Bibliographie : 99








télécharger 0.82 Mb.
titreBibliographie : 99
page3/20
date de publication12.04.2017
taille0.82 Mb.
typeBibliographie
p.21-bal.com > droit > Bibliographie
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   20

2Expérience proposée :

2.1But :


Notre but est d’évaluer l’efficacité combinée de différentes « familles » de techniques ostéopathiques.

2.2

Les techniques crânio-sacrées sont-elles aussi efficaces seules qu’associées à :

  • Des techniques viscérales ?

  • Des techniques musculo-squelettiques ?

  • Des techniques viscérales et musculo-squelettiques ?
Présentation du protocole :


Ce protocole a reçu un avis favorable de la Commission Ethique et Europe de l’EEM (Espace Ethique Méditerranée) voir annexe I.

2.2.1Durée de l’étude :


L’étude se réalise sur 18 mois : d’octobre 2004 à mars 2006. Les consultations ont lieu le mercredi après-midi, au cabinet de Monsieur Hervé Gaillard, Ostéopathe au 327 Corniche Kennedy à Marseille.

2.2.2Définition de la population :

2.2.2.1Échantillonnage :

La population conceptuelle idéale de l’étude serait constituée de tous les nourrissons souffrant de RGO primaire, âgés de moins de six mois.

La population potentiellement accessible comporterait tous les nourrissons de six mois maximum, souffrant de RGO primaire, vivant dans la région PACA.

La population réellement accessible, après mailing auprès des pédiatres et généralistes de la région, se limite aux nourrissons souffrant de RGO primaire âgés de moins de six mois consultant au cabinet de Monsieur Gaillard.

La population réellement sélectionnée est constituée par les nourrissons de moins de six mois souffrant de RGO primaire, traités allopathiquement ou homéopathiquement, consultant le mercredi après-midi au cabinet de Monsieur Gaillard pour ce motif ou d’autres s’y rattachant.
2.2.2.2Critères d’inclusion :

Les patients :

    • Sont consentants (consentement éclairé des parents à la participation à l’étude)26 ;

    • Doivent être âgés de trois jours à six mois ;

    • Présentent des reflux gastro-œsophagiens primaires isolés ou accompagnés d’autres symptômes ;

    • Ont un diagnostic de RGO suspecté ou diagnostiqué par un pédiatre avec ou sans examens complémentaires ;

    • Peuvent être sous traitement allopathique ou homéopathique en même temps.



2.2.2.3Critères d’exclusion :

Les patients :

    • Non-consentants ;

    • Agés de moins de trois jours ou plus six mois ;

    • Présentant des reflux gastro-œsophagiens secondaires ;

    • Dont le nombre de séances nécessaire à l’obtention d’un résultat est supérieur à trois ;

    • Décidant de se retirer en cours d’étude.



2.2.2.4Répartition de la population :

Chaque mercredi, avant le début des consultations nous avons décidé d’inclure les nouveaux patients se présentant (avec les critères d’inclusion) dans un des quatre groupes. Le premier mercredi les patients ont été inclus dans le groupe 1 (protocole crânio-sacré), le deuxième mercredi dans le groupe 2 (protocole crânio-sacré et musculo-squelettique), le troisième mercredi dans le groupe 3 (protocole crânio-sacré et viscéral), le quatrième mercredi dans le groupe 4 (protocole crânio-sacré, musculo-squelettique et viscéral) et ainsi de suite.

2.2.3Les protocoles des groupes :

2.2.3.1Protocole crânio-sacré :

Il est commun à toutes les consultations et constitue un groupe témoin : le groupe 1.

2.2.3.1.1Observation :

  • Attitude, position de la tête ;

  • Eveillé, dort ;

  • Calme, agité ;

  • Crâne :

    • Forme ;

    • Dépression, chevauchement ;

    • Tonsure ;

    • Remarque.



