonheur en famille. Le père était parti, le grand-père était naturellement droit et rude, mais il nous aimait.
« J'ai beaucoup aimé ce site avec ses exigences, avec un certain goût de la liberté qui peut s'y épanouir. » Il fait l’apprentissage de la vie en tant que petit berger. Mais sa santé est relativement fragile.

Expérience de daltonisme qui fut lent à diagnostiquer. Il souffre de mauvaises interprétations comme lors de la cueillette des cerises où il ne parvient pas à distinguer les cerises mûres de celles qui sont encore vertes.
Années de la scolarité 1932-1940

Après un début de scolarité à la Châtelaine jusqu'en juin 1932, Henri va quitter le village.

« Je voulais devenir prêtre : le désir d'intimité avec Jésus et de service des âmes qu'il aime. »
Suivent deux années au pensionnat Saint-Joseph des Frères des Ecoles Chrétiennes de Levier (dans le Doubs), durant laquelle il est confirmé à Champagnole.

« J’aimais visiter Jésus au Très Saint-Sacrement. Je suivais avec soin les réunions de la Confrérie de la Sainte Vierge dont j’étais le secrétaire. » 
Puis 5 années à l'Ecole Apostolique des Jésuites de Mongré, proche de Villefranche : lieu d'études secondaires classiques elle formait en vue du sacerdoce surtout pour les missions.

Henri apprécie l’esprit apostolique qui y règne ainsi que l’esprit de corps qui favorise un esprit de communion, la prière en commun, le travail scolaire sérieux. Et même le sport qui bénéficiait d'une place très bénéfique.
Août 1940 : au cours des vacances scolaires à la Châtelaine, qui était dans la zone occupée par les Allemands, il se livre à la dangereuse activité de passeur.

C’est ainsi que fin novembre 1940 il est arrêté alors qu'il essaye de faire passer des prêtres en zone libre. Bref séjour en prison à Arbois dans des cellules surpeuplées.
La vocation monastique

Le 9 décembre 1940 : tout premier contact avec l'abbaye d'Acey lors de quelques jours de retraite. « Je désirais aimer Jésus et servir son œuvre de salut pour mon père et l'humanité entière. »

Longue marche à pieds en passant par Moissey et Thervay.

A l’arrivée, spectacle pitoyable : avec au 1er plan la ferme Jacquot : la porcherie, le tas de fumier puis le portail d'entrée en mauvais état. Et, au fond, le bâtiment éventré de l'église. Rencontre avec le Père Abbé, Dom Eugène Court. Un autre postulant, Frère Marie, vient d’arriver.
L’entrée définitive a lieu le 5 janvier 1941 sur fond de neige splendide.

« Le 26 janvier le nom d'Albéric m'est donné : j’aimais sa sonorité. J'apprécie ce qui m’est dit du saint. Toujours j’ai goûté ce riche prénom. »

Le postulat dure trois semaines mais déjà il est fatigué et se voit imposer le régime carné : « pas au réfectoire. Je dois aller me cacher à la dépense. Me voici classé comme petite santé. »

Lui qui n’avait jamais eu de maux de tête souffre de fortes et permanentes migraines qui dureront des années. « Certainement je force sans sagesse, prière avec tension d'esprit. »
Profession temporaire le 2 février 1943.

Profession solennelle le 15 août 1946 avec le souvenir d'un refrain qui souvent lui reviendra : « Qui sème peu, récoltera peu »
Le 8 juin 1947 il est ordonné prêtre en l'église des Cordeliers de Lons.
Les études

Son amour des livres : une de ses joies les plus profondes, “hors la connaissance du Mystère de mon Dieu.”

« De nombreuses réalités m'ont attiré au long de ma vie devant lesquels je me suis émerveillé : des animaux aux étoiles, des sources aux fleurs des montagnes et aux océans, mais surtout les personnes, leur histoire et l'Histoire.

Je suis heureux de n'être lié, réduit, à aucune spécialisation mais de tout accueillir.

J'essaye de rejoindre les hommes qui ont vécu telle page d'histoire : les artistes, les artisans, et ceux ayant contemplé leurs œuvres et qui sont vivants auprès de toi, Source de tous.

J'essaye de rejoindre par-delà tout, au creux de toute réalité

« TOI, JE SUIS de QUI tout vient, en QUI tout demeurera. »
Les emplois confiés

- Accompagnement de l'office divin (sans doute dès 1941) sans préavis, ni échange, ni d’autre précision que : « “Commencez par le Salve. La Bonne Mère vous aidera.” Sans me poser trop de questions j'ai obéi.

