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LES ANTIDEPRESSEURS

KERKOUB FAZIA

Encadré par : Pr ABTROUN R.



PLAN

  1. Introduction

  1. Etude épidémiologique (CAP Alger).

  2. Rappels physiologiques.

  3. Rappels physiopathologiques (Dépression).

  1. Les antidépresseurs

  1. Généralités.

  1. Définition.

  2. Classification des antidépresseurs.

  1. Classification chimique.

  2. Classification thérapeutique.

  3. Classification pharmacologique ou mécanistique.



  1. Mécanisme général des antidépresseurs.

  1. Antidépresseurs imipraminques (cycliques) à effet stabilisant de membrane.



  1. Antidépresseurs sans effet stabilisant de membrane.



  1. Antidépresseurs apparentés aux tricycliques.

  2. Inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine.

  3. Inhibiteurs de la monoamine oxydase.

  • Inhibiteurs de la monoamine oxydase, irréversibles et non sélectifs.

  • Inhibiteurs de la monoamine oxydase, réversible et sélectifs.



  1. Antidépresseurs à action dual.

  • Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et la noradrénaline.

  • Antidépresseurs sélectifs de la noradrénaline et de la sérotonine.



  1. Toxicologie analytique

  1. Les antidépresseurs tricycliques

  2. Les antidépresseurs apparentés aux tricycliques

  3. Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine

  4. Les antidépresseurs à action duale

  1. Conclusion

  2. Bibliographie



  1. Introduction

La découverte des antidépresseurs tricycliques à la fin des années cinquante suivie de celle des inhibiteurs de la monoamine oxydase IMAO (1962), a marqué une véritable révolution thérapeutique dans le monde de la neuropsychiatrie.

La chimiothérapie des dépressions, avant la découverte des antidépresseurs, comprenait essentiellement des substances sédatives, extrait d'opium sous forme de laudanum de Sydenham®, barbituriques et chloral ; ceux-ci apaisaient seulement la souffrance dépressive, amélioraient le sommeil, endiguaient les propensions suicidaires et permettaient d'attendre dans des conditions moins pénibles la rémission spontanée de l'accès dépressif .

  1. Etude épidémiologique :

L’emploi des antidépresseurs, sans cesse croissant, est principalement dû :

  • A un meilleur dépistage des syndromes dépressifs,

  • Au cloisonnement et à la complexification de la vie sociale.

Les antidépresseurs tricycliques, malgré leur efficacité thérapeutique prouvée, sont responsables d’intoxications sévères potentiellement létales (incidence de 5,3 morts pour 100 000 prescriptions).

Les intoxications par les ATD sont Fréquentes et représentent 6.1% des intoxications médicamenteuses, 3.2% des intoxications totales.

65% des intoxications par les antidépresseurs sont représentées par celles à l’amitriptylline, et 10% à l’anafranil en raison de leur prescription fréquente en psychiatrie.

(données du CAP d’alger année 2009).

Les tentatives de suicide sont nombreuses, phénomène qui peut s’expliquer par la toxicité de ces médicaments et par le fait qu’ils sont utilisés par les malades dépressifs chez qui l’idée de suicide est souvent latente.
La marge de sécurité de ces psychotropes est donc relativement faible.


  1. Rappel physiologique :

Anatomie fonctionnelle du système nerveux central

La localisation cérébrale précise d’une fonction n’est pas possible, peut-être parce qu’aucune fonction ne réside exclusivement en une zone particulière. Cependant, comme dans les parties inférieures du SNC, certaines fonctions sont plus associées avec certaines zones qu’avec d’autres.

  • Le locus coerulus (LC) se situe au niveau de la protubérance annulaire et le mésencéphale.

  • noyaux de raphe (Latin : raphe = « couture » ; les noyaux = la cellule « groupe » ; les Rayon-honoraires prononcés) sont un faisceau de modéré-taille des noyaux trouvés dans tige de cerveau.



Figure 1 : Locus coeruleus et noyaux de raphé.

Les fibres provenant du locus coeruleus et noyaux de raphé :

  • projettent dans la moelle épinière, l'hypothalamus, le thalamus, le système limbique et le cortex.

  • jouent un rôle prépondérant dans les fonctions centrales de l’adrénaline et de la noradrénaline :

  • Le cycle veille-sommeil.

  • La vigilance, les situations d’alerte ou de stress.

  • Les émotions et les désordres affectifs.

  • L’apprentissage et la mémorisation.

