Bibliographie Sport, encadrement et professionnalisation, Bernardeau D








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IV- Conclusion : Vers une collaboration et une coopération entre le MSJSVA et le MEN ?
Le 26 novembre 2007, Valérie Pécresse5, Roselyne Bachelot6 et Bernard Laporte7 adresse une lettre à Jean Bertsch8 pour lui demander de réaliser un rapport sur la réorganisation de l’offre publique de formation dans le secteur de l’activité physique. Une des raisons de cette commande est la concurrence des certifications proposées par les architectures de formations : « le DEJEPS peut entrer en concurrence avec un DEUST9, les licences STAPS avec le DESJEPS et les masters STAPS avec le diplôme de l’INSEP ». Un des enjeux majeurs est le travail en collaboration et en coopération du MSJSVA et du MEN pour parvenir à des architectures de formations intégrés aux deux ministères. L’enjeu sous-jacent de cette démarche est d’aboutir à une meilleure professionnalisation des personnes s’engageant dans ce type de formation. Nous remarquons ici, que si de nouveaux enjeux émergent (développement quantitatif de l’emploi sportif, « européanisation » des diplômes), les enjeux « antérieurs » sont toujours présents (la professionnalisation).

Le rapport dit « Bertsch » débouche ainsi sur une liste de 20 mesures préconisées, la première étant la création d’un cadre unique de certifications dans les métiers du sport, de l’activité physique et de l’animation. La mesure n°3 propose un allègement et un toilettage du BPJEPS. En effet, l’aspect disciplinaire strict de certains BP est minoré au profit de groupes de spécialités (à l’instar des spécialités pugilistiques) en partant du principe de « transversalité ». Les fédérations déclarent assez unanimement que « le BP a dilué chaque spécialité et considèrent que les formés - certes plus adaptables aux emplois – sont néanmoins professionnellement moins compétents dans cette spécialité1 ». De plus, l’architecture des BP en 10 UC introduit une confusion entre la formation et la certification, c’est pourquoi il conviendrait d’alléger en diminuant le nombre d’UC à 4 ou 5.

Des mesures sont également préconisées afin de supprimer, ou tout du moins réduire, les concurrences entre les diplômes délivrés par le MSJSVA et le MEN. Tout d’abord, le DEJEPS du MSJSVA et le DEUST (filière STAPS, MEN) sont supprimés (mesures n°5 et 6). Serait alors créé un Brevet de Technicien Supérieur du Sport de l’Animation (BTS SA)2 en cotutelle du MESR3 et du MSJSVA, de niveau III, se déclinant en 3 mentions : « entraînement sportif », « activité physique », « animation professionnelle ». La mesure n°7 l’implantation de ce BTS SA dans les Ecoles nationales, les CREPS ou dispositifs agréés et les universités.

De la même manière, le DESJEPS devrait être supprimé (mesure n°9), et les licences générales « entraînement sportif » et « ergonomie et performance motrice » sont débaptisées. Il est créé une nouvelle mention compactée de la licence générale STAPS intitulée « Ergonomie et Optimisation de la Performance » (mesure n°10) tandis que la licence générale STAPS « entraînement sportif » devient une « licence professionnelle », gardant le même intitulé, habilité par le MESR et installée à l’INSEP pour les établissements du MSJSVA (mesure n°11). Notons ici que la mesure n°16 s’inscrit également dans l’enjeu d’augmenter les collaborations et coopérations interministérielle dans le sens où l’INSEP se voit conférer le statut de grand établissement (Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, « EPCSCP ») sous double tutelle (MSJSVA et MESR). Il pourrait alors délivrer des diplômes d’enseignement supérieur en co-habilitation entre les deux ministères.

Jean Bertsch conclu son rapport, le 6 mai 2008, en espérant que cette mission interministérielle permette d’apporter un paysage de formation harmonisé, plus adapté et apaisé. Il précise que « la France a aujourd’hui la possibilité d’inscrire résolument son offre publique de formation aux métiers de l’activité physique, du sport et de l’animation, dans une perspective renouvelée, compréhensible par nos voisins européens, compatible avec leurs offres respectives et échangeable de pays à pays. Cette mobilité nouvelle autorisée conduira sans doute à ne plus réfléchir à un système franco-français des métiers du sport mais bien au-delà, à envisager l’insertion professionnelle de nos jeunes et de nos cadres dans l’ensemble des 27 pays européens de l’Union 4».

