Bibliographie sommaire








télécharger 375.58 Kb.
titreBibliographie sommaire
page8/9
date de publication15.12.2016
taille375.58 Kb.
typeBibliographie
p.21-bal.com > droit > Bibliographie
1   2   3   4   5   6   7   8   9

4.2. LE COMPORTEMENT DU MALADE


4.2.1. Notion

L’étude de la psychologie du malade doit essentiellement s'occuper des points suivants :

  • La connaissance du malade, de son milieu et de son éducation ;

  • Les réactions vis-à-vis de la maladie ;

  • L’étude de différents milieux hospitaliers ;

  • La conduite de l’infirmier suivant les différents états psychologiques (exemple : la façon dont le malade se présente devant vous).


Les gens travaillent à l’hôpital parce qu’ils le veulent bien ; d’autres y viennent comme malades parce qu’ils sont obligés. La maladie crée de l’inquiétude : lorsqu’elle apparaît, l’homme perd son équilibre et on lit cette inquiétude sur son visage. Cela se manifeste également dans la conversation du malade à la maison, autour du lit, dans la salle d’attente du médecin,… D’habitude, la maladie provoque un choc ; aucune personne en bonne santé ne s’y attend, c’est une menace pour l’équilibre personnel, une situation qui crée le besoin d’abandonner les activités normales pour se faire protéger et soigner.

Les craintes des malades portent parfois sur un détail d’hospitalisation, sur le souci de la famille qu’ils ont abandonnée, sur la perte de leur salaire ou sur le coût énorme d’hospitalisation.

4.2.2. Le malade et ses problèmes

Une maladie grave qui exige une hospitalisation et divers traitements médicaux ou chirurgicaux s’accompagne généralement des réactions affectives ; certains malades expriment ouvertement leur peur et leur anxiété, d’autres essaient de les contrôler ou de les nier, d’autres encore réagissent par des grands changements d’humeur et de comportement.

L’infirmier observateur et sensible peut aider le malade en lui donnant la possibilité de discuter de sa maladie et les problèmes qui s’y associent et en acceptant l’expression de son anxiété. Certains malades dont les besoins affectifs et psychologiques ne sont pas compris peuvent réagir en devenant hostiles et exigeants.

Ils ont des difficultés à accepter les limitations que leur impose la maladie. Ici, il faut aider le malade dans ses caprices. Le personnel soignant a tendance à considérer le malade comme non coopératif et ingrat. Dans ce cas, ce personnel ne doit pas adopter une attitude négativiste car elle renforcerait et prolongerait le comportement anormal du malade.

1º Le malade a un certain passé

Le malade est un être qui a son histoire. Il existe dans le passé du malade un faisceau immense de circonstances qui convergent vers aujourd’hui c'est-à-dire vers le moment où la personne déclare « je suis malade », « je ne suis plus comme tout le monde en ce qui concerne ma santé ». Les circonstances sont physiques et psychologiques, conscientes et inconscientes : son hérédité, son caractère, son tempérament, ses parents, ses enseignants, son milieu religieux, ses emplois, ses réussites et échecs, sa sexualité, son mariage,…

2º Le malade vit dans l’infantilisme et le complexe d’infériorité

Le malade croit que l’infirmier est seul la source de sa vie ou de sa mort. En plus, le malade se croit lui-même inférieur aux autres. Il cherchera à réagir contre ce sentiment d’infériorité pour s’affirmer en tant que personne humaine. Face à cette situation d’infantilisme et de complexe d’infériorité, il résulte certains comportements tels que l’insolence, l’agressivité, l’exigence, l’impolitesse, l’opposition, les plaintes, les appels incessants, …L’infirmier doit être compréhensif et essayera d’ajuster son comportement à la situation du malade.

3º. Le malade vit dans la peur, l’angoisse, le désespoir et la dépression

La maladie est considérée comme une diminution de l’individu, il a peur de la mort ou de la perte d’un membre, d’un organe. Souffrant de toute autre conséquence fâcheuse de sa maladie, il va exiger les médicaments les plus efficaces. Tous ces comportements visent la sortie immédiate de cette situation d’angoisse. Et si la maladie dure un peu, c’est le désespoir qui s’installe. L’infirmier doit s’en occuper si non il va enregistrer beaucoup de plaintes et s’il ne répond pas à ces plaintes, le malade s’isole, se renferme sur lui-même ou bien il devient exigeant et insolent. La mort devient le terme principal de ses propos.

