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2.3. PERTURBATIONS DANS LA PERCEPTION

Le processus complexe que constitue la perception peut être perturbé de diverses manières :

2.3.1. Perturbations quantitatives

a) L’hyperesthésie : il s’agit de l’excitabilité excessive d’un ou de plusieurs sens. Les excitants du monde extérieur sont perçus plus fort que normalement.

b) L’hypoesthésie : c’est la diminution de l’excitabilité des sens. Cela peut être léger et aller jusqu’à l’insensibilité

2.3.2. Perturbations qualitatives

a)Les illusions

L’illusion est une perception mal interprétée. Il y a donc bien des excitants venant du monde extérieur mais ils sont perçus de manière erronée. En d’autres termes, c’est une fausse apparence : l’objet est pris pour un autre ou considéré autrement. Exemples :

-interpréter des bruits mal localisés comme des bruits de pas ;

-entendre des voix à partir des bruits mal définis ;

-dans l’obscurité, un tronc d’arbre peut être pris pour un militaire surtout quand on a peur ;

-l’illusion de Müller- Lyer : les deux lignes horizontales sont de même longueur, mais elles nous semblent de longueurs différentes à cause de la pointe des flèches.

N.B : Les illusions peuvent se produire aussi bien chez les individus normaux que chez les malades. Une forme particulière de l’illusion pathologique est la fausse reconnaissance (paramnésie). Le sujet a l’impression d’avoir déjà vu ou vécu certaines situations, de reconnaître des personnes ou des objets, de trouver ce qu’il n’a jamais connu, …

b) Les hallucinations

Elles ne sont pas provoquées par des excitants réels du monde extérieur. La perception est effectivement vécue par le sujet, mais elle ne correspond pas à la réalité extérieure. C’est la perception sans objet réel. Les causes possibles des hallucinations sont les intoxications à l’alcool, à l’opium,… ainsi que des états infectieux graves ou des perturbations mentales.

Exemple : un fou qui se munit toujours d’une machette pour attaquer des soldats (inexistants) qui semblent l’attaquer. Les hallucinations peuvent porter sur tous les sens :

  • hallucinations visuelles : dans le delirium tremens (délire alcoolique), le sujet voit des animaux répugnants (rats, insectes, serpents, araignées…) contre lesquels il se débat et cherche à fuir ;

  • hallucinations auditives : le sujet entend des voix qui menacent, injurient, donnent des ordres,…

  • hallucinations gustatives et olfactives : des patients paranoïas goûtent du poison dans la nourriture, ils sentent du gaz dans leur chambre, …

  • hallucinations tactiles : le patient ressent des brûlures, du courant électrique, des rayons sur le visage, …


Chapitre 3 : LA VIE ACTIVE DANS SES VARIATIONS

3.1. LA MOTIVATION

3.1.1. Notions

Dans ce point, il s’agira d’examiner les forces qui orientent nos buts et notre comportement. Ces forces ou motifs traduisent notre patrimoine social, culturel et biologique.

La motivation est l’ensemble des facteurs qui déterminent la conduite d’un individu. C’est ce qui sert de moteur, ce qui cause le mouvement. La motivation est donc un terme général qui fait allusion aux causes d’un comportement. Pour qu’il y ait motivation, il faut :

  • Un déséquilibre chez l’homme qui puisse créer un besoin. Ex. Le manque d’eau provoque une déshydratation. Du coup, l’individu a soif et le besoin d’eau se crée.

  • Une poussée de l’homme à rechercher la façon de rétablir l’équilibre rompu par le manque d’eau. Donc, le besoin déclenche un comportement susceptible de trouver le moyen de le satisfaire. Ce comportement vise à trouver, à rétablir l’équilibre en buvant de l’eau. Le rétablissement de cet équilibre rompu est le but à atteindre.

Besoin, comportement et but sont les 3 termes désignant les étapes du cycle de motivation. Au départ, le déséquilibre déclenche un besoin qui déclenche à son tour un comportement qui se manifeste par différentes conduites tendant vers l’atteinte d’un objet (but) qui pourra satisfaire le besoin de départ et rétablir ainsi l’équilibre rompu.

