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Chapitre 2 : NOTIONS FONDAMENTALES EN PSYCHOLOGIE

MEDICALE




2.1. LA SANTE

La santé conçue comme une valeur positive, a été définie par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme «un état de complet bien-être physique, mental et social » ; et non seulement l’absence de maladies ou d’affections.

Cette définition ressemble plutôt à un idéal car un état complet est rare chez les humains. Le mal-être social peut bien s’accorder avec le bien-être physique et mental tout comme le bien-être physique peut coexister avec les troubles mentaux. Lorsqu’on parle de santé, on se réfère implicitement à l’équilibre dynamique existant entre l’organisme et son milieu.

2.2. LA MALADIE

2.2.1. Notion de maladie.


a) Selon le dictionnaire de psychologie de Norbert SILLAMY, la maladie est définie comme étant « une altération de la santé par suite de l’incapacité du corps à utiliser ses défenses organiques contre une agression extérieure (traumatisme, toxi-infection, etc.) ou pour résoudre ses conflits psychologiques ». Selon le dictionnaire « Vocabulaire de psychologie et de psychiatrie »  de LAFFON, la maladie est définie comme une altération de la santé correspondant à l’atteinte ou au mauvais fonctionnement de tout ou d’une partie du corps et se traduisant en une série de troubles généraux ou localisés, lésionnels ou fonctionnels.

b) Selon l’ancienne conception : un agent extérieur, un microbe s’introduit dans l’organisme ; sa présence et son développement produisent la maladie. Exemple : la tuberculose est une maladie produite par le bacille de Koch.

c) Selon la conception moderne : tout le monde attrape des bacilles, mais tout le monde ne tombe pas malade. Ici on souligne l’importance du « terrain » sur lequel tombe le microbe pour que la maladie soit déclenchée.

Voici le processus aboutissant à la maladie :

  • le bacille pénètre dans l’organisme et passe à l’attaque au moyen de ses toxines.

  • défense immédiate de l’organisme pour conserver son équilibre menacé par la présence du bacille. Il s’en suit donc la bataille pouvant déboucher à l’un des résultats suivants :

  • si l’organisme et le bacille sont à égalité, la lutte est silencieuse et l’individu ignore tout ce qui s’est passé en lui ;

  • si le microbe est le plus fort, un déséquilibre organique se produit ; l’organisme déclenche une contre-attaque : la maladie apparaît. La maladie est donc la réaction d’un organisme qui se défend. Ce n’est donc pas le microbe qui produit la maladie ; mais c’est l’organisme qui déclenche la « maladie » pour détruire le microbe.

NB. L’attaque de l’organisme peut être foudroyante et ce microbe peut être vaincu sans aide extérieure. Si le microbe est résistant, l’organisme demande une aide extérieure (le médicament). D’où il ne faut pas dire que la tuberculose est produite par le bacille de Koch, mais il faut plutôt dire que la tuberculose est une réaction de l’organisme contre le bacille de Koch.

L’histoire de la maladie va de paire avec celle de l’humanité. Evoquer le problème de la maladie, c’est penser consciemment à celui de la vie et de la mort car la maladie constitue une des causes qui met fin à la vie. La maladie est donc considérée comme la jonction ou le trait d’union entre la vie et la mort. Cependant, la mort n’est pas due au hasard. Plusieurs agents situés dans le monde sensible (matériel) et dans le monde surnaturel sont à l’origine de la maladie et peuvent occasionner la mort. Ces agents se regroupent autour de trois grandes causes :

  • les causes naturelles : vieillissement, accident, microbes ;

  • les causes surnaturelles : Dieu et les esprits maléfiques ;

  • les causes sociales et psychologiques : la sorcellerie, l’empoisonnement, l’assassinat, le suicide, la pendaison.

2.2.2. Evolution de la maladie au plan thérapeutique à travers les âges


Le besoin de lutter contre la maladie et de conserver la vie le plus longtemps possible s’est fait sentir à travers les âges (époques) dans toutes les sociétés suivant des conceptions et des modes d’approche différents. Ainsi, l’histoire de la maladie débute à partir du moment où l’homme a tenté de soulager la souffrance de son semblable en exerçant une influence sur lui ; influence qui a changé de visage à travers les temps et qui a évolué en fonction du développement des conceptions et des idées au plan religieux, philosophique, social et scientifique.