4º Le malade est un parasite

Pour le malade, sa vie ou sa mort dépend de son entourage, il cherche une solution morale chez tout le monde. Il devient très dépendant et voudrait que tout le monde le regarde et ait pitié de lui. C’est le sens des gémissements très fréquents. Conscient de l’écartement de son milieu de travail, de ses amis, il ressent un sentiment de désillusion, comprend vite qu’il devient une charge pour les siens et pour la collectivité, connaît l’humiliation et la peur et commence à s’interroger.

5º Le malade vit dans l’espoir

Cet espoir est assez fragile, car il est basé sur la confiance que le malade a eue de l’efficacité des médicaments qui lui sont donnés ou encore sur la cordialité du personnel soignant. Mais une fois que la maladie dure un peu et que la guérison tarde, le désespoir revient avec force.

6º Le malade sur- actif

C’est un malade qui a des périodes d’excitation spontanée. Il semble infatigable, déborde d’activité, mentalement hyper excité, affectivement instable et très sûr de lui-même. Ces manifestations sont de degrés variables chez les malades atteints d’alcoolisme, d’artériosclérose, de blessure du crâne,… Il y a des malades qui dépensent beaucoup d’énergie. Dans ce cas, l’infirmier est responsable d’une thérapeutique centrée sur l’encouragement et la protection qui sont essentiels pour ces malades. Devant un malade surexcité, l’infirmier doit lui expliquer les conséquences de sa surexcitation. Il doit empêcher également le malade de se blesser ou de blesser les autres, il doit l’empêcher de s’épuiser et montrer au groupe qui l’accompagne qu’il ne vous gêne pas. Il ne doit pas montrer qu’il est repoussé ou diminué par les attitudes négatives de son patient. Il doit être ferme, aimable, tolérant, prévoyant et doit tout faire pour essayer de comprendre les raisons du désordre, de son activité. On rencontre ce symptômes dans les états suivants : artériosclérose, épilepsie, sénilité, lésion de la moelle épinière et dans les états toxiques. Dans ces cas, l’infirmier devra encourager le malade à se sentir en sécurité pendant cette période. Il doit comprendre la réaction du patient, lui montrer son intérêt et son souci sera de l’aider à s’adapter et accepter les limitations imposées par sa maladie.

Par contre, la création d’un rapport avec le malade sous-excité, sous-actif, déprimé est un processus long, ennuyeux et surtout décourageant. Des jours, des semaines et même des mois peuvent s’écouler avant que le malade ne commence à répondre. Il peut s’intéresser à son bien-être, l’encourager en dépit de son antipathie et de son manque de réactions. Il faut passer beaucoup de temps avec lui et lui fournir le soutien effectif dont il a tant besoin.

7. Le malade inadapté

C’est un malade qui a des difficultés de s’adapter à son entourage et manifeste de façon anormale, les symptômes de nervosité, palpitation, insomnie, asthénie, anxiété, impossibilité de se concentrer, plaintes somatiques vagues sans lésion organique manifeste, trouble gastro-intestinaux, fatigue. Ces manifestations peuvent être déclenchées par une blessure, une infection, une maladie chronique. L’infirmier devra éviter des préjugés au sujet du malade, il doit apprendre à ne jamais sous-entendre qu’il ne croit pas à la maladie d’autrui ou de son malade. Il doit donc se garder de porter un jugement facile en disant par exemple qu’il n ’y a pas de cause organique à sa maladie, que le malade ne ressent rien, ne fait que perdre le temps de l’infirmier, sa patience et même ses soins. L’infirmier doit utiliser sa science pour établir de bonnes relations avec le malade dans un effort pour gagner sa crédibilité. Le fait de le rassurer et le fait de l’encourager sont d’excellentes techniques utilisées dans le traitement de ce genre de maladies.

  1. Le malade âgé

C’est tout malade vieillissant qui a des altérations cérébrales provoquant des modifications de l’activité intellectuelle et du pouvoir d’adaptation à son milieu. Certaines personnes sont victimes de l’âge avant 60 ans, d’autres qui ont plus de 70 ans sont encore capables d’ agir et de réagir face aux réalités et aux circonstances de la vie. La réaction à la vieillesse est donc fonction de l’individu.

