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4.1. LA CONSULTATION


La consultation est un examen d’un malade par un médecin ou un infirmier dans son cabinet. Il s’agit aussi de l’ensemble des informations et des conseils que le médecin ou l’infirmier donne au malade au cours d’un examen médical. En effet, lorsque le sujet se rend à une consultation, il y a déjà en lui certaines attentes dirigées vers la consultation et vers le consulté ; ce qui fait qu’au départ, le malade éprouve une anxiété, une crainte. La première impression qu’il aura de la consultation peut augmenter son anxiété et sa crainte, soit les sublimer. C’est pourquoi, le médecin ou l’infirmier doit adopter une attitude de confiance lors des consultations.

Une personne qui se sent malade vient consulter le médecin et ce dernier a le devoir de connaître aussi exactement que possible les symptômes pour pouvoir définir la maladie. La technique qui permet d’y parvenir est donc la consultation qui passe par les phases suivantes :

1º L’anamnèse

a)Notion

C’est l’histoire du malade, l’ensemble d’informations fournies par le malade ou par son entourage sur les circonstances qui ont précédé la maladie ou l’état pathologique du malade. L’anamnèse est importante parce qu’elle fournit des indices suffisants pouvant aider le médecin à poser le diagnostic ou alors à orienter les examens médicaux ultérieurs. Le médecin a également besoin de savoir le type de traitement reçu avant d’arriver auprès de lui, les autres maladies dont le sujet a souffert, les habitudes alimentaires, sa vie privée et intime,…

b) Difficultés de faire l’anamnèse

  • Le manque de temps de la part du médecin conduit à raccourcir l’anamnèse. Pour compenser ce manque de temps, il faut s’arrêter aux faits importants et rechercher les priorités ;

  • L’incompréhension linguistique : il est recommandé au médecin de connaître la langue locale du milieu dans lequel il travaille ;

  • Certains malades exagèrent les symptômes dans l’espoir de recevoir des médicaments plus forts, certains autres minimisent les symptômes par peur ou par honte ;

  • Certains malades ont difficile à avouer qu’ils ont utilisé des médicaments indigènes par honte ou par peur ;

  • Très souvent, le symptôme principal n’est pas avoué ou mentionné par peur ou par honte.

c) Principes de l’anamnèse

  • Le médecin ou l’infirmier doit savoir se taire ;

  • Laisser parler son patient. Le soignant n’a pas à introduire sa problématique psychologique dans la relation avec le malade ;


Il doit à l’aide des questions, relancer le dialogue, diriger et orienter discrètement l’entretien. Il doit éviter les questions auxquelles on répond par oui ou non car elles ferment automatiquement le dialogue. Il existe trois formes de l’interrogation de l’infirmier ou du médecin :

  • Le questionnaire standardisé : le soignant interroge en se référant à une grille préétablie des questions-types. Il ne tient pas compte des variations interindividuelles qui peuvent survenir de l’un ou l’autre.

  • Le harcèlement : faute de temps suffisant, le soignant tente de faire avouer au malade le plus rapidement possible la vérité sur sa maladie.

  • L’infirmier ne donne pas la parole au patient et donne lui-même les réponses aux questions qu’il pose. Il croit être plus sûr de ce qu’il voit chez le malade que de ce que celui-ci pouvait lui dire. Le soignant pose le diagnostic en exerçant l’impérialisme du regard pour que le malade réponde vite et précisément ce qu’il veut qu’il réponde.


N.B. Beaucoup de soignants considèrent la parole du malade comme inutile car elle ne véhicule que des croyances et des pseudo-vérités médicales. Ils négligent la parole du patient sous prétexte qu’il ne sait rien et qu’il ignore tout de la médecine. Notons qu’il est difficile de comprendre et de traiter la maladie sans se mettre à l’écoute du discours privé du patient.

2º L’examen physique

Il complète les données obtenues par l’anamnèse et porte sur l’état général du malade : a-t-il l’air souffrant, est-il faible, maigre, parle-t-il?,… L’examen physique porte aussi sur les signes vitaux, le pouls, la température, la tension,… et aussi c’est un examen détaillé de différentes parties du corps.