Cela m'a toujours apporté un contentement et souvent offert une piste de contemplation d'une des multiples facettes de la beauté de mon Dieu. Parfois, seul, j'improvisais de mini- improvisations. Quelques rares auditeurs bien formés montraient leur déception quant à mes accords. »

- Hôtelier : dans la très peu fonctionnelle ancienne hôtellerie : quelques prêtres et de rares jeunes de la JAC. L’hôtellerie de Mgr pour les abbés de passage et les évêques.

- Le fruitier - verger

- Caviste avec le frère Bernard. « Je le seconde d'abord pour la distillation (en vue d'eau-de-vie, remède antigrippe) »

- Le Vestiaire : « par trois fois je suis redevenu chargé du vestiaire. L’essentiel consistait à faire durer, donc à ravauder à l'extrême. »

- La lessive

- La bibliothèque : « me fut aussi confiée après mon séjour à l'infirmerie. »

- Un bref passage à la menuiserie. « Aucune formation. Je fais de mon mieux. »

- La supervision du garage (bref passage). « Je suis absolument incompétent mécanique. On ne me demandait d'ailleurs pas de travailler mais d'être responsable. »

- L'emploi que je n'attendais pas : « malade-chrétien par intermittence »

Greffe osseuse lombaire à Dijon suite à une tuberculose osseuse : 13 mois à plat sur le dos. « C'est l'épreuve, mais offerte pour les autres. » « Expérience de la maladies qui vous permet de vous connaître. »
La spiritualité de Père Albéric

- Mystère de Dieu Trinité : « Qui donc es Tu, Ô mon Dieu : Père et Fils dans l’Esprit. Mystère d’émerveillement. Une plénitude sans fin.

Qui suis-je face à vous ? » « Devenir fils dans le Fils. »
« Tu étais là auprès de moi, Toi mon Seigneur et mon Dieu.

Pendant des décennies, tu t’appliquais à graver sur mon futur petit caillou blanc mon nom nouveau. Le combat passionnant long et difficile de nos fidélités.

Au fil des jours de joie et d’épreuves, présence et absence de Toi.

Tu étais là, patient, discret et moi je me dispersais au-dehors. Tu m’as aimé et bien davantage que je ne le pensais d’un Amour qui aurait dû me conduire à aimer autrement. Reste avec moi, mon Seigneur et mon Dieu et fais par ton Esprit que je reste avec toi. »
- Le Mystère de Marie dans ma vie. « Depuis ma petite enfance j'ai su que Marie veillait sur moi. J'ai vu maman prier son chapelet. J'ai visité, salué tant de lieux mariaux. Et en même temps, la toute Sainte me fut comme un obstacle. Quand je la contemplais elle me semblait si belle. J’ai toujours été marqué d'une nouvelle présence de, à Marie. »

« L'exemple, la personnalité de Dom Eugène, son exemple allait exercer sur moi une influence certaine. Sa façon de dire “la Bonne Mère” et sa joie profonde. »
Mais c’est avant tout le Mystère de l'annonciation qui le fascinait et le remplissait d’allégresse : « En la Vierge Marie Dieu prend chair : Dieu avec nous, Dieu avec chacun. » Aussi Père Albéric avait-il une intense dévotion pour la fête du 25 mars A combien de personnes n’a-t-il pas demandé de lui envoyer les reproductions qu’elles pouvaient trouver d’œuvres d’art représentant la scène évangélique de l’Annonce de l’Ange à Marie. Ce qui lui a permis de se constituer une étonnante et très riche collection.
- Frère universel

Dans sa cellule il y avait 2 choses qui en disent long sur la spiritualité de notre frère :

1) Un parterre de galets « qui est pour moi un appel à vivre l’unité avec mes frères et avec tous les humains. Chaque galet représentant un frère d'Acey. Lequel suis-je donc ?