Les synapses chimiques se caractérisent par la sécrétion d’un médiateur par l’extrémité présynaptique et la stimulation par le médiateur des récepteurs de la cellule postsynaptique.

  • La recapture et la dégradation enzymatique des neuromédiateurs, participent à la diminution de concentration des médiateurs dans la fente synaptique(Fig 2).



L’acétylcholine et les neuropeptides sont hydrolysés dans la fente synaptique respectivement par l’acétylcholinestérase et de nombreuses peptidases. Les produits de dégradation, choline et acides aminés sont ensuite recaptés par l’extrémité présynaptique et par les autres cellules environnantes.

Les autres neuromédiateurs (catécholamines, acides aminés, sérotonine et histamine) sont recaptés par des transporteurs membranaires de l’élément présynaptique, et par toute autre cellule à proximité de la fente synaptique. Leur dégradation par des enzymes intra cellulaires fait suite à la recapture.

La structure des transporteurs des neuromédiateurs a été définie entre 1990 et 1994. Les transporteurs du glutamate comportent 8 hélices transmembranaires. Les autres transporteurs des neuromédiateurs comportent 12 hélices. Ceci distingue clairement les 2 familles de transporteurs de neuromédiateurs.

Les transporteurs à 12 hélies transmembranaires (Fig 3) permettent la recapture notamment de la choline, provenant de l’hydrolyse de l’acétylcholine, du GABA (transporteurs GAT-1 à -3), des catécholamines et de la sérotonine. La choline et les neuromédiateurs sont transportés conjointement à un influx de sodium et de chlore et un efflux de potassium grace aux gradients ioniques assurés par la Na/K/ATPase.

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Tableau 1 : Les transporteurs membranaires des catécholamines

Cette famille de transporteurs est souvent dénommée Na/Cl –dependent neurotransmetter transporter. Elle comprend aussi des transporteurs sélectifs de la glycine, de la taurine et de la proline, ainsi que quelques transporteurs potentiels, clonés et séquensés , mais dont le role est inconnu, considérés comme transporteurs orphelins.

  • La monoamine oxydase : Enzyme de la membrane externe mitochondriale, inactive les catécholamines et la sérotonine après leurs recapture. On distingue deux types de monoamine oxydases : la MAO A et B.



  • La MAO-A est localisée essentiellement dans l’intestin et catabolise préférentiellement la 5HT et la noradrénaline ainsi que les amines apportées par l'alimentation comme la tyramine (amine d'action sympathomimétique indirecte) synthétisée à partir de la tyrosine.




  • La MAO-B se trouve surtout dans le cerveau, elle métabolise les catécholamines (Dopamine en particulier) mais pas la sérotonine.


Figure 4 : Réaction catalysée par la monoamine oxydase

  1. Rappel physiopathologique (La dépression) :

  1. Définition : La dépression est un trouble qui est considéré comme une altération psychique sans lésions et aussi comme un trouble de l’humeur. La dépression est caractérisée par une série d’émotions telles que la tristesse, l’angoisse, l’incapacité d’éprouver de l’affection qui peuvent durer pendant une période de deux semaines et plus.

La dépression constitue la pathologie psychiatrique la plus fréquente. Elle occupe le troisième rang dans la liste des maladies invalidantes. De ce fait, elle représente un véritable problème de santé publique.

  1. Caractéristiques :

Les symptômes cardinaux de la dépression sont habituellement divisées en signes émotionnels/ cognitifs et biologiques.

  • Signes émotionnels/ cognitifs : comportent la tristesse et la détresse, la perte du plaisir de vivre, le désespoir, une sensation de compatibilité et d’inutilité , un ralentissement de l’idéation et de la parole et des idées de suicide. Les symptômes varient au long de la journée , mais typiquement s’aggravent le matin.

  • Signes biologiques : comprennent la perte de l’énergie et la fatigue, l’apathie et une difficulté pour se concentrer, la perte de l’appétit et de poids, la difficulté à l’endormissement, le réveil prématuré (trouble de l’organisation du sommeil quand le patient se réveille très tot et ne peut retrouver le sommeil), baisse de la libido et des variations diverses de l’humeur.

Les symptômes doivent exister pendant au moins deux semaines, sans retour à la normale, pour que l’on puisse établir un diagnostic d’épisode dépressif majeur.

Les troubles dépressifs majeurs peuvent être classés comme une dépression psychique s’ils s’accompagnent de délires et d’hallucinations. Ils sont le plus souvent en concordance avec l’humeur et de contenu négatif.