2.2.3.1.2Tests :

  • Sacrum : écoute palpatoire et tests des lésions27 intra-osseuses ;

  • SSB : écoute palpatoire et tests des dysfonctions28 physiologiques (flexion-extension, torsion, side bending rotation (SBR)) et non-physiologiques (compression, strains vertical et latéral) en induction ;

  • Voûte : écoute palpatoire et détermination de quadrant(s) dysfonctionnel(s) ;

  • Relation de l’occiput au temporal et au pariétal : diagnostic palpatoire de l’état des sutures lambdoïdes, occipito-mastoïdiennes (OM) et pétro-jugulaires ;

  • Relation occiput et premières cervicales : diagnostic palpatoire de l’ensemble occiput-atlas-axis (C0-C1-C2) ;

  • Occiput intra-osseux : tests des lésions intra-osseuses ;

  • Base du crâne.


2.2.3.2Protocole crânio-sacré + musculo-squelettique : groupe 2 :

On ajoute au protocole crânio-sacré un protocole musculo-squelettique. Sont testés :

  • C1-C2 : tests fonctionnels spécifiques de C1 sur C2 et de C2 sur C3 ;

  • Les trois autres charnières : tests fonctionnels spécifiques de C7 sur D1, de D12 sur L1 et de L5 sur S1 ;

  • Les SCOM, trapèzes : diagnostic palpatoire de la tonicité de ces muscles ;

  • Diaphragme : écoute palpatoire de la motilité, diagnostic palpatoire tissulaire et de la mobilité ;

  • Os hyoïde : écoute palpatoire ;

  • Le thorax :

    • Clavicules : écoute palpatoire et diagnostic palpatoire fonctionnel ;

    • Première côte et grill costal : diagnostic palpatoire fonctionnel et respiratoire ;

    • Sternum : écoute palpatoire.

Nous avons choisi d’inclure le diaphragme dans ce protocole. En effet, étant données ses insertions sur la charnière dorso-lombaire, sur le sternum et sur les côtes, nous voulons savoir si le cadre est en dysfonction indépendamment du contenu ou pas. Le diaphragme n’est pas traité dans ces groupes, il est seulement testé.

2.2.3.3Protocole crânio-sacré + viscéral : groupe 3 :

On ajoute au protocole crânio-sacré un protocole viscéral. Sont testés :

  • Plancher de la bouche : diagnostic palpatoire de la tonicité tissulaire ;

  • Œsophage : écoute palpatoire de la motilité et diagnostic palpatoire tissulaire ;

  • Estomac : écoute palpatoire de la motilité et diagnostic palpatoire tissulaire ;

  • La jonction oesophago-cardio-tubérositaire : diagnostic palpatoire tissulaire ;

  • Le tissulaire péri-gastrique :

    • Le petit épiploon : diagnostic palpatoire tissulaire ;

    • Le ligament gastro-phrénique : diagnostic palpatoire tissulaire ;

    • L’épiploon gastro-splénique : diagnostic palpatoire tissulaire ;

    • Le ligament gastro-colique : diagnostic palpatoire tissulaire.

  • Le pylore : diagnostic palpatoire tissulaire ;

  • Le duodénum : écoute palpatoire de la motilité et diagnostic palpatoire tissulaire ;

  • L’intestin : écoute palpatoire de la motilité et diagnostic palpatoire tissulaire ;

  • Le foie : écoute palpatoire de la motilité et diagnostic palpatoire tissulaire.



2.2.3.4Protocole crânio-sacré, musculo-squelettique et viscéral : groupe 4 :

Les trois protocoles précédemment cités sont associés.

