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4Discussion :


Les intervalles représentent les marges d’erreur pour un niveau de confiance à 95%.

4.1L’hypothèse est-elle vérifiée ?


Sur le total des 148 nourrissons nous avons obtenu 98,65% +/- 1,86% de résultats positifs quel que soit le traitement ou le nombre de séance(s). En effet, seules deux petites filles n’ont pas eu d’amélioration complète du RGO : Aloïs G. et Mila H.

Les techniques crânio-sacrées sont-elles aussi efficaces seules qu’associées à :

  • Des techniques viscérales ?

  • Des techniques musculo-squelettiques ?

  • Des techniques viscérales et musculo-squelettiques ?



Si on juge de l’efficacité des techniques sur la rapidité de disparition du symptôme alors les techniques crânio-sacrées seules sont légèrement plus efficaces 67% [51,64% ; 82,36%] qu’associées à des techniques viscérales 63% [47,65% ; 78,35%]. Mais elles le sont beaucoup plus que lorsqu’elles sont associées à des techniques musculo-squelettiques 37% [21,65% ; 52,35%] ou associées à des techniques viscérales et musculo-squelettiques : 45% [28,75% ; 61,25%].

4.2Justification des critères d’éligibilité :


Le traitement médical doit être poursuivi jusqu'à l'acquisition de l'orthostatisme et de la marche (12-18 mois). La persistance du RGO une fois la marche acquise impose un bilan complet (pH-métrie de 24 heures, fibroscopie) pour adapter le traitement médical et envisager un traitement chirurgical. Ainsi le symptôme RGO est médicalement « normal » jusqu’à 12 à 18 mois. Nous avons choisi des patients âgés de trois jours à six mois afin de réduire au maximum le facteur de résolution spontanée du RGO. La limite inférieure des trois jours s’est imposée car la quasi-totalité des jeunes mamans reste en maternité trois jours au minimum.

Notre but étant d’agir sur la cause primaire du RGO nous avons exclu de l’étude les nourrissons ayant un RGO secondaire à une autre pathologie. Dans ce cas le traitement ostéopathique aurait porté sur la pathologie primaire dont la conséquence est le RGO. Les étiologies de RGO secondaires présentent généralement une indication médicale ou chirurgicale en première intention. Ces diagnostics sont pour l’ostéopathe des diagnostics d’exclusion à son traitement. Non exhaustivement nous évoquons : les allergies alimentaires, infections (gastro-intestinales, urinaires, méningite, etc.), malformations (cérébrales, neurologiques, thoraciques, sténose du pylore, insuffisance rénale, hyperplasie congénitale des surrénales, etc.), la maladie cœliaque, les maladies métaboliques ou endocriniennes, traumatiques (hématome intracrânien, hypertension intracrânienne).
Le fait que les patients présentent des symptômes associés à leur RGO a permis de montrer que la diminution ou la disparition du RGO agissait sur ces symptômes. De la même manière que Monsieur Dottor montre qu’en agissant sur le RGO on parvient à une action positive sur l’asthme de l’enfant, ou que Monsieur Raymond montre une amélioration des otites suite au traitement local du RGO, nous avons montré une diminution voire une disparition des symptômes tels que les troubles digestifs, de croissance, du sommeil, du rythme.
Nous n’avons pas demandé d’examens complémentaires, comme la pH-métrie, car, comme le montre la RMO n°38 (voir annexe V) : « Il n'y a pas lieu de pratiquer - en dehors de l'exploration du malaise du nourrisson - d'enregistrement du pH œsophagien en cas de R.G.O. cliniquement évident, même compliqué, lorsque les complications peuvent lui être attribuées ».
Certains enfants ont reçu un traitement allo ou homéopathique avant ou en cours d’étude car nous avons considéré que l’impératif de santé37 de l’enfant était suprême.

Au-delà des aspects légaux et des obligations de la Commission Ethique et Europe de l’EEM (Espace Ethique Méditerranée) qui a donné un avis favorable à l’étude, recueillir le consentement des parents, était une évidence.