3.1.2. Sources de la motivation

Les raisons qui poussent l’homme à agir de certaines façons sont complexes. Depuis les temps les plus reculés, certains ont supposé que les hommes étaient contrôlés par des forces extérieures comme Dieu ou Satan, la société, … D’autres affirmaient que ces forces étaient intérieures. De ce qui précède, il s’agit de deux sortes de motivations :

  • la motivation extérieure et

  • la motivation intérieure (personnelle)

D’autres auteurs ont cru que pour comprendre les motifs derrière les gestes, il fallait envisager deux forces : les influences extérieures venant de l’environnement (institutions sociales, culturelles, économiques et religieuses) et les motifs personnels (intérieurs) de notre « moi » profond. Quelques théories :

  • L’homme, instrument du destin : l’homme serait guidé par les forces astrologiques selon lesquelles le destin guide notre vie. Selon certaines versions, les forces du bien et du mal se combattent pour obtenir l’âme d’une personne, la livrant à différents désirs. Pour d’autres, la lutte se livre essentiellement entre Dieu et le diable. Souvent, le diable ou l’esprit malin prend possession de la personne, et la fait agir selon son désir.

  • L’homme, maître de son comportement : on croit que l’homme dicte son propre comportement en tenant compte de la situation dans laquelle il se trouve, il calcule et pèse les conséquences, il agit selon son analyse rationnelle. Selon ce point de vue, la motivation fait partie de l’individu, maître de son propre destin. Nous croyons en cette théorie jusqu’à un certain point mais nous pouvons nous heurter à un fait incompréhensible. Ex : un crime sans motif contrairement à celui d’un assassin qui en tire profit.

  • L’homme, une machine : il s’agit des explications de cause à effet, simples et cohérentes à tous les événements. L’homme est considéré comme une machine et certains de ses comportements semblent être mécaniques. C’est le cas du réflexe.

  • L’homme, victime des forces sociales : selon cette théorie, le comportement de l’homme est un produit de la société : les valeurs, les idéaux et les règles de la société font de l’homme ce qu’il est et le font agir d’une certaine façon.

3.1.3. La biologie et la motivation

a)La pulsion

Le point de vue biologique sur la motivation est né des travaux de Charles DARWIN avec la théorie sur l’évolution présentée pour la première fois en 1859. On a soutenu que le facteur de base de la motivation consiste en une série de pulsions biologiques qui déclenchent les mécanismes de l’organisme. Deux sortes de pulsions :

  • Les pulsions primaires : celles qui proviennent des besoins biologiques (besoins d’eau, de nourriture, d’oxygène, de repos, de chaleur et les besoins sexuels).Tout comportement sert à satisfaire des besoins biologiques.

  • Les pulsions secondaires : elles dérivent des pulsions primaires et sont acquises (le désir du pouvoir, du statut social et de l’argent). Ainsi, le pouvoir et le prestige social semblent rendre certaines personnes plus intéressantes pour le sexe opposé en plus de leur procurer un meilleur abri, davantage de nourriture,…


b) L’équilibre biologique

1°Notion

Selon le point de vue biologique de la motivation, l’organisme a tendance à agir seulement lorsque le corps manque d’une substance nécessaire ou lorsqu’il y a un surplus d’un élément quelconque. Un épuisement de substances nutritives dans le corps cause une carence (déséquilibre) qui mène à un état d’agitation, l’être humain ou animal se voit poussé à chercher de la nourriture. Une fois la nourriture absorbée, le déséquilibre est corrigé, l’état d’agitation disparaît ainsi que le désir de chercher de la nourriture. Bref, le motif se manifeste lorsqu’il existe un déséquilibre physiologique et le but du comportement est de rétablir l’équilibre biologique.

2° L’homéostasie

Du grec homios (semblable) et status (stable), homéostasie signifie maintenir un état stable ou équilibre. Il s’agit d’un processus autorégulateur maintenant l’équilibre de différentes fonctions du corps.

Dans son livre “The Widson of the Body”, le physiologiste Walter Cannon décrit l’étonnante façon dont le système physiologique maintient un équilibre dans les différents processus biologiques. Il décrit:

- la façon dont la température du corps est maintenue dans les limites restreintes et comment des organismes étrangers sont éliminés du sang.

