Bibliographie Sport, encadrement et professionnalisation, Bernardeau D








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L’éducateur sportif dans le secteur postscolaire : une nouvelle approche historique des formations, 1943-1961

Yohan Blondel1

Le remplacement progressif des brevets d’État d’éducateur sportif par la création au cours de l’année 20012, du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport se positionne au sein d’une logique où le niveau central, ici le ministère en charge des Sports, procède à une mise en conformité des curriculums et des certifications à partir des orientations politiques générales et des concertations menées aux différents échelons de la profession. Cette conception actuelle autour de l’encadrement de l’enseignement sportif par l’État n’est pourtant pas évidente dans un ministère qui fonctionne jusqu’aux années 1980 par les politiques d’impulsion où l’officialisation a posteriori des pratiques de terrain sont majoritaires. Sans doute à cause de sa particularité, l’application des politiques sportives entraîne souvent une rupture conséquente avec le niveau central qui limite l’imposition stricto sensu des directives nationales au niveau local. Dans ce sens, l’originalité des positions de Jeunesse et Sports s’exprime dans l’histoire de l’encadrement par l’État de l’enseignement des disciplines sportives. Elle relève ainsi d’une double problématique sur la période 1946 – 1960, où se conjuguent, se superposent et se juxtaposent une imposition législative descendante de l’administration centrale qui réglemente les professions de l’enseignement sportif et une officialisation des actions de terrains.
Peu de travaux explorent l’histoire des diplômes d’éducateur sportif3 dans la seconde moitié du XXe siècle se limitant essentiellement à une étude des premières réglementations liées aux activités qualifiées « à risque » où le concept de sécurité implique une campagne d’intervention de l’État (Saint-Martin, 2000, p.251-268). Pourtant, une autre approche des processus législatifs des métiers de l’enseignement sportif est identifiable au sein du secteur postscolaire. Rattaché à la Direction Générale de l’Éducation Physique et Sportives (DGEPS), le secteur postscolaire s’attache à la Libération à développer la formation physique des jeunes gens et des jeunes filles de quatorze à vingt ans évoluant soit dans les centres de formation professionnelle, soit dans les entreprises4. L’éducation physique des jeunes au travail et des apprentis, malgré un pôle utilitaire évident dans un contexte de reconstruction de la France et de production intensive (Berstein et Winock, 2008, p.293-298) fait appel, pour une grande part, aux pratiques sportives afin de rompre avec la pénibilité du travail (Terret, 1998, p.71-88). Élargissant son action, dans la première décennie après la Seconde Guerre mondiale, à l’ensemble des jeunes de moins de vingt ans en dehors du système éducatif5, le secteur postscolaire généralise la pratique sportive, l’emmenant dans le même temps à modéliser une architecture particulière d’éducateur aux sports.
Dans un contexte particulier de reconstruction administrative (Amar, 1987, p.27-41) où la « République se cherche », la naissance du brevet d’aide-moniteur en 1947 – création des gestionnaires du secteur postscolaire – rompt littéralement avec la logique sécuritaire des premiers « brevets d’État » d’immédiat après-guerre et remet en cause l’action a priori et centrale de l’administration. Cette position originale que nous défendons oblige l’État à officialiser un diplôme généraliste d’éducateur sportif dans un moment d’urgence sanitaire pour les jeunes scolaires et non scolaires d’après-guerre (Terret, 2002, p.51-72). En somme, le développement du secteur postscolaire et, parallèlement, de la formation des aides-moniteurs, témoignent d’une antériorité des actions de l’État vis-à-vis des questions de l’encadrement des sports. Diplôme peu connu dans l’histoire de l’enseignement sportif, les aides-moniteurs reflètent ainsi une importance centrale dans la construction future des emplois sportifs. En effet, avec la loi Montagne du 18 février 19481 ou la réglementation de la fonction de Maître-Nageur-Sauveteur par la loi du 24 mai 1951, le brevet d’aide-moniteur apparaît véritablement, malgré le caractère généraliste de la formation initiale, comme l’une des bases des brevets d’État de 1963, limitant l’impact unitaire des directives officielles des sports à risques. Ainsi, quel type d’éducateur sportif l’État souhaite-t-il former ? Dans quelle mesure, la dualité des politiques d’encadrement de l’éducation sportive sont-elles en confrontation ? L’État possède-t-il une véritable politique de formation des éducateurs sportifs dans l’immédiat après-guerre ou adapte-il son action aux particularités de ses secteurs d’intervention ? En d’autres termes, l’enjeu relevant d’une mise en évidence, à la Libération, de deux logiques contradictoires dans la construction des premiers emplois sportifs, permet d’identifier la dialectique de formation entre les spécialistes et les généralistes qui mène, à l’approche des années 1950, vers la disparition de cette coexistence au profit d’une spécialisation des diplômes. Les éducateurs sportifs généralistes à l’image des aides-moniteurs s’adressent ainsi, par leur polyvalence, à l’ensemble de la jeunesse se situant en dehors de l’école et des institutions sportives (fédération, clubs, association sportive). En revanche, les spécialistes s’engagent sur le terrain fédéral où la technique apparaît comme l’outil éducatif privilégié. Cette distinction dans les diplômes n’entraîne pas dans la réalité une opposition entre les spécialistes et les généralistes. Au contraire, missionnés dans deux secteurs d’intervention différents du champ sportif, ils apparaissent ainsi en complémentarité. Pour autant, elle constitue un cloisonnement net qui limite l’unification des éducateurs sportifs autour d’une identité professionnelle commune.