4.3Commentaires sur les principaux résultats et hypothèse sur les facteurs entrés en jeu dans l’étude :


Les nourrissons qui ont nécessité une séance unique pour l’amélioration des troubles présentent, tous groupes confondus, une moyenne des COGRA 1 de 9,88. Leur amélioration est complète après un traitement quel qu’il soit. Mais nous pouvons remarquer que ces enfants, 78 au total, avaient un RGO moins grave que la moyenne de l’échantillon total : 9,88 contre 10,29.
En effet, les enfants qui ont eu deux ou trois séances avaient un COGRA 1 supérieur à la moyenne de l’échantillon total : 10,60 pour ceux qui ont eu deux séances et 11,20 pour ceux qui en eu trois. La gravité du RGO influence donc directement le nombre de séances nécessaires à l’obtention d’une régression de la maladie : plus le coefficient de gravité du RGO est élevé plus il faut de séances. Ces mêmes enfants, n’ont d’ailleurs pas tous eu une régression complète : persistance d’un RGO dans le groupe 4 après deux séances et dans le groupe 3 après trois séances.
Cinquante sept enfants ont eu deux séances, sept étaient dans le groupe 4 et seul un de ces enfants (Aloïs G.) n’a pas eu d’amélioration complète. En effet trois semaines après la deuxième séance elle avait eu deux RGO de lait, rapidement après la tétée, d’une cuillère à café environ, d’une façon coulée. Nous expliquons cette évolution par l’arrêt, dix jours après la séance, du traitement médical du RGO. En effet pendant ces dix jours Aloïs ne régurgitait plus du tout. Nous pensons qu’un arrêt plus progressif du traitement aurait peut-être été mieux toléré. Nous avons recontacté la maman d’Aloïs sept semaines après la deuxième séance, elle ne présentait plus du tout de RGO et n’avait aucun traitement. Parallèlement les troubles digestifs dont elle souffrait avaient complètement disparu.
Treize enfants ont eu trois séances de traitement, tous ont présenté une amélioration complète sauf Mila H. Son COGRA a stagné sur les trois séances : 10 et n’a diminué qu’après la troisième séance : 7. L’amélioration a porté sur la quantité régurgitée et son aspect. Depuis nous l’avons perdue de vue.
C’est dans le groupe 1, groupe témoin constitué d’enfants n’ayant reçu qu’un traitement crânio-sacré que le nombre de bébés traités en une séance est le plus fort : 67% [51,64% ; 82,36%]. Ces bébés sont de ceux qui étaient faiblement touchés au début de l’étude : COGRA 1 à 9,89 sur 15 alors que la moyenne de la population totale de l’échantillon est de 10,29.
Les nourrissons qui avaient le plus petit COGRA 1 (9,58), appartiennent au groupe 3. Parmi eux 63% [47,65% ; 78,35%] ont été traités en une séance.
Dans le groupe 2, celui dont les nourrissons avaient le plus grand COGRA 1 : 11,21, seuls 37% [21,65% ; 52,35%] ont été traités en une séance. Dans ce groupe la majorité des enfants a eu besoin de trois séances : 58% [42,31% ; 73,69%].
Dans le groupe 4, les nourrissons qui ont eu besoin de trois séances sont les plus nombreux (sept). Dans ce groupe, à l’issue de la première séance 45% [28,75% ; 61,25%] des nourrissons étaient complètement soulagés.
Le traitement crânio-sacré seul, semble donc plus performant qu’associé à d’autres techniques. Ceci irait dans le sens que l’étiologie primaire du RGO résiderait dans une dysfonction crânio-sacrée primaire. Les dysfonctions viscérales et/ou musculo-squelettiques seraient des adaptations de cette dysfonction primaire dans le temps.
En effet, 115 enfants sur les 148 ont développé leur RGO dans la première semaine, 128 avant leur premier mois. Ces enfants qui avaient un RGO précoce présentaient les COGRA les plus élevés : 10,32 sur 15 en moyenne.
Cette constatation serait en faveur d’une dysfonction crânio-sacrée conséquente aux contraintes subies :

  • En fin de grossesse : l’enfant se retourne portant sa tête contre le bassin osseux de sa mère et son volume augmente beaucoup plus que celui de l’utérus ;

  • Lors du travail : le mobile fœtal reçoit des compressions sur son sacrum de façon à pousser sa tête contre le col utérin pour le dilater. Dans un accouchement déclenché les contractions sont plus fortes. Or, dans l’étude, les enfants qui présentent le plus fort COGRA 1 (10,63 en moyenne) sont nés suite à un déclenchement avec utilisation d’instruments ;

  • Lors de l’expulsion, le long du « toboggan » de la sortie, ses os vont se chevaucher à causes de contraintes directes. Ce chevauchement physiologique, associé aux contractions en vrille vers le bas et la gauche de l’utérus, et à la résistance du périnée maternel, entraînent une chasse liquidienne massive du crâne vers la périphérie ;

  • L’utilisation d’instruments n’est pas remise en cause, mais nous constatons que les nourrissons en ayant bénéficié (28%) présentent un COGRA 1 relativement élevé : 10,53 ;

  • Quand l’enfant naît par césarienne, il subit une dépression brutale équivalente à trois atmosphères38. Ceci entraînant une chasse liquidienne massive du crâne vers la périphérie comme pour un accouchement par voie basse.