- la façon dont le corps maintient une certaine proportion de sel dans les liquides, quelle que soit leur quantité dans le corps.

Un déséquilibre (dans la concentration de sel, de sucre, d’oxygène...) déclenchera automatiquement des mécanismes physiologiques spécifiques qui rétabliront l’équilibre. Ce phénomène est automatique et l’individu n’en est pas conscient ni ne peut le déclencher volontairement. Ex : Quelle que soit la température ambiante, froide ou chaude, le corps maintiendra une température de 37°C.

Cependant, lorsque le phénomène homéostatique spécifique et involontaire ne suffit plus à maintenir cette stabilité nécessaire au corps, l’individu y remédie volontairement, soit en mettant plus de vêtements chauds lorsqu’il fait froid ou en se réfugiant dans une pièce climatisée lorsqu’il fait très chaud.

3.1.4. La frustration

On parle de frustration quand le comportement vers un but est bloqué ou contrarié c’est-à-dire lorsqu’un obstacle s’interpose entre le sujet et l’objet de tendance. Cet obstacle empêche le sujet à satisfaire son besoin. La frustration fait partie de notre vie de tous les jours même si c’est un état d’esprit déplaisant. Toutefois, la frustration peut avoir des effets positifs et peut améliorer notre efficacité à atteindre nos buts en nous forçant à éclaircir nos motifs et à intensifier nos efforts.

a)Sources de frustration

1° Sources internes: il s’agit de tout handicap physique ou intellectuel pouvant empêcher de satisfaire un besoin.

Ex. :- une faiblesse intellectuelle, une malformation physique ;

- les traits de caractère telles que la timidité, la maladresse,…

2° Sources externes: elles peuvent être physiques ou sociales. Exemples des sources physiques de la frustration :

- une panne de voiture alors qu’on se rend d’urgence à l’aéroport ;

- une pluie abondante qui nous empêche d’aller participer à l’examen ;

- un stylo qui n’écrit pas alors que le résumé continue,…

Les frustrations d’ordre social sont les plus fréquentes et surviennent dès la naissance.

Ex: La ségrégation raciale, ethnique, tribale, sexuelle,…

b) Réactions à la frustration

Etant donné le déséquilibre dans lequel plonge la frustration, le sujet adopte certaines attitudes lui permettant de rétablir son équilibre.

1° La compensation

L’individu fait preuve de plus de détermination et s’efforce davantage.

L’effort mène à un accomplissement dans la voie originale ou dans une voie différente. .

Exemple: Démosthène qui, déterminé à corriger ses difficultés d’élocution, s’entraîne à parler avec des cailloux dans la bouche et devint un des plus grands orateurs de la Grèce antique. Nous connaissons aussi des gens physiquement faibles, maladifs, intellectuellement faibles, qui réussissent dans la vie.

Ces gens ont en commun la motivation à développer leurs aptitudes et leurs qualités au maximum et à les diriger vers un but spécifique et cette force vient du désir de pallier leurs lacunes ou leurs incompétences dans d’autres domaines. Bref, quand nous parlons de compensation, nous voulons dire que l’individu compense ou essaie de vaincre son handicap.

2° La substitution

L’individu étudie et analyse les circonstances dans lesquelles il se trouve et conclut qu’un objectif différent satisferait ses besoins ou désirs frustrés et contrariés. L’objet de substitution peut consoler le sujet même sans jouer exactement le rôle de l’objet frustrant.

Exemple : Un jeune homme peut ressentir une motivation à servir la communauté comme médecin. S’il se rend compte qu’il n’a ni le talent ni les moyens de faire la médecine, il peut changer de voie en entrant dans la faculté de théologie pour devenir prêtre ou pasteur ; ce qui lui permettra quand- même de servir la communauté.

Lorsqu’on choisit un substitut, on fait des compromis et des ajustements et on doit parfois se contenter des aspirations moins nobles. Il arrive cependant que le motif ou le but du second choix soit devenu tellement satisfaisant que l’individu affirme que l’échec de son premier objectif était « un mal pour un bien ».