Par conséquent, la genèse des brevets d’État de 1963 peut être divisée en deux grandes périodes. Dans un premier temps rattachés à la Révolution nationale de Vichy qui marque une rupture politique profonde par rapport aux traditions républicaines (Noiriel, 1999), puis mis au service de la Quatrième République, les diplômes d’éducateur sportif, dans la période 1945 – 1949, transportent à la fois l’héritage des conceptions antérieures et les valeurs d’une course à la reconstruction démocratique. Le développement des modèles éducatifs à travers les activités de montagne, porté par le commissariat général à l’Éducation Générale et Sportive apparaît à la Libération comme un secteur d’activité regroupant un nombre important de pratiquants et nécessitant un encadrement particulier. Néanmoins, les premiers gouvernements de la Quatrième République souhaitent, à cause d’une généralisation de la formation physique des jeunes en dehors de l’école2, créer un éducateur physique généraliste – sous tutelle des maîtres d’EPS – pouvant s’adapter aux particularités locales. La période 1949 – 1960 traduit pourtant un glissement vers la spécialisation des formations à l’encadrement des sports, et cela dans un contexte de rationalisation des actions du secteur postscolaire et d’accès massif de la population française aux pratiques sportives et de plein air (Attali, 2007, p.63-106). La bascule formative des aides-moniteurs en faveur des activités sportives et la séparation administrative des champs d’action du postscolaire1 permet, dans les années 1950, de modéliser une première approche des futurs diplômes de 1963 où la constitution des curriculums de formation s’engage sur le chemin d’une séparation par spécialité sportive.
I- Les généralistes du secteur postscolaire, une autre approche des interventions de l’État 1943 – 1949
L’instauration des premiers diplômes d’État, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, témoigne d’une démarche politique où, par l’ordonnance du 28 août 1945, les premiers gouvernements de la Quatrième République lance une grande campagne d’intervention de l’État dans le domaine du sport. L’élaboration des réglementations à destination des activités sportives jugées à risque, dans un mélange de sécurité professionnelle et de sécurité pour l’encadré (Saint-Martin, op. cit.), n’est pas, en réalité, l’unique initiative de l’État dans le secteur de l’encadrement des sports2. En effet, ces lois ne réglementent au total que trois types d’activités : les activités de montagnes (alpinisme et ski), les sports de combats (escrime et judo) et les pratiques nautiques (surveillance de baignade et natation). De plus, cette réglementation n’intervient qu’à l’approche des années 1950. Ainsi, la question des éducateurs sportifs dans l’ensemble des autres sports peut être posée jusqu’à la rédaction de la première loi sur les brevets d’État du 6 août 1963. Les politiques mises en œuvre à la Libération répondent alors à deux logiques distinctes de l’axe sécuritaire : le partenariat avec les fédérations dans la formation de leurs éducateurs et le développement de l’éducation sportive des jeunes déscolarisés de moins de vingt ans.
I-1- Le partenariat État – fédérations : les stages de formation des services départementaux et régionaux de la Jeunesse et des Sports
La Quatrième République, grâce à l’ordonnance de 1945, instaure de nouvelles relations avec les mondes sportif et fédéral. L’octroi des subventions et l’obligation des visites médicales pour les clubs est le moyen, malgré la délégation de pouvoir, de contrôler les activités des associations sportives (Lassus, Martin et Villaret, 2007, p.119-154). Pourtant, la qualité de l’enseignement des moniteurs et des éducateurs sportifs, formés en grande majorité par les fédérations elles-mêmes3, ne peut pas rester en dehors de l’expertise de l’État. En effet, dans une période de reconstruction ministérielle, l’urgence n’est pas à la création des diplômes d’encadrement. En revanche, la participation des services extérieurs4 de la Direction Générale de l’Éducation Physique et des Sports (DGEPS) apparaît comme un élément important des relations fédérations – État dans la gestion des formations d’éducateur sportif.
Le cas des stages sportifs nationaux et régionaux est, dans ce cas de figure, une réponse intéressante à la codification des formations des intervenants sportifs non soumis aux réglementations spécifiques des pratiques à risque. Organisés par « entente directe entre les fédérations sportives et la direction générale de la Jeunesse et des Sports1 », ils ont pour objectifs de perfectionner, dans la pratique d’un sport déterminé, les athlètes de niveau national ou international en vue de les intégrer aux associations sportives. Ceux-ci s’étendent également aux moniteurs et aux entraîneurs présents dans les clubs2. Directement gérés par les niveaux régionaux ou départementaux de la Jeunesse et des Sports, les stages sont élaborés à partir de l’expérience des maîtres d’EPS affectés au secteur postscolaire3. Dans un contexte de « crue brutale » (Chantelat et Tétard, 2007, p.17) des effectifs fédéraux entre 1945 et 1947, passant de 850 000 à 1,7 million de licenciés (Callède, 2002, p.127-147), la DGEPS instaure les stages sportifs au sein de l’Institut Nationale des Sports (INS), de l’École Normale Supérieure d’Alpinisme (ENSA) et des Centres Régionaux d’EPS (CREPS)4 en fonction des spécialités sportives.