2.2.4Déroulement de la première séance :

2.2.4.1Interrogatoire :


M
Nom :

Prénom :

Age :
AMAN

GROSSESSE :

  • GxPx29 :

  • Ressenti :

  • Prise de poids :

  • Stress :

    • Physique :

    • Psychologique :

    • Professionnel :

  • Pathologie(s) et examens :

  • Pyrosis :

  • Prescriptions :

  • Suivi ostéopathique : Nombre de séances et motifs :


ACCOUCHEMENT :

  • Terme :

  • Déclenchement :

  • Durée :

    • Travail :

    • Expulsion :

  • Instruments ou manœuvre :

  • Péridurale :

  • Episiotomie :

  • Présentation de l’enfant :

  • Circulaire :

  • Vécu :


COMPORTEMENT :

Maman :

Papa :


Nom :

Prénom :

Date de naissance :

BEBE :
NAISSANCE :

  • Cri immédiat (si possible APGAR) :

  • Réanimation/couveuse :

  • Inhalation de liquide amniotique :

  • Cyanose :

  • Ictère dans les premiers jours :

  • Poids :

  • Taille :

  • Allaitement :

    • Maternel :

    • Artificiel :

    • Mixte :

  • Rang dans la fratrie :

LES TETEES :

  • Durée :

  • Quantité :

  • Nombre de tétées par 24h :

  • Evolution depuis la naissance :

    • Durée :

    • Quantité :

    • Nombre par 24h :

  • Faut-il le réveiller ?

  • Endormissement(s) au cours de la tétée :

  • Rot(s) ou douleur pendant la tétée :

  • Rot après la tétée :

    • Facile :

    • Rapide :

    • Sans régurgitation :



SOMMEIL :

  • Position de couchage :

  • Attitude particulière :

  • Se retourne-t-il (en fonction de l’âge) ?

  • Rythme :



Histoire personnelle :

  • Maison/crèche/collectivités/nourrice agréée :

  • Autres symptômes :

    • ORL :

    • Digestif :

    • Pneumologique :

    • Autres :



LE REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN :

  • Date d’apparition :

  • Circonstances de survenue :

    • Temps entre la tétée et le reflux <1/2h 1/2h-1h >1h

    • Nombre :

      • Après toutes les tétées :

      • Après une tétée particulière : Laquelle ?

    • Quantité :

    • Modalité :

    • Avec hoquet, gaz ou colique :

    • Aspect :

    • Origine ?

  • Evolution :

    • Temps entre la tétée et le reflux <1/2h 1/2h-1h >1h

    • Nombre :

      • Après toutes les tétées :

      • Après une tétée particulière : Laquelle ?

    • Quantité :

    • Modalité :

    • Aspect :

  • Traitement allopathique ou homéopathique :

  • Perturbations associées :

    • Modification de l’appétit :

    • Evolution de la courbe de croissance :

    • Evolution de l’état général, du sommeil :

  • Antécédents familiaux :

    • De RGO :

    • De hernie hiatale :


REMARQUE :

2.2.4.2Observations :

Nous avons observé l’attitude de l’enfant à son arrivée, lors de l’interrogatoire avec les parents, à son déshabillage. Puis, avant de le toucher, dans les bras d’un de ses parents, nous avons recherché une plagiocéphalie, une tonsure, des marques d’instruments, des bosses ou dépressions, des pigmentations anormales, une attitude préférentielle.

Selon l’âge de l’enfant nous avons recherché sa motricité spontanée ou une position antalgique.

2.2.4.3Tests et traitements :

Les tests sont réalisés en fonction du groupe dans lequel l’enfant aura été inclus. Ils sont cités ci-dessus.

Les tests tissulaires évaluent la capacité et la qualité d’étirement et de retour des moyens de fixité. La mobilité des organes et des viscères est le mouvement provoqué par la contraction du muscle diaphragme thoracique. La motilité des organes et des viscères est le mouvement acquis dans l’embryogenèse.30
Lorsque ces tests ont révélé des dysfonctions, elles ont été traitées31.