3º Les examens de laboratoire

Ils ne sont pas toujours nécessaires mais parfois, ils sont indispensables et utiles pour mieux mener un traitement ou alors comme mesure prophylactique afin de traiter le sujet avant que l’affection n’ait fait des dégâts plus graves sur l’organisme humain.

4º Le diagnostic

Le diagnostic est fait après les résultats de l’anamnèse, de l’examen physique et éventuellement des examens de laboratoire. Poser un diagnostic c’est procéder à un étiquetage exact de la maladie dont se plaint ce malade. C’est l’étape la plus importante et la plus difficile et même la plus délicate de la procédure médicale. Parfois, certains symptômes sont communs à plusieurs maladies. Exemples : la fièvre, la céphalée, l’amaigrissement,… Pour cela, il faut un diagnostic différentiel c’est-à-dire propre à chaque symptôme.

5º La prise de décision et de traitement

Suivant le diagnostic obtenu, une des décisions suivantes peut être prise :

  • diagnostic inconnu ;

  • diagnostic probable (supposé ou hypothétique) ;

  • diagnostic sûr.

Le médecin doit être sûr de son diagnostic car sa décision de traiter un malade est une décision grave Etant donné que la décision de traiter un malade sur place est une décision grave ; il faudra être sûr du diagnostic et être sûr de soigner l’affection en cause sans causer préjudice au malade par un traitement incomplet. L’observance de tous les soins qui entourent un traitement est de stricte exigence. Le médecin doit connaître pour chaque médicament, des indications et des contre-indications et doit s’efforcer de soigner une maladie et non pas seulement des symptômes.
6º La prescription

La façon de prescrire en médecine influence l’action du médicament. Le fait de prescrire est à lui-même un fait thérapeutique en ce sens qu’il introduit de l’ordre dans le comportement du malade. Désormais, le patient sait ce qu’il doit faire, et il en est de même pour son entourage. Quelques caractéristiques de la prescription :

  • La prescription doit être apaisante et rassurante : le comportement du médecin ou de l ‘infirmier au cours de la prescription est important. Il doit être calme et attentif, ses gestes doivent être lents et précis ;

  • Le médecin ou l’infirmier ne doit manifester ni la hâte ni l’hésitation, il doit savoir ce qu’il faut faire. « Le médecin doit savoir qu’il ne faut rien faire plutôt que de montrer au malade qu’on ne sait rien faire » ; il doit savoir que dans certains cas, il suffit d’un petit geste habilement exécuté comme par exemple une injection calme qui suffirait pour déterminer une attitude favorable à l’action thérapeutique ;

  • Une prescription doit être écrite à la main (non à la machine) et rédigée sans ambiguïté car il arrive de fois que la prescription du médecin ou de l’infirmier s’écarte des indications qui sont sur le prospectus (notice rencontrée dans la boîte du médicament, mode d’emploi trouvé sur l’emballage) ;

  • Bien préciser la durée de la prescription : de préférence, le délai doit être court car ça favorise l’attitude de confiance chez le malade ;

  • Le prix de l’ordonnance n’est pas différent de celui de l’acte médical. En effet, la valeur d’un médicament comme celle d’un acte médical tient au prix qu’il faut payer pour obtenir la guérison. Ce prix est un sacrifice nécessaire que le malade doit consentir et ce sacrifice se traduit souvent en argent nécessaire pour payer le médicament et les honoraires du médecin ou de l’infirmier.

7º La communication du diagnostic.

La question qui se pose est celle de savoir s’il faut communiquer au malade et à son entourage le diagnostic posé, mais aussi de quelle manière faut-il le communiquer. En effet, dès la phase de l’examen physique, le médecin ou l’infirmier doit être amené à donner quelques explications sur tout geste qu’il pose, il devra aussi informer le malade lorsqu’il aura conclu sur son état de santé. A ce propos, il existe des règles générales relatives à ce qui doit ou ne doit pas être communiqué. Dans cette perspective, la question qui se pose chez le médecin ou l’infirmier est la suivante : « quelle effet produira sur le patient qui est devant moi la communication de tel élément de mon examen ou de mon diagnostic ? » Pour répondre à cette question très capitale dans l’acte médical, il faut retenir et se référer aux points suivants :

