Kate regarda les portes de l'ascenseur se refermer en glissant. "Ca y est, les vacances sont bien finies."Elle revenait des deux semaines de vacances que le








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titreKate regarda les portes de l'ascenseur se refermer en glissant. "Ca y est, les vacances sont bien finies."Elle revenait des deux semaines de vacances que le
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(Pas mal pour Mac Gyver, quand même !) J'ai divorcé parce que mon fils s'est tué avec mon arme de service chez nous. J'avais un passé militaire lourd comme du plomb, plein de missions top secret où j'ai rarement donné dans l'humanitaire ou le philanthropique. Je n'ai pas eut besoin de lui en parler, elle le savait déjà. Et pourtant, ça fait cinq ans que nous sommes ensemble, nous nous sommes attendus pendant quatre ans, elle était une excellente militaire mais elle a abandonné sa carrière pour vivre avec moi, certes, elle bosse toujours comme avant mais elle a quitté l'armée pour laquelle elle avait sacrifié beaucoup de choses, on pense sérieusement à faire un enfant et, pour nos dix ans de vie commune dans ce complexe, je vais la demander en mariage.

Alors, ne me parlez pas de vos différences avec Kate et cherchez ce qui vous rapproche, rapprochez-vous tout court. Vous verrez, c'est peut-être plus facile que ce que vous pensez.

Enfin, pour ce qui est des rides et de l'intelligence, laissez-la en décider elle-même. Au fond, c'est la première concernée, la mieux à même de savoir si, oui ou non, elle aime ça.

Gibbs – Je dois porter des lunettes pour lire.

Jack – Moi aussi. Et alors ? Sam me dit que je la fais encore plus craquer avec. Vous verrez, Gibbs, c'est parfois plus facile que l'on croit.
Sur ces mots, il quitta son nouvel ami.
Quelques heures plus tard, le SG-C s'apprêtait à passer en mode nuit. Dans leur chambrée, des agents du NCIS s'endormaient, pensant à leur journée du lendemain : Abby se voyait déjà en train de se fabriquer un sabre laser à la Star Wars, Ducky se repassait en détail toutes les autopsies particulières qu'il avait pratiquées au cours de sa carrière, cherchant une place de choix pour celle qu'il allait pratiquer, Kate, Tony et Gibbs dormaient déjà d'un sommeil plus ou moins calme et, enfin, McGee savourait sa première nuit avec Abby ailleurs que dans un cercueil ou tout endroit bizarroïde ou même franchement flippant.

Du côté des membres de SG-1, on se préparait également pour la nuit : Daniel transformait leur lit à Janet et à lui en montagne de coussins pour lui assurer un confort maximum tandis que Janet, elle, cherchait comment se débarrasser de tous ces coussins sans vexer son chéri-mari ; Teal'c se plongeait en un profond kendo'rin, cherchant à oublier son symbiote ; Jack et Sam, quant à eux, commentaient ce qu'ils avaient appris aujourd'hui, bien installés dans leur lit, lovés l'un contre l'autre.
Sam – Tu sais, Kate me fait penser à moi il y a quelques années, bavant sur son supérieur sans oser le lui avouer.

Jack – C'est pareil pour Gibbs et moi. Sauf que je ne te bavais pas dessus, j'admirais ton superbe corps tout en me disant que je tombais de plus en plus amoureux de toi. Je suis prêt à parier toutes mes médailles et décorations que Gibbs est exactement dans le même état.

Sam – Mais elle refuse de penser que l'attirance qu'elle ressent pour Gibbs est réciproque.

Jack – Pareil chez lui.

Jack et Sam (se regardant les yeux dans les yeux) – Ils sont fous l'un de l'autre et fait l'un pour l'autre.

Sam – Quand je pense que j'ai été dans le même état qu'elle et maintenant (elle fit une pause durant laquelle elle s'installa à califourchon sur son compagnon) je peux faire l'amour avec toi aussi souvent que j'en ai envie, je m'endors et je me réveille dans tes bras chaque soir et chaque matin et je … vais faire un bébé avec toi et je peux, comble de bonheur, pincer tes magnifiques petites fesses chaque fois que je te voie.

Jack – Je t'aime.
Bientôt il ne put plus rien dire, sa bouche était occupée à beaucoup mieux. Il pouvait cependant toujours penser : pourquoi Sam avait-elle marqué une hésitation en parlant de leur bébé ? Avait-elle changé d'avis ? Apparemment non, elle appliquait parfaitement la technique pour en fabriquer un. Mais alors … "Bon, Jack, on verra ça plus tard. Pour l'instant Sam se donne beaucoup de mal pour toi. Et si tu lui répondais ?"

Le reste de la nuit se passa très agréablement.

Le lendemain, Ducky enfilait ses gants en latex en tremblant, ému par l'évènement qu'il allait réaliser. A côté de lui, Abby lui répétait pour la vingtième fois de la matinée tous les échantillons qu'elle voulait qu'il lui prélève.
Abby – Donc, il me faut des échantillons de la peau touchée par l'arme ainsi que le cœur, le foie, les poumons, la vessie …

Ducky - … les poumons et les testicules. Abigail, ça fait vingt fois que tu me le répètes depuis ce matin, j'ai compris.
Il entra ensuite dans la pièce où allait avoir lieu l'autopsie. Il leva la tête et vit, derrière la baie vitrée, tous ses amis, l'équipe SG-1, Janet et le général Hammond. Il leur fit un petit signe puis il baissa sa visière de plexiglas, vérifia que sa scie marchait bien et entreprit de découper le corps. Deux mètres plus haut, dix paires d'yeux suivaient l'opération tandis que Janet remplissait un bon de commande pour l'infirmerie, essayant d'oublier le bruit de la scie sur l'os du sternum et d'occulter les images que cela lui rappelait.

Dès que Ducky eut déposé dans un haricot les premiers organes, Abby trépigna d'impatience. Il lui fit signe et elle bondit en dehors de la pièce, fonçant vers le laboratoire mis à sa disposition pour pratiquer des analyses et des expériences uniques dans l'histoire de la pathologie.

Cinq heures plus tard, Hammond et Janet trouvèrent sur leur bureau respectif un brouillon du rapport de chacun des deux nouveaux légistes du SG-C. Ils les lirent, levant des sourcils amusés (je sais, des sourcils qui s'amusent c'est rare mais l'expression me plaît bien) selon les termes ou les tournures de phrases, peu militaires selon eux mais assez imagés ou amusants. A un moment, un commentaire de Ducky sur les similitudes entre la blessure étudiée et des scarifications rituelles observées sur les îles Wallis et Futuna fit rire aussi bien Hammond que Janet, mis au courant de la manie du légiste de faire des digressions à propos de tout et sur tout par Gibbs et Kate.