Tu le sais, seigneur. Je suis une personne de la nébuleuse Acey. »

Mais il aimait se sentir proche aussi de chacun des 6 500 000 000 habitants de la terre (statistiques des années 2000). « Cette humanité que représente l'Eglise, disait-il, sans oublier les 80 milliards d'êtres humains déjà passés sur terre. » - « Père, tu les connais à l'unité près. »
2) Un globe terrestre lumineux lui permettait aussi de se sentir frère universel : « Sur cette planète, un jour, l'homme Jésus se laissera voir transfiguré dans la gloire de son Père : immense Mystère au-delà de notre intelligence. »

Et cependant, il confessait : « J’ai très peu, trop peu pensé aux milliers, aux millions de frères, souvent plus sensible aux réalités du monde physique quantifiable, des découvertes de notre planète, et je n'ai pas assez apprécié leur travail patient, exigeant qui se poursuit aujourd'hui. »
1958-1967 Service abbatial

Il sera abbé 8 ans et huit mois.

Élection difficile, il succède à Dom Robert. Il choisit comme devise "Cum fratribus, ad Patrem" (« Avec les frères, vers Dieu »)

« Volontiers je commente la Règle de saint Benoît.

Je me suis ingénié à demeurer accessible aux frères. Des rencontres personnelles. Mais j'ai souvent hésité à trancher et pourtant, un abbé doit être capable de décider.

Prise de conscience personnelle de mes carences. Peu de mois après mon élection déjà des pensées de démission. »

Démission effective en 1967, puis retraite à la Valsainte et séjour à Tamié.

« L'abbatiat aura été comme un détour décevant, un accident de parcours pour, enfin, devenir moine (en profondeur). »
L'Afrique

Mars 1968 : Arrivée à Mokoto, dans la région du Kivu, dans l'Afrique des Grands Lacs : extrême misère économique et administrative.

De mars 1968 – 1976, il aide la communauté des Mokoto, au Kivu (RDC) dans la région des Grands Lacs, à proximité du Rwanda. Découverte de l’Afrique, de ses populations, de la riche diversité de ses cultures : expérience majeure qui le marquera pour le restant de ses jours. Jusqu’à ses derniers jours il aimera réciter des prières en Swahili et restera en relation d’amitié avec plusieurs personnes et des familles connues à Mokoto.
En 1976, bien malgré lui, il lui faut rentrer en France. Décision douloureuse : « Il me faut renoncer à l'Afrique ! » En réalité l’Afrique demeurera gravée dans son cœur et, chaque fois qu’un africain passait à Acey, P. Albéric vibrait fort.
« Ce que Tu m'as donné par l'Afrique au long de ces huit années : l'expérience d'une autre part de l'univers tellement différente de ce que je connaissais, riche de richesses en partie si différentes. J’ai fait l'expérience de la part profonde de mon être : plus conscient de mes limites et aussi de ma capacité d'aimer, plus ouvert à toute personne différente, plus vrai avec moi sous ton regard. »
Retour à Acey - 1976

Passage de quelques mois à l’Atelier d’électrolyse : « J'ai fort goûté cette réalité toute nouvelle pour moi. Et cependant cela n'allait pas de soi !... »

Il assure aussi la sacristie ainsi que, pour une part, la porterie et l’accompagnement des offices à l’orgue.
- Portier :

« Accueil de nos frères, les gens de la route : que de profondes détresses parfois mais pas facilement exprimées.

Accueil de nos frères, les gens du voyage, les fils du vent… ceux qui reviennent tous les jours,

Accueil de toute personne.

Accueil de frères chrétiens de confessions non romaine. »
- Rencontres de groupes d'enfants et accueil des groupes d'adultes : joie de pouvoir donner un témoignage personnel, avec humour, sans crainte de nommer Jésus-Christ, d'exprimer l'essentiel de la recherche du moine.

« L'idéal me semble d'accueillir toute personne avec le même respect et la même attention, dans l'Esprit, et de lui offrir la possibilité de poser question et d'exprimer sa souffrance.

Un jour, tu me jugeras, Seigneur sur l'accueil de ces quelques milliers de personnes à moi plus ou moins confiées et Tu nous diras ce que tu avais espéré de nous pour chacun de celles qui sont venues à Acey. »
Mais de nouveau la maladie se fait très présente l’obligeant à quitter les services communautaires. Expérience de multiples interventions chirurgicales et séjours en milieu hospitalier : « Apprentissage des exigences et des longues patiences dans l'attente et l'incertitude. Mais aussi des grâces qui germent. »
Il appréhende d’être un jour atteint de la maladie d’Alzheimer, mais par avance s’en remet au Père :

« Une fin de vie dans la nuit qui peut-être sera aussi la mienne.

Abba, tu connais tout de mon avenir.

Merci. Pardon !

Je sais en QUI j'ai mis ma confiance

Je sais QUI m'attend au-delà de mon lendemain.

La vie peut se retirer, mais TU es là.