Un double but est poursuivi non seulement autour du contrôle des contenus de formation et du perfectionnement des moniteurs et des éducateurs sportifs en action dans les associations sportives, mais aussi autour du développement des clubs dans les zones géographiques en pénuries5. Ainsi, les formations apparaissent comme un moyen pour l’État d’accompagner la diffusion de l’éducation sportive sur le territoire. L’amélioration technique et morale des éducateurs est l’œuvre des établissements nationaux (INS, ENSA) et régionaux (CREPS). L’encadrement est assuré par le personnel des établissements et peut être complété par des éducateurs bénévoles jugés compétents par les fédérations dans la spécialité enseignée6. Pour les stages régionaux, l’enseignement est réalisé par les professeurs et les maîtres d’EPS détachés dans les CREPS7. L’accès aux stages n’est toutefois pas de droit pour l’ensemble des candidats. En ce qui concerne les athlètes, ils doivent êtres âgés de dix-sept ans minimum et de trente ans maximum et passent un examen de performance dans leur activité de référence. En revanche, pour les moniteurs, les exigences sont très différentes. Âgés de vingt ans au minimum, ils sont invités à satisfaire à un examen portant sur les connaissances générales à l’activité et sur des épreuves pédagogiques8. En somme, le niveau de performance pour une tranche d’âge limitée est le point central de sélection des athlètes, alors que la connaissance de l’activité et les enjeux pédagogiques déterminent l’accès aux stages pour les moniteurs. Néanmoins, la sélection pour les stages nationaux est du ressort des fédérations qui sont responsables de l’homogénéité des candidats, et pour les stages régionaux, il appartient au chef du service académique de la Jeunesse et des Sports de mener une large prospection, sous couvert des ligues régionales, pour constituer des équipes homogènes9. Malgré les différences entre le stage des athlètes et des moniteurs, l’objectif de l’Administration centrale est de disposer dans le plus grand nombre d’associations, d’un éducateur sportif formé.
Parallèlement, l’accent est porté sur la formation morale des éducateurs en développant une relation d’influence entre les établissements formateurs et les stagiaires. La relation de confiance apparaît ici essentielle pour la construction des techniques adaptées à chaque activité. Par conséquent, au-delà des apports spécifiques, les directives officielles1 rappellent le rôle important d’une formation physique de base comme support des techniques sportives spécifiques. Le principe « d’éducation sportive » est ici l’axe central des positions de l’État. En effet, derrière le perfectionnement dans une discipline sportive et grâce à la relation de confiance que doivent créer les instructeurs, la DGEPS souhaite réinstaurer une formation physique générale dans chaque enseignement de spécialité. L’urgence sanitaire d’une population en souffrance durant la guerre nécessite ainsi la mise en œuvre concrète d’une « éducation physique de base » dans chaque sport.
Destinés à l’élite, les stages nationaux nécessitent une sélection technique approfondie de la part des fédérations. Ils n’entrent que très rarement dans le dispositif de massification des associations sportives prôné par la DGEPS. En revanche, l’action des stages régionaux répond à la double problématique du perfectionnement et du recrutement des nouveaux moniteurs et éducateurs sportifs. Le constat de l’administration centrale du début des années 1950 est clair : l’augmentation du nombre de licenciés et du nombre d’associations sportives engendre inévitablement une augmentation du nombre d’éducateurs. Cependant, la répartition géographique des associations n’est pas homogène sur l’ensemble du territoire français. Ainsi, l’organisation des stages doit, dans les secteurs les plus riches en associations, conforter les vocations d’éducateur. Dans les zones de faible implantation, la mission des services départementaux de la Jeunesse et des Sports s’inscrit à la fois dans la construction des nouvelles vocations et dans la formation des futurs éducateurs sportifs nécessaires à la vie de l’association locale.
Avant l’organisation d’un stage sportif, les services départementaux sont amenés à réaliser un bilan de la situation locale dans le domaine de l’animation sportive2. Le nombre d’associations, le nombre d’éducateurs bénévoles déjà formés et l’identification des zones les moins fournies en associations sportives sont les principaux éléments nécessaires à un examen précis. En partenariat avec les ligues régionales et les comités départementaux, les agents du service départemental de la Jeunesse et des Sports sont missionnés pour créer et encadrer les associations sportives. L’objectif est sans appel au début des années 1950 : favoriser par tous les moyens l’encadrement sportif des jeunes. Ainsi, lorsque les éducateurs sportifs bénévoles manquent pour créer une association, les fonctionnaires départementaux, principalement des maîtres d’EPS3, animent et prospectent dans les zones géographiques les plus défavorisées en pratique sportive. En d’autres termes, le partenariat avec les fédérations sportives dépasse la formation des éducateurs déjà en action dans les associations pour tendre vers une implication en lieu et place des ligues et des comités dans la création et la gestion des associations sportives. Une fois le fonctionnement autonome de la structure associative grâce au rattachement fédéral, les fonctionnaires Jeunesse et Sports peuvent orienter les nouveaux éducateurs bénévoles vers les stages sportifs régionaux4.