Tout l'après-midi, Abby avait découpé, émincé, fait tremper dans diverses solutions. Elle avait mesuré, photographié, radiographié des bouts de chair. Elle avait tiré de toutes ses expériences de quoi enrichir sa collection personnelle de tableaux très … particuliers. Elle avait sauté de joie en découvrant les réactions de ses mélanges sur les brûlures de la victime, elle avait piaffé en attendant que l'ordinateur affiche les résultats, pesté contre sa lenteur pendant que McGee essayait de lui rappeler qu'elle avait à sa disposition le nec plus ultra de la technologie informatique et, enfin, elle l'avait embrassé fougueusement quand elle avait fini de rédiger son rapport préliminaire.
Ce soir-là, cinq belles jeunes femmes entrèrent dans un pub irlandais de Colorado Springs. Leur arrivée créa un mouvement de surprise et il y avait de quoi : Abby avait revêtu une pure tenue gothique (une multitude de jupons noirs, des rangers noires qui lui remontaient jusqu'aux genoux, un bustier clouté d'argent, des mitaines et une voilette de dentelle noire, le tout agrémenté de nombreux bijoux en argent sur le thème de la mort ou du surnaturel) tandis que Cassy était en plein dans sa période retour aux 70's (pattes d'éphs géantes, sabots aux couleurs psychédéliques, tunique en voile ornée de grandes marguerites, coiffure crêpée agrémentée de tresses en coton et de perles et lunettes rondes aux verres roses). A côté d'elles, le pull rouge vif de Janet, les cuissardes en cuir de Sam et la résille en strass de Kate passèrent inaperçus. Elles s'assirent tranquillement autour d'une table tonneau sur des chaises tabourets très hautes. Seule Abby rencontra des difficultés pour y caser toutes ses jupes. Un jeune serveur vint prendre leur commande puis leur apporta leurs consommations.

Elles trinquèrent alors à elles et prirent une première gorgée en silence puis Sam ouvrit les hostilités :
Sam – Mesdemoiselles et Madame. Et oui, désolée de vous rappeler que seule Janet a eut la chance que son homme lui passe la bague au doigt et encore, pas sur notre planète. Donc, mesdemoiselles, j'ai l'honneur de déclarer la séance ouverte. Je me permets de vous rappeler les règles en vigueur au club des demoiselles de Colorado Springs. Le seul sujet admis lors de nos réunions, ce sont les hommes. Dans un premier temps, nous parlons potins et dans un second temps, le secret absolu est de mise, rien ne doit filtrer de cette table. Les deux nouvelles recrues acceptent-elles ces conditions ?
Kate et Abby se regardèrent et acquiescèrent de concert.
Abby – Si vous voulez, je peux écrire l'histoire de ce club, en faire une société secrète qui remonterait dans l'Europe du Moyen Age et qui aurait dû émigrer aux Etats-Unis parce que ses membres étaient accusées de sorcellerie.

Kate – On pourrait même en faire une reliure en parchemins et cuir.

Sam – Parfait, je vois que vous appréciez notre club.
Durant près d'une heure, elles disséquèrent les derniers potins, s'insurgeant contre Jennifer Garner qui avait laissé tomber Michaël Vartan pour Ben Affleck, notant que pour la première fois Brad Pitt sortait avec une brune, Angelina Jolie en l'occurrence ou se demandant avec qui Colin Farrell allait sortir maintenant.

Quand elles eurent épuisé tous ces sujets (passionnants, cela va sans dire), elles renouvelèrent leurs commandes.
Janet – Bien, les choses sérieuses vont commencer. A partir de maintenant, tout est classé confidentiel.

Sam – Exact. Kate, Abby, à partir de maintenant, vous ne devez faire aucune réflexion ni répéter ce que vous allez entendre.

Abby et Kate – D'accord.
Janet tourna la tête et son visage s'éclaira.
Janet – Abby, on va pouvoir accréditer l'origine millénaire et européenne de notre club.
Les laissant sur leur faim, elle appela le marchand de roses ambulant qui venait de rentrer dans le pub (Oui, je sais, un marchand de roses dans un pub, c'est bizarre mais il faut savoir que c'est un pub qui fait des prix pour les couples, le marchand y trouve donc sa clientèle). Elle lui acheta sa plus belle rose rouge et la posa au centre de leur table-tonneau.
Sam – Tu vas nous expliquer ou tu nous laisses sur notre faim ?

Janet – Daniel m'a raconté une anecdote. Au Moyen Age, en Europe, les Etats étaient composés d'une mosaïque de seigneuries et on pouvait facilement renverser un roi lorsque l'on s'y mettait à plusieurs. Cependant, il fallait faire très attention car si le roi se rendait compte d'un complot, il était très sévère, pour l'exemple. Aussi, lorsque les grands seigneurs se réunissaient pour comploter, ils posaient, sur la table autour de laquelle ils s'assemblaient, une rose rouge. C'était un message, tout ce qui serait dit autour de cette table était totalement secret. Il y avait aussi une prestation de serment et le rouge de la rose rappelait que ce serment ne pouvait se défaire que par le sang.

Sam – Et bien, ça y est, tu as fini de nous jouer le professeur en archéologie Daniel Jackson ?

Janet ( tirant la langue) – Bon, ça va. J'ai déposé la rose. Première étape : le tour de table. Chacune de nous va raconter un secret très intime lié à sa vie sentimentale. Honneur aux invitées : Abby, allez-y.

Abby – Et bien, malgré le fait que je clame haut et fort que je suis pour le célibat et la multiplication des expériences, je suis profondément amoureuse de McGee et malgré le fait que j'ai paniqué la première qu'il en a parlé, j'aimerai beaucoup qu'il me fasse une demande officielle. Pas forcément une vraie demande en mariage mais une reconnaissance des sentiments que l'on a l'un pour l'autre.

Sam – Très bien. A toi, Kate.
"Ca y est, le moment est venu. Tu vas devoir avouer tout haut et devant tout le monde tes sentiments pour Gibbs." Kate regarda Abby, respira profondément et se lança.
Kate – Je suis … amoureuse de Gibbs.

Abby – J'en étais sûre.

Kate – En fait, c'est même plus que ça. Pour reprendre les mots de Sam, depuis que je le connais, je passe la moitié de mes nuits sous une douche froide et l'autre moitié à penser à des choses pas très catholiques à faire avec lui.

Sam – Cassy, c'est ton tour.

Cassy – En fait, ce n'est pas vraiment un secret mais plutôt une nouvelle. Je me lance sinon je n'y arriverai jamais. Maman, tante Sam, Kate, Abby, je vais me marier.

Kate et Abby – Bravo.

Sam (après être restée interdite un instant) – Je suis très heureuse pour toi, ma chérie.
Seule Janet restait silencieuse. Après avoir reçu les félicitations, Cassy s'approcha.
Cassy – Maman, ça va ?

Janet – Euh, oui, oui. Qui est-ce ?

Cassy – C'est Richard. Tu l'as rencontré la dernière fois que tu es venue me voir sur le campus. Quand je lui ai dit que je venais ici pour les vacances, il m'a dit qu'il voulait venir avec moi. Comme j'étais un peu gênée qu'il vienne comme ça, il m'a avoué que c'était pour te demander ma main. Mon Dieu, quand il m'a annoncé ça, j'en suis tombée le cul par terre au milieu de la cour d'honneur. Je lui ai demandé un délai pour te l'annoncer moi-même.

Maman, je l'aime vraiment et je pense que ça marchera entre nous. S'il te plaît, dis oui.

Janet – Il arrive quand ?

Cassy – Demain soir.