3° La tolérance

Il existe un degré au-delà duquel la tension et le désagrément causés par la frustration entraînent un comportement destructeur. Ce degré varie selon l’individu. Dans une même situation, un individu supportera un degré très élevé de frustration avant que sa résistance ne s’écroule alors qu’un autre n’y parviendra pas. Voilà pourquoi nous affirmons que la tolérance de la frustration est une caractéristique de la personnalité d’un sujet.

Plusieurs comportements d’inadaptation peuvent faire surface lorsque le degré de frustration dépasse celui de la tolérance de la frustration. Une des conséquences fréquentes de cette sorte de frustration, c’est la régression. Elle se manifeste par un retour à une méthode antérieure et moins réfléchie, employée pour atteindre un but ou réagir à une contrariété.

Exemple: Un adulte qui, frustré au-delà de son degré de tolérance, revient à une réaction enfantine pomme pleurer ou donner un coup de pieds à l’objet inanimé qui est la source de la frustration (comme si cet objet méritait d’être puni pour avoir contrarié son objectif).

4° Autres réactions :

  • L’agressivité : elle est très fréquente et s’accompagne généralement de la colère.

  • Le renoncement: reconnaître qu’on se trouve devant une réalité puissante, devant un problème insoluble et que le but ne peut être atteint en aucune condition.

  • L’identification : une personne qui ne parvient pas au but qu’il s’est assigné peut s’identifier à une autre. Exemples:

- Une mère qui n’a pas pu épouser un homme qui l’aurait élevée à un grand niveau social peut s’identifier à sa fille qui a réussi dans son mariage.

- Un père qui n’a pas fait de hautes études s’identifie à son fils qui réussit à l’université.

  • La négation : la frustration est tellement forte que le sujet la nie car l’accepter équivaudrait à une grande souffrance morale. Ceci se remarque par des « non », « ce n’est pas vrai », « ce n’est pas possible »,…

  • La rationalisation: le sujet cherche des raisons pour justifier sa frustration.

Exemple: un échec aux examens est justifié par une maladie.

3.1.5. Le conflit

Lorsque nos motivations nous tiraillent d’un côté et de l’autre, elles engendrent une lutte intérieure: c’est le conflit. Plus il y a des motivations, plus il y a des possibilités de conflit de motivation. En 1935, KURT LEWIN (Psychologue américain d’origine allemande, 1890-1947) fit une analyse des genres de circonstances qui causent un conflit. Selon lui, ces conflits se classent en trois modèles fondamentaux: approche- approche, évitement- évitement et approche- évitement.

a) Le conflit d’approche- approche (attraction- attraction)

Ce conflit survient lorsqu’un individu doit faire un choix entre deux objectifs souhaitables c’est-à-dire deux choses agréables dont il faut faire le choix. C’est probablement la moins douloureuse des trois situations de conflit parce que les deux objectifs sont désirables. Cependant, puisque le choix implique l’abandon d’une possibilité, le conflit peut être très intense. Exemples :

- choisir entre deux emplois

- accepter un emploi ou être épousée et suivre son mari

Plus la désirabilité des deux objectifs s’approche de l’égalité ou plus la force des deux motifs s’approche de l’égalité, plus le conflit sera grand. On peut alors demeurer indécis dans le choix.

b) Le conflit d’évitement- évitement (répulsion- répulsion)

Il se produit lorsqu’un individu doit choisir entre deux possibilités négatives de même force. L’expression « se trouver entre le marteau et l’enclume » résume bien cette situation. Exemple : Etre enrôlé dans l’armée pour une cause immorale ou refuser avec possibilité d’encourir la désapprobation de la société et d’être considéré comme poltron. Ce genre de situation tend à immobiliser l’individu qui s’abstient aussi longtemps possible entre deux possibilités négatives.

c) Le conflit d’approche- évitement (attraction- répulsion)

Dans ce cas, l’individu ressent à la fois une attirance et une répulsion pour une même direction parce que l’objet d’appétence comporte à la fois des caractéristiques positives et négatives. On utilise le terme « ambivalence » pour décrire la sensation d’un individu à l’égard d’un objet de ce genre. Exemples :

-Un voleur pense aux intérêts de sa sale besogne ainsi qu’à ses conséquences (gagner l’argent ou perdre la vie)

-L’acrobatie procure du prestige mais elle est également dangereuse.