D ‘origine grecque, le mot « gériatrie »signifie soins des personnes âgées. C’est aussi une partie de la médecine qui étudie les maladies dues au vieillissement. Elle comprend la prévention de maladies et les soins des personnes âgées en portant une attention spéciale aux besoins créés par le phénomène de vieillissement. « La gérontologie »est quant à elle l’étude du phénomène de vieillissement qui commence à la naissance et se poursuit jusqu’à la mort ; mais qui s’accélère à mesure que l’âge augmente. Les changements physiques ou psychiques subis au cours de diverses étapes ou périodes de vie occasionnent la désintégration du soma amenant graduellement la réduction des possibilités de toutes les fonctions organiques. Enfin on appelle « sénescence », le processus de vieillissement normal et « sénilité », la détérioration physique et psychique prématurée.

Certains facteurs influencent le vieillissement. Ils sont intrinsèques lorsqu’ils proviennent de l’intérieur de l’être tel que l’hérédité, la constitution physique, l’usure par le travail ou la maladie, les préoccupations, les chocs émotifs. Ils sont extrinsèques lorsqu’ils viennent du milieu : pollution de l’air par des déchets et les bruits, le tabagisme, l’alcool, la drogue, la pauvreté, la misère.

Les réactions physiologiques et psychologiques au processus de vieillissement peuvent s’intensifier lorsqu’un malade très âgé est transféré de sa maison à l’hôpital. Sa peur de mourir, d’être abandonné, de rester seul, indésirable,… est renforcée par sa séparation d’avec sa famille et ses amis. Un climat de compréhension du malade avec ses qualités, ses défauts, ses problèmes et ses limitations peuvent rendre possible son traitement.

Les objectifs à poursuivre seront donc les suivants :

  • aider le malade à s’adapter au milieu hospitalier ;

  • l’aider à agir aussi indépendamment que possible ;

  • l’aider à prendre part aux activités journalières ;

  • lui fournir des explications à travers lesquelles il retrouvera sa dignité ;

  • lui donner son propre estime ;

  • l’aider à retrouver le contrôle de ses fonctions corporelles ;

  • lui fournir des activités pouvant l’aider à lutter efficacement contre sa régression et sa détérioration ;

  • maintenir le régime alimentaire le meilleur possible ;

  • l’aider à fréquenter les autres dans la mesure de ses possibilités ;

  • signaler avec précision ses réactions aux médicaments ;

  • l’aider à exprimer ses sentiments et à communiquer efficacement avec les autres.


4.2.3. Attitudes du malade envers le médicament et le phénomène placebo
1º Attitude du malade envers le médicament

La valeur d’un médicament dépend du sujet qui le consomme, la confiance accordée au médicament par le sujet est fonction des facteurs suivants :

  • l’attitude du malade à l’égard de la médecine : si le sujet a une attitude favorable envers la médecine c’est-à-dire s’il croit au bienfait de la médecine, le médicament peut trouver un terrain propice physique et psychologique et produire des effets escomptés;

  • la confiance que l’on a vis-à-vis du personnel soignant qui a conseillé ou prescrit le médicament ;

  • la réputation ou l’apparence du médicament (emballage, forme pharmaceutique, le prix,…).

Dans la plupart de cas, l’introduction d’un médicament dans l’organisme exerce en grande partie son action par des mécanismes psychologiques. Un des aspects psychologiques le plus importants de la thérapeutique médicale est constitué par ce qu’on appelle « effet placebo ».

2º Le phénomène placebo

Du latin « placere » (plaire), placebo désigne une substance ayant une forme pharmaceutique mais ne contenant aucun produit pharmacologiquement actif. En d’autres termes, le placebo est un produit prescrit pour plaire au malade. Le terme placebo a été utilisé depuis le 18ème siècle dans les pays de langue anglaise pour désigner un médicament sans action réelle que le médecin ou l’infirmier donne au malade pour lui plaire.

3º L’effet placebo

L’effet placebo est constitué des modifications objectives ou subjectives de l’état du sujet auquel on a administré-en milieu médical-un corps sans action pharmacodynamique propre appelé placebo. Et quand on a administré un placebo aux malades et qu’on observe des modifications de leur état, on dira qu’ils sont sensibles au placebo. Certains sujets par contre voient leur état non modifié : ils sont qualifiés de non sensibles au placebo.

Lorsque les sujets réagissent au placebo, la modification observée est dans le sens d’une amélioration de leur état pathologique. C’est le cas auquel répond l’étymologie du terme. On peut dire que ces personnes sont sensibles au placebo d’une manière positive. Il existe cependant des personnes qui réagissent au placebo en ressentant une aggravation de leur état, en accusant des troubles qu’ils ne présentaient pas auparavant, ce qu’on appelle pour les médicaments actifs les « effets secondaires ». Ce sont les sujets sensibles au placebo d’une manière négative.