Janet – Très bien. Tu m'accordes jusqu'au lendemain ?

Cassy – Oui.

Janet – Il faudra tout lui révéler.

Cassy – Je sais.

Janet – Tu n'as pas peur de sa réaction ?

Cassy – Non, j'ai confiance en lui.

Sam – De toute façon, on a toujours la possibilité de recourir à la technologie asgarde pour lui effacer la mémoire de ce qui se rapportera au SG-C.

Janet – Promis, Cassy, j'y réfléchirai.

Sam – Janet, c'est ton tour.

Janet – L'autre soir, j'ai dû violer Daniel.

Sam (elle était la seule à pouvoir parler) – Pardon ?

Janet – En fait, depuis que je suis enceinte, il ne me fait plus l'amour comme avant. Il me traite comme une poupée de porcelaine alors qu'avant, il me faisait sans cesse l'amour, n'importe où et n'importe quand. Maintenant, il faut presque que je prenne un rendez-vous pour un câlin.

Il y a trois jours, j'ai craqué et je lui ai sauté dessus. Au début, il s'est un peu débattu mais, au final, je crois que ça lui a beaucoup plu.

Maintenant, c'est à toi, Sam.

Sam – Très bien. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive en ce moment mais j'ai tout le temps envie de faire l'amour et je le fais. Ce n'est pas que Jack se plaigne mais j'aimerai bien quand même savoir ce qui m'arrive. Au début de notre relation, c'était pareil mais j'arrivais à me contrôler jusqu'à ce qu'on aille dans un coin tranquille tous les deux mais là, même l'idée de nous faire surprendre, qui avant me coupait tout, ne me calme pas. Bon sang, l'autre fois, on a fait ça à l'infirmerie alors que l'on était en quarantaine et que juste un rideau nous protégeait des regards.

Cassy – Très bien, tu passeras voir maman demain matin pour un check-up complet. Maintenant, passons aux anecdotes. Je me lance. J'ai fait l'amour avec Richard pour la première fois dans une salle de cours.

Janet – Et bien, jeune fille, en voilà des façons de bosser ses cours. A mon tour. Avec Daniel, on l'a fait quatre fois de suite sur le bureau de Hammond et c'était vraiment très excitant.

Abby – Plutôt coquine, la médecine militaire. Je n'aurais pas cru. A moi ? Bon, et bien, même s'il n'en n'a pas l'air, McGee est une bête de sexe. Quand on a dû infiltrer des serveurs Internet alors qu'on s'était disputés, on s'est réconciliés et pour fêter nos retrouvailles, ça a été un vrai feu d'artifice. Ca a duré des heures ! Avec des liens et les yeux bandés même.

Sam – Pas mal. Quant à moi, je trouve que la table de la salle de briefing n'est pas des plus confortables, contrairement aux fauteuils qui l'entourent.

Janet – Combien de fois ?

Sam – Six … la première fois. Et, depuis, environ une fois par mois.

Janet – Waouh ! Et sans jamais vous faire prendre ?

Sam – Je trafique les enregistrements vidéo.

Janet – Je n'aurais jamais cru ça de toi.

Sam – Quoi ?

Janet – Mais trafiquer les vidéos. Pour le reste, toute la base le savait avant même que Jack et toi vous en rendiez compte.

Sam (haussant les épaules) – Kate, tu n'as rien à nous raconter ?

Kate – Bin, depuis plus d'un an que je bosse avec Gibbs, ma vraie vie sentimentale est plutôt aride. Par contre, pour les fantasmes, je suis la meilleure.

Abby – Et Dwayne ?

Kate – En fait, quand nous … faisions l'amour, j'ai failli l'appeler "Jethro" quasiment à chaque fois.

Abby – Ouh ! En effet, c'est plutôt glauque.

Janet – Au fait, Sam, tu ne nous a jamais raconté comment ça c'était décoincé entre Jack et toi ?
La scientifique se carra au fond de son siège, passa le doigt tout autour de son verre et se mordilla la lèvre, le regard un peu vague. Son attitude attisa la curiosité de ses amies et les cinq jeunes femmes se penchèrent plus en avant vers elle. Sam les regarda une à une puis elle s'avança, posa les avant-bras et les coudes sur la table. Le regard plongé dans son verre pour éviter d'affronter leurs regards, elle commença à raconter.
Sam – Il y a cinq ans, presque six, le colonel et moi étions vraiment à cran à cause de nos sentiments. Un jour où nous avions tous dormi à la base, le matin, je suis passée devant sa chambre quand je l'ai entendu rouspéter à travers la porte. Il disait " mais où il a bien pu se cacher, nom d'une pipe ?" A l'époque, tous les prétextes nous étaient bons pour grapiller quelques secondes seuls tous les deux. Je suis donc rentrée pour lui proposer mon aide. Ce n'est qu'une fois la porte ouverte que je me suis rendue compte que … (elle rougit violemment à ce souvenir mais maintenant qu'elle avait commencé, elle devait terminer son histoire. Elle prit alors une profonde inspiration et finit sa phrase très rapidement) … c'était son caleçon qu'il cherchait.
A ce moment-là, Janet recracha tout le jus de fruits qu'elle venait de boire. Elle s'essuya la bouche avec la serviette que lui tendait distraitement, plus par automatisme que par réflexion réelle, sa fille. Quatre paires d'yeux fixaient une Sam couleur écrevisse bien cuite tandis que quatre coins de bouche frémissaient, précurseurs d'un fou rire qui fit se retourner une bonne partie de la clientèle du bar. Sam, quant à elle, avala une grande gorgée de thé glacé et sourit malgré elle : c'était vrai, maintenant qu'elle se remémorait cette scène, il y avait de quoi rire, elle et Jack figés d'étonnement. La suite, pourtant, relevait beaucoup moins du registre comique.
Sam – Arrêtez de rire ou je ne vous raconte pas la suite. (Aussitôt, l'attention revint) Donc, en m'entendant entrer, il a caché ses … attributs puis est allé en crabe jusqu'au lit et a attrapé un drap pour se l'enrouler autour de la taille. Ensuite, il m'a demandé ce que je faisais là. Et là, je ne sais toujours pas ce qui m'a pris. Je suis entrée dans la pièce, j'ai fermé la porte à clef, je l'ai mise dans mon soutien-gorge, je me suis approchée de lui et je lui ai dit que s'il voulait sortir, il allait devoir venir la chercher là où elle était. Ensuite, je l'ai plaqué contre le mur pour l'embrasser et j'ai défait le drap.
La jeune femme s'arrêta et bu une gorgée en souriant, plus pour elle-même que pour les quatre autres femmes présentes.
Kate – Et ensuite ?