-Un homme peut désirer épouser la femme qu’il aime et avoir des enfants, mais il peut sentir que cela gênerait son travail.

-Une personne qui souffre d’une maladie souhaite s’en voir soulagée, mais elle doit d’abord subir une intervention douloureuse et peut- être dangereuse.

3.2. LES CONDUITES ET LEURS FORMES

Une conduite est un comportement d’exploration, de recherche d’un objet ou d’une situation susceptible de satisfaire un besoin. On distingue deux sortes de conduites: les conduites innées et les conduites acquises.

3.2.1. Les conduites innées

Ce sont des comportements dont la forme dépend des propriétés et des conditions liées à la structure originelle de l’organisme c’est-à-dire ces propriétés sont transmises par voie de l’hérédité et non par l’action du milieu. Cependant, le milieu extérieur n’est pas totalement exclu car c’est un agent déclencheur. Ex.: La mare d’eau pour un caneton à la différence d’un poussin devant la même mare.

Quelques conduites innées :

Les réflexes

Le réflexe est la réaction la plus simple, la plus élémentaire de toutes les réactions innées, il peut être étudié du point de vue physiologique et du point de point de vue psychologique.

a) Du point de vue physiologique

La moelle épinière est le centre nerveux du réflexe. La réaction réflexe est déclenchée par un excitant agissant sur une terminaison nerveuse sensitive. La transmission de l’excitant se fait par le circuit des voies nerveuses constituant l’arc réflexe.

L’arc réflexe comporte cinq parties:

(1) un organe sensoriel recevant l’excitant

(2) un nerf sensitif

(3) un centre nerveux (élaborant la réaction)

(4) un nerf moteur

(5) un organe fonctionnel ou moteur (glande ou muscle)

(1)

(5)

(2)

(3)

(4)

Nerf sensitif

Nerf moteur

Centre nerveux

Organe sensoriel

Organe moteur

Exemples des réflexes: dilation de la pupille, mouvement des viscères, bayer, éternuer, le hoquet,...

b. Du point de vue psychologique:

Le réflexe est un mouvement, une réaction simple et automatique d’un organe ou d’une partie du corps en réponse à une excitation. La réaction réflexe définie comme comportement, présente certaines caractéristiques :

- réaction innée (absolue) : transmise par hérédité et non par apprentissage

- réaction simple : elle ne requiert pas un niveau supérieur de conscience

Exemple: une simple contraction musculaire

- réaction stéréotypée : elle se produit toujours de la même façon

- réaction automatique : elle se produit fatalement lors d’une excitation

2°. Les instincts

L’instinct est une disposition innée qui détermine un animal à agir d’une manière propre, suivant sa nature et sa structure physiologique. Donc chaque espèce d’animaux a ses instincts différents de ceux de l’autre de par sa nature même.

a. Caractéristiques de l’instinct

L’instinct est:

- inné: il vient avec la naissance, il ne s’apprend pas ;

- uniforme et spécifique : il est le même pour chaque animal et propre à chaque espèce ;

- aveugle et irréfléchi: l’animal ne semble pas connaître le but de son activité et continue cette dernière même si elle est devenue caduque. Dans ce cas, on parle de la folie des instincts. Ex: la poule continue à couver même si on a déplacé ses œufs ;

- invariable: l’instinct reste toujours le même à travers les âges. Toutefois, il peut y avoir certains petits changements selon les milieux ;

- utile : il est au service des besoins vitaux, soit pour l’individu, soit pour la race.

b. Les instincts chez l’homme

Chez l’enfant, le comportement peut encore être dicté par l’instinct mais au fur et à mesure qu’il grandit, l’instinct est modifié par l’intelligence, l’expérience et la volonté. Donc à l’état pur, l’instinct n’existe pas chez l’homme. Exemples d’instincts chez l’homme: instinct de succion, instinct sexuel.