Cette chasse liquidienne aurait donc des effets sur le LCR, sur le sang veineux et artériel. Au niveau du crâne le LCR et le sang veineux sont directement en relation avec la dure -mère. Cette dure-mère est en relation avec le névraxe jusqu’au sacrum. Nous pouvons donc penser que la position contraignante de l’enfant en fin de grossesse et les contraintes de sorties « engramment » une dysfonction liquidienne puis membraneuse. Celle-ci, en fonction des capacités d’autorégulation de chacun persistent plus ou moins dans le corps. En conséquence les premières manifestations apparaîtraient au niveau crânien avant de s’adapter dans l’ensemble du corps.

En effet les capacités d’autorégulation du nouveau-né restent limitées par les quantités d’énergie qu’il utilise pour garder une température corporelle, se nourrir et grandir.
De plus, les nourrissons vus pour la première fois par un ostéopathe après leur troisième mois présentaient un COGRA plus élevé avec d’autres symptômes que le RGO, plus nombreux : « En consultant pour la première fois (tardivement), des évènements, des traumatismes se sont accumulés sur la problématique (…) et ont pu renforcer certaines dysfonctions (dure-mériennes notamment) (…) »39. Plus le délai entre l’apparition des troubles et la première consultation chez l’ostéopathe est court, meilleur est le pronostic de traitement. Car nous avons vu que le coefficient de gravité augmente avec le temps.