En somme, l’avenir de l’architecture française en termes d’emploi sportif (formations et qualifications) devrait tendre vers une harmonisation et une unification interministérielle permettant de clarifier et de rendre davantage compréhensible le système français par nos voisins européens. Notons qu’à l’heure où nous rédigeons cet article, les mesures de ce rapport n’ont pas encore été suivies d’effets.
D’un point de vue institutionnel, nous avons mis en avant le fait que les réformes promulguées par le législateur sont guidées par de multiples enjeux : sécuritaire, économique, la professionnalisation, le développement quantitatif de l’emploi sportif et la mise aux normes européennes des qualifications. Ces enjeux, liés au contexte sociétal, se superposent les uns aux autres. Ainsi, cette logique de « sédimentation » fait que l’introduction d’un nouvel enjeu à un instant T de l’histoire n’engendre pas la disparition des anciens. Le dernier apparaît alors comme celui qui guide prioritairement le législateur dans la mise en œuvre de ses réformes. Aujourd’hui, l’enjeu est bien l’unification des formations et qualifications afin notamment de mieux s’insérer dans l’architecture européenne.

Ainsi, cela permettrait de créer une profession unique régissant l’enseignement sportif.

Annexes
Annexe I. Incidences des lois programmes sur les infrastructures et le nombre de licenciés1.




1961-1965

Loi n°61-806 du 28 juillet 1961 : 645 millions de francs

1966-1970

Loi n°65-517 du 2 juillet 1965 : 1050 millions de francs

1971-1975

Troisième Loi: n’est pas arrivé à terme à cause des chocs pétroliers.

Stades et terrains

1960 : 10100

1965 : 12402

1965 : 12402

1970 : 15196

1970 : 15196

1975 : 49553

Salles et gymnases

1960 : 1795

1965 : 2937

1965 : 2937

1970 : 4478

1970 : 4478

1975 : 11407

Piscines

1960 : 516

1965 : 1066

1965 : 1066

1970 : 1572

1970 : 1572

1975 : 2980

Nombre de licenciés

1958 : 2 490 000

1968 : 4 720 000

1980 : 9 500 0002


Annexe II. Article premier de la loi du 6 août 1963.
« Nul ne peut professer contre rétribution l’éducation physique ou sportive, de façon régulière, saisonnière ou accidentelle ni prendre le titre de professeur, de moniteur, d’aide moniteur ou de maître d’éducation physique ou sportive ou tout titre similaire s’il ne répond aux conditions suivantes :

  1. N’avoir jamais été l’objet :

    1. Soit d’une condamnation pour crime

    2. Soit d’une condamnation sans sursis pour infraction aux articles 330, 331, 332, 333, 334, 334-1, 335, 335-5 et 335-6 du Code Pénal

    3. Soit d’une condamnation à une peine d’emprisonnement sans sursis supérieur à quinze jours pour coups et blessures volontaires ou vol

  2. Être muni :

    1. D’un diplôme français attestant de l’aptitude à ces fonctions déterminées par le Ministre de l’Education nationale et délivré soit par nos soins, soit sous son contrôle par arrêtés contresignés des Ministres intéressés ou par décisions prises sur délégation du Ministre de l’Education nationale par les fédérations ou groupements privés d’éducation physique ou sportive offrant des garanties reconnues, après avis de jurys qualifiés ;

    2. Ou bien d’un diplôme étranger dont l’équivalence aura été reconnue par le Ministère de l’Education Nationale, après consultation des fédérations ou groupements privés d’éducation physique ou sportive intéressés offrant des garanties reconnues, sur avis de jurys qualifiés, comme il est dit au paragraphe précédent »


Annexe III. Tableau A : « Enseignement de l’EP ».


Groupe I : « professeur »
-CAPEPS (2e partie)

-CAPEPS (examen probatoire)

-Brevet de cadre de maîtrise d’EPS (armée de l’air)

-Brevet d’EPS militaire, délivré en 1946, 1947 et 1948 (officiers ayant accompli une année à l’ENSEP)

-Certificat d’aptitude au professorat de la ville de Paris.

-Certificat d’aptitude pédagogique à l’entraînement physique dans les milieux non scolaires (2 partis)

-Diplôme d’instructeur d’entraînement physique militaire, délivré de 1945 à 1950 et complété par une année d’études à l’ENSEP

-Diplôme de professeur d’EP de l’institut libre d’éducation physique supérieure (bacheliers ou cadre national)


Groupe II : « maître »
-Diplôme de maître d’EPS (2e partie)

-CAPEPS (1ère partie)

-BEES

-Brevet de moniteur 1942

-Brevet d’instructeur spécialisé

-Brevet du 2e degré de spécialiste d’entraînement physique militaire

-Brevet d’entraînement physique militaire, 2e degré

-Brevet d’éducateur physique et sportif militaire, délivré de 1946 à 1948, par l’école normale de maître d’EP.