2.2.5Déroulement des séances suivantes :


Les enfants sont vus trois fois au maximum. Pour chaque nouvelle séance nous avons réalisé un interrogatoire sur l’évolution :

    • Du RGO (en reprenant les critères de la première séance) ;

    • Du comportement de l’enfant :

      • Lors des tétées ;

      • Dans son sommeil ;

    • Du traitement médical, s’il en avait un.



2.2.6Description des techniques utilisées :


Les nourrissons sont tous traités au moment d’une tétée au sein ou au biberon. Ceci afin de les mettre en confiance et de les relaxer au maximum. Mais aussi, dans un but de potentialiser le traitement crânio-sacré, commun à tous les protocoles :

« Lors de la tétée, il y a pression de la langue contre le palais. Il y a mise en tension du palais, le vomer remonte et pousse la sphéno-basilaire, ce qui contrarie la flexion crânienne et entraîne une relance physiologique du mécanisme crânio-sacré et une meilleure alternance de la flexion - extension. L’allaitement au sein par l’effort de succion du bébé représente une aide inestimable au relâchement des sutures crâniennes et à la normalisation de la traction des membranes de tensions réciproques. »32
Les techniques sont réalisées à deux praticiens : Monsieur Gaillard et moi-même. Chaque praticien occupant alternativement un poste céphalique et caudal.


2.2.6.1Techniques crânio-sacrées :
2.2.6.1.1Pour le sacrum :

Nous avons utilisé la prise à six doigts :

  • Les pouces sur la face externe des épines iliaques antéro-supérieures ;

  • Les index successivement sur L5, S1 et S2 ;

  • Les majeurs successivement sur S1, S2 et S3.

Après ouverture de la pince iliaque par une pression médiane des deux pouces, nous avons traité les éventuelles lésions en flexion-extension, inclinaison droite - gauche et rotation droite - gauche des différents niveaux : L5 sur S1 puis S1 sur S2 et enfin S2 sur les autres vertèbres sacrées.

La technique, directe, est celle de mise en tension - relâchement.







2.2.6.1.2Pour la SSB ;

Après l’écoute en prise à quatre doigts (ou fronto-sphénoïdo-occipitale), nous avons réalisé des tests en induction dans la même position. Ceci nous a donné les dysfonctions de la SSB, qui ont été corrigées :

        • En technique de mise au neutre pour la flexion-extension, la torsion, le SBR, les strains latéraux et verticaux par roulement ;

        • En technique de correction directe, mise en tension - relâchement, pour la compression et les strains latéraux et verticaux par glissement.



2.2.6.1.3Pour l’occiput et son environnement proche :

Nous avons utilisé le protocole selon V. Frymann33, en modifiant la cinquième technique, de libération de l’occipito-mastoïdienne.

Les techniques de correction sont directes : mise en tension - relâchement et se pratiquent dans l’ordre suivant :




  • Désengagement bilatéral des parts condylaires : les deux index sous-occipitaux dans un V convergent vers les parts condylaires, pour les mobiliser sur un axe oblique en arrière, en dehors et en bas. Nous avons ajouté un appui antérieur sur le front du patient avec notre joue ;



  • Ouverture transversale de l’anneau fibreux occipital : les éminences thénars sont posées sur les bosses pariétales. Les index et majeurs sont placés latéralement de chaque côté de la base du crâne. La technique se réalise en écartant les doigts de la main gauche de ceux de la main droite ;




  • Désengagement unilatéral de la part condylaire antérieure : la position des doigts est la même que dans le désengagement bilatéral mais la réalisation est ici unilatérale ;

  • Ouverture longitudinale de l’anneau fibreux sous-occipital : cette technique s’adresse à la fois à la base du crâne et à l’ensemble C0-C1-C2. L’annulaire et l’auriculaire des deux mains sont placés au niveau de l’inion, l’index est en arrière de C2. Après une traction céphalique de l’occiput, les index éloignent caudalement C2.





  • Libération de l’occipito-mastoïdienne : avant six mois, Madame Frymann recommande la technique de traction de l’oreille. Nous avons préféré, pour le confort des nourrissons, la technique avec index et majeur de chaque côté de la suture.




