Bibliographie p. 52








télécharger 0.74 Mb.
titreBibliographie p. 52
page4/9
date de publication28.03.2017
taille0.74 Mb.
typeBibliographie
p.21-bal.com > droit > Bibliographie
1   2   3   4   5   6   7   8   9
II Vigilance

1°/ Comment définir la vigilance ?

La vigilance est l’état de réactivité a l’environnement dans lequel on se trouve quand on est éveillé. Par exemple, au cours d’une tache routinière réalisée en début d’après midi, le risque de baisse de la vigilance est important.

La Veille est l’état de non sommeil, observé dans la journée mais aussi la nuit quand le sommeil est perturbé.

Le réveil est la transition du sommeil à la veille

La somnolence est ce que l’on ressent lorsqu’on a besoin de dormir, la somnolence dans la journée est anormale et doit donner suite à une consultation médicale.

L'homme vigilant est un homme éveillé, performant et disponible, capable de s'adapter à son environnement de façon normale. Lorsqu'un piéton traverse, il est capable de freiner aussitôt qu'il l'aperçoit. La vigilance est un terme physiologique; la fatigue renvoie seulement à une dimension physique, L'hypovigilance se caractérise par un défaut de l'attention; celui qui n'est pas vigilant est plus ou moins disponible en fonction de son état. Si un obstacle survient, il ne pourra pas l'éviter parce que son temps de réaction est plus long. Quant aux micros sommeils, ce sont des endormissements brutaux et inattendus qui peuvent survenir dans n'importe quelle situation. Mais s'il fallait ne retenir qu'un message, ce serait celui-là : la vigilance dépend directement et essentiellement de la qualité et de la quantité du sommeil.

2°/ Comment la calculer ?

On peut évaluer ce que ressent le sujet : c'est la vigilance subjective. Le sujet indique à l'aide d'échelles ce qui décrit le mieux son état du moment (échelles de somnolence de Stanford) ou sur une période donnée (l'échelle d'Epworth qui est une auto-évaluation de la facilité à s'endormir)

Il est possible de mesurer la rapidité à s'endormir : c'est la somnolence objective
Au cours de plusieurs siestes, le délai d'endormissement du sujet est mesuré : ce sont les tests itératifs d'endormissement.

La capacité à maintenir l'éveil peut être également apprécié : c'est la vigilance objective
Le sujet effectue des tests au cours desquels sont mesurés le maintien de l'éveil et le délai d'endormissement : ce sont les tests de maintien de la veille.

Enfin, il est possible d'apprécier les conséquences sur certaines activités : c'est la performance liée en particulier à la vigilance
De nombreuses activités intellectuelles ou motrices sont modifiées par une baisse de la vigilance. Ces tests sont très sensibles et "parlent" alors même que le sujet ne perçoit aucun changement. Ils permettent de mesurer le résultat et la rapidité de réponse. On évalue ainsi la capacité à percevoir un signal et à y répondre, à mémoriser, à calculer, à conduire…

3°/ Facteurs engendrant une baisse de vigilance

Nous pouvons mettre en évidence plusieurs facteurs engendrant une baisse de vigilance.

Par exemple, le manque de sommeil est un des facteurs qui altèrent le plus la vigilance du conducteur.

Plus I'individu veille, plus la pression de sommeil est importante, plus il risque de s'endormir. C'est la dette de sommeil dite " aiguë", qui guette les chauffeurs routiers sur les longs trajets. Mais la dette de sommeil peut aussi être chronique lorsque les nuits trop courtes s'accumulent, avec un résultat identique. Il faut savoir que les performances de l'individu commencent à baisser lorsque la dette de sommeil atteint deux heures. Et plus il vieillit, moins il est capable de s'adapter...

Quels sont les facteurs qui influent également sur la vigilance ?

