Bibliographie Sport, encadrement et professionnalisation, Bernardeau D








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III- Conclusion
Dans un contexte général de développement des loisirs sportifs, l’évolution des métiers du sport va désormais dans le sens d’une pérennisation des emplois (à plein temps et en CDI) et l’affirmation de professions s’inscrivant pleinement dans le champ des activités salariales. Les acteurs du sport trouvent là un environnement plus favorable à leur insertion professionnelle. Indiscutablement, le processus tend à s’inverser. Les acteurs du sport raisonnent de plus en plus en termes de compétences et de référentiels de certification et partent davantage des situations professionnelles pour construire les contenus de formation. Ainsi, les savoirs professionnels des éducateurs sportifs sont désormais davantage redéfinis en fonction de l’évolution de leur métier, la recherche d’une meilleure adéquation entre théorie et pratique supposant de rapprocher et mieux articuler les compétences techniques et les compétences conceptuelles. Pour autant, entre l’intention et la réalisation, le chemin à parcourir reste long et sinueux. Il suppose une réelle volonté de coopérer entre les deux ministères concernés et historiquement impliqués dans l’encadrement des métiers du sport. Pour cela, ces derniers doivent, aujourd’hui, dépasser les rapports de concurrence et d’opposition pour réfléchir ensemble à la meilleure façon d’accompagner un changement devenu inéluctable. Le dialogue doit également s’instaurer entre les institutions fédérales et associatives qui ont véritablement fondé le sport en France, et les partenaires sociaux et employeurs qui, de toute évidence, deviennent les acteurs incontournables contribuant à redessiner le paysage professionnel et éducatif des métiers des sports et des loisirs. Plusieurs points essentiels émergent. L’apparition d’abord d’un nouveau mode de régulation dans la construction des métiers de l’enseignement sportif avec le passage d’un mode de gouvernement centralisé et vertical dans lequel l’Etat définit et met en oeuvre des choix collectifs à un mode hybride s’apparentant à la gouvernance mariant public et privé, davantage horizontal et décentralisé multipliant les acteurs impliqués (employeurs, monde associatif…). Par ailleurs, le contexte de cette transformation, met au jour une double nécessité : celle de l’adaptation formation-emploi mais aussi la non moins nécessaire harmonisation européenne, à la traîne dans le domaine sportif. Enfin, on peut observer une multiplicité des acteurs (individuels et collectifs) impliqués dans ces transformations : les associations, les fédérations, les syndicats mais aussi les organismes d’études (ONMAS, CEREQ…)… interviennent à des niveaux divers en déployant des arguments et des outils spécifiques. Ainsi, c’est un nouvel ordre négocié (Strauss, 1992) qui modifie profondément le mode de construction des règles (diplômes, formations…) laissant entrevoir de nouveaux espaces de conflits et de concurrence dans lesquels les accords semblent se cristalliser autour de la définition de référentiels de compétences.
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Professionnalisation et encadrement du sport