  • Travail de l’écaille sur ses trois axes : la main, longitudinale, sous l’occiput mobilise l’écaille sur ses trois axes. L’autre main réalise le contre-appui : prise transversale des deux frontaux.







  • l
    a suture lambdoïde :
    nous avons ajouté le traitement de la suture lambdoïde en technique à petit bras de levier, avec les index et majeurs de chaque côté de la suture. La technique étant unilatérale, nous l’avons faite de chaque côté.


2.2.6.2Techniques musculo-squelettiques :

Pour le traitement de toutes les dysfonctions que nous avons trouvées nous avons choisi la méthode d’équilibration aponévrotico-myo-fasciale. Monsieur Solano écrit : « suivre la mobilité des fascias vers la lésion, (ancienne dénomination de la dysfonction) trouver un point de tranquillité, attendre le relâchement des tensions et laisser aller. »34
2.2.6.2.1La colonne vertébrale :

  • L5-S1, D12-L1, C7-D1 : l’enfant est au sein ou en décubitus dorsal, tétant son biberon ;

NB : étant donné les réactions fréquentes de défécation au cours des techniques les enfants ont gardé leur couche.

La position de test et de traitement est identique : les index sont en appui pulpaire en arrière des processus transverses (PT) de la vertèbre à tester/traiter, les majeurs sont en appui pulpaire en arrière des PT de la vertèbre immédiatement sous-jacente. Cette position permet de mobiliser la vertèbre dans les trois plans de l’espace. Le traitement d’une dysfonction se fait en suivant la mobilité des fascias.




  • C1-C2 et C2-C3 : une main empaume transversalement l’occiput, plaçant le pouce et l’index latéralement sur C1 ou postérieurement sur l’arc postérieur de C2. La deuxième vient recouvrir la première main pour placer la pulpe de l’index et du pouce en postérieur de C2 ou de C3.

La main caudale fait point fixe alors que la main céphalique mobilise C1 ou C2 sur la vertèbre sous-jacente.


2.2.6.2.2SCOM, trapèze et os hyoïde :

Ils ne sont pas traités mais évalués en tension, pour les muscles, et en position, pour l’os hyoïde.

2.2.6.2.3Le thorax :

  • Les clavicules : sont testées sur la respiration du patient en accompagnant le mouvement normal de la clavicule et en le majorant en fin de respiration. Le pouce se place le long du bord antérieur et les autres doigts le long du bord postérieur.




  • Première côte, grill costal et sternum : les deux mains sont d’abord, placées à plat sur la face antérieure du thorax avec l’index dans le creux sus-claviculaire, au contact de la face supérieure de la première côte. Puis les mains se placent, à plat, sur la face postérieure du grill costal.





Pour un diagnostic palpatoire respiratoire nous recherchons si toutes les côtes s’ouvrent harmonieusement en inspiration et se referment harmonieusement en expiration. Pour un diagnostic palpatoire fonctionnel nous recherchons d’abord, une ou plusieurs côte(s) plus dense(s) à l’appui. Puis nous accompagnons, sur les respirations, le mouvement de cette (ces) côte(s) en le majorant en fin de respiration.

2.2.6.2.4Le diaphragme :

Nous avons choisi d’inclure le diaphragme dans le protocole crânio-sacré et musculo-squelettique car il nous a semblé qu’après une équilibration du système musculo-squelettique, le diaphragme pouvait, en tant qu’élément d’adaptation secondaire, entretenir des dysfonctions.

Pour une dysfonction de motilité nous avons relancé en flexion.

En cas de dysfonction de mobilité nous avons d’abord traité les éventuelles dysfonctions tissulaires. En effet la collaboration respiratoire n’a pu être envisagée.