Sam – Disons que lorsqu'il a mis la main sur la clé, il n'avait plus du tout envie de sortir de sa chambre.
Pendant que Janet, Cassy, Kate et Abby échangeaient un regard entendu, Sam repartit en arrière jusqu'à ce fameux matin. Un instant surpris, Jack avait vite repris le contrôle de la situation. Il l'avait soulevée pour qu'elle noue ses jambes autour de ses hanches, il l'avait plaquée à son tour contre le mur de l'autre côté de la pièce et l'avait embrassée comme un fou. Deux heures plus tard, ils reposaient, essoufflés, tous les deux sur l'étroit lit de fer de Jack, dans les bras l'un de l'autre, se disant que s'ils avaient su ce qui les attendaient en sautant le pas, ils n'auraient sûrement pas attendu aussi longtemps et auraient encore moins tenté de dévier leurs pensées avec des aventures d'un soir qui, ils s'en étaient rendu compte ce jour-là, n'avaient fait que reculer une échéance inéluctable.
Quelques kilomètres plus loin, Jack, Daniel, Tony, Ducky, McGee et Gibbs étaient eux aussi assis dans un bar. Ils échangeaient les récits de leurs aventures. C'est ainsi que Tony raconta son expédition dans un manoir de Boston à la recherche de petites pilules d'ecstasy (il s'y était perdu et avait erré pendant plusieurs heures, croisant armures en fer inquiétantes et portraits d'ancêtres plutôt flippants et ouvrant des centaines de portes sur des pièces immenses, sombres et lugubres. Le rêve d'Abby, en somme), Ducky révéla qu'il avait pratiqué une autopsie dans la chambre froide du restaurant d'un palace de Las Vegas et McGee parla de sa première nuit dans le cercueil de Abby en pleine connaissance de cause. Daniel revint sur la fois, lors de ses études où il s'était presque battu avec son professeur alors qu'une fois de plus, il se moquait de sa théorie selon laquelle les pyramides étaient des réceptacles de vaisseaux extraterrestres. Jack relata ses expériences de camouflage, notamment lorsqu'il avait dû se déguiser en nomade du désert mésopotamien lors de la première guerre du Golfe. Sur le moment, cela n'avait pas dû être drôle ou facile mais il réussissait à les rendre tordantes, même Gibbs en avait les larmes aux yeux tellement il riait.
Jack – Et vous, Gibbs, quelle a été votre aventure la plus dangereuse ?

Gibbs – Voyons, j'ai fait l'Iran et d'autres missions assez périlleuses lorsque j'étais dans les Marines mais je crois que mon expérience la plus périlleuse reste … mes deuxième et troisième mariages.

Tony – Ca, c'est sûr. Sa deuxième femme a confondu sa tête avec une balle de golf tandis que la suivante a voulu jouer au base-ball avec lui mais … sans la balle.
Gibbs lui jeta un regard noir, comme chaque fois qu'il faisait allusion à ses tentatives matrimoniales. Pourtant, malgré ces échecs, il se sentait tenté par un quatrième essai, à condition que sa partenaire soit un ancien agent des services secret qui n'avait pas sa langue dans sa poche. Mais inutile de se faire des illusions, jamais il ne se remarierait puisque seule Kate arrivait à vaincre ses craintes et préjugés.

La soirée continua, aussi bien pour les filles que pour les garçons.
Lorsqu'elles furent rentrées à la base , Kate et Abby restèrent un ptit moment à discuter devant la chambre que cette dernière partageait avec McGee.
Abby -Qu'est-ce que tu vas faire avec Gibbs?

Kate - J'en sais rien. Après tout, rien ne dit qu'il a des sentiments pour moi.

Abby - Kate, avant que tu bosses au NCIS, pendant l'affaire de Air Force One, il t'a dit "s'il te plaît".

Kate - Et alors ?

Abby - Depuis plus d'un an que tu bosses avec lui, est-ce que tu as eu l'impression qu'il est du genre à dire "s'il te plaît" à n'importe qui ?

Kate - Non, pas vraiment ... Tu crois que ça veut dire quelque chose de particulier ?

Abby -Bon sang, Kate ! Bon ,je vais me coucher. Tim doit m'attendre.

Kate - Tim ?

Abby - Oui, McGee. C'est son prénom. Tu le savais pas ?

Kate -Et bien ,je dois avouer qu'entre Gibbs qui ne l'appelle que par son nom et Tony qui s'obstine à lui dire "le bleu", j'ai un peu perdu l'habitude de son prénom.

Abby - Oui, je vois ce que c'est. Moi aussi, je l'appelle souvent McGee mais crois-moi, il y a des moments où le prénom est plus adapté que le nom. Tu devrais peut-être t'habituer au prénom d'une certaine personne. (Elle ouvrit la porte puis se rappela d'une petite chose qui datait de quelques mois déjà) Au fait, Kate, qu'est-ce que tu penses de l'odeur de la sciure de bois ?

Kate - Hein ?

Abby - Non, rien. Bonne nuit, Kate. J'aime beaucoup les reflets roux de tes cheveux. J'espère que je ne suis pas la seule. Salut.
Elle entra dans ses quartiers, laissant Kate dans le couloir, un peu déroutée. Elle passa la main dans ses cheveux et ramena une mèche devant ses yeux. Ses cheveux étaient-ils vraiment devenus roux, cela se voyait-il tellement ? C'est vrai que depuis quelques mois, elle utilisait un shampoing qui donnait de beaux reflets aux cheveux bruns mais de là à dire qu'elle devenait rousse... Et qu'est-ce qu'Abby voulait dire en parlait d'une autre personne appréciant ses reflets roux ? Se pourrait-il qu'elle est inconsciemment choisi ce shampoing en voulant séduire Gibbs ? Et puis, qu'est-ce que c'est cette question à propos de la sciure de bois et de son odeur ?

La jeune femme alla se coucher, la tête pleine de questions et d'envies. Lorsqu'elle passa devant la porte de Gibbs, elle ralentit jusqu'à s'arrêter. Et si elle rentrait maintenant et qu'elle se glissait dans son lit, qu'elle se collait contre lui ? Que se passerait-il ? Se réveillerait-il ? Comment réagirait-il ? Serait-il choqué, énervé ou seulement surpris ? L'accueillerait-il chaleureusement ou la rejetterait-il froidement ? Un sonore ronflement traversa alors le panneau de contreplaqué qui servait de porte et la tira de sa rêverie. Depuis combien de temps était-elle là, plantée devant cette porte, à rêver sur son supérieur ? Il était vraiment temps de faire quelque chose : laisser tomber Gibbs ou aller de l'avant et tenter le coup, quitte à devoir quitter Washington si jamais Gibbs lui disait non ? Sentant pointer la migraine, elle appuya ses index et majeurs contre ses tempes et entreprit de les masser en retournant vers sa chambre.
Le lendemain, Sam se rendit très tôt à l'infirmerie. Janet lui posa plusieurs questions puis se rejeta au fond de son siège en jouant avec son stylo. Face à elle, Sam tripotait nerveusement ses doigts.
Janet – Avant de te dire quoique ce soit, j'aimerai te faire une prise de sang.

Sam – Tu crois que c'est grave ?

Janet (avec un petit sourire) – Non, non, je suis sûre que non.
Quelques minutes plus tard, elle revenait, un grand sourire aux lèvres.
Sam – Déjà ?

Janet – Oui, je savais exactement quoi chercher.

Sam – Et …?
Janet ouvrit la bouche pour lui répondre mais elle n'y arriva pas. Son visage prit plusieurs expressions, dominées par l'étonnement, la joie et la douleur. Elle essaya de se lever lentement de son fauteuil.
Sam – Janet, qu'est-ce qui ne va pas ?