Denis Bernardeau-Moreau1

La professionnalisation des sports et des loisirs est à l’œuvre depuis une vingtaine d’années. L’éducateur sportif, comme les autres acteurs du sport, est influencé par ces changements profonds. Le modèle traditionnellement associatif et bénévole est rejoint par le modèle marchand qui s’appuie sur les savoir-faire d’un marché économique ouvert à la concurrence et à la consommation de masse. L’encadrement est aussi concerné par ce processus qui le rend plus spécialisé et contribue à élever les métiers du sport au rang de professions à part entière. Pour analyser les processus d’évolution et de mutation des sports contemporains, il nous faut au préalable définir ce qu’on entend par professionnalisation.
I- Définition de la professionnalisation
I-1- Généralité sur la professionnalisation
Pour M. Maruani et E. Reynaud (1999), le travail est le fait de produire des biens et des services. Il constitue aussi l’ensemble des conditions d’exercice de cette activité de production. Si le travail constitue un ensemble très large, l’emploi, le métier et la profession en constituent ses sous-ensembles. L’emploi représente l’ensemble des modalités d’accès et de retrait du marché du travail. Le métier fait référence à une compétence, un savoir-faire dans l’exercice d’une tâche manuelle ou intellectuelle. La profession donne au métier un cadre institutionnalisé et des modalités d’accès définies par un groupe professionnel mû par un intérêt commun. Quant à la professionnalisation, beaucoup de travaux l’abordent comme un processus de rationalisation. Par rationalisation, nous retenons le sens wébérien qui définit la « rationalité instrumentale » comme l’ajustement des moyens à une fin recherchée. Par souci de simplification, nous dirons que la professionnalisation peut se définir de deux manières, en termes de statuts (profession et institutionnalisation) et en termes de compétences (savoirs et qualifications) et selon trois niveaux : l’organisation, l’acteur et l’activité (Wittorski, 2005).
En termes de statuts, c’est le sens anglo-saxon qui prévaut. La professionnalisation est l’ensemble des stratégies utilisées par un groupe professionnel (syndicat, association, institution, groupe d’intérêts) pour contrôler son activité de travail et améliorer les conditions de son exercice. Pour J.M. Chapoulie, c’est « le processus selon lequel un corps de métier tend à s’organiser sur le modèle des professions établies » (Chapoulie, 1973, p. 89). P. Guillaume (1996) caractérise le processus de professionnalisation par son institutionnalisation (c’est-à-dire l’action de donner à une organisation ou une activité sociale des structures organisées par le fait de coutumes ou de lois. Ces coutumes ou lois sont définies ici par la corporation ou l’esprit de corps, la déontologie et le syndicalisme). La professionnalisation induit l’organisation de la profession (par l’explicitation des plans de carrière, d’avancement et des grilles de rémunération) et la formation (qualifications, diplômes). R. Wittorski définit, pour sa part, le mot professionnalisation comme « le passage des occupations aux professions, le passage des connaissances empiriques aux connaissances scientifiques » (op. cit., p. 15). En termes de compétences, la professionnalisation traduit leur spécialisation. Elle est la capacité d’un individu à exercer une activité professionnelle dans un environnement de travail donné, en mobilisant et adaptant ses connaissances et ses savoir-faire aux situations rencontrées (Bertrand, Bouder, Rousseau, 1993). Elle est un ensemble de savoirs, savoir-faire et savoir être qui conditionne un comportement dans un contexte particulier. Pour M. Stroobants, la professionnalisation est une rationalisation des modes de fonctionnement qui suppose une division des tâches et une spécialisation des formations professionnelles sanctionnées le plus souvent par des diplômes (Stroobants, 2005, p. 38-39). Pour Galambos (1983), elle exprime une forme particulière de la spécialisation fonctionnelle. Ce processus de rationalisation conduit à une gestion plus structurée et institutionnalisée des organisations et des acteurs qui les composent. Il est fréquent, dès lors qu’on s’intéresse à l’acte de professionnaliser, d’opposer le système éducatif dont la mission est la formation par l’acquisition de savoirs relatifs aux métiers et le système productif dont la mission est la professionnalisation par l’acquisition de savoir-faire.
Dans ce processus d’évolution des statuts et des compétences organisationnels, il est possible, par ailleurs, d’identifier trois niveaux sur lesquels agit la professionnalisation. Selon R. Wittorski (2005), la professionnalisation agit sur l’organisation, sur l’acteur et sur l’activité. La professionnalisation des organisations conduit à formaliser une structure hiérarchisée et à rationaliser son fonctionnement (Ion, 2001, p. 241). La professionnalisation des acteurs consiste à construire une identité professionnelle autour d’une profession (Dubar, 1998), à faciliter la création de syndicats professionnels de défense des règles et privilèges. La professionnalisation des activités enfin suppose la création de règles techniques et opératoires et la construction de programmes de formation (Wittorski, op. cit.). G. Vergnaud (2005) identifie les tensions générées par la professionnalisation. Il y a celle opposant le familier et le nouveau. Le professionnel n’est pas seulement celui qui connaît les situations professionnelles, c’est aussi celui qui doit s’adapter aux situations nouvelles. La tension liée à la professionnalisation oppose aussi la spécialisation et la polyvalence. La polyvalence est de plus en plus la qualité recherchée collectivement. Si chacun est spécialiste, tout l’ensemble devient polyvalent par l’échange et la communication. La tension entre diplôme et expérience n’est pas nouvelle mais peut être atténuée par le recours à la formation continue. Si ces tensions ont toujours existé, elles sont aujourd’hui exacerbées par le fait que 50% des cadres vont partir à la retraite dans les années qui viennent. Ceux qui les remplaceront seront plus jeunes et plus diplômés.
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