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2.3. NOTION DE NORMAL ET D’ANORMAL

2.3.1. Le normal 


Le concept «normal »renferme une double signification :

  • Ce qui est conforme à une valeur, exemple : il n’est pas normal de voler, de mentir…

  • Ce qui est conforme à une règle : une règle, un règlement, c’est un code de conduite qui est accepté par la moyenne de cas, si pas la majorité de cas dans une société bien déterminée.

Les psychologues soulignent  les caractéristiques de la vie relationnelle de l’homme quand ils abordent les critères et/ou les descriptions de la normalité humaine. Cette caractéristique de la vie relationnelle est jugée selon deux points de vue opposés :

  • Selon le monde extérieur (physique, social, culturel) auquel l’individu doit s’adapter pour survivre. Ainsi, l’individu est normal quand il se conforme à son milieu ;

  • Selon les règles et propriétés de sa propre individualité, est normal celui qui se conforme à lui-même, à sa propre nature.


2.3.2. L’anormal

L’anormalité se définit par opposition à la normalité. La non intégration, l’anticonformisme, le manque d’autonomie et l’écart par rapport à l’homme moyen sont là les termes pour désigner l’anormalité. Anormal signifie aussi ce qui sort de l’ordinaire, qu’il s’agisse d’une fonction, d’une activité, d’un organe, d’une structure ou d’un comportement.

2.3.3. Compréhension des concepts normal et anormal.

Les deux concepts se différencient par rapport à la norme établie. Le terme pathologique appartient souvent au domaine d’anormalité mais l’anormalité ne se réduit pas au pathologique. L’anormalité est plus que le pathologique. Ainsi, un individu ou une situation exceptionnelle, donc ce qui est anormal peut être sain. Exemples : un génie, un individu qui a six doigts ne sont pas dans la classe pathologique mais ils sont seulement anormaux.

De ce qui précède, nous pouvons dire que l’anormal est ce qui s’écarte considérablement de la moyenne statistique et le pathologique est ce qui provoque la souffrance, la maladie. Cependant en médecine, on a tendance à assimiler l’homme normal à l’individu parfaitement sain qui, en toute rigueur n’existe pas.

2.4. LE MALADE

2.4.1. Notion


Un malade est une personne qui souffre physiquement ou psychiquement. Il consulte un médecin (infirmier) ou un psychothérapeute pour le diagnostic de sa maladie. Le malade traîne derrière lui toute une histoire dictée par des circonstances physiques ou psychologiques conscientes ou inconscientes. Ces circonstances sont : l’hérédité, le tempérament, le milieu familial et social, l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte… ; le tout constituant l’homme malade. Il existe donc, dans le passé de la personne malade un immense faisceau de circonstances qui convergent vers « aujourd’hui »  c'est-à-dire vers le moment où la personne dit : « je suis malade ».

En tant que futur infirmier, il importe de savoir que l’homme est un tout indivisible, qu’il ne peut être divisé en des pièces détachées qu’il faut réparer séparément. Vu sous cet angle, la maladie est une réaction de l’organisme dans sa totalité. Cette conception globale ou totale de l’organisme a donné naissance à la médecine psychosomatique. Cette dernière s’occupe à la fois du mental et du corps. Dans la démarche thérapeutique, la dualité corps-esprit doit être mise de côté. Que la maladie soit physique ou psychique, elle est toujours générale. Il y a maladie tout court qui est une réaction totale de l’organisme tout entier et solidaire.

2.4.2. Attitudes du malade et du personnel soignant à l’égard de la maladie.


  1. La maladie sous l’angle du malade


Pour un sujet donné, être malade peut se traduire en trois types de situations psychologiques bien distinctes :

Se sentir malade 

C’est la situation la plus courante et s’exprime de trois manières :

  • l’individu éprouve une affection proprement physique et sent un dérangement ou un dysfonctionnement de son organisme avec ou sans rapport avec son psychisme. Exemple : l’individu éprouve de la céphalée ou il a des nausées ;

  • l’individu appréhende l’arrivée de la mort, sa destruction. Pour cela, il va se réfugier sous une tutelle qu’on appelle « hospitalisation » ;

  • l’individu se dit qu’il n’est pas malade et s’efforce de lutter.