Janet – Je crois que le bébé a décidé de faire son entrée en scène un peu plus tôt que prévu. Tu pourrais appeler Daniel, s'il te plaît ?

Sam – Oui, bien sûr.
Elle sortit de la pièce en courant mais Janet la rappela.
Janet – Au fait, Sam, tu es enceinte.

Sam (sans réellement percuter) – Oui, merci.
Une demi-heure plus tard, Daniel roulait à toute allure au milieu de la forêt tandis qu'à l'arrière, Cassy tenait la main de sa mère qui imitait à la perfection le halètement d'un chien quand soudain, une idée lui traversa l'esprit :
Janet - Tu sais, Cassy, je crois que on va avoir quelque difficultés à accueillir Richard dans de bonnes conditions, ce week-end.

Cassandra (Elle resta interdite un court instant avant d'éclater de rire) - Ne t'inquiète pas, maman, je lui ferai les pâtes à ta façon.
Au SG-C, Sam tomba lourdement sur une chaise : elle venait de réaliser ce que Janet lui avait dit. Elle courut jusqu'au bureau de Jack. Arrivée devant la porte, elle respira un grand coup avant d'entrer. Jack était assis à son bureau, le nez en l'air, jouant avec ses lunettes et snobant avec une étonnante facilité les rapports et dossiers qui, entassés sur la table, réclamaient, quémandaient son attention. Sam sourit : il n'y avait que lui pour refuser une promotion à cause de la paperasse. Elle l'aimait aussi pour ça. Ainsi que pour ses belles mains, son sourire à tomber, ses yeux si profonds, ses jolies petites fesses … Ouh là, terrain glissant, les hormones en folie passent à l'attaque ! " Vite, Sam, reprend tes esprits et annonce-lui la nouvelle sinon, tu vas te retrouver sur ces papiers à faire des choses pour lesquelles ils ne sont pas vraiment prévus."
Sam – Chéri ?

Jack – Oh, mon cœur. Alors, que t'as dit Janet ?

Sam – Qu'elle allait accoucher.

Jack – C'est génial, hein ? Daniel va planer pendant un bon bout de temps, je suis heureux pour eux. Mais, et toi ?

Sam – Et bien, dans quelques mois, on sera à leur place.
Jack poussa un cri perçant et souleva Sam par la taille, tournant sur lui-même, tel une toupie. Puis il la reposa par terre et la regarda intensément avant de la serrer contre lui. Bien sûr, cela faisait maintenant six ans qu'il la serrait contre lui très, très régulièrement mais elle sentit que cette étreinte était différente de toutes celles qui avaient pu la précéder et elle décida de la savourer aussi longtemps qu'il le désirerait. De longues minutes plus tard, il s'écarta légèrement et plongea son regard chocolat fondant dans ses yeux d'azur pur. En voyant les larmes qui y pointaient, elle se rendit compte à quel point elle l'aimait et combien lui l'aimait aussi. Elle se promit de ne jamais rien faire qui puisse lui faire du mal et de lui donner un magnifique enfant. Elle savait à qui il pensait à cet instant, à Charlie, ce fils qu'il avait perdu dix ans plus tôt. Mais elle voyait aussi autre chose dans son regard, elle voyait que cet enfant, il en avait envie en tant que l'enfant de Samantha Carter et Jonathan O'Neill et non comme remplaçant ou substitut d'un fils dont il avait toujours pensé qu'il était mort par sa faute.
Jack - Merci.

Sam - Merci à toi aussi.

Jack – Je t'aime.

Sam – Je t'aime aussi.

Jack – C'est pour ça que tu étais aussi câline ?

Sam – Oui. Dis, on continuera comme avant, n'est-ce pas ?

Jack – Comment ça ?

Sam – Bin, oui, tu sais, les câlins et les nuits torrides ? Tu vas pas faire comme Daniel ? Me traiter comme si j'étais en cristal ?

Jack – Ma belle, c'est toi qui me fait ce superbe cadeau, c'est donc toi qui donnera le rythme sauf …

Sam – Sauf ?
Jack la reprit par la taille, dégagea son bureau et l'y assit. Il se glissa entre ses jambes et posa ses mains sur ses hanches pendant que Sam passait ses bras autour de son cou.
Jack – Sauf aujourd'hui car il faut absolument que je te remercie et j'entends bien le faire à mon rythme et à ma manière.
Quelques minutes plus tard, les "remerciements" de Jack envoyaient Sam plus loin dans les étoiles que la Porte ne l'y enverrait jamais.
Une demi-heure plus tard, le spoutnik Samantha redescendit sur Terre. Face à elle, l'officier de lancement Jonathan la caressait tout doucement.
Sam - Waouh !

Jack - Merci, tu me flattes.

Sam (encore un peu étourdie) - Oh, mais de rien.
Jack la reprit dans ses bras, savourant les dernières étoiles de bonheur dans ses yeux. Il était toujours fier lorsqu'il lui donnait du plaisir. Il voulait lui faire ce cadeau aussi souvent que possible mais encore une fois, elle avait trouvé un truc fantastique à lui offrir. Un enfant ! Leur enfant, à eux deux ! Il en avait rêvé si souvent et ce rêve allait devenir réalité. Une petite fille qui ressemblerait à sa maman ou un petit garçon qui lui ressemblerait ou encore l'inverse. Par quelques mots, Sam venait de lui ouvrir les portes d'un paradis dont elle n'avait même pas idée. Jamais il ne la remercierait assez.

Sam quant à elle avait complètement reprit ses esprits et se demandait à quoi il pouvait bien penser. Enfin, qu'importe, quelque soit le sujet de ses réflexions, il le rendait heureux et c'était bien là l'essentiel. Elle regarda sa montre.
Sam - Mince. Jack, dans trois heures, on part sur P3X2387. Il faut qu'on se prépare.

Jack - On a besoin de quoi ? Un grand sac de couchage, un panier repas et nous deux, comme d'habitude.

Sam - Jack, on ne part que tous les deux aujourd'hui, t'as pas oublié ? Kate, Gibbs, Abby, McGee et Ducky viennent avec nous, on leur fait visiter P3X2387.

Jack - Ah, oui, c'est vrai, j'avais oublié. En fait, je croyais que tu voulais fêter ta grossesse dans un lieu plein de souvenirs.
Sam rougit. En effet, c'était sur cette planète qu'ils avaient passé leur première vraie nuit, ensemble, tous les deux sans aucune interruption et en toute intimité.
Sam - Plus tard, promis. Il faut que l'on aille vérifier que tout est prêt.

Jack - OK. Ah, au fait, Sam ...

Sam - Oui ?

Jack - Je t'aime.

Sam - Moi aussi.
Deux heures et demi plus tard, l'heure du départ approchait et Kate, de la peur panique. Cinq ans plus tôt, elle avait réussi à ne pas traverser la Porte, prétextant qu'elle préférait rester sur Terre pour assurer la liaison mais aujourd'hui, il était hors de question d'agir de la même manière, surtout devant Gibbs et Tony. Elle ne savait pas encore comment mais elle arriverait, coûte que coûte.