  • Il faut éviter de communiquer au patient des doutes, des indices incertains, des suppositions. Pareilles communications font plus du tort que du bien au malade déjà anxieux. Le médecin ou l’infirmier a palpé une masse dans le ventre et cette masse a attiré d’abord son attention. En continuant son investigation, il constate que c’est une masse bénigne c'est-à-dire sans signification pathologique. Autant ne pas communiquer cela au malade. Si, au lieu de vous taire, vous dites ceci au patient : « j’ai palpé une petite masse à cet endroit-là mais ne vous inquiétez pas, c’est sûr que ce n’est pas un cancer ». Cette communication rassure le médecin ou l’infirmier lui- même et non le malade qui a entendu et retenu trois mots : masse, inquiète et cancer. Si après l’examen physique le médecin ou l’infirmier reste incertain et songe aux autres examens complémentaires de laboratoire par exemple, il convient de le demander plus immédiatement plutôt que de le remettre à plus tard. Les examens demandés plus tardivement inquiètent le malade qui se demandera si cette procédure n’implique pas une nouvelle inquiétude du médecin ou de l’infirmier sur son cas ;

  • Il n’y a pas de raisons de communiquer au malade seulement des constatations pathologiques mais aussi il faut insister sur certains aspects favorables de la situation qui peuvent influencer le traitement et la guérison ;

  • Si l’affection implique une intervention chirurgicale, il y a avantage à exposer au malade l’affection en question avec précision. Il faut également lui expliquer l’ensemble du programme thérapeutique, en y incluant la réadaptation ;

  • Concernant les affections pour lesquelles on prévoit une issue fatale, les avis sont partagés. Quoiqu’il en soit, il importe de se demander ce que le malade fera de l’information qu’on lui donnerait. On distingue à ce sujet plusieurs catégories de malades dont les principales sont :

  • les malades ayant une forte personnalité c'est-à-dire, ceux capables de mettre à profit d’une manière constructive le temps de vie qui leur reste pour préparer leur mort et prendre toutes sortes de dispositions utiles à l’égard de leur famille. C’est une catégorie de malades qui sont en général reconnaissants au médecin ou à l’infirmier de cette prévention ;

  • les malades ayant une personnalité fragile c'est-à-dire ceux incapables de faire face à une situation dramatique. Donc à ceux-là, il faut cacher la vérité. NB. Il faut se méfier de certains malades qui réclament la vérité en faisant appel à leur courage ou à leur sérénité. Bien souvent, ce sont ces malades qui s’effondrent les premiers à l’annonce de l’information et qui vont parfois jusqu’au suicide ;

  • Il y a des affections qu’on appelle « incurables » ou dangereuses. Devant tels cas, il faut s’abstenir d’adopter une attitude d’abandon en disant par exemple qu’il ne reste plus rien à faire. Si vous agissez de cette manière, vous condamnez à la mort le malade c'est-à-dire vous précipitez sa mort.

NB. Si l’information ne peut pas être donnée au patient, il est mieux indiqué de la porter à l’un de ses proches et le choix de ce proche doit se faire avec discernement.

  • Si la mort est proche et inéluctable (inévitable) et si le médecin ou l’infirmier est convaincu que tout est perdu, il est extrêmement important de communiquer au proche et avec conviction que tout a été fait et qu’à cela ne tienne, on continue à tout faire pour sauver le malade. Si la mort survient, personne ne pourra se reprocher plus tard de n’avoir rien fait pour sauver ceci ou cela. L’assurance de la part du médecin ou de l’infirmier est très importante parce que lorsqu’un être cher est emporté par la mort, les membres de famille présentent des réactions particulières appelées « réactions de deuil ». Ces réactions sont caractérisées par le sentiment d’inquiétude et de culpabilité, ceux qui survivent sont anxieux et se reprochent à l’égard de la mort. Bref, il surgit l’inquiétude ou même l’angoisse à l’idée de n’avoir pas fait tout ce qu’il aurait fallu faire pour sauver l’être disparu.



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