« Une fois le stage terminé, les services départementaux doivent veiller à ce que les stagiaires accomplissent réellement les tâches pour lesquelles ils ont été formés1 ». L’administration centrale qui finance pour une grande part les frais engendrés par les stages sportifs, demande en contrepartie que les éducateurs sportifs enseignent réellement à la jeunesse l’ensemble des connaissances techniques acquises lors de la formation. Des engagements écrits sont alors envisagés entre les stagiaires et les services départementaux afin de s’assurer du retour sur investissement des stages. Le contrôle des activités effectives des éducateurs sportifs se réalise majoritairement à travers l’utilisation des fiches et des rapports transmis chaque année par les éducateurs, sous couvert des services départementaux, à la direction générale. Néanmoins, l’aspect « inspection » est ici à relativiser. En effet, le rôle des maîtres EPS s’engage plutôt vers un accompagnement de l’encadrement et des initiatives des éducateurs bénévoles2. En toute logique, par une prospection importante, la mission des services départementaux est de généraliser sur l’ensemble de la France un maillage en associations sportives suffisant à la pratique du plus grand nombre de jeunes, souvent sortis prématurément du système scolaire.
En définitive, les stages sportifs nationaux et régionaux, en proposant une spécialisation de haut niveau à destination des moniteurs et des athlètes, et en assurant, au niveau local, la formation des éducateurs sportifs bénévoles, se substituent aux fédérations sportives afin d’assurer une diffusion massive des pratiques en France. Le recensement des formations, malgré la flexibilité laissée à chaque service départemental par l’absence de programme national, est un autre moyen de s’assurer de l’efficacité de l’action. Dans le cas présent, le partenariat État – fédérations permet aux jeunes délégataires du champ sportif de construire de manière quasi autonome une organisation et une gestion des diplômes d’éducateurs. En revanche, celui-ci permet à l’État, par la mise à disposition des logistiques humaine et matérielle des services départementaux, d’élaborer un examen permanent des formations et de l’utilisation des éducateurs des diverses ligues régionales et des comités départementaux. Rapidement pourtant, l’État est amené à officialiser l’un des premiers brevets sportifs garantissant un socle commun de connaissance pour les éducateurs sportifs.
I-2- L’aide-moniteur, base des premiers diplômes d’éducateur sportif
Les arrêtés du 10 septembre 1946 et du 9 novembre 1946 créent les brevets d’aide-moniteur3 et d’aide-monitrice4 d’éducation physique et sportive. Bien avant la loi Montagne du 18 février 1948 ou les premières réglementations des années 1950, l’État officialise une formation de base à destination des éducateurs sportifs bénévoles issus du monde du Travail. Le concept d’aide-moniteur nécessite ainsi quelques éclaircissements, notamment autour des conditions de sa naissance et des enjeux liés à la formation initiale des éducateurs sportifs. L’idée de recruter au sein de la population active un nombre important d’éducateurs destinés à encadrer la jeunesse laborieuse, ne naît pas à la Libération, mais prend corps sous l’Occupation. L’accentuation de l’effort de guerre demandée à la France lors de l’arrivée d’Albert Speer à la direction de la planification économique du Reich (Paxton, 1997, p.363) et le prélèvement important en main-d’œuvre à destination de l’Allemagne (Milward, 1970) obligent la « Jeunesse de France » à s’engager dans la production de guerre au début de l’année 1943. En zone nord, zone occupée, les pressions vis-à-vis des productions essentielles à la guerre s’accroissent considérablement et conduisent à l’expansion des branches de la métallurgie et du charbon après la crise des années 1930 (Fridenson et Robert, 1992, p.117-147). À l’identique, la zone sud, après l’envahissement par les Allemands et les Italiens en novembre 1942, connaît, elle aussi, une accentuation du poids des nazis, notamment dans la gestion des Chantiers de la Jeunesse Française (CJF). Leur rattachement administratif le 5 mars 1943 à la Production Industrielle et au Chef du gouvernement1, témoigne d’un renforcement du pôle « travail » aux dépens des enjeux éducatif prônés par les Chantiers (Pécout, 2007, p.140-153). En somme, qu’elle soit directement productive dans les usines métallurgiques et dans les mines de Charbon du Nord et du Pas-de-Calais à la suite du départ des ouvriers pour le travail en Allemagne, ou rassemblée au sein des CJF, la jeunesse française au travail connaît dans les deux dernières années de guerre, une accentuation des cadences de production amenant les enseignants d’éducation physique à se pencher sur la question des pathologies physiques liées au travail juvénile. L’éducation physique des jeunes ouvriers est élaborée au sein de la section « Jeunesse Ouvrière » du Commissariat Général à la l’Éducation Générale et aux Sports (CGEGS), et au Commissariat Général des Chantiers de la Jeunesse Française (CGCJF). Totalement distinctes dans les faits, ces deux expériences relèvent pourtant d’une même logique « d’auto-formation » malgré les oppositions fortes dans le domaine de la formation des moniteurs d’EPS2. Dans ce sens, depuis le rapport de C. Denis de 19403, en passant par les négociations entre le Chef Ploix4 et le CGEGS pour l’organisation de la formation physique dans les grands bassins miniers du Nord5, jusqu’aux propositions de R. Lebrun pour développer une éducation physique spécifique au travail juvénile, l’ensemble des modèles repose sur le recrutement et la formation d’ouvriers possédant des capacités a priori dans l’encadrement des activités physiques et sportives. En effet, face au manque de moniteurs qualifiés, aux restrictions budgétaires et à l’augmentation de l’effort de guerre, l’éducation physique des jeunes travailleurs ne peut se diffuser qu’au contact d’éducateurs sportifs formés à « moindres frais ». Ainsi, R. Lebrun, en charge de l’organisation de l’éducation physique dans les CJF, énonce clairement le type de recrutement souhaité :