Pendant que Kate prenait de bonnes résolutions, Jack cavalait à travers la base, cherchant un ingrédient essentiel, selon lui, à la réussite de leur expédition.

Une demi-heure plus tard, à l'heure prévue, tous étaient prêts à partir et le général Hammond donna l'ordre d'ouverture de la Porte. Le soldat assis devant la console entra les coordonnées de P3X2387. L'iris s'ouvrit dans un bruit classique de glissement métallique et le vortex se matérialisa avec son "schloooouuuuuuufffffffff" habituel. Abby poussa un waouh retentissant, McGee resta la bouche ouverte comme un poisson hors de l'eau, Ducky retira ses lunettes pour en essuyer les verres, Tony ne regardait pas, occupé à mater sans vergogne la jeune major Hayley qui lui lança un regard plus glacial que l'hiver sibérien et Gibbs resta silencieux mais son regard trahissait son étonnement. Puis il baissa son regard vers Kate et vit qu'elle était terrifiée.
Gibbs (tout bas pour que personne d'autre n'entende) - Ca ne va pas, Kate ?

Kate - Si.
Gibbs la regarda d'un air mi-amusé, mi-attendri qui la persuada de dire la vérité.
Kate - En fait, je suis terrifiée. J'ai lu tellement de rapports sur ce que l'on ressent quand on traverse que ça me fout une trouille monstre.
Gibbs la regarda et regarda les autres qui, les uns après les autres, passaient le vortex mouvant. Saisi d'une subite inspiration, il lui prit la main et la tira sur la passerelle métallique. Toujours en la tenant par la main, il lui jeta un dernier regard et franchit à son tour le passage. Il n'était plus là mais sa main tenait toujours celle de Kate. Touchée par cette attention, elle traversa à son tour.

De l'autre côté, tous les autres découvraient le paysage merveilleux de la planète sur laquelle ils venaient d'arriver. Seul Gibbs était toujours près de la porte, il l'attendait, leurs mains toujours nouées. Elle le regarda, mettant dans son regard tous les remerciements qu'elle ne pourrait jamais lui dire. A regret, elle dégagea sa main et, à sa grande surprise, Gibbs ne fit rien pour l'aider.

Plus tard, ils étaient tous assis autour d'un feu de bois, commentant les merveilleux plis de draperie qui se dessinaient dans le ciel, sans cesse en mouvement et sans cesse renouvelés. Abby et Tim s'étaient un peu isolés, recherchant un peu d'intimité pour profiter de ce spectacle extraordinaire. Ducky racontait à ceux qui étaient restés les légendes qui ont couru à travers le monde sur les aurores boréales. Ils firent griller des chamalows, le fameux ingrédient essentiel de Jack, et, à un instant, Kate s'assit à côté de Gibbs. Ce dernier lui tendit sa pique au bout de laquelle une sucrerie fondue grésillait. Sans prendre le bout de bois, elle mordit dedans, les yeux plongés dans ceux de Gibbs. Lorsqu'elle se recula, un fil de sucre se colla sur sa lèvre inférieure. Elle l'essuya d'un coup de langue, les yeux de Gibbs toujours rivés aux siens mais ils prirent à ce moment-là une teinte beaucoup plus sombre : le turquoise vira au bleu très foncé.

De l'autre côté du feu, plusieurs regards entendus s'échangèrent mais nos deux amoureux ne s'en rendirent pas compte, trop occupés à se dévorer des yeux ou par chamalows interposés.

Sur Terre, dans une maternité du Colorado, un homme d'une trentaine d'années faisait les cent pas, une jeune fille arrivait près de lui pour lui présenter le jeune homme qui l'accompagnait. Ils se serrèrent la main.
Daniel - Richard, ravi de vous rencontrer, même si les circonstances font un peu "arrivée d'un chien dans un jeu de quilles".

Richard - Ravi de vous rencontrer, monsieur. Toutes mes félicitations pour le bébé.

Cassandra - Où est en maman ?

Daniel - Apparemment, tout se passe bien mais ça risque d'être long.

Cassandra - Je vais la voir.
Elle les laissa seuls, face à face. Richard joua à passer d'une jambe à l'autre, un peu mal à l'aise face au père de sa future femme qu'il rencontrait pour la première fois. Lorsqu'il avait su que le bébé allait naître, il avait voulu repousser son séjour mais Cassy le lui avait interdit et, maintenant, il ne savait pas trop quoi dire.
Daniel - Je crois que nous allons pouvoir prendre un café. Je vous l'offre, venez.
Quelques secondes plus tard, ils étaient devant la machine, attendant la préparation de leur mixture. Daniel regardait ce jeune garçon qui voulait épouser Cassy. Elle lui avait dit qu'il ne voulait pas venir dans un moment pareil et il avait apprécié le fait qu'il soit tout de même venu sur la demande de Cassy. Il était arrivé les bras chargés de cadeaux pour Janet, Cassy, le bébé et lui, une édition très ancienne d'un ouvrage d'archéologie très réputé, la première édition américaine de la traduction des héroglyphes par Champollion. Il était en train de lui expliquer qu'il s'agissait de l'héritage de son grand-père et que ses parents et lui ne savaient pas quoi en faire, autant faire plaisir à quelqu'un qui saurait l'apprécier. Daniel appréciait ce geste car, comme les autres cadeaux, il prouvait le sérieux avec lequel il avait été choisi et il ne croyait absolument pas à cette histoire d'héritage : il s'agissait d'un ouvrage d'une valeur immense, on trouve toujours quoi en faire, ne serait-ce que le vendre. Voyons le reste ...
Daniel - Richard, asseyons-nous. Nous savons tous les deux la raison de votre visite chez nous, vous voulez épouser notre fille, à Janet et moi. Je sais également que Cassy vous a mis au courant de ses ... particularités. Selon elle, vous avez bien pris la chose et ses pouvoirs de télépathie ne la trompent jamais. Maintenant que vous avez pu un peu y réfléchir, cela vous inspire-t'il toujours la même réaction ?

Richard - Oui. J'aime Cassy, avec ou sans pouvoirs. Et puis, pour plus tard, nos enfants auront plus de mal à lui mentir.

Daniel - Bien alors maintenant, passons aux mises en garde plus classiques. Faites quoique ce soit qui fasse du mal à ma fille et vous aurez à votre tour beaucoup de mal à manger, par exemple. Et je dois aussi vous avertir que les oncles et tantes de Cassy sont tous militaires et lui sont tous terriblement attachés.

Richard - OK. J'ai votre bénédiction ?

Daniel - Bienvenue dans la famille, Richard.
Les deux hommes se serrèrent à nouveau la main, beaucoup plus chaleureusement que quelques minutes plus tôt. C'est à ce moment-là que Cassy arriva, toute essoufflée.
Cassandra - Papa, maman est en train d'accoucher. Vas-y vite.

Daniel - J'y cours. Cassy, je t'aime mais je crois que je suis en train de perdre ma première fille. Richard a quelque chose à te demander.

Cassandra (se tournant vers son chéri) - Ah bon ?

Richard (mettant un genou à terre après avoir sorti un écrin de velours) - Cassandra, Marie, Samantha Frasier-Jackson, me feriez-vous l'immense honneur et le tout aussi immense plaisir de devenir ma femme et de partager le reste de votre vie avec moi ?