3°. Les tropismes

Le tropisme est une réaction vitale d’orientation d’une plante ou d’un animal vis-à-vis de certains agents physiques ou chimiques. Sortes de tropismes:

a. Selon l’orientation (la direction), on distingue:

- le tropisme positif: l’organisme vivant se dirige vers l’agent physique ou chimique ;

- le tropisme négatif: l’organisme vivant s’éloigne de l’agent physique ou chimique.

b. Selon l’agent qui provoque le tropisme, on distingue:

- le phototropisme: réaction par rapport à la lumière. En fonction de la lumière du soleil, on parle de l’héliotropisme ;

- le géotropisme: réaction par rapport au centre de la terre (la pesanteur) ;

- le chimiotropisme : réaction par rapport aux substances chimiques ;

- l’anémotropisme: réaction par rapport au vent ;

- l’hydrotropisme: réaction par rapport à l’eau,…

N.B. Employé primitivement par les botanistes pour désigner les réactions d’orientation des végétaux, le terme tropisme fut repris par le physiologiste américain d’origine allemande Jakob LOEB (1859-1924) pour caractériser les comportements attractifs ou répulsifs d’animaux soumis à l’influence de certains agents physiques ou chimiques. Notons enfin qu’actuellement, les tropismes animaux sont désignés par certains auteurs par le terme “taxie”.

3.2.2. Les conduites acquises

a. Notion

Une conduite acquise est un comportement dont le déroulement dépend en grande partie d’un contact antérieur avec une situation donnée. La plupart de nos actes relèvent de l’apprentissage: la marche, le langage, l’écriture, l’usage de certains instruments,...

b. Le conditionnement classique

1° La vue d’une soupe apporte de la salive dans la bouche .Nous avons ici un réflexe de salivation causé par un stimulus naturel (la nourriture).

2° Supposons que chaque fois que nous sommes à table, il y ait un événement fortuit qui survient. Exemple: la sirène de T. M. K. Après plusieurs répétitions, la simple audition de la sirène, même quand il n’y a pas de nourriture, occasionne la mémoire de la sirène et excite notre appétit.

3° Le réflexe conditionné de PAVLOV.

Après ses travaux sur la digestion, le psycho-physiologiste russe IVAN PETROVITCH PAVLOV s’est, depuis 1905, intéressé à la sécrétion salivaire.

Il a isolé un chien dans une pièce pour qu’il ne soit dérangé ni par l’expérimentateur, ni par l’appareil d’enregistrement. Il a pratiqué une fistule salivaire pour mesurer la quantité de la salive, lors de la présentation de la poudre de viande au chien.

Schéma : S.l. = Stimulus inconditionnel (naturel)

R.l. = Réaction inconditionnelle

S.C = Stimulus conditionnel (provoqué)

R.C = réaction conditionnelle.

ESSAIS

SC


SI

REACTION

1

2

3

4

5

-

Son

Son

Son

Son

Poudre de viande

-

Poudre de viande

-

-

Salivation (R.I)

-

Salivation (R.I) Répétitions

Salivation (R.C) Répétitions

-


Si les excitants tels que lumière, son,… sont associés pendant un temps plus ou moins long à l’excitant naturel, ils acquièrent un pouvoir réflexogène. Les réflexes provoqués sont appelés “ réflexes conditionnels”. Pour qu’il y ait réflexe conditionnel, il faut que le stimulus conditionnel soit associé au stimulus inconditionnel qui doit venir directement après. Ce phénomène est appelé « renforcement ». Quand le stimulus conditionnel n’est plus associé au stimulus inconditionnel, la réaction conditionnelle peut diminuer jusqu’à disparaître. C’est l’extinction.

Deuxième partie : PSYCHOLOGIE MEDICALE

Chapitre 1 : GENERALITES

1.1. BREF APERÇU HISTORIQUE

La pratique à prodiguer des soins au malade est aussi vieille que le monde et remonte à la préhistoire. Comme les autres disciplines, la science médicale (médecine) a évolué en se dégageant dans un premier temps de la magie qui reposait sur le mysticisme. Il ne faut cependant pas sous-estimer la médecine antique car ses traitements reposaient sur des observations exactes et un empirisme éprouvé (expérience pratique).Le cas concret est celui de la civilisation chinoise. La Chine avait développé une science médicale basée sur la connaissance de l’anatomie, la pratique de la dissection, l’étude du rôle de la rate et de la circulation sanguine. Très observateurs, les chinois avaient découvert la médecine préventive en se fondant sur le fait que les maladies organiques sont précédées des troubles fonctionnels et l’altération du caractère. Ils enseignaient déjà que « chacun est malade à sa manière »et qu’il faut tenir compte de la différence de tempérament pour établir le traitement.