Ces autres symptômes ont tous disparu après traitement, quel qu’il soit, même dans les deux cas où le RGO n’avait pas complètement diminué.
Nous avons voulu savoir si le mode d’allaitement avait une influence sur le RGO et sa gravité. En considérant les enfants allaités maternellement le COGRA est de 10,50 en moyenne. Pour ceux allaités artificiellement il est de 10,33. Le mode d’allaitement ne semble donc pas influencer le RGO. Nous avons tout de même conseillé aux parents allaitant avec le biberon d’essayer de reproduire les conditions de l’allaitement maternel. En effet, l’alternance de côté pour donner le biberon est très importante pour le développement symétrique de l’enfant. Ceci s’adresse également aux parents pour leur propre confort…
Corroborant notre hypothèse d’implication dure-mérienne, 81,76% [75,54% ; 87,98%] des nourrissons avaient, en première consultation, une lésion intra-osseuse du sacrum. Celle-ci concernant majoritairement S1 et S2 sur le reste du sacrum. Or l’insertion distale de la dure-mère se fait sur S1 ou S2. Conjointement, 48,65% [40,60% ; 56,70%] des nourrissons avaient une lésion intra-osseuse des parts condylaires de l’occiput. Or l’insertion proximale de la dure-mère se fait au niveau du pourtour du foramen magnum, constitué entre autres par les parts condylaires.
Par ailleurs, en première séance nous avons retrouvé une majorité de dysfonctions physiologiques de SSB et de compressions. Nous pouvons penser que ce ne sont que des adaptations du crâne suite à une atteinte dure-mérienne intracrânienne. En effet « sur le plan biomécanique la dure-mère projette des tensions référées directement au niveau sutural sous-jacent et/ou à distance »40. Il en va de même pour les dysfonctions suturales (OM, pétro-jugulaire, lambdoïde). Les dysfonctions de sutures ne surviendraient qu’à cause d’une dysfonction de SSB ou d’une lésion intra-osseuse (ici de l’occiput), donc de membranes de tensions réciproques.
Nous avons également pu mettre en lien ces symptômes avec les tensions et dysfonctions retrouvées chez ces enfants. Nous avons retrouvé plus particulièrement, des tensions au niveau de la dure-mère, notamment à la base du crâne (occiput-atlas-axis). Ces restrictions entravent la fonction des organes de communication que sont les nerfs et les vaisseaux. Mais entraînent également des dysfonctions à distance, dans les territoires de ces nerfs. Or le nerf vague, innervant l’estomac, la JOCT et surtout l’œsophage, sort du crâne au trou déchiré postérieur et chemine dans la gaine viscérale du cou. Celle-ci s’insérant en haut sur l’occiput et les premières cervicales.
Nous avons trouvé, au total, 74,27% [64,31% ; 84,23%] de dysfonctions de charnières. Mais avant six mois l’enfant ne marche pas, ses courbures sont donc très peu développées. Ce résultat montre donc que les charnières assument déjà leur rôle d’amortisseur, de transition entre les zones vertébrales et d’adaptation des tensions entre ces régions. Ces zones vertébrales étant mises en tension par des éléments du contenu (dure-mère d’une part et moyens de fixation viscéraux d’autre part). Etant donnée la pathologie étudiée, il est probable que les moyens d’insertion des viscères jouent un rôle dans cette mise en tension.
De plus les dysfonctions de diaphragme semblent suivre l’évolution des dysfonctions de grill costal. Sachant que seul ce dernier a été traité, nous pouvons conclure que les dysfonctions de diaphragme semblent secondaires à des dysfonctions de contenant : la structure, le grill costal. Des ralentissements tissulaires ou de motilité du diaphragme pouvant entraîner un mauvais fonctionnement du dispositif anti-reflux local, on imagine aisément que traiter la cause perturbatrice du diaphragme a un effet positif sur ce dispositif.
La majorité des dysfonctions viscérales trouvées concernent l’étage sus-ombilical, que ce soit en motilité ou en tissulaire. Ces dysfonctions viscérales sont en lien direct avec les perturbations crâniennes retrouvées. En effet, l’ensemble de cet étage est géré par le nerf vague. Nous sommes arrivés à la conclusion que les dysfonctions crânio-sacrées retrouvées chez ces enfants sont responsables d’un ralentissement des circulations liquidiennes et d’une perturbation des influx nerveux parasympathiques mais aussi orthosympathiques. Ces perturbations étant adaptées localement par les viscères, rattachés à la colonne par leurs ligaments, entretenant un système perturbateur local sur les viscères. « En effet les liquides constituent le véhicule des informations biochimiques entre les structures neurovégétatives qui se coordonnent dans la réalisation des fonctions qui leurs sont affectées ainsi que dans l’établissement des horloges biochimiques, garantissant alors l’homéostasie. »41

4.4Biais de l’étude :


Les résultats de cette expérience sont limités par de nombreux facteurs. Non exhaustivement :

  • La façon dont les nourrissons ont été repartis ne permet pas une répartition aléatoire ;

  • La modalité de consultation : il y a eu deux praticiens traitant le même enfant, alternativement à plusieurs postes ;

  • L’évaluation maternelle subjective de l’évolution du RGO : une pH-métrie nous semblant plus invasive que la pathologie elle-même ;

  • Le fait que les patients aient eu un traitement allopathique ou homéopathique simultanément au traitement du RGO ;

  • La durée de l’étude, qui bien que de 18 mois, ne donne qu’un reflet d’une réalité limitée à une période donnée ;

  • Le nombre de patients qui ne permet pas d’avoir des intervalles de confiance resserrés ;

  • Les différences de COGRA 1 font que les nourrissons des quatre groupes ne présentaient pas la même gravité de RGO au début de l’étude.



4.5Questions et hypothèses nouvelles :


Il nous semble intéressant de poursuivre ce travail en augmentant la population de l’étude de façon à optimiser les résultats. Dans ce même but, le travail pourrait être réalisé en milieu hospitalier afin d’utiliser des moyens d’évaluation plus objectifs, tout en respectant le confort de nos petits patients. L’avantage de réaliser une étude à grande échelle permettrait aussi de pratiquer en double aveugle afin d’augmenter le niveau de preuve de l’expérience.
Nous pourrions également envisager que plusieurs praticiens interviennent, chacun traitant un pool de patients propres.
Par ailleurs, nous nous demandons quelles pourraient être les répercussions de l’absence de soin ostéopathiques du RGO, une fois l’enfant plus âgé. Les perturbations de rythme, de sommeil, les pleurs et l’agitation d’un nourrisson ne feraient-ils pas le lit de l’hyperactivité vers sept ou huit ans ?

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