« Les ouvriers ou les jeunes de Chantiers recrutés pour mener les leçons ne peuvent ni avoir le titre de moniteur et ni en faire fonction. L’emploi du temps de leur journée ne doit différer en rien de celui de leurs camarades. Par contre, ils seront sans doute fort utiles au moniteur en qualité d’aide-moniteur aux heures où normalement le groupe dont ils font partie reçoit l’éducation physique6 ».
En somme, une fois la formation de base acquise, les employés encadrent les jeunes ouvriers tout en se maintenant dans leur profession d’origine.
La Libération, à l’image de l’ensemble de l’architecture administrative en charge de la Jeunesse et des Sports (Amar et Gay-Lescot, 2007, p.377-394), place le concept d’aide-moniteur en continuité avec les expériences vichystes. La situation des jeunes dans le monde du travail n’est pas plus enviable que sous l’Occupation. La reconstruction de la France, le manque de main-d’œuvre suite au retour des prisonniers de guerre dans leur pays et l’élaboration du premier Plan de décembre 19451 entraînent une utilisation intensive des jeunes dans les entreprises (Charlot et Figeat, 1985, p.339). Dans ce contexte, le secteur de l’éducation physique postscolaire voit le jour2 et se donne pour mission de diffuser à l’ensemble de la jeunesse de quatorze à vingt ans en dehors de l’école, une formation physique reposant essentiellement sur la pratique sportive. La pérennité de l’aide-moniteur dans l’immédiat après-guerre atteste certes de l’efficacité du modèle, mais révèle aussi une logique peu connue dans la gestion des diplômes par Jeunesse et Sports. La non administration de l’aide-moniteur dans la période 1945 – 1946 reste un élément important dans la compréhension des urgences en matière d’éducation physique pour la jeunesse laborieuse. Toutefois, les missions qui lui sont allouées dépassent le cadre de la jeunesse ouvrière pour s’étendre dans les milieux sportifs traditionnels. Malgré l’absence de statut précis et identifié, la DGEPS lance au début de l’année 1945 une série de « stage d’information Jeunesse Ouvrière » à destination des professionnels des entreprises privées et publiques, et des éducateurs bénévoles des clubs et des associations sportives. Ainsi :