En Grèce, nous pouvons citer HIPPOCRATE qui est dans l’histoire de la médecine, le premier médecin dont elle ait connu. Né à Cos (une ile de la Grèce) vers 460 avant JC, HIPPOCRATE a établi des bases scientifiques et morales de la médecine moderne. Il a révolutionné la médecine en enseignant que la maladie avait des causes naturelles et non des causes magiques. Il a mis au premier plan la méthode médicale d’observation clinique.

En éthique (déontologie), Hippocrate a composé le serment que prêtent les médecins (serment d’Hippocrate) qui résume l’essentiel de la morale professionnelle du médecin. Ce serment d’il ya plus ou moins deux mille ans demeure de nos jours la base de la déontologie médicale. Ainsi, les médecins et les infirmiers doivent le connaître et s’en inspirer dans leur conduite.

A l’histoire des soins infirmiers se rattache le nom de Florence NIGHTINGALE (1820- 1920) lors de la guerre de Crimée (presqu’île de l’URSS qui s’enfonce dans la mer Noire).Par la suite, Nightingale fit l’organisation sanitaire de l’armée anglaise et des hôpitaux civils. Elle créa pour les élèves infirmiers l’école St Thomas Hospital et publia de nombreux ouvrages des techniques hospitalières. Elle a aussi spécifié le devoir de l’infirmier - le serment Nightingale - prêté dans les écoles anglosaxones par les jeunes infirmiers au moment de l’obtention de leurs diplômes.

Enfin, nous ne pouvons passer sous silence le philanthrope HENRI DUNANT (1828-1910), arrière petit neveu de Jean Jacques ROUSSEAU. Il a fondé la Croix-Rouge. Il a assisté à la bataille de Solferino (village d’Italie) où les français remportèrent la bataille sur les autrichiens. Cette bataille fut l’une des plus meurtrières de l’histoire. DUNANT fut bouleversé par l’horreur du spectacle et organisa des secours immédiats.

1.2. OBJET DE LA PSYCHOLOGIE MEDICALE

La psychologie médicale est la psychologie appliquée aux problèmes posés par la médecine. Née dans les années 50, elle a été officialisée en 1961 avec son introduction dans le cursus des études médicales. Il ne s’agit pas d’un domaine particulier mais d’un ensemble de connaissances dont le personnel soignant a besoin pour exécuter son métier c’est-à-dire, les soins de santé en faveur des patients. L’importance de la psychologie médicale s’est révélée confrontée aux problèmes psychologiques tels que celui des rapports avec le malade au cours desquels ce personnel exerce une action qui relève en partie du domaine psychologique. Jusqu’à la fin du 19ème siècle, ces phénomènes ont été abordés empiriquement sans qu’un effort soit fait pour en donner une formation théorique pouvant aboutir à une action plus efficace. C’est la psychanalyse qui a le mérite d’avoir formulé des concepts généraux comme celui du transfert, valable en médecine. Elle a également attiré l’attention sur la liaison étroite entre les faits psychiques et la maladie physique.

La psychologie médicale est restée longtemps restreinte au domaine de la psychopathologie. A ce titre, elle était traditionnellement rattachée à la psychiatrie qui est une partie de la médecine qui traite les maladies mentales. La psychologie médicale est une étude des phénomènes psychologiques observés en médecine à l’écart de toutes les investigations thérapeutiques.

La psychologie médicale a été beaucoup influencée par les gestaltistes qui considèrent que l’homme perçoit d’abord la réalité dans sa globalité et il ne s’intéresse aux parties de cette réalité qu’après. De cette théorie (gestalt theory) est née la notion de l’unicité de l’organisme en psychologie médicale. La notion de l’unicité souligne la nécessité d’envisager l’organisme malade dans sa totalité, de ne pas envisager un aspect (psychique ou somatique).Privilégier l’aspect somatique au détriment de l’aspect psychologique rend la compréhension de la maladie difficile.

1.3. METHODES D’APPROCHE DE LA PSYCHOLOGIE MEDICALE

La psychologie médicale utilise généralement les mêmes méthodes que celles utilisées en psychologie générale.