Un grand nombre de perturbations sont liées aux pathologies du sommeil, en particulier, la narcolepsie et surtout, le syndrome d'apnées du sommeil (SAS). Ces apnées touchent entre 3 et 5 % de la population, en priorité des hommes de plus de 40 ans, qui présentent un surpoids, un morphotype particulier (cou épais et court) ou une hypertension artérielle. Signalons aussi les endormissements liés à la prise de médicaments et de psychotropes. Malheureusement, il y a en France bien peu de statistiques capables de déterminer l'origine pathologique des accidents. II a perdu le contrôle, entend-on souvent dire...
4°/ Conséquences d’une mauvaise vigilance
Un trouble de la vigilance affecte de nombreux aspects de la vie : la vie professionnelle et la réussite scolaire peuvent être profondément perturbées, et donc la réussite sociale. La vie sociale et familiale peut souffrir d'un repli sur lui-même du sujet qui est handicapé par son trouble également pour les activités de loisir et, parfois, peut avoir honte de son trouble. Enfin, et surtout, il fait courir un risque vital au volant ou au travail pour le sujet et pour autrui. La somnolence diurne excessive est donc une maladie qui peut être mortelle…

Comment prend-t-on conscience de l'impact des troubles de la vigilance sur la sécurité routière ?

En 1985, une enquête a eu lieu à partir de dossiers d'expertise. Cette enquête montrait que 25 à 50 % des accidents de la route étaient liés à des troubles de la vigilance (endormissements). Puis, plusieurs séries de tests ont été réalisées dans le but de mesurer l’impact dans les troubles de la vigilance. Le premier, réalisé auprès de douze conducteurs de bus, montre que la moitié d'entre eux présentait des facteurs de risques pathologiques non dépistés et qu'ils étaient responsables, par ailleurs, de la majorité des accrochages. Le deuxième, mené auprès de pilotes de ligne, confirme qu'une bonne réglementation du repos permet d'éliminer les risques liés à l'hypovigilance dans le milieu professionnel. Le dernier, effectué auprès d'infirmières, révèle un pic des endormissements entre 2 heures et 3 heures du matin, faute d'une organisation du travail adaptée. Entre-temps, d'autres études ont été réalisées sur ce sujet. Certaines indiquent notamment que 30 à 35 % des accidents mortels sur autoroute sont dus à I'hypovigilance.

Des catastrophes industrielles ou aériennes se sont produites au cours de la nuit, au moment où la vigilance est physiologiquement diminuée, comme celles des centrales nucléaires de Three Miles Highland aux Etats-Unis et de Tchernobyl en Russie.



5°/ Evolution de la vigilance au cours de la journée




Il existe des moments déterminants dans la période clef de la journée qui se situent dans les mêmes « fourchettes » de temps pour tous : le sommeil nocturne est une constante pour l’espèce humaine ; nos horloges qui sont différentes les unes des autres sont réglées pour nous faire dormir la nuit.

Différents moments clefs de la journée :

  • La plage 8h30-9h est admise comme un moment de faible vigilance ; l’information est alors traitée de manière peu performante.

  • La performance se développe tout au long de la matinée pour connaître un « pic » aux alentours de 11h ; c’est le moment idéal pour mobiliser l’attention et canaliser les énergies.

  • Par contre, le début de l’après-midi est un moment de moindre disponibilité.

(Les manifestations de ces différents moments de la journée ne se traduisent pas de la même façon suivant l’âge.)

  • Le milieu de l’après-midi et le début de la soirée connaissent eux aussi un pic de la même nature. Vers 17h nous commençons une nouvelle phase de grande performance physique et intellectuelle. Les enfants sont excités. Nous avons chaud, nous pouvons étudier facilement, mémoriser plus vite, faire du sport…

 Enfin on voit qu’aux alentours de 22h la disponibilité est très restreinte. Il est donc difficile de pratiquer une activité après, si ce n’est dormir ! Nous commençons par sentir le froid, nous nous étirons…

Nous pouvons ainsi mettre en parallèle la courbe d’activité mise en place par les moniteurs de centres de vacances afin de leur permettre d’adapter leurs activités en fonction de la vigilance des enfants.



III- Compte-rendu scientifique : lien entre sommeil et vigilance
1°/ Introduction
Présentation du sujet :
Ce compte-rendu porte sur le lien entre le sommeil et la vigilance. Nous avons ainsi mis en place un protocole expérimental afin de répondre à notre problématique : « Quels effets le manque de sommeil a-t-il sur notre vigilance quotidienne ? ». Nous avons ainsi essayé de montrer l’incidence du sommeil sur notre capacité de vigilance.
Nous nous sommes ainsi demandés :

  • Comment notre vigilance évolue-t-elle au cours de la journée ?

  • Le manque de sommeil accentue-t-il une baisse de la vigilance ?