L’individu est malade sans le savoir 

C’est l’extérieur qui fait prendre conscience au sujet de son état de morbidité. Le médecin ou l’infirmier détecte une infection inconnue du sujet. Exemple : l’hypertension lors d’un examen médical de routine. Devant une telle situation, l’individu peut réagir de deux manières :

  • il prend réellement conscience qu’il est malade et cette prise de conscience peut influencer psychologiquement sa vie future et de ce fait, il va se sentir malade et va se soumettre au traitement prescrit par le médecin ou l’infirmier ;

  • l’individu refuse le diagnostic parce qu’il ne se sent pas malade. Il va continuer à vivre son état de santé apparent.


L’individu est malade sans le sentir et sans le savoir 

Deux cas peuvent se présenter :

  • la maladie est inexistante pour le sujet. Exemple : une syphilis à l’état d’incubation. L’aspect pathologique de la maladie a pris corps dans l’organisme sans être vécu par le sujet c’est-à-dire il est à la fois réel et inexistant car la situation actuelle du sujet n’est pas perturbée.

  • le cas d’une pathologie mentale profonde. Il s’agit notamment d’un vrai fou qui ne sait pas qu’il est malade tout simplement parce que le pathologique l’empêche de vivre cette situation et de la reconnaître comme telle.




  1. La maladie pour le personnel soignant.

Le personnel soignant ne ressent aucun mal dans son propre corps mais en revanche, il constate l’état de morbidité chez le malade. Il cherche et trouve des signes positifs et objectifs de la maladie grâce aux résultats des examens cliniques ou de laboratoire. Exemple : l’infirmier constate une tension artérielle de 18/12, le normal étant de 11/9 cm de Hg. Ce constat doit être interprété par le médecin ou l’infirmier et 18/12 signifie l’hypertension artérielle qui constitue une maladie. Cela signifie que l’observateur a valorisé le constat fait et qu’il a donné à ce constat un jugement de valeur (valeur scientifique).

2.4.3. Le statut et le rôle du malade


Dans toute société, la situation du malade est régie par des règles qui sont institutionnalisées et codifiées. Bien que les malades mentaux constituent parfois une exception, tout malade possède quelle que soit la nature de sa maladie un statut particulier. Ce statut est fait d’un ensemble de droits et d’obligations étroitement liés.

1º L’exemption des responsabilités

La maladie rend le malade incapable de faire face à ses tâches. Il s‘agit d’un état de fait mais aussi de droit. L’importance de cette exemption et sa durée varie avec la société, avec la gravité de la maladie, mais aussi avec le statut social du malade. Plus ce statut est élevé, moins l’exemption sera facilement acceptée. Cette exemption des responsabilités tend de plus en plus à être reconnue officiellement sous la forme du « certificat médical ».

2º Le droit à l’aide

L’impuissance étant un des éléments du statut du malade, ceci entraîne le droit à l’aide. Ce droit est de nature absolue et repose sur l'idée selon laquelle la maladie est involontaire et que le malade ne peut par conséquent en être tenu pour responsable. Ainsi, le prisonnier, l’ennemi ont droit d’être soignés. L’institutionnalisation du droit à l’aide peut être envisagée à différents niveaux. Au niveau familial, ce sont en général des femmes dont le malade doit attendre l’aide (la mère, l’épouse, la sœur). Au niveau social, l’aide est apportée par l'ensemble des membres de la profession médicale et cette aide est codifiée légalement (la réglementation de la sécurité sociale, de l’assistance médicale gratuite,…)

3º L’obligation de désirer guérir

En contrepartie, des deux premiers éléments du statut qui permettent au malade d’obtenir des avantages secondaires, il existe des obligations. Si le malade n’est pas responsable de sa maladie, il est considéré comme responsable de sa guérison. Il a l’obligation de désirer guérir, il n’a pas le droit de désespérer. S’il n'obéit pas à cette obligation, la société lui refusera le statut de malade, ou bien le soignera de force. Dans le cas des malades mentaux, la société se substitue à eux en ce qui concerne cette obligation de désirer guérir.

4º L’obligation de coopérer

Le malade désirant guérir est dans l’obligation de faire appel à des aides des spécialistes. Le malade doit coopérer avec le soignant et cette coopération s’explique par une véritable déontologie du malade en partie implicite (l’obligation de suivre les conseils, les recommandations, les prescriptions du thérapeute). L’obligation de la coopération est également liée au statut du médecin ou de l’infirmier. La société oblige le malade à coopérer avec une personne dont elle connaît le statut (le médecin ou l’infirmier diplômé), mais lui retire les avantages de son statut de malade s’il appelle à son aide une personne dont le statut n’est pas reconnu. Exemple : la sécurité sociale ne rembourse pas les consultations d’un guérisseur.
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