1.3.1. L’observation

Le problème qui se pose dans l’observation en psychologie médicale est de savoir comment l’homme malade se situe par rapport à l’observateur externe. C’est soit la maladie, soit l’homme malade qui est l’objet même de l’observation.

1.3.2. La compréhension et l’explication

Elles constituent les deux points d’approche pour l’étude et la connaissance de la maladie et du malade.

-la compréhension : c’est la connaissance par l’interprétation psychologique. Il s’agit ici de vivre, d’éprouver, de se représenter ce que ressent le malade. La méthode utilisée est l’introspection.

-l’explication : il s’agit de la connaissance objective des faits, des rapports de causalité entre deux ou plusieurs facteurs de l’élaboration des lois.

1.3.3. La méthode expérimentale

L’importance de l’observation, de l’hypothèse et de l’expérimentation varie selon les disciplines. Exemples :

-les méthodes dites cliniques sont faites de l’observation et de la compréhension des conduites humaines dans des conditions bien déterminées.

-les méthodes dites de laboratoire sont faites d’expérimentation. Mais de l’observation à l’expérimentation, la démarche demeure identique.

L’observation en psychologie médicale s’exerce de deux manières :

a)l’observation directe : elle porte sur le malade, sur son comportement et les signes extérieurs.

b) l’observation externe : elle ne porte pas sur l’état actuel du malade, ni même sur la maladie mais plutôt sur l’anamnèse, la biographie, les écrits, les tests psychologiques et témoignages d’autrui.

1.4. SCIENCES CONNEXES A LA PSYCHOLOGIE MEDICALE

1.4.1. La psychiatrie

Les rapports de la psychologie médicale avec la psychiatrie ne sont pas faciles à comprendre. La psychiatrie est une branche de la médecine qui s’occupe du diagnostic et du traitement des maladies mentales. Elle vise à comprendre le fonctionnement du psychisme humain ; elle en découvre les lois, en déduit éventuellement les méthodes et les données théoriques permettant l’activité thérapeutique.

1.4.2. La psychopathologie 

C’est la science du fonctionnement anormal de l’esprit humain, une étude scientifique du comportement morbide. Elle se trouve à mi-chemin entre la psychologie et la psychiatrie. Elle permet de comprendre les faits pathologiques du sujet en saisissant la signification du symptôme tel que celui-ci le vit afin d’en tirer les lois générales concernant les processus mentaux.

1.4.3. La psychophysiologie

Elle s’occupe des bases anatomophysiologiques sur le comportement. Il a été prouvé que les processus mentaux dans une large mesure dépendent de certains mécanismes physiologiques. Les recherches ont prouvé que les manifestations psychiques supérieures telles que la pensée sont liées au bon fonctionnement du dernier étage du cerveau (le télencéphale) ; tandis que les instincts, les émotions et les états affectifs sont en relation avec le cerveau moyen(le diencéphale).Les découvertes faites dans le domaine des sécrétions internes ont prouvé que les processus chimiques qui se déroulent dans notre corps influencent notre vie psychique. Exemple : la psychophysiologie a montré que la gaucherie n’est pas un handicap physique comme le croient la plupart des parents et enseignants avec comme conséquence le traitement frustrant infligé aux enfants gauchers à l’école et en famille. Elle est plutôt la résultante naturelle d’un développement de la partie droite du cerveau (hémisphère droit) par rapport à l’hémisphère gauche.

1.4.4. La psychosomatique

Elle étudie les troubles organiques dus totalement ou partiellement à des facteurs psychiques. Exemples : maux d’estomac, énurésie (émission involontaire des urines),…La médecine psychosomatique s’occupe à la fois de l’esprit, du mental (psyché) et du corps (soma) et n’envisage jamais l’un sans l’autre. Notons que celui qui se trouve dans un état de tension affective presque permanent peut voir se développer dans son organisme des troubles : ulcères gastriques, angine de poitrine, hypertension, asthme, obésité, diabète, certaines maladies cutanées,…Bref, le but de la psychosomatique est d’étudier l’homme (sain ou malade) comme un tout ; étudier les rapports étroits entre le psychisme et le soma.

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