« Ils seront recrutés (les moniteurs Jeunesse Ouvrière) parmi le personnel des établissements industriels et commerciaux, étant destinés à devenir Moniteur Jeunesse Ouvrière pour les apprentis et les jeunes ouvriers de ces établissements3 ».

D’une durée d’un mois, les stages de formation de l’année 1945 se déroulent au Collège de Bagatelle du 1er au 29 mars. Devant l’affluence du premier stage, la DGEPS décide d’organiser quatre nouvelles formations en fin d’année 19454. La variation du modèle d’aide-moniteur en « moniteur Jeunesse Ouvrière » n’est pas le révélateur d’une variation de politique ou de statut. Bien au contraire, la confusion des premiers textes est rapidement levée par les directives du début de l’année 1946. Alors que le brevet d’aide-moniteur n’est officiellement reconnu qu’en septembre 1946, le service de l’éducation physique postscolaire lance dès janvier 1946, une vaste campagne de formation et de recrutement. « Des stages de formation d’aide-moniteur et d’aide-monitrice de la Jeunesse postscolaire, d’une durée de trois mois, sont prévus dans divers CREPS5 ». Destinés aux organismes où la pratique de l’éducation physique et sportive relève du Service de l’Éducation Physique Postscolaire (SEPPS), les aides-moniteurs et les aides-monitrices sont réellement investis d’une mission dans l’ensemble des milieux d’éducation aux sports dont les associations font partie. Par conséquent, l’urgence du recrutement des aides-moniteurs et des aides-monitrices – près de 400 stagiaires masculins et 200 stagiaires féminins en 19461 – renforce l’idée d’une approche différente et non élitiste dans la formation des intervenants. À mi-chemin entre les stages sportifs nationaux et les diplômes d’encadrement sportif, le concept particulier d’éducateur sportif que sont les brevets d’aide-moniteur détermine une vision « généraliste » de l’éducation par le sport.

L’officialisation du brevet d’aide-moniteur par la publication des arrêtés des 10 septembre et 9 novembre 1946 procède en toute logique à une validation des actions menées depuis 1943. L’article 2 des présents arrêtés est, dans ce sens, très explicite :

« Le brevet d’aide-moniteur / d’aide-monitrice d’Éducation physique et sportive sanctionne une formation physique de base et ne saurait, en aucune manière, être assimilé à un diplôme dont les titulaires peuvent être recruté(e)s au concours comme fonctionnaire du Corps des maîtres d’Éducation physique et sportive2 ».

Les textes qui instaurent le brevet d’aide-moniteur et d’aide-monitrice précisent donc que ce diplôme ne donne nullement le droit à un poste de fonctionnaire, mais « constitue une garantie de l’État3 » vis-à-vis d’une formation minimale dans le domaine des activités physiques et sportives. L’enjeu n’est donc pas de créer un corps d’élite de l’éducation physique et sportive, mais de donner à des éléments préalablement identifiés comme investis dans les pratiques physiques, une formation permettant l’action rapide dans les milieux sportifs.

Le recrutement hâtif des candidats à l’aide-monitorat de l’année 1945 laisse la place, au moment de l’institutionnalisation du brevet, à un processus élaboré qui, malgré la rapidité de la formation, témoigne d’une volonté de ne pas sacrifier la qualité des intervenants au profit de la quantité. La préformation, la présentation à l’examen et le perfectionnement sont alors les trois étapes de la vie de l’aide-moniteur construites sur la période 1945 – 1949. Les candidats peuvent se préparer personnellement au brevet d’aide-moniteur à condition d’avoir plus de dix-huit ans et moins de quarante ans. Néanmoins, l’expérience des stages « Jeunesse Ouvrière » de l’année 1945 indique aux gestionnaires du secteur postscolaire que la préformation des candidats est un élément indispensable dans l’efficacité du recrutement. Le concours d’entrée au stage de préformation est alors institué, une fois de plus, avant la reconnaissance légale du brevet4. Le concours permet de sélectionner les candidats les plus à même de correspondre aux exigences de l’aide-monitorat – stabilité de l’emploi, capacité physique, intérêt pour l’éducation physique et les sports sont ainsi des éléments essentiels – et de répondre à la limitation des places disponibles dans les Centres Régionaux d’Éducation Physique et Sportive (CREPS) .

