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1.4.2. L’extrospection :

Du latin extre (en dehors) et aspicere (regarder), l’extrospection est une méthode qui consiste à observer les manifestations extérieures du comportement (de l’observé, différent de l’observateur), c’est l’observation externe.

a)Avantages :

-L’extrospection permet d’étudier plusieurs personnes, donc de généraliser les conclusions.

-Elle garantie l’objectivité : elle permet de contrôler les résultats car plusieurs personnes peuvent observer le même phénomène à la fois.

-Elle permet d’observer les petits enfants, les animaux et les malades mentaux qui ne peuvent ni s’observer, ni s’exprimer.

N.B : L’extrospection est la méthode la plus utilisée en psychologie.

b) Limites et défauts.

-Contact indirect : à partir de seules manifestations extérieures des faits psychiques, on peut aboutir à des interprétations parfois erronées.

-L’extrospection peut souffrir de l’équation personnelle, des préjugés dans l’interprétation des faits observés.

-La sélection des phénomènes observés : nous ne pouvons percevoir les phénomènes dans leur totalité. Nous exerçons toujours un certain choix ; nous dirigeons notre attention sur un aspect particulier. Et nous ne percevons que ce que nous voulons percevoir, nous cherchons trop souvent à confirmer nos idées préconçues.

Conseils :

  • Par souci d’efficacité, les psychologues utilisent simultanément l’extrospection (observer le comportement extérieur de l’individu) et l’introspection (lui demander ce qu’il ressent à l’intérieur de lui-même).

  • Pour éviter les erreurs de l’équation personnelle et des préjugés, il faut recourir à la répétition et à la vérification des observations.

1.4.3. L’observation spontanée.

Il s’agit d’observer les phénomènes sans les avoir provoqués, c’est -à - dire observer un sujet (sans qu’il ne s’en rende compte) dans son milieu naturel, habituel ou social et de retenir les faits tels qu’ils apparaissent. La formule la plus connue est celle de « l’observation participante » ou « observation- participation ». L’observation participante est une méthode utilisée aussi bien en psychologie que dans d’autres branches s’occupant de l’être humain (anthropologie culturelle, sociologie,…). Elle consiste à se faire membre du groupe que l’on veut étudier ; on s’identifie au groupe en participant à toutes les activités, sans donner à ce groupe une quelconque orientation. Exemple : en voulant étudier les activités journalières des adolescents, je participe à toutes leurs activités de la journée : danse, jeu, activités informelles,…On parle également du participant observateur, membre du groupe qui observe les autres membres de son groupe pour le compte de l’observateur principal.

1.4.4. L’observation expérimentale

Elle est appelée également « observation provoquée » ou « méthode expérimentale ». Expérimenter, c’est provoquer le phénomène mental que l’on veut étudier en plaçant un ou plusieurs individus dans des conditions préalablement et soigneusement définies ou établies, susceptibles de le provoquer.

Caractéristiques de la méthode expérimentale :

a. La mesure : elle exprime le degré avec lequel le terme et les concepts en considération sont précisément spécifiés. Mais la mesure ne requiert pas nécessairement l’application du nombre, bien que l’usage du nombre soit souhaité comme indice de la finesse dans la mesure. Exemple : on peut avoir une idée sur l’intelligence d’un individu si on nous dit qu’il a un quotient intellectuel de 100,  plutôt que de dire qu’il est très intelligent.

b. La répétition : en règle générale, le résultat d’une recherche qui ne peut être confirmé par d’autres recherches similaires risque d’être considéré comme étant suspect et d’être rejeté. Exemple : un même observateur, plusieurs fois sur un même sujet et à des moments différents.

c. Le contrôle : il permet à un observateur de réduire le nombre de facteurs qui pourraient influer sur le comportement à observer.

d. La variance : dans une expérience, on peut avoir une ou plusieurs variables. On distingue généralement :

    • la variable indépendante : c’est la variable cause, la cause, le stimulus ou la situation. C’est celle qui provoque un fait, celle dont le chercheur observe ou détermine les effets sur la variable intermédiaire. Exemple : le café

    • la variable intermédiaire : c’est le sujet lui-même, la personne qui subit et agit sous la variable indépendante. Exemple : l’étudiant de G1

    • la variable dépendante : c’est la variable conséquence, les conséquences ou effets, c’est celle qui est influencée par la variable indépendante. C’est la réponse ou le résultat. Exemple : l’insomnie


1.4.5. La méthode des enquêtes

Cette méthode consiste à administrer à un grand nombre de sujets un questionnaire d’enquête auquel ils ont à répondre. Le chercheur peut envoyer ce questionnaire à un échantillon de la population qu’il veut étudier. On peut également se servir de ce questionnaire comme guide dans l’entretien avec les sujets : c’est l’interview. Il existe deux principaux types de questions :

  • Questions à réponses fermées : elles permettent d’orienter le sujet qui répond. Exemple : Etes-vous étudiant ? Oui ou Non.