  1. Le diagnostic différenciel de la dépression majeure comprend une variété d’états, psychiatriques, induits par des toxiques, des médicaments, ou médicaux.

  1. Psychiatriques : Le diagnostic différentiel de l’épisode dépressif majeur comprend la phase dépressive d’un trouble bipolaire, la dépression mineure, la réaction d’adaptation avec l’humeur dépressive, les troubles anxieux , la démence et la dépression névrotique.

  2. Induits par des toxiques : toxicité fonctionnelle , qui peuvent alors déclencher une dépression:

• la synthèse de noradrénaline à partir de la tyrosine et via la DOPA peut être diminuée par un inhibiteur enzymatique (par ex., méthyltyrosine) ;

• le stockage de la noradrénaline dans les vésicules présynaptiques peut être inhibé (par ex., par la réserpine) ;

• la noradrénaline peut être déplacée des récepteurs postsynaptiques (par ex., par la phénoxybenzamine ou la phentolamine).

• via une inhibition de la synthèse de la sérotonine à partir du tryptophane (par ex., chlorophénylalanine),

• via une inhibition du stockage dans les vésicules présynaptiques (par ex, réserpine),

• par l'intermédiaire d'une augmentation de l'utilisation de la sérotonine grâce à la synthèse de mélatonine inactive (à l'obscurité, dans l'épiphyse).

Pour en savoir plus

La transformation de sérotonine en mélatonine sera inhibée à la lumière. À cause de la brièveté du jour et de la faible lumière, les dépressions sont fréquentes pendant les mois d'hiver dans les pays nordiques.

Au contraire, certaines dépressions peuvent être soignées avec succès avec de la lumière vive (photothérapie).

L’abus de certaines substances (par exemple l’alcool, les barbituriques, les benzodiazépines, la cocaine, les amphétamines, ) peut entrainer un syndrome dépressif.

  1. Induits par des médicaments : Certaines prescriptions de médicaments ( des antihypertenseurs comme la réserpine, des antibiotiques, des analgésiques, des stéroïdes, la cimétidine, les anticonvulsivants) peuvent causer ou aggraver une dépression.

  2. Médicaux : De nombreux états pathologiques sont associés à un syndrome dépressif : la maladie de parkinson, les atteintes cérébro-vasculaires, la maladie de Cushing, la maladie d’Addison, des troubles parathyroïdiens et la porphyrie.

On parle de dépression primaire quand la symptomatologie dépressive résume la pathologie psychiatrique : elle nécessite un traitement spécifique de l’état dépressif.

Par opposition, une dépression est secondaire quand elle survient sur une autre pathologie, qu’il s’agisse d’une schizophrénie, d’une névrose ou d’un trouble patent de la personnalité : le traitement est d’abord celui de la pathologie sous-jacente.

  1. Etiologie de la dépression majeure

L’étiologie de la dépression majeure n’est pas bien déterminée, plusieurs groupes d’arguments conduisent à contester désormais l’existence d’un substratum neurochimique unique à l’origine de la dépression ; qu’il s’agisse :

  • de la diversité des mécanismes d’action entrevus pour les antidépresseurs.

  • de la mise en évidence de plusieurs types d’anomalies biochimiques chez les déprimés.

  • De tentatives de démembrement nosographique et de démembrements en formes génétiques distinctes des dépressions de l’humeur.

Durant les 3 dernières décennies, 3 grandes hypothèses cherchant à expliquer la dépression ont fait leur apparition :

  1. Hypothèse monoaminergique

  2. Hypothèse des récepteurs des monoamines 

  3. Hypothèse monoaminergique de l’expression génique 

    1. L’hypothèse monoaminergique :

L’une des hypothèses est que la recapture présynaptique des monoamines est trop forte, ce qui crée un manque de ces neurotransmetteurs.

  • Il a aussi été démontré que les neurotransmetteurs sont détruits pendant leur traversée par des enzymes, les monoamines oxydases :

Les chercheurs ont donc conclu que la dépression était provoquée par une déficience en sérotonine (5-HT), noradrénaline (NA) et/ou dopamine (DA).

3

Chez les personnes dépressives, la sérotonine (en violet), est produite en faible quantité et trop vite recapturée par le neurone pré synaptique : l'influx nerveux ne passe pas ou pas correctement.

Figure 5 : Hypothèse monoaminergique expliquant la dépression.