L’effort thérapeutique (traitement de la maladie) a commencé avec le sorcier guérisseur de la période préhistorique et depuis lors les philosophes, les médecins, les hommes de l’église et enfin les psychologues se sont consacrés à cet effort. En ce qui concerne l’explication et la compréhension de la maladie, notamment de la maladie mentale, le comportement de l’homme a oscillé de l’antiquité à nos jours entre 4 types de réponses différentes : réponse mystique, organique, psychologique et sociologique.

1º L’Antiquité 

Le guérisseur était le grand prêtre ou le sorcier du clan, les causes de la maladie étaient mystiques. Exemple : En Mésopotamie, les premiers médecins étaient des prêtres et les affections mentales étaient attribuées à des possessions démoniaques. Chez les hébreux, le médecin était le grand prêtre qui invoquait le grand guérisseur qui est Dieu.

2º Le Moyen âge

C’est presque la même conception qu’à l’antiquité : la maladie mentale était attribuée à une possession démoniaque. Pour guérir les malades, il fallait chasser les démons et dans le cas contraire, ces malades étaient tout simplement brûlés.

3º La Renaissance (XVème - XVIème S)

On note une réaction sévère contre l ‘orientation thérapeutique mystique des maladies mentales. L’accent est désormais mis sur l’observation et la médication prend le pas sur le mysticisme pour soigner toute maladie physique ou mentale.

4º Le XVIIème Siècle

On assiste à l’ouverture des maisons d’internement dans lesquelles sont enfermées les fous, les inadaptés sociaux, les chômeurs, les pauvres, les infirmes et même les vieillards.

5º Le XVIIIème Siècle

Il est caractérisé par la création d’asiles psychiatriques où les médecins se mirent à étudier la symptomatologie des maladies mentales.

6º Le XIXème Siècle

Un effort d’explication de l’origine de la maladie est déployé et focalisé dans l’hérédité et dans les accidents infectieux, toxiques ou traumatiques dont l’individu a eu à souffrir.

7º Le XXème Siècle

C ‘est le siècle de le découverte de l’inconscient par Freud. Cette découverte a eu un impact sur la conception, sur l’origine des maladies mentales, lesquelles sont la résultante non pas des altérations d’une partie ou d’un segment de la personnalité mais comme des altérations de la personnalité dans sa totalité. Ainsi, l’approche thérapeutique consistera à considérer la personnalité dans toutes ses différentes facettes.

2.2.3. Conceptions actuelles de la maladie


La conception que se fait la communauté actuelle médecin-malade au sujet des maladies varie dans le temps et se rapporte à deux pôles :

a) La conception exogène de la maladie 

C’est vers la fin du XIXème siècle que cette conception exogène ou physique de la maladie a pris ses racines à partir des travaux de Pasteur sur les maladies infectieuses. Sur ce point de vue, la conception exogène est déculpabilisante c’est-à-dire les causes de la maladie ne viennent pas de l’individu ; elles viennent de l’extérieur. Dans ce cas, le rôle du médecin est de découvrir la maladie physique causée par un agent extérieurement physique et en même temps de dégager la responsabilité. Cependant, il est à signaler que cette liaison n’est pas absolue car certaines théories exogènes sont culpabilisantes. Tel est le cas du démon qui punit le malade qui l’a offensé.

b) La conception endogène de la maladie 

Cette conception explique que l’origine de la maladie est dans le malade lui- même et donne droit aux notions telles que la disposition, l’hérédité, le terrain du malade. Vu sous cet angle, cette conception est culpabilisante, c’est-à-dire elle rend le malade coupable de sa maladie. Certaines conceptions endogènes déculpabilisent les malades. C’est le cas des maladies héréditaires où on dit que l’individu ne peut pas être tenu pour responsable de son hérédité.
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