Tout peut se confondre, mais TU demeures.

Personne ne comprend plus le frère Alzheimer, sauf TOI, présent.

Un voile de tristesse recouvre tout, mais pour toi une nuée de résurrection enveloppe Tes bien-aimés inconscients mais chéris.

Solitude - tristesse - accablement, puis Résurrection. »
À mesure que Père Albéric sent ses forces décliner et que se fait plus proche la perspective de la mort, s'amplifient aussi ses actes de confiance : « Je sais en qui j'ai mis mon espérance. Je suis sûr de ton amour. Oui tu me garderas jusqu'à ton retour. Jusqu'au bout, Seigneur. Depuis 85 ans Tu m’as toujours donné le pain, la force, la paix. »
Et donc, dans une communion de plus en plus profonde avec son Seigneur bien-aimé, le consentement :

« Consentement aux échecs de ma vie intérieure et extérieure.

Consentir désormais à devenir moine : silence, paix loin de l'empressement, lectio divina, prière, et affiner encore et encore les liens de charité fraternelle. »
Ultime étape - Envisager sa mort

« Comment se déroulera mon départ dans la maison du Père ?... Évidemment je l'ignore.

Je souhaite explicitement être aidé spirituellement dans la mesure du possible par toi où le frère qui sera infirmier.

Etre aidé à aviver mon désir de rencontrer le Père,

à offrir ce que je pourrais offrir,

à consentir dans le Oui du Fils,

à redire “Abba !”

Je demande à pouvoir mourir sans tarder quand il sera clair pour vous qu'il faut recourir à des moyens exceptionnels pour me maintenir en vie (réanimation, etc.) ;

Je compte sur ta charité pour me laisser passer à Dieu sans traîner. Je te remercie pour ce que tu fais aujourd'hui pour tes frères malades et pour ce que tu seras pour moi.

De tout cœur. F. Albéric »

Billet à frère Élie (août 1983)
En guise de conclusion, je terminerai cette évocation par une Lettre de P. Albéric adressée au Dr François Quirot, médecin traitant et ami de notre communauté, le 26 nov. 2001 :
« A chaque membre de la galaxie des médecins, infirmier(e)s, aide-soignantes et personnel de service grâce auxquels j’ai pu arriver à mes 80 ans en relative super forme, à chacun et chacune d’eux : MERCI !

et pour celles et ceux qui ont accueilli et soigné mes parents, mes amis MERCI !

et à la galaxie des soignants des 6 milliards et demi d'êtres humains, mes frères et sœurs, MERCI ! »

* * *



similaire:

Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric iconAcronymes
«salut», début de la prière. Salutation angélique, prière que l'on adresse à la Sainte Vierge. Dire trois Pater et deux Ave

Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric iconDiscours sur Descartes
«La vie de l'intelligence constitue un univers lyrique incomparable, un drame complet où ne manquent ni l'aventure, ni les passions,...

Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric iconManuel : l’Écume des lettres, français première, hachette éducation...
«Vous voulez ma mort» à «Elle laissait sa vie derrière elle», p. 183-184 de l’édition du livre de poche

Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric iconLe double portrait du Père Goriot
«vermicellier» retiré des affaires avec aisance. Nous sommes donc en présence d’un commerçant bourgeois à qui le commerce a réussi....

Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric iconUn homme vêtu de noir entra tout à coup dans la cuisine. On distinguait,...
«Je vous salue, Marie, pleine de grâce», et un «Notre Père, qui êtes aux cieux» ? Oui fais cela ! pour moi, pour m'obliger. Qu'est-ce...

Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric iconBouddhisme, taoïsme et médecine chinoise : un corps monde et une...

Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric iconCours de Voisin-Fougère reperes biographiques : Naissance en 1940 à Paris comme son «double»
«double» Sandoz. Le père de Zola, ingénieur, dirigera la construction du barrage d’Aix qui portera son nom, le canal Zola. A 7 ans,...

Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric iconL'activité Petite Enfance
«Baby-Gymnastes» vont apprendre à découvrir leur corps et l'espace dans lequel ils vont se développer et évoluer tout au long de...

Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric iconLe corps fragile du super-heros
«corps» et «esprit» ne doivent ils pas être considérés, sinon comme un, en tout cas dans leur interaction continuelle ?

Veillée de prière auprès du corps de Père Albéric (Henri Macle) Evocation de la vie de P. Albéric iconManuel Bonjour Henri !!!








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com