Cassandra (se mettant également à genoux) - Oui, je t'aime tellement.

Richard (en lui passant l'anneau à l'annulaire gauche) -Moi aussi je t'aime.
A cet instant, un infirmier sortit en courant de la salle où Janet était en train d'accoucher. Il réclama un brancardier pour évacuer un évanoui.
Richard - Qu'est-ce qui se passe ? C'est ta mère ?

Cassandra - Non, non, c'est juste mon père. Il a dû s'évanouir. Il a horreur de la vue du sang.

Richard - Ca lui arrive souvent ?

Cassandra - Seulement lorsqu'il y a du sang.
Sur P3X2387, nos aventuriers du dimanche se réveillaient doucement. Gibbs constata avec plaisir qu'une quantité astromique de café avait été prévue. Il se servit généreusement et alla s'asseoir sur un tronc d'arbre d'où il pouvait discrètement regarder Kate, encore endormie. Une fois de plus, il avait rêvé d'elle cette nuit mais ce rêve avait été différent des autres. Ils étaient au restaurant et il lui faisait goûter son plat du bout de sa fourchette. Elle attrapait délicatement le morceau présenté avec ses dents et passait la langue sur ses lèvres, possant un petit gémisement de bien-être. Oui, pour une fois, son rêve n'avait ni un caractère érotique ni un caractère de cauchemar, comme la fois où il avait rêvé qu'elle arrivait au bureau au bras de Tony et qu'ils annonçaient à tout le monde qu'ils comptaient se marier rapidement. Non, il s'agissait seulement d'un rêve où Kate et lui se comportaient en couple amoureux et simple. Il ne regrettait absolument pas de lui avoir pris la main la veille pour lui faire traverser la Porte. C'était sa manière à lui d'obéir aux conseils de Jack, de se rapprocher de Kate. Serait-il capable d'aller plus loin, de franchir ses dernières réticences et de parler franchement à Kate ?

A ce moment-là, Kate se réveilla et la première chose qu'elle vit en ouvrant les yeux fut Gibbs, assis sur un tronc d'arbre, sirotant son café. Elle sourit : même à des années-lumière de la Terre, Gibs buvait tranquillement son café.

Peu à peu, tous se réveillaient et se retrouvaient assis devant les restes du feu de bois de la veille. Il commentèrent encore leurs impressions de la traversée de la Porte. puis, Ducky prit Gibbs à part. Il fallait absolument qu'il lui parle.
Gibbs - Qu'est-ce qui se passe, Ducky ?

Ducky - Gibbs, il faut qu'on parle de Kate.

Gibbs (froidement) - Et alors ?

Ducky - Hier soir, on vous a vu tous les deux. Qu'est-ce que tu fais ?

Gibbs (soupirant profondemment) - Je ne sais pas. J'ai l'impression que de voir Jack et Sam heureux alors que leurs conditions sont proches des nôtres, à Kate et à moi, me met des idées en tête et que je lâche un peu.

Duck y - OK mais fais attention de ne pas lâcher Kate, elle a trop de sentiments pour toi.

Gibbs (émettant un rire moqueur) - Mais bien sûr et, évidemment, elle a passé ses vacances seule, sans aucun homme.

Ducky - Je laisse tomber. Après tout, il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Il repartit vers leur camp, laissant Gibbs à ses pensées. Kate avait-elle vraiment des sentiments pour lui ? Se pouvait-il qu'il puisse lui plaire ? Dans ce cas, quel miracle ! Mais très vite, ses doutes et incertitudes reprirent le dessus et il refusa d'envisager l'idée que Kate puisse éprouver un quelconque sentiment tendre ou amoureux envers lui. C'est donc plus sombre que jamais qu'il retourna à son tour au campement pour s'asseoir le plus loin possible de la jeune femme. Sa manoeuvre ne passa pas inaperçue, surtout que la place près de Kate était libre. En temps normal, il s'y serait assis, pour être près de Kate mais aussi pour empêcher que Tony s'y mette. Il refusait de penser que Kate pouvait l'aimer mais il lui était impossible de la voir répondre aux petits jeux de séduction de Tony. Il acceptait tant bien que mal qu'elle sorte avec d'autres hommes que lui mais pas devant lui, pas dans le cadre du travail. C'était même pour ça qu'il avait inventé la règle n°12, pour se protéger de la vision de voir Kate avec un autre agent du NCIS.

Kate se demandait ce qui se passait avec Gibbs. Après le passage de la Porte et la dégustation de chamalows de la veille, elle pensait qu'ils s'étaient vraiment rapprochés mais ce matin, elle avait l'impression de se retrouver avec le Gibbs qui s'était dit déçu lorsqu'il avait retrouvé Fornell dans son fauteuil. Elle avait l'impression de devenir folle. L'homme qu'elle aimait jouait au cha-cha-cha avec ses sentiments et elle n'avait pas pris de cours de ce type de danse. Elle secoua la tête en regardant le fond de sa tasse. Elle n'y comprenait absolument rien.

Sam regardait son amie, perdue dans des pensées qui, elle le savait très bien, étaient sombres. Elle comprenait ce que Kate ressentait, elle l'avait ressenti pendant quatre ans et si elle n'avait pas eut un coup de folie un jour, qui sait comment son histoire aurait tourné avec Jack ? Elle posa la main sur son ventre encore plat et songea, émerveillée, que Jack y avait déposé une petite vie. "Finalement, la folie a du bon. Il faut absolument que je pousse Kate, lui épargner ce que j'ai subi à cause de règlements stupides."

A côté d'elle, les pensées de Jack tournait également autour du même sujet. "Jack, mon vieux, il va falloir faire quelque chose pour Gibbs et Kate. Tu as eut la chance que Sam fasse le premier pas mais vu comme Gibbs la paralyse rien que d'un regard, ça va être à lui de se bouger ou au moins de lui faire comprendre combien il tient à elle. Le problème, c'est que je ne sais absolument pas comment le lui faire admettre, ni le lui faire faire. Bon sang, c'est vraiment pas simple l'amour. Oui, j'ai bien de la chance. J'ai plus qu'à trouver la bague parfaite pour ma femme et la mère de mon bébé." Il prit alors Sam par les épaules et l'embrassa tendrement sur la tempe.

Chacun de leur côté, Kate et Gibbs les regardaient, heureux pour eux mais, soudain, ils ressentirent un intense sentiment de jalousie envers ce couple heureux. Ils en eurent honte mais ils ne purent s'en empêcher, Sam et Jack avaient absolument tout ce dont ils rêvaient et qu'ils se refusaient. Irrésistiblement, ils se regardèrent mais détournèrent leurs yeux dès qu'ils se rencontrèrent. Autour d'eux, leurs amis secouèrent la tête, découragés. Jamais ils ne feraient quoique ce soit de ces deux-là. Jack décida de faire quelque chose :
Jack - Les enfants, je vous propose quelque chose. On retourne sur Terre et, ce soir, karaoké.
Gibbs se figea. Un karaoké, et puis quoi encore ? Pourquoi pas un strip-tease, pendant qu'on y était ? La dernière fois qu'il avait chanté en public, il devait avoir dix ans, ses parents étaient assis dans l'assistance, séparés par toute la salle et il était entouré de garçons de son âge portant aube et crucifix : la chorale de l'église de son quartier !