Les dysfonctions tissulaires du diaphragme ont été corrigées par une technique originale : les pouces se plaçant sous les coupoles, les doigts recouvrent postérieurement, latéralement et antérieurement la partie inférieure du grill costal. Puis nous réalisons une équilibration aponévrotico-myo-fasciale.


2.2.6.3Techniques viscérales :

Etant donné leur jeune âge la coopération respiratoire de nos patients était impossible. Nous n’avons donc pas considéré la mobilité de leurs organes. Nous nous sommes limités à l’étude de la motilité et de l’état tissulaire de certains éléments.

Lorsque nous avons trouvé des dysfonctions de motilité, dysfonction d’extension35, nous avons corrigé en relançant la flexion : correction en direct.

Pour les dysfonctions tissulaires, nous avons choisi de les corriger en direct également : en raccourcissement pour une structure allongée et en étirement pour une structure rétractée.

2.2.6.3.1Plancher de la bouche :

Comme pour les muscles trapèzes et SCOM dans le protocole crânio-sacré et musculo-squelettique, le test du plancher de la bouche ne mène pas à une correction.

2.2.6.3.2Œsophage :

  • Motilité : le praticien pose ses mains sur le grill costal, décalées à gauche du plan médian : index de la main gauche au niveau de la sixième côte à gauche (berge gauche) et index de la main droite dans l’espace entre la sixième et la septième côte à gauche (berge droite). Nous apprécions le mouvement de flexion et d’extension en induction. En flexion il y a un mouvement de descente en bas et à gauche. On peut essayer de différencier berge gauche et droite en cas de suspicion de problème herniaire par exemple.




  • Tissulaire : les doigts de la main caudale viennent sur la paroi antérieure de l’estomac. L’œsophage cervical est saisi en prise pouce - majeur au niveau de C6. Le praticien met en pression les parois de l’estomac, et tracte vers le bas. Il doit sentir la répercussion dans sa main céphalique. Cette traction doit être progressive et le voyage aller doit être équivalent au voyage retour.



2.2.6.3.3Estomac et tissulaire péri-gastrique :

  • Motilité : le praticien pose ses deux mains sur l’estomac.

Nous apprécions le mouvement de flexion et d’extension en induction. En flexion l’estomac fait :

  • Rotation droite autour d’un axe vertical passant par ses extrémités ;

  • Rotation horaire autour d’un axe sagittal passant par le tronc cœliaque ;

  • Plicature autour d’un axe transversal portant la grosse tubérosité en arrière.




  • Tissulaire :

        • Estomac lui-même :

C’est le bord ulnaire de la main qui vient contacter la face antérieure de l’estomac. La technique évalue les capacités d’étirement de l’organe. En augmentant la pression vers l’arrière on peut également évaluer l’élasticité de l’arrière cavité des épiploons.

        • Cardia :

Le praticien rapproche le plus possible l’extrémité de ses doigts du cardia et fait une flexion des doigts pour tirer le cardia en bas, en avant et à gauche. Il faut analyser sa capacité d’étirement.



        • Pylore :

Le bout des doigts recherche une petite olive assez dense, qui doit rapidement fondre. En cas de spasme on peut pratiquer de petites vibrations.

        • Petit épiploon :

A partir du creux épigastrique, la main gauche prend contact avec la face viscérale du foie, en montant en haut, en avant et à droite. La main droite se place sur la petite courbure de l’estomac, en allant en bas, en arrière et à gauche.

L’estomac est point fixe avec la main droite et le praticien réalise un étirement du petit épiploon en tirant le foie vers la droite +/- rotation droite du buste du patient. Le test se fait sur l’aller puis le retour. La technique peut aussi être réalisée en inversant point fixe et point mobile.


        • Ligament gastro-phrénique :

L
a main droite est posée à plat en regard de K5, alors que le bord ulnaire de la main gauche est sur la face antérieure de l’estomac. Il faut traverser les différents niveaux pour mettre en pression le corps de l'estomac. Puis le praticien effectue une traction caudale de sa main gauche jusqu'à ressentir la mise en tension sous la main céphalique. L’analyse porte sur l’aller autant que le retour.