L’organisation du concours au stage de préformation demande aux services départementaux de développer une véritable logistique qui assure de l’importance que revêt ce premier niveau dans le recrutement des futurs aides-moniteurs. La commission d’examen1, qui rassemble le directeur départemental de la Jeunesse et des Sports, l’inspecteur départemental de l’apprentissage, l’inspecteur départemental des Mouvements de Jeunesse et d’Éducation populaire ainsi que l’assistant départemental, deux professeurs d’EPS, deux maîtres d’EPS et un médecin2, montre la rapide prise en compte d’une action dans les milieux sportifs et ouvriers. Les épreuves des concours de l’année 1946 (tableau n°1) demandent somme toute une réelle connaissance de l’enseignement de l’éducation physique et des sports.

Les examens, par la quantité et la pluralité des épreuves, sont organisés sur deux jours au sein des CREPS. Les frais de voyage et les pertes sur salaire des candidats sont compensés par des indemnités attachées aux crédits « Éducation Physique Postscolaire » (EPPS) des services départementaux. En cas d’admissibilité, les candidats sont invités à suivre le stage de trois mois à nouveau organisé dans le CREPS local. Peu d’éléments statistiques permettent de répondre à la question de l’efficacité de ce type de recrutement. Deux remarques sont néanmoins essentielles. Tout d’abord, le niveau du concours de l’année 1946 apparaît élevé au regard de la population visée par le recrutement. Comment exiger d’un employé ou d’un éducateur bénévole de posséder autant de capacités pédagogiques et physiques ? Dépassant ces premières impressions, la seconde remarque s’inscrit autour de l’évolution du concours de préformation comme indicateur du niveau trop élevé des premières sessions. Les épreuves des candidats aux stages de trois mois préparant au brevet d’aide-moniteur sont ramenées en 1947 à : un grimper de corde de quatre mètres bras seuls, une épreuve de saut en hauteur, de 100 mètres, de 1500 mètres et un concours de lancer du poids (7 kg 257) 3. Les barèmes appliqués à cet examen sont ceux de la maîtrise d’EPS avec une majoration de 10 % pour les candidats de vingt à trente-cinq ans et de 20 % pour ceux de trente-cinq à quarante ans4. Pour les aides-monitrices, le schéma est le même avec une course de 60 mètres, une course de 600 mètres, le saut en hauteur, le lancer de poids (4 kg) et le grimper sur corde (3,50 mètres, bras et jambes)5. L’épreuve de pédagogie est ainsi supprimée et, afin de limiter le temps dans les CREPS, le concours est ramené à une seule journée. Par conséquent, l’ambition du début de l’année 1946 laisse rapidement la place à une adaptation du concours pour répondre aux disparités du pré-recrutement des aides-moniteurs. L’allègement des épreuves s’accompagne d’une modification du temps de stage pour la préparation au brevet. Initialement de trois mois, le choix est donné aux candidats de postuler pour un ou deux mois de formation6. La réduction du temps de formation initiale ne se place pas pour autant dans la continuité de la logique précédente. Le niveau des candidats n’est pas ici un élément d’explication. Au contraire, si le concours d’entrée au stage de préformation est révisé à la baisse, il apparaît logique que le stage de formation conduise à une augmentation du temps dans les CREPS pour maintenir une qualité équivalente. Ainsi, le recrutement des travailleurs implique une autre variable extérieure à l’éducation physique et aux sports, mais propre au positionnement du postscolaire. En effet, l’accès au stage de préformation pour les employés des entreprises se réalise au « bon vouloir » des employeurs. Le choix de l’alternative d’un mois, qui devient rapidement la norme, facilite les relations avec les patrons qui, par soucis de production, souhaitent limiter au maximum le temps d’absence de leurs employés. En effet, le stage d’un mois est préféré car il peut s’organiser sur le temps de vacances. À ce sujet, M. Morana1 précise bien la différence qui existe entre les directives nationales qui, par les indemnités, souhaitent développer une formation rapide, mais de qualité, et les éléments impondérables du travail qui imposent un retour rapide dans l’entreprise : « j’ai fait un mois parce que j’avais un mois de vacances. Si j’avais eu trois mois, j’aurais fait trois mois2 ». En réaction à l’instauration du stage d’un mois et toujours avec le souci de maintenir une garantie dans l’efficacité des futurs aide-moniteurs, l’administration centrale construit un second concours spécifique à la durée réduite de formation3.

En résumé, la première phase du recrutement des aides-moniteurs par l’instauration des stages de préformation, sans être obligatoire, apparaît pourtant comme le chemin obligé vers la réussite au brevet d’aide-moniteur. En revanche, l’analyse des conditions d’accès au stage de trois mois, puis le glissement vers une formation d’un mois témoignent des compromis réalisés par le service de l’éducation physique postscolaire pour maintenir une formation assurant une qualité minimale dans la diffusion des contenus d’enseignement et permettant un recrutement massif de personnel issu des entreprises4.