  1. L’hypothèse des récepteurs des monoamines :

Cette théorie évoque une anomalie du nombre des récepteurs post-synaptiques.

Elle concerne encore les monoamines neuromédiatrices mais selon un modèle différent :

  • Le nombre des récepteurs où viennent se fixer les neurotransmetteurs après leur traversée de la synapse n’est pas fixé ;

  • Il se modifie en fonction de leur quantité afin de maintenir une transmission d’influx assez constante.

Il est donc possible que la dépression soit liée aux récepteurs des amines biogènes et non à la valeur absolue des transmetteurs eux-mêmes.

    1. L’hypothèse monoaminergique de l’expression génique :

Celle-ci met en cause la transduction du signal.

Le système des seconds messagers (la protéine de 32 KDa appelée DARPP-32 dopamine and cyclic AMP regulated phosphoprotein) et les facteurs de transcription (un facteur neurotrophique , le BDNF, brainderived neurotrophic factor, et CREB pour cAMP Response Element Binding) qui contrôlent l’expression des gènes pourraient être la cause de la déficience en monoamines dans la dépression.

Cette dernière hypothèse est la plus vraisemblable car elle apporte une explication sur la longue durée d’administration des antidépresseurs nécessaire pour observer des effets cliniques.

• Le lithium exerce probablement son action antidépressive en modulant la transduction des signaux intracellulaires.


  1. Les antidépresseurs

  1. Générallité



  1. Définition :

Les antidépresseurs , thymo-analeptiques, représentent une classe de psychotropes qui semblent pouvoir être facilement définis :  « il s’agit de médicaments capables d’améliorer les états dépressifs ».

En réalité, il est nécessaire de préciser « états dépressifs majeurs », si non on est amené à faire entrer dans ce groupe, des substances extrêmement variées, allant des benzodiazépines anxiolytiques aux amphétaminiques, des morphiniques (tramadol) aux hypnotiques.

On ne doit pas classer parmi les antidépresseurs des médicaments susceptibles d’améliorer seulement un des symptômes cibles de la dépression, mais uniquement ceux capables d’agir sur l’ensemble du syndrome dépressif.

  1. Classification

Les antidépresseurs peuvent être classés selon leur structure chimique, ou selon leur âge d'apparition dans la pharmacopée (antidépresseurs de seconde génération).

Ils sont aussi classés selon leurs mécanismes biochimiques d'action (action monoaminergique spécifique ou non spécifique, action pré- ou post-synaptique, inhibition de la recapture de la sérotonine), ou selon leurs effets biochimiques (action anticholinergique, antihistaminique ou alpha-adrénergique).

La classification thérapeutique (sédatifs, médians, stimulants) est utile pour guider le choix thérapeutique, anticiper le mode d'action et prévoir les effets secondaires.

  1. Classification chimique




  1. Antidépresseurs tricycliques

Ils constituent une famille chimique homogène, possédant une parenté structurale avec les phénothiazines.

Les ATC sont formés de 3 cycles dont le cycle central est constitué de 7 atomes (1 cycle central à 7 atomes et 2 hexagonaux) d’où l’appellation tricyclique.


  1. Inhibiteurs de la monoamine-oxydase

certains IMAO ont une analogie structurelle comportant une fonction hydrazine. Ainsi, sont distingués :

  • les IMAO hydraziniques : iproniazide (Marsilid®) ;

  • les IMAO non hydraziniques : tranylcypromine (Tylciprine®) de structure proche de l'amphétamine (retirée du commerce) .

  1. Antidépresseurs non IMAO et non tricycliques :dits antidépresseurs de seconde génération ou nouveaux antidépresseurs.

Ils ont des formules chimiques très diverses :

  • Maprotiline (Ludiomil®) : C'est une substance quadricyclique apparentée au dihydroanthracène.




  • Les inhibiteurs spécifiques de recapture de la sérotonine (ISRS) qui ont des formules chimiques très diversifiées :

  • la fluvoxamine (Floxyfral®) est un dérivé d'arakylcétone ;

  • la fluoxétine (Prozac®) provient de la phénoxypropylamine ;

  • la paroxétine (Deroxat®) est un dérivé de la phénylpipéridine ;  

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  • le citalopram (Séropram®) est du groupe du phénylphtalane ;

  • la sertraline (Zoloft®) est un dérivé de la naphtylamine.