        • Ligament gastro-colique :

L
es doigts de la main droite crochètent la grande courbure de l’estomac alors que la main gauche se place par le bord ulnaire sur la face antérieure du colon transverse. Le corps de l'estomac est point fixe en traversant les différents niveaux pour le mettre en pression. La main gauche effectue une traction caudale jusqu'à ressentir la mise en tension sous la main céphalique. L’analyse porte sur l’aller autant que sur le retour.


        • Ligament gastro-splénique :

Le pouce droit pénètre sous les côtes en arrière, en haut et en dedans jusqu'à la rate. Du bout des doigts la main gauche tracte l’estomac vers la droite. L’analyse porte sur l’aller autant que sur le retour.


2.2.6.3.4Le duodénum :

  • Motilité : la main est posée en regard du cadre duodénal. En flexion, le duodénum fait :

      • Une rotation horaire autour du tronc cœliaque au niveau de D1 et de la première moitié de D;

      • Une rotation anti-horaire autour de l’artère mésentérique supérieure pour la moitié inférieure de D2, D3 et D4.



  • Tissulaire : le pouce est sur le troisième duodénum, les éminences hypothénar et thénar sont sur le deuxième duodénum, le pouce est sur le quatrième duodénum jusqu'à l’angle duodéno-jéjunal.





Le mouvement induit est celui de tampon-buvard, alternativement sur le deuxième duodénum, le troisième duodénum et le quatrième duodénum pour tester la résistance des tissus. Physiologiquement le troisième duodénum est plus dense à cause de la proximité des corps vertébraux et des racines péritonéales. Le praticien note la densité, la sensibilité et la qualité tissulaire des différentes portions.
2.2.6.3.5Le foie :

  • Motilité : les deux mains sont étalées en regard du foie, sur le grill costal. En flexion le foie gonfle, pousse d’arrière en avant et glisse du centre vers la droite suivant la courbure du grill costal.





  • Tissulaire :

        • Ligament coronaire : en pénétrant profondément en arrière de la face viscérale du foie pour se rapprocher au maximum de son bord postérieur, le praticien emmène le foie en rotation antérieure et le ligament doit se laisser étirer et revenir en position initiale.

        • Les ligaments triangulaires : le praticien emmène le foie vers la droite pour tester en étirement le ligament triangulaire gauche et inversement pour le triangulaire droit. L’analyse porte sur l’aller autant que le retour, en quantité et qualité.



        • Ligaments falciforme et rond : la main céphalique se place en regard du foie, étalée sur le grill costal. Le pouce de la main caudale se place sus-ombilical à droite. La main caudale met en tension le ligament en poussant vers la fosse iliaque gauche, pendant ce temps la main céphalique ressent à quel moment la tension arrive. Il est possible de faire point fixe caudal et de ressentir à quel moment arrive la tension lorsque la main céphalique emmène le foie en rotation droite.



2.2.6.3.6L’intestin :

        • L’intestin grêle :

  • Motilité : les mains sont posées à plat sur le paquet grêle ; en flexion, on sent un mouvement de rotation anti-horaire.

  • Tissulaire : en prenant le maximum d’anses grêles entre les deux mains, le praticien mobilise le paquet grêle dans les trois dimensions. L'amplitude du mouvement aux extrémités est physiologiquement moins grande mais la résistance doit être égale partout. Le jéjunum étant horizontal la mobilisation sera plutôt transversale, alors que l’iléon (vertical) aura plutôt une mobilisation verticale.




        • La racine du mésentère :

  • Motilité : le pouce contacte la valve iléo-caecale et l’index se met dans l’angle duodéno-jéjunal. En flexion, on sent un mouvement de rotation anti-horaire.