-Certificat d’aptitude à l’EP

-Certificat délivré après l’examen de recrutement des professeurs suppléants de la ville de Paris.

-Certificat d’études supérieures d’EPS

-Diplôme d’instructeur d’entraînement physique militaire

-Diplôme 4 ou 4 bis de l’école normale de gymnastique et d’escrime de Joinville.

-Diplôme 5,6 ou 9 de l’école supérieure de Joinville.

-Diplôme de l’institut libre d’EP supérieure.

-Diplôme de l’école normale d’EP féminine.

-Certificat d’aptitude pédagogique à l’entraînement physique dans les milieux non scolaires (1ère partie)

-Diplôme de moniteur d’EP de l’enseignement libre (2e degré)

-Diplôme de maître de gymnastique délivré par le ministère de l’instruction publique.

Groupe III : « moniteur »
-Diplôme de maître d’EPS (1ère partie)

-Brevet du 1er degré de spécialiste d’entraînement physique militaire

-Brevet d’entraînement physique militaire, premier degré

-Brevet d’instructeur spécialisé d’entraînement physique dans le corps des sapeurs-pompiers.

-Diplôme d’entraînement physique militaire

Groupe IV : « aide-moniteur »
-Brevet d’aide-moniteur d’EPS

-Certificat d’entraînement physique militaire

-Diplôme de moniteur d’éducation physique de l’enseignement libre

-Diplôme d’entraînement physique militaire

-Certificat d’entraînement physique militaire



Annexe IV. Création des parties spécifiques dans les années 1960 et 1970.


28 septembre 1964

BE de moniteur de plongée subaquatique 

18 février 1965

BE de tennis

22 mars 1965

BE de moniteur de ski nautique

8 avril 1965

BE de golf

4 octobre 1965

BE d’aptitude à l’enseignement de la culture physique

7 octobre 1965

BE de voile

6 mai 1966

BE d’entraîneur de natation sportive

24 mai 1966

BE de football

23 juillet 1966

BE de patinage sur glace

12 septembre 1966

BE d’équitation

10 août 1968

BE de gymnastique sportive féminine

23 octobre 1968

BE de moniteur de voile

21 octobre 1969

BE de prévôt, de professeur de boxe

1er avril 1969

BE de prévôt, de professeur d’escrime

1er avril 1969

BE d’entraîneur de gymnastique sportive (masculine et féminine)

30 juin 1971

BE de professeur de judo, karaté, aikido – option principal : aïkido.

2 octobre 1973

BE à 3 degrés pour les APS de pleine nature

8 mai 1974

BE option baseball et softball


Annexe V. Nature des épreuves relatives au BEES, arrêté du 5 décembre 1972.


BEES 1er degré

Épreuves écrites :

a). Portant sur le sport, l’éducation sportive ou l’entraînement sportif (coef 1, 2h)

b). Portant sur les sciences biologiques et sur les sciences humaines (coef 1, 2h)
Épreuves orales :

a). Interrogation permettant de mettre en relief chez le candidat la connaissance d’un certain nombre de notions de pédagogie générale (coef 1)

b). Interrogation portant sur l’organisation administrative du sport français (coef 1)

BEES 2e degré

Épreuves écrites :

a). Un commentaire de texte à caractère sportif permettant de juger des qualités de rédaction, de réflexion et de synthèse des candidats (coef 2, 3h)

b). Une composition d’une durée de 3h portant sur les sciences biologiques et sur les sciences humaines (coef 2)
Épreuves orales :

a). Une interrogation portant sur l’organisation sportive internationale (CIO, fédérations internationales….) et sur la législation et l’administration du sport français (coef 2)

b). Une interrogation portant su les sciences humaines (psychologie, relations humaines, connaissance des milieux) et sur les sciences biologiques (coef 1)

BEES 3e degré

a). Un mémoire :

Le sujet du mémoire devra être déposé 2 mois au moins avant la date pour la soutenance. Il portera sur un sujet ayant trait aux sciences de l’éducation, aux sciences biologiques ou aux sciences humaines appliquées à la discipline choisie en option.
La note du mémoire est affectée du coefficient 4.

Toute note de mémoire inférieure à la moyenne est éliminatoire.

Toute note de mémoire égale ou supérieure à la moyenne est acquise à titre définitif.
b). Une interrogation de langue vivante étrangère :

L’épreuve de langue vivante étrangère consiste en une traduction d’un texte à caractère sportif (durée : 1h + un entretien, coef. 1)
Toute note de langue vivante inférieure à 5 sur 20 est éliminatoire.

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