Kate aussi se demandait ce qui lui tombait sur la tête. Un karaoké, hors de question qu'elle joue à ce genre de jeu ! Pas question de se ridiculiser devant Gibbs !
Sam - Génial !

Abby - Excellente idée, on va se régaler.

Tony - Mon organe ... vocal va séduire tout le public féminin.

Ducky - Oui, il paraît que j'ai une belle voix. Moi aussi, je crois que je vais avoir mon petit succès.

Tony - Et toi, le bleu, tu vas chanter ?

Abby - Et oui, Tim a un timbre fantastique. Tu vas voir, Tony, il va t'épater.

Tony - Et toi, Kate, prête à te lâcher devant le micro ?

Kate - Pas vraiment, Tony mais, au fond, pourquoi pas ?

Tony - Et toi, Gibbs ?

Gibbs - Je sais pas, on verra ce soir.
Quelques heures plus tard, après le repas cuit au feu de bois, ils commencèrent à ramasser leur campement. Tranquillement, nos campeurs spationautes retournèrent vers la Porte, réfléchissant à leur tenue du soir. Kate, cependant, sentait son angoisse montait, aggravée par l'attitude froide de Gibbs. La veille, il l'avait aidé mais aujourd'hui, au contraire, il lui rendait l'épreuve encore plus difficile. Gibbs passa le premier, soucieux d'échapper à la tentation d'aider à nouveau Kate. Les uns après les autres, ils traversèrent, Abby passant avec Kate, parlant tatouages. C'était le premier sujet qui lui était passé par l'esprit pour ne pas passer seule.

Arrivés sur Terre, ils téléphonèrent à Daniel et Cassy pour prendre des nouvelles de Janet. Ils apprirent tous avec joie la naissance du bébé mais Daniel refusa de leur dire son sexe, voulant leur faire la surprise. Il leur dit également qu'il n'était pas nécessaire qu'ils viennent à la clinique car Janet sortait le lendemain, son état étant excellent et son métier inspirant confiance aux médécins.
Dans l'après-mdi, un conseil de guerre se tint dans le labo de Sam. Objectif de la mission : mettre Kate et Gibbs ensemble, coûte que coûte. Le programme des chansons fut soigneusement orchestré, tout comme la répartition dans les voitures : Sam, Jack, Kate et Gibbs dans la voiture de Jack, Abby, McGee, Ducky et Tony dans celle de Sam. Ils étaient en train de distribuer les sièges autour de la table lorsqu'une controverse éclata : pour Abby et Sam, il ne fallait pas qu'ils soient tout à côté l'un de l'autre, la machination risquait de devenir trop évidente. Les garçons ne comprenaient pas : pourquoi rester subtil, il fallait qu'ils soient collés tout le temps ce soir-là. Finalement, la subtilité féminine l'emporta et tous se séparèrent. Sam et Abby décidèrent de mettre toutes les chances de leurs côtés et allèrent parler à Kate. Lorsqu'elle les vit toutes les deux sur le pas de la porte de sa chambre, elle les fit entrer, résignée.
Kate - Quoi, encore ?

Sam - Ce soir, on va faire passer un message à Gibbs. Promis, si après, il ne se passe rien, on te laisse tranquille.

Abby - Par contre, s'il se passe quelque chose, toute ta vie, on te rappellera que c'est grâce à nous.

Kate - Mais il ne se passera rien, vous avez bien vu son attitude aujourd'hui. Et pourtant, hier, ...

Sam et Abby - Quoi, hier ?

Kate - J'avais peur de traverser la Porte et il s'en est rendu compte. Il m'a prise par la main et il a traversé avant moi tout en conservant ma main et la sienne du côté Terre de la Porte. Du coup, j'ai traversé. Quand je suis arrivée de l'autre côté, il m'attendait et on est resté quelques secondes les yeux dans les yeux et les mains nouées. Puis, je me suis dégagée parce que vous reveniez vers nous mais j'ai eut l'impression que ce n'était pas vraiment ce qu'il voulait. Après, il y a eut les chamalows et puis, ce matin, je me suis retrouvée face à une porte de prison. (Elle avait posé son front dans ses mains, penchée vers le sol) Je ne sais plus du tout où j'en suis.

Abby (s'agenouillant devant elle) - On a un truc à te proposer.

Kate (relevant un peu la tête) - Quoi ?

Sam - Tu vas l'inviter à danser, ce soir.

Kate (se relevant tout à fait) - Pardon ?

Sam - Jack et moi connaissons bien le patron du karaoké et, tous les jeudis soirs, après le karaoké, il passe quelques slows. Je ne connais pas de meilleur moyen pour faire passer un message à Gibbs en toute subtilité.
Kate regarda ses deux amies. Bah, de toute façon, elle avait si peu à perdre et tellement à gagner et, même si Gibbs ne répondait au message, elle aurait le souvenir d'une danse avec lui, serrée dans ses bras. Elle décida d'accepter, après tout, l'amour n'est-il pas un risque en soi ?
Kate - OK. Mais je vais avoir besoin de votre aide. Je n'ai aucune tenue à message dans mes affaires.

Abby - Je crains que mes fringues ne soient pas capables de séduire Gibbs, désolée. Même si je suis persuadée qu'il t'aimera quelque soit ta tenue.

Sam - Je suis d'accord avec toi, Abby, mais mettre tous les atouts dans sa manche n'a jamais fait de mal à personne. Je devrais pouvoir trouver quelque chose de pas trop mal dans mes affaires.
Elle sortit en courant. Pendant son absence, Abby fouilla la trousse à maquilage de Kate pour trouver l'idéal. Pour Gibbs, il fallait du naturel qui fasse tout l'artifice. Sam revint, très fière de ses trouvailles et elles s'occupèrent toutes les deux de Kate qui tremblait comme une feuille en imaginant tous les scénaris possibles. Au bout d'une heure, elles se déclarèrent satisfaites puis elles consultèrent leurs montres et poussèrent de hauts cris en découvrant qu'il ne leur restait que trois quarts d'heure pour se préparer à leur tour. Elles quittèrent Kate en lui recommandant bien de ne pas s'inquièter, que tout irait bien et que cette soirée allait marquer le début d'une nouvelle vie. Elles allèrent se préparer, laissant l'agent spécial du NCIS Caitlin Todd se débattre avec les sentiments de la femme Kate Todd. Elle se regardait dans le miroir, se demandant si ces vêtements sauraient parler à Gibbs et lui faire comprendre ses sentiments. Puis, elle croisa son propre regard et se ressaisit : après tout, elle avait protégé l'homme le plus détesté au monde, elle pouvait sûrement séduire l'homme le plus adorable qu'elle connaissait, même si "adorable" n'était peut-être pas toujours le mot le plus adéquat.

Trois quart d'heure plus tard, Tony, Ducky, Gibbs, McGee et Jack étaient devant les voitures en train d'attendre leurs compagnes. Lorsqu'elles arrivèrent avec une seule minute de retard
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