Nous avons ainsi formulé deux hypothèses :

  • Notre expérience permet de montrer que la vigilance varie, au cours de la journée, globalement de la même manière chez différents individus.

  • Le manque de sommeil modifie notre vigilance et la fait diminuer.


Les conséquences vérifiables sont donc :

  • Nous pouvons dire que la vigilance a les mêmes variations chez les individus non déphasés et donc la courbe de vigilance du dossier peut convenir à ce type d’individus.

  • Le fait de dormir suffisamment, selon ses propres besoins, peut provoquer une meilleure vigilance pendant la journée chez l’individu alors que si l’individu n’a pas assez dormi, il peut constater des troubles de la vigilance.


Les différentes expériences qui ont été faites permettront de valider ces hypothèses si nos résultats sont appropriés.

Pour ce sujet nous avons mis en place 3 expériences dont une que nous avons refaite :

  • Expérience 1 : on a soumis 2 individus à une expérience qui consiste à faire le test de vigilance mis à notre disposition pendant 7 jours.

Cette expérience permettra de valider notre première hypothèse.


  • Expérience 2 : on a soumis 2 individus à une expérience qui consiste à faire le test de vigilance mis à notre disposition sur 2 jours. Le premier jour, la personne aura dormi très peu la nuit qui précède puis le deuxième jour elle aura dormi beaucoup plus.

Cette expérience permettra de valider notre deuxième hypothèse.


  • Expérience 3 : on a soumis 17 individus à une expérience qui consiste à faire le test de vigilance pendant deux demi-journées.

Cette expérience permettra de valider nos 2 hypothèses.


  • Expérience 3 bis : on a soumis 17 individus à une expérience qui consiste à faire le test de vigilance pendant deux demi-journées. (le test ne sera pas le même).

Cette expérience permettra de valider nos 2 hypothèses.
2°/ Matériel et méthode

Présentation des expériences :
Expérience 1 :
 Matériel utilisé :
 Logiciel mis à notre disposition qui consiste à mesurer notre vigilance à l’aide de valeurs (la valeur prise en compte est ici l’écart par rapport aux différents temps de réaction). Ce logiciel comportait différents tests : comparaisons de formes, apparitions de formes, reconnaissance d’une forme parmi d’autres. L’utilisateur pouvait choisir la couleur des différentes figures géométriques, la forme de ces figures ou bien encore choisir des images statiques (fleurs, …).

Durant toute la durée de l’expérience l’individu devait garder le même test avec les mêmes couleurs et les mêmes formes. Ici le test choisi était la reconnaissance d’une forme, un carré bleu, parmi d’autres figures de différentes couleurs. La personne était chargée de cliquer quand il voyait cette forme.




  • Les personnes qui ont expérimentées cette expérience tenaient également un agenda du sommeil. Ce moyen de suivre le sommeil des individus est souvent utilisé par les médecins pour leurs patients souffrant de troubles du sommeil.


Voici un exemple d’agenda du sommeil :


Ainsi les individus pouvaient suivre leur propre sommeil et observer comment leur sommeil évoluait s’ils sont en vacances ou s’ils travaillent.
 Manipulations effectuées et choix expérimentaux :
 Cette expérience est faite toutes les 2 heures, du lever au coucher, pendant 7 jours. Grâce aux valeurs obtenues, on pourra avoir des valeurs sur toute une journée en calculant la moyenne des résultats obtenus. Cette expérience devra bien sûr être faite sous les mêmes conditions (bruits, positions de l’individu…).
 Le test choisi est le test d’une forme parmi d’autres, car les individus n’étaient pas habitués au test. Néanmoins ce test n’était pas le plus simple, nous avons donc choisi un test plus ou moins compliqué afin d’avoir des valeurs qui puissent réellement correspondrent à la vigilance de la personne.
Expérience 2 :
 Matériel utilisé :


  • Le matériel est le même que pour l’expérience 1 : le logiciel de vigilance.

Seulement la seule modification a été le test choisi, qui a été ici celui des comparaisons. Ce test consistait à cliquer lorsque 2 formes semblables apparaissaient.


  • L’agenda du sommeil n’était pas utilisé pour cette expérience mais le nombre d’heures de sommeil était relevé.