  • Questions à réponses ouvertes : elles donnent une grande liberté de réponse au sujet. Exemple : Que pensez-vous de votre avenir ?

Attention : Cette méthode peut offrir des renseignements fortuits.

1.4.6. La méthode psychanalytique

La psychanalyse se présente comme une théorie du psychisme humain et une méthode d’investigation qui s’intéresse particulièrement aux phénomènes inconscients en vue de les rendre conscients. Pour cela, elle recourt aux diverses techniques :

  • La libre association (dites tout ce qui vous passe par l’esprit)

  • L’analyse des actes manqués (le lapsus, l’oubli)

  • L’hypnose,…

La psychanalyse est une théorie de la psychopathologie. Les maladies mentales comme la névrose, la psychose, … dit FREUD ne sont pas causées par des lésions cérébrales ; leurs causes sont à chercher dans le passé de l’individu et particulièrement dans ses relations affectives, sexuelles avec ses parents. Exemple : Le psychanalyste pour expliquer une déviation sexuelle comme l’homosexualité.

  1. Il peut entrer en causerie avec le malade homosexuel et peut découvrir que l’individu dans la deuxième enfance était amoureux de sa mère. Sachant que l’amour envers la mère n’est pas permis, l’individu fournit l’effort pour le refouler. Puis il va généraliser ce refoulement envers toute femme. Toute femme pour lui représente sa mère avec qui il ne peut avoir des relations sexuelles. Ce désir, ce besoin naturel, il le retourne vers les autres hommes auprès desquels il trouve satisfaction.

  2. Une autre possibilité de l’expression est que lorsque l’on est affectivement fixé à une personne, on cherche à l’imiter. Or la mère aime les hommes. La fixation à une mère qui aime naturellement les hommes entraîne l’enfant fixé à elle, à aimer par imitation les hommes (les garçons).

1.4.7. La méthode de tests

Le test est une épreuve définie, impliquant une tâche à remplir, identique pour tous les sujets examinés, avec une technique précise d’appréciation du succès ou de l’échec ou pour la notation numérique de la réussite (Association Internationale de Psychotechnie).

La méthode de tests consiste en la mesure rapide d’un comportement à travers les réponses que le sujet fournit à un stimulus standard appelé test. Dans la psychologie appliquée, elle a surtout une valeur prédictive : à partir d’un résultat obtenu au test, on peut prédire pour un individu son comportement dans diverses situations concrètes de la vie courante. On peut mesurer l’intelligence avec le W.I.S.C, le G.A.T.B,… la personnalité avec les tests projectifs, par exemple le test projectif de RORSCHACH. Le test peut se présenter sous plusieurs formes :

  • verbal ou non verbal

  • papier-crayon

  • manipulation des objets

  • choix multiples ou réponses libres

Avantages d’un test :

Le test permet de recueillir rapidement des informations et de fournir aux psychologues le moyen de comparer les réponses du sujet à celles de milliers d’autres personnes qui ont déjà été soumises au même test.

Désavantages du test :

  • un sujet peut intentionnellement donner de fausses réponses

  • les réponses peuvent être influencées par diverses conditions comme la fatigue, l’énervement,…

N.B : Pour pouvoir tirer quelques conclusions, un seul test ne suffit pas ; il faut utiliser une « batterie de tests » ainsi que toute information recueillie par d’autres moyens comme l’interview ou l’observation.

Chap. 2 : EXPLORATION ET CONNAISSANCE DU MONDE

Le monde physique qui nous entoure nous assaille chaque jour et nous oblige à une adaptation ininterrompue et continuelle. Le comportement de l’individu dépend largement de la façon dont il perçoit le monde qui l’entoure.

Les différentes perceptions du monde nous indiquent que les hommes réagissent différemment devant un stimulus. Le monde physique est donc identique mais le monde perçu ne l’est pas. Donc, il y a différence de perception entre les individus.

2.1. PERCEPTION ET SENSATION

2.1.1. Notions

Notre organisme reçoit des stimuli qui proviennent soit du milieu extérieur (un son, une lumière, une odeur…) soit du milieu intérieur (sensibilité kinesthésique).Ces stimuli, s’ils sont suffisamment forts, vont exciter les cellules de l’organe récepteur. Cette excitation est alors transmise par voie nerveuse jusqu’ à un centre du cortex.

a) La perception : c’est la prise de conscience du milieu en vue de la régulation de notre conduite. Elle est aussi définie comme la prise de conscience d’un objet ou d’un fait extérieur qui a provoqué en nous des excitations sensorielles plus ou moins nombreuses et complexes. D’après la « théorie  des complexes » ou « théorie de la mosaïque », les anciens psychologues concevaient la perception comme étant une somme de sensations. Aujourd’hui, cette théorie est dépassée.

b) La sensation : elle est considérée comme une perception élémentaire, celle qui se produit dans des conditions d’excitation et d’impression les plus simples possibles.

