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2. Technique d’examen échographique de l’utérus


La contention des animaux doit être efficace, les animaux peuvent être en stabulation entravée ou introduits un à un dans un couloir de contention. Lorsque les animaux sont à l’attache, l’appareil doit être mobile, il est soit placé sur un chariot, une brouette ou une table roulante. Si les animaux sont intraduits dans une cage de contention, l’appareil doit être fixe. L’examen doit être effectué à l’ombre, les appareils peuvent être équipés d’un pare-soleil lorsque le soleil gêne la lecture de l’écran cathodique.

Chez la vache, la profondeur des organes génitaux (30-40 cm) ne permet pas leur visualisation de l’extérieur par échographie car les ondes ultrasonores ont un faible pouvoir de pénétration (de l’ordre de 8-10 cm pour une fréquence de 5 MHz). En revanche, en introduisant une sonde dans le rectum, on approche suffisamment l’appareil génital situé juste au-dessous de la paroi rectale (figure 17).

L’examen échographique de la vache vise surtout à visualiser des structures très fines comme l’embryon et la vésicule embryonnaire, des collections liquides utérines peu importantes, les follicules et les corps jaunes. Les ultrasons à 5 MHZ sont utilisés pour examiner l’utérus, ils ont un pouvoir de résolution permettant de reconnaître des formations vésiculeuses à partir d’un diamètre de 3-5 mm.

Une exploration transrectale préliminaire permet de repérer la position de l’appareil génital et de noter d’éventuelles modifications anatomiques. Pour cela, la main et le bras sont recouverts d’un gant protecteur soigneusement lubrifié. La main gantée dilate progressivement le sphincter anal et vide le plus complètement possible le rectum des fèces qu’il contient. Tout d’abord, le balayage de l’entrée du bassin avec la main ouverte permet de localiser le col de l’utérus. Après avoir localisé le col, dans son prolongement, la bifurcation des cornes utérines est détectée.

La sonde étanche est enveloppée d’une gaine sanitaire plastique enduite de gel sur la face apposée aux cristaux. La main gantée lubrifiée introduit la sonde dans le rectum et la maintient posée sur la muqueuse du plancher du rectum. Il faut veiller à ce que la sonde soit en contact permanent avec la muqueuse rectale. Des artefacts sous la forme de zones d’ombre peuvent résulter d’un mauvais contact de la sonde avec la muqueuse. Dans ce cas, il faut retirer la sonde, vidanger à nouveau l’ampoule rectale, effacer la contraction en saisissant l’onde de muqueuse et en la tirant vers l’anus.

La progression de la sonde dans l’ampoule rectale permet de visualiser les organes sous-jacents. Il est nécessaire de procéder de façon systématique dans la progression et le déroulement de l’examen échographique.

La vessie est le premier organe repéré (figure 18A). Sa forme est caractéristique, oblongue ou circulaire, de même que l’absence de zone échogène dans sa cavité. La vessie présente l’image typique d’un organe creux rempli de liquide et anéchogène.

Sous la vessie, les constituants osseux du bassin apparaissent comme une structure très échogène de quelques millimètres d’épaisseur.

Le cervix est facile à localiser en raison de la réponse échogène intense des plis circulaires et du fort écho linéaire horizontal au centre du col (canal cervical, figure 18B).

Le corps utérin et les cornes utérines se voient immédiatement en avant généralement sur la ligne médiane. Une sonde linéaire appliquée dorsalement sur l’utérus et émettant un faisceau d’ultrasons dorso-ventral donne une coupe longitudinale de l’utérus (figure 19A). En faisant osciller la sonde vers la droite et la gauche, on découvre les deux cornes utérines.

La bordure des cornes apparaît comme une étroite ligne peu échogène séparant la paroi utérine de son entourage un peu plus échogène. La section de la paroi utérine apparaît en tons gris et avec une structure granuleuse variable. Au centre, la muqueuse endométriale étroitement accolée forme une ligne claire. Selon la phase du cycle, des zones anéchogènes de quelques millimètres peuvent être observées dans la lumière utérine (figure 19B). Ces zones anéchogènes correspondent à l’accumulation de mucus au moment de l’œstrus. Le fait que l’on puisse observer des liquides dans l’utérus non gravide est d’une grande importance pour le diagnostic échographique précoce de la gestation. Il ne faut pas considérer les collections liquides intra-utérines comme un signe certain de gestation. Cela n’est autorisé que si l’on peut identifier fiablement des structures embryonnaires . Une stratification (hétérogénéité) de la paroi utérine avec une zone proche de la lumière utérine moins échogène et une zone périphérique plus échogène est observée pendant les phases de proestrus, œstrus et metoestrus. L’œdème des couches superficielles de tissus et l’accumulation de sécrétions diminuent l’échogénicité de la portion interne de la paroi utérine et sont responsables de l’hétérogénéité de la structure de la paroi utérine.


Dans un plan de coupe, plusieurs sections de corne utérine peuvent être observés en raison de l’enroulement de la corne sur elle-même. Des examens échographiques de l’utérus au cours du cycle oestral ont mis en évidence une variation du nombre de sections transversales de cornes utérines observées simultanément dans un plan de coupe (Pierson et Ginther, 1988. Theriogenology 29 : 21-37). Selon ces auteurs, le nombre diminue avant l’ovulation et augmente entre le jour de l’ovulation et le 6ème jour du cycle puis reste à peu près constant jusqu’au 16-17ème jour du cycle.

L’augmentation du nombre de sections transversales des cornes utérines sur un plan de coupe après l’ovulation traduit les modifications de la morphologie des cornes qui sont déroulées pendant l’oestrus et très enroulées pendant le dioestrus sous imprégnation progestéronique. A ce titre, l’image échographique des cornes utérines peut être utilisée comme un indicateur biologique de la nature oestrogénique ou progestéronique de l’exposition hormonale du tractus génital.
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