 

  • Nouveaux antidépresseurs qui ne sont pas apparentés aux tricycliques et ne sont pas des inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine :

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  • La viloxazine (Vivalan®) provient d'une recherche sur les bêtabloquants, c'est un dérivé aminé du pyrocatéchol.

  • La miansérine (Athymil®) est considérée comme quadricyclique et a une structure pipérazinoazépine.

  • Le milnacipran (Ixel®) est dérivé du cyclopropane.

  • La venlafaxine (Effexor®) dérive de la phényléthylamine ;  

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Autres:

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  • le bupropion (Zyban®) est un dérivé aminokétone.

  • l'escitalopram (Séroplex®), dérivé du citalopram dont il représente un énantiomère. Les études cliniques ont objectivé son efficacité antidépressive ;  

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  • la néfazodone (Serzone®) appartient aux phénylpipéraziniques. C'est un puissant antagoniste des récepteurs 5HT2A et un inhibiteur de recapture de la sérotonine.







  1. Classification thérapeutique :

Parallèlement à leurs actions antidépressives, les antidépresseurs peuvent présenter des effets annexes (ou connexes), dont les effets psychostimulants ou sédatifs. Deux classifications ont été proposées :

  • Classification de Kielholz :

Kielholz a élaboré une classification linéaire bipolaire des antidépresseurs. Chacun d’eux est représenté par un histogramme à trois colonnes, quantifiant l’activité sur chacun des trois symptômes de la dépression. Les produits les plus sédatifs (Laroxyl, Elavil, Sinéquan, Quitaxan, Surmontil) sont placés à une extrimité, les plus stimulants (Tofranil, Pertofran, IMAO) à l’autre extrimité. Cette distinction implique qu’un même produit ne soit pas à la fois stimulant et sédatif.

Figure 6 : Classification de Kilholz

  • Classification de Déniker et Ginestet :

Elle ajoute aux critères précédents un second axe qui quantifie la puissance du médicament, en particulier sur l’humeur.

Ces classifications constituent une aide à la prescription des antidépresseurs.

Une classification des antidépresseurs en trois groupes peut être proposée en incluant l'ensemble des composés antidépresseurs commercialisés avec :

  • Les antidépresseurs psychotoniques : IMAO, désipramine ;

  • Les antidépresseurs intermédiaires : imipramine, clomipramine, ISRS, venlafaxine, . Le spectre thérapeutique des antidépresseurs intermédiaires varie selon les sujets et peut-être selon les posologies, se révélant plutôt sédatif ou plutôt psychotonique.

    Cliquez ici pour aller à la section RéférencesDeniker P, Ginestet D Lacunes et besoins en matière d'antidépresseurs tricycliques. Thérapie 1973 ; 28 : 235-248

  • Les antidépresseurs anxiolytiques sédatifs : doxépine, amitriptyline, maprotiline, trimipramine, miansérine et mirtazapine.

Ces effets sont particulièrement bien mis en évidence dans les essais cliniques de phase II et ils ont des conséquences évidentes en terme d’effets indésirables (excitation, anxiété, troubles mnésiques, troubles du sommeil...).

Les traitements peuvent être divisés en deux groupes :

- thymoleptiques pour lesquels l'action antidépressive et l'amélioration de l'humeur est nettement marquée(les tricycliques , les antidépresseurs atypiques , les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS) , les composés à action duale).

- thymérétiques pour lesquels se manifestent surtout une action désinhibitrice et une augmentation de l'esprit d'entreprise (IMAO).

  1. Classification mécanistique (selon le mode d’action) :

La classe pharmacologique des antidépresseurs reste très hétérogène tant au niveau des mécanismes d’action qu’au niveau des effets indésirables ; la différentiation entre les produits d’une même famille reste toujours difficile. Exemple : 

On distingue ainsi pour les tricycliques les molécules à action noradrénergique spécifique (métapramine), dominante (désipramine) ou sérotoninergique dominante (clomipramine).

Le tableau résume les différentes classes d’antidépresseurs selon leur mécanisme d’action sur les neurotransmetteurs (Tab.2).


Classe /Sous classe

Antidépresseurs

IMAO

Non sélectifs et irréversibles

Iproniazide, Isocarboxazide, Tranylcypromine, Phenelzine

Sélectifs et irréversibles

Chlorgiline (IMAO-A)

Sélectifs et réversibles

Brofaromine, Moclobemide, Toloxatone, Befloxatone.

ATC

Typiques

Imipramine, desipramine, Chlomipramine, Amitriptyline, Nortriptyline, Dotiepine

Atypiques

Amineptine, Nomifensine, Buproprion.