  • Tissulaire : le pouce de la main droite contacte la valve iléo-caecale alors que le pouce de la main gauche contacte l’angle duodéno-jéjunal. Le praticien peut tracter ses deux mains à l'opposé l'une de l'autre sur le rail de la racine ou faire point fixe valvule iléo-caecale et mobiliser l'angle duodéno-jéjunal, ou inversement. L'étirement doit être possible et égal quelle que soit la manipulation.




        • Le colon droit :

  • Motilité : les mains sont posées à plat sur l’abdomen. En flexion, le mouvement d’énergie qui parcourt l’organe est opposé au sens du transit des matières.




  • Tissulaire :

    • Le caecum : il est mobilisé en flexion - extension et rotation interne- externe.

    • Le colon ascendant : la main antérieure contacte la face antérieure du colon ascendant en appui pulpaire. La main postérieure s’étale en arrière du fascia de Toldt droit. L’un des deux est maintenu point fixe pendant que l’autre est mobilisé dans les trois plans de l’espace.

    • Le colon transverse : le bord ulnaire d’une main vient contacter la face antérieure du colon transverse pour l’emmener en glissement céphalique et caudal.




        • Le colon gauche :

  • Motilité : les mains sont posées à plat sur l’abdomen. En flexion, le mouvement d’énergie qui parcourt l’organe est opposé au sens du transit des matières.

  • Tissulaire :

    • Le colon descendant : la main antérieure contacte la face antérieure du colon descendant en appui pulpaire. La main postérieure s’étale en arrière du fascia de Toldt gauche. L’un des deux est maintenu point fixe pendant que l’autre est mobilisé dans les trois plans de l’espace.




    • Le colon sigmoïde : les doigts crochètent le colon sigmoïde dans la fosse iliaque gauche et le tractent vers l’épaule droite du patient.



2.2.7Critères d’évaluation :


L’évaluation est faite 15 jours à trois semaines après la séance. Elle porte sur :

      • Les modifications du comportement de l’enfant : sommeil, prise de poids, appétit, pleurs, toux, ...

      • Les modifications du RGO lui-même :

        • Temps entre la tétée et le reflux : <1/2h 1/2h-1h >1h

        • Nombre :

        • Après toutes les tétées :

        • Après une tétée particulière : Laquelle ?

        • Quantité :

        • Modalité :

        • Aspect :

      • Les modifications d’autres pathologies que le RGO : digestives, broncho-pulmonaires, ORL ou autres ;

      • L’évolution d’un éventuel traitement homéopathique ou allopathique.

Puis cette évaluation est refaite 15 jours à trois semaines après une éventuelle deuxième séance, dans le maximum de trois séances.
Trois mois puis six mois après la dernière séance nous reprenons contact avec les parents afin de :

      • Connaître la situation de l’enfant sur la courbe de poids ;

      • Savoir s’il a développé des pathologies ORL et/ou broncho-pulmonaires et si oui à quelle fréquence ;

      • Savoir s’il a développé des pathologies digestives et si oui à quelle fréquence ;

      • Savoir comment ont évolué son sommeil et son comportement en général.


1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   20

similaire:

Bibliographie : 99 iconBibliographie Ce document, la bibliographie détaillée et les données...

Bibliographie : 99 iconBibliographie sélective 12 ims-ld 13 Résumé 13 Identification 13...
«Lignes directrices pour l'interopérabilité du cmi» a été la première spécification largement adopté pour l'interopérabilité entre...

Bibliographie : 99 iconBibliographie p. 52

Bibliographie : 99 iconBibliographie

Bibliographie : 99 iconBibliographie p. 86 à 89

Bibliographie : 99 iconBibliographie / webographie

Bibliographie : 99 iconBibliographie. Personnelles

Bibliographie : 99 iconBibliographie Introduction

Bibliographie : 99 iconBibliographie 102

Bibliographie : 99 iconBibliographie Introduction








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com