La formation au sein des stages de préformation est ainsi l’antichambre de la réussite au brevet d’aide-moniteur. Au cours d’un ou trois mois, la pédagogie – reprenant les thèmes de l’entraînement, de l’organisation matérielle, des jeux sportifs, des exercices de maintien, de l’hygiène et du contrôle médical – l’anatomie et la physiologie sont au programme théorique. Ensuite, les agrès, le grimper de corde, la natation et les sports collectifs relèvent des compétences pratiques. Enfin, l’hygiène et le secourisme complètent la formation. Sans apporter plus de détail sur les enseignements réels dispensés dans les CREPS, l’administration centrale mise sur les compétences locales des professeurs et des maîtres d’EPS pour construire une préformation efficace à la réussite de l’examen final.

Le brevet final d’aide-moniteur ou d’aide-monitrice se positionne en continuité des programmes de formations précédemment énoncés. Pour les candidats à l’aide-monitorat, trois types d’épreuves sont organisés comme le montre le tableau n°21. La fin des épreuves donne lieu à un classement sur 200 points, les candidats au-dessus de 100 points sont admis avec la répartition suivante : 120 points permettent d’obtenir la mention « assez bien », 140 points la « bien » et 160 points la « très bien ».

L’énoncé des épreuves du brevet d’aide-moniteur et d’aide-monitrice permet de procéder à deux remarques. Tout d’abord, il est facile d’admettre que le concours de préformation et les contenus de la formation initiale correspondent majoritairement à la logique des brevets d’aide-moniteur. Les disciplines théoriques, comme les épreuves pratiques sont en cohésion avec l’examen final. L’anatomie, la physiologie et la pédagogie sont ainsi au cœur du diplôme. De plus, les épreuves pratiques sont instaurées dès le concours de préformation. La cohérence au sein de la formation initiale des aides-moniteurs est donc respectée. Ensuite, axées majoritairement sur les épreuves sportives, les épreuves pratiques et théoriques laissent une grande place à la pluridisciplinarité sportive. Par conséquent, le brevet d’aide-moniteur ne sanctionne qu’une formation « de base »2, des connaissances pédagogiques élémentaires et une information générale concernant l’entraînement physique. Celle-ci, commune à l’ensemble des éducateurs physiques du secteur postscolaire, est suivie d’un perfectionnement après la réintégration et l’enseignement au sein des structures sportives ou d’éducation physique d’origine. La réussite du brevet permet aux nouveaux promus d’encadrer les leçons d’éducation physique et les séances de sports uniquement dans le secteur postscolaire.

Les stages de perfectionnement sont alors institués par la circulaire du 15 mai 19473 qui permet aux aides-moniteurs d’acquérir un degré supérieur dans les connaissances techniques des activités physiques et sportives et dans les compétences éducatives que revêt l’intervention auprès d’adolescents. Ces stages s’orientent essentiellement vers une spécialisation sportive4. Ceux-ci sont hiérarchisés : le premier niveau relève de l’initiation à un ou deux sports méconnus des stagiaires, et le deuxième niveau renvoie à une spécialisation pour les aides-moniteurs confirmés dans un ou deux sports5. Les stages de perfectionnement se généralisent donc à l’approche des années 1950 et apparaissent comme le moyen privilégié pour les maîtres d’arrondissement de récompenser leurs intervenants locaux – les indemnités financières faisant souvent défaut. Néanmoins, la fréquence des stages et leur contenu sont laissés au libre choix des assistants départementaux et des CREPS d’accueil, ce qui implique une pluralité des approches théoriques et pratiques, mais aussi l’absence d’une unité de formation sur le territoire français. Les pratiques sportives restent l’unique outil de perfectionnement pour les aides-moniteurs et les stages de perfectionnement sont, dans les années 1950, un point important pour l’accès au monde fédéral ou à la fonction publique. En effet, les meilleurs candidats sont encouragés par l’administration centrale à poursuivre la formation afin d’obtenir les brevets fédéraux1. De plus, par le jeu des spécialités et de l’accumulation des compétences éducatives, certains choisissent, après quelques années d’aide-monitorat, d’entrer dans le cursus de formation des maîtres d’EPS qui présente, cette fois-ci, une véritable ascension statutaire2. Pourtant, le perfectionnement des aides-moniteurs à travers quelques activités sportives annonce déjà la modulation des diplômes d’encadrement où le généraliste pluridisciplinaire trouvera son unique place au sein du système éducatif laissant le monde fédéral et le secteur extrascolaire aux spécialistes sportifs.
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