ISRS

Citalopram, Fluoxetine, Fluvoxamine, Paroxetine, Sertraline

IRN

Maprotiline, Reboxetine, Viloxazine

IRSN

Venlafaxine, Milnacipran, duloxétine.

SARI

Nefazodone, Trazodone

NaSSA

Mianserine, Mirtazapine, Setiptilene

ISRSD

Minaprine, Basinaprine

IPDE

Rolipram

Tableau 2: Classification mécanistique des principaux antidépresseurs.

  • Abréviations :

IMAO : Inhibiteurs de la monoamines oxydases.

ATC : Antidépresseurs tricycliques.

ISRS : Inhibiteurs sélectifs de la recaptures de la sérotonine.

IRN : Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine

IRSN : Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et la noradrénaline

SARI : Inhibiteurs de la recapture et antagoniste de la sérotonine.

NaSSA : Antidépresseurs sélectifs de la noradrénaline et la sérotonine.

ISRND : Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la noradrénaline et la sérotonine.

Il est donc difficile d’extrapoler l’action clinique à partir de la structure chimique et des propriétés mixtes.

Certains auteurs ont classés les antidépresseurs en :

  • Antidépresseurs imipraminques (cycliques) à effet stabilisant de membrane (tricycliques, tétracycliques comme maprotiline, autres comme métapramine, quinupramine et amoxapine) ;




  • Antidépresseurs sans effet stabilisant de membrane :

  • (IMAO, ISRS) ;

  • Antidépresseurs apparentés aux tricycliques. 

  • Antidépresseurs à action duale (mirtazapine et la duloxétine).


C’est cette classification des antidépresseurs qui associe leur mode d’action ainsi que leur mécanisme de toxicité, que nous retiendrons pour notre étude de cette famille de psychotropes.

  1. Mécanisme d’action général des antidépresseurs :

Le mécanisme d'action des antidépresseurs est généralement lié à un effet sur les neurotransmetteurs (en particulier la sérotonine et la noradrénaline).

  1. Antidépresseurs à effet stabilisant de membrane imipraminiques (cycliques)



  1. Introduction

En 1959, l’imipramine, a été synthétisée par Robert KUHN  à l’origine pour en faire un antipsychotique. Les essais cliniques indiquèrent plutôt que cette substance améliorait les états dépressifs. L’imipramine devint la tête de série d’un ensemble de composés regroupés sous le nom d’antidépresseurs tricycliques.

  1. Relation structure-activité

L'imipramine diffère de la chlorpromazine par la substitution d'un pont éthylène au soufre du cycle médian de la phénothiazine : le cycle de l'imipramine est donc heptagonal.

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Fig. 7 : Relation structure activité.
Un système tricyclique de type 6,7,6 donne lieu à une interaction optimale avec chacune des deux régions hydrophobes(fig.7).


Fig.8 Relation structure activité
Les tricycliques sont déclinés sur le noyau iminodibenzyle (imipramine, désimipramine, lomipramine, trimipramine, quinupramine, métapramine).
La chaîne latérale, greffée sur ce cycle est variable, porteuse d’une fonction amine secondaire ou tertiaire conditionnant partiellement le type d’activité biochimique ainsi que la cinétique.
Parmi de nombreuses observations sur leur structure, il faut souligner :

  • L’importance de la longueur de la chaîne latérale, l’optimum se situant à trois carbones.




  • La diminution du blocage de la recapture de la sérotonine avec l’encombrement croissant des substituants sur cette chaîne.




  1. Classification : Selon la structure chimique :


Il s’agit d’un groupe homogène sur le plan structural, pharmacologique et thérapeutique.

Les imipraminiques comprennent :

  • les dérivés de l'iminodibenzyle :

    • imipramine (Tofranil®),

    • désipramine (Pertofran®),

    • clomipramine (Anafranil®)

    • trimipramine (Surmontil®) ;

  • du dibenzocycloheptadiène : amitriptyline (Laroxyl®, Élavil®) ;

  • du dibenzoxépine : doxépine (Quitaxon®) ;

  • du dibenzothiépine : dosulépine (Prothiaden®) ;

  • du dibenzoxazépine : amoxapine (Défanyl®) ;

  • du dibenzothiazépine : tianeptine (Stablon®).

Le tableau suivant récapitule les différentes structures chimiques de ces dérivés :

Noyau

Formule générale

Dibenzoazépine
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