4º Les facteurs de l’effet placebo

  1. La maladie comme facteur de l’effet placebo

La sensibilité au placebo varie selon la nature de la maladie, l’origine de la douleur. Notons que les symptômes purement subjectifs ne sont pas seuls sensibles à l’effet placebo. On a pu mettre en évidence son influence sur les symptômes les plus variés. Exemple : la tension artérielle chez les hypertendus.

  1. Le malade comme facteur de l’effet placebo

La sensibilité au placebo varie selon certaines caractéristiques de la personnalité, selon la disposition générale à la réaction au placebo. En règle générale, les gens qui ont confiance à la médecine ou tout simplement au médecin ou à l’infirmier sont sensibles au placebo (des placebos réacteurs). Ils sont généralement sensibles à d’autres médicaments. Selon certaines recherches, les placebos sensibles sont des sujets bien équilibrés, d’intelligence normale et ayant coutume d’accepter l’ordre établi. Par contre, les non sensibles au placebo (les placebos résistants) sont des gens rigides, fixistes, critiques, ayant l’habitude de s’opposer à tout et à l’ordre établi. Ce sont les négativistes, les pessimistes.

c) Le médecin comme facteur de l’effet placebo

L’effet placebo dépend en grande partie de l’attitude du médecin ou de l’infirmier qui administre le placebo. Les médecins optimistes obtiennent de meilleurs résultats que les pessimistes ou les sceptiques ;les médecins affichant une attitude « expérimentale »sera moins efficace Si le soignant est persuadé de l’efficacité thérapeutique du produit qu’il administre, l’effet placebo sera plus marqué que s’il sait qu’il s’agit d’un corps inactif. Cette différence ne provient pas seulement des communications verbales entre médecin et malade. Même si le médecin ou l’infirmier administre le placebo en le présentant au malade comme une drogue active, l’effet sera moins grand si le médecin ou l’infirmier est averti de la nature de ce qu’il donne. Cette connaissance modifiera inconsciemment son comportement et cette modification s’exprimera dans son attitude.

Pour de nombreux malades, la seule présence du médecin ou de l’infirmier est un gage de guérison. Il est souvent ressenti comme doué d’une puissance magique, mystérieuse. On voit des douleurs s’atténuer, momentanément du moins, à la seule idée que le docteur va arriver. Cela montre bien l’importance de l’action psychologique du personnel soignant. Les médecins ou les infirmiers savent aussi que la prescription d’un placebo est suivie chez certains malades des guérisons spectaculaires. Certains patients vont jusqu’à dire qu’ils ont été guéris dès l’instant où ils ont avalé la première pilule. L’action chimique de la substance ne peut être responsable de cette guérison et l’action thérapeutique ne peut être attribuée qu’à des facteurs psychologiques.

  1. Le placebo comme facteur de l’effet placebo

La présentation du médicament, la voie d’introduction dans l’organisme, le mode d’administration joue un rôle important dans la production de  l’effet placebo. D’une façon générale, les injections et les perfusions occupent la première place dans la production de l’effet placebo, viennent ensuite les comprimés, les dragées et les suppositoires. Le placebo coloré est plus actif que le placebo incolore, celui du goût amer plus actif que le sucré ou sans saveur.
1   2   3   4   5   6   7   8   9

similaire:

Bibliographie sommaire iconBibliographie Ce document, la bibliographie détaillée et les données...

Bibliographie sommaire iconLe catalan, l’occitan et l’espéranto. Cliquez sur "International"...
«Montpellier notre ville». En page 2 de ce document un sommaire a été créé pour faciliter l’accès aux différents articles du journal....

Bibliographie sommaire iconBibliographie sélective 12 ims-ld 13 Résumé 13 Identification 13...
«Lignes directrices pour l'interopérabilité du cmi» a été la première spécification largement adopté pour l'interopérabilité entre...

Bibliographie sommaire iconLa Ville est partenaire de Suivez le Phil, une émission radio qui...
«Montpellier notre ville». En page 2 de ce document un sommaire a été créé pour faciliter l’accès aux différents articles du journal....

Bibliographie sommaire iconSommaire

Bibliographie sommaire iconSommaire

Bibliographie sommaire iconSommaire

Bibliographie sommaire iconSommaire

Bibliographie sommaire iconSommaire

Bibliographie sommaire iconSommaire








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com