 Manipulations effectuées  et choix expérimentaux :


  • Cette expérience est faite toutes les 2 heures pendant 2 jours. Les conditions de l’expérience doivent, là aussi, être maintenues.




  • Les individus doivent faire le test pendant des journées particulières :


 Le premier jour du test doit être un jour où l’individu a dormi longtemps c'est-à-dire autour de 10 heures de sommeil.

  • Le deuxième jour doit être un jour où l’individu a dormi relativement peu c'est-à-dire moins de 7 heures.




  • Les personnes doivent relever précisément le nombre d’heure dormi.




  • Le test choisi est le test des comparaisons car c’est l’un des tests le plus dur à faire et étant donné la durée de l’expérience assez courte (2 jours) l’effet de l’entraînement pouvait être ressenti. Or en choisissant un test plus dur l’individu pourra faire le test comme si c’était la première fois à chaque fois.


Expérience 3 :


  • Matériel utilisé :


 Le matériel est le même que pour l’expérience 1 : le logiciel de vigilance.

Le test de la reconnaissance d’une forme parmi d’autre était également maintenu. La forme à reconnaître était également le carré bleu parmi des figures de formes et de couleurs différentes.
 Les 17 individus devaient noter le nombre d’heures dormi la nuit précédente, la qualité du sommeil, du réveil.


  • Manipulations effectuées et choix expérimentaux:


 Cette expérience est faite sur deux demi-journées (le jeudi après-midi et le vendredi matin) selon la disponibilité des individus. Le jeudi, le test est fait à 16 heures et 18 heures. Le vendredi, l’expérience est fait à 8 heures, 10 heures et enfin à 12 heures.
 Le choix de prendre 17 personnes est significatif : contrairement aux 2 expériences précédentes, cette expérience pourra prendre en compte plusieurs types de personnes : des « couche tard » ou des « lève tôt » et des personnes plus neutres.


  • Les personnes qui ont expérimenté cette expérience n’ont jamais utilisé le logiciel, le choix du test est donc très important pour pouvoir noter la vigilance de chacun selon le nombre d’heures de sommeil dormi.




  • Pour que le test soit vraiment fiable les individus étaient soumis au test sous les mêmes conditions.



Expérience 3 bis :


  • Matériel utilisé :


 Le matériel est le même que l’expérience 3. La seule différence est le test choisi qui est ici la reconnaissance d’une forme parmi d’autres. La forme a reconnaître est un triangle rectangle bleu parmi d’autres formes toutes bleues.


  • Manipulations effectuées et choix expérimentaux:


 Cette expérience est faite sur deux demi-journées (le jeudi après-midi et le vendredi matin) selon la disponibilité des individus. Le jeudi, le test est fait à 14 heures, 16 heures et 18 heures. Le vendredi, l’expérience est fait à 8 heures et enfin à 12 heures. La valeur de 10 heures a été éliminée pour des raisons expérimentales. Les élèves devenaient habitués au test et donc l’effet de l’entraînement se ressentait pour la plupart.


  • Le choix du test a été fait lorsque les résultats de l’expérience 3 ont été obtenus, le changement de la forme a trouvée et donc la conséquence de ces observations. Nous avons volontairement changé en compliquant le test c'est-à-dire en limitant les formes aux mêmes couleurs et la forme a trouvé était un triangle parmi d’autres triangles. Ce triangle était changé toutes les 2 heures.


3°/ Résultats
Expérience 1 :
Après avoir soumis les 2 individus au test pendant 7 jours  nous avons obtenu ces résultats:

1   2   3   4   5   6   7   8   9

similaire:

Bibliographie p. 52 iconBibliographie Ce document, la bibliographie détaillée et les données...

Bibliographie p. 52 iconBibliographie sélective 12 ims-ld 13 Résumé 13 Identification 13...
«Lignes directrices pour l'interopérabilité du cmi» a été la première spécification largement adopté pour l'interopérabilité entre...

Bibliographie p. 52 iconBibliographie : 99

Bibliographie p. 52 iconBibliographie

Bibliographie p. 52 iconBibliographie p. 86 à 89

Bibliographie p. 52 iconBibliographie / webographie

Bibliographie p. 52 iconBibliographie. Personnelles

Bibliographie p. 52 iconBibliographie Introduction

Bibliographie p. 52 iconBibliographie 102

Bibliographie p. 52 iconBibliographie Introduction








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com