N.B : La perception est plus profonde, plus riche, plus complexe. Elle est fonction d’attention, de jugement, de souvenir, … bref, elle fait intervenir toute la personnalité. C’est l’interprétation que nous donnons aux contacts avec l’extérieur. Exemple : Je me trouve à 200 m de l’école, j’entends le sifflet (sensation), je cours pour ne pas être en retard de peur d’être puni (perception).

2.1.2. Conditions du phénomène perceptif

a)Condition physique : c’est l’excitant ou le stimulus capable d’agir sur l’organe sensoriel. Cet excitant doit avoir une certaine force (intensité) pouvant lui permettre d’exciter l’organe sensoriel. Exemple : la lumière constitue l’excitant ou le stimulus. b) Condition physiologique : c’est l’impression organique et sa transmission au cerveau. c)Condition psychologique : c’est l’interprétation que le sujet fournit quand ces impressions parviennent au cerveau ; c‘est la prise de conscience de l’objet qui a provoqué l’impression sensorielle. Bref, c’est la perception proprement dite.

2.2. FORMES DE SENSIBILITES

SHERRINGTON (physiologiste anglais, 1857-1952), distingue trois formes de sensibilités.

2.2.1. La sensibilité intéroceptive

Cette sensibilité comprend toutes les sensations qui viennent du milieu interne, viscéral ; liées aux modifications chimiques ou mécaniques du milieu interne (chaleur, froid, crampes, douleurs internes diverses, etc.) La sensibilité intéroceptive est appelée cœnesthésie pour marquer qu’elle est générale ou diffuse. Elle nous renseigne sur :

-l’état de nos muscles, nerfs, tendons et articulations ;

-la contraction de l’estomac quand nous avons faim, de l’intestin et d’autres viscères (reins, poumons, foie…) ;

-la température de notre corps.

2.2.2. La sensibilité proprioceptive

Cette sensibilité nous renseigne sur les positions, attitudes et mouvements de notre corps et de nos membres (sensation de posture, d’attitude et d’équilibre).Deux sortes de sensibilité proprioceptive :

a)Le sens statique (labyrinthique) : il nous renseigne sur l’équilibration générale du corps. Son organe de sensation se localise dans le labyrinthe de l’oreille interne (urtricule, sacculo, canaux semi-circulaires, cils vibratiles).

Exemple : Quand nous tournons sur nous-mêmes et que nous nous arrêtons brusquement, nous perdons le sens d’orientation, l’endolymphe (liquide contenu dans les canaux semi-circulaires) continue son mouvement : on ressent la sensation de vertige.

b) Le sens kinesthésique (kinésique) : il nous renseigne sur les mouvements de déplacement de nos membres et de la position de notre corps dans l’espace. L’origine de ces sensations c’est  dans les muscles, les tendons, le périoste des os, … Tout individu peut toucher, les yeux fermés, son nez, son oreille,… avec précision. Ainsi, nous pouvons manger en pleine obscurité sans mettre la nourriture ailleurs que dans la bouche ; nous pouvons cerner le poids de certains corps en les soulevant tout simplement ; nous pouvons marcher sans faire attention aux jambes, …

2.2.3. La sensibilité extéroceptive

Appelée également sensibilité spéciale, elle enregistre les excitations extérieures par rapport au corps et a comme agents les sens externes. Ces sens sont regroupés en deux catégories :

-sens impressionnables à distance : l’ouïe, la vue et l’odorat ;

-sens impressionnables par contact direct : le toucher et le goût.

La sensibilité extéroceptive comprend donc : la sensibilité cutanée, la sensibilité

visuelle, la sensibilité auditive, la sensibilité gustative et la sensibilité olfactive.

a)La sensibilité cutanée

L’organe du toucher c’est la peau. Le sens du toucher comprend trois sensibilités :

-la sensibilité tactile : elle renseigne sur le contact et la pression exercée à la surface de la peau.

- la sensibilité thermique : elle renseigne sur la chaleur, la température locale de la peau (le chaud et le froid). Les points de froid et de chaud sont répartis inégalement à la surface de la peau (2 à 3 fois plus de points de froid que de chaud).

-la sensibilité algésique : elle renseigne sur la douleur (ex : la brûlure).Du point de vue biologique, il est prouvé que la douleur est nécessaire car chez les personnes dépourvues de la sensibilité algésique, de nombreux accidents ont été enregistrés. Elles auraient pu les éviter si elles étaient capables de ressentir les premières douleurs. La douleur joue donc le rôle d’avertisseur.

b) La sensibilité visuelle 

L’organe récepteur de la vue c’est l’œil. Du point de vue physiologique, l’appareil qui engendre la sensibilité visuelle est la rétine dont les cellules sensorielles et nerveuses se prolongent en nerf optique. La rétine contient :

-des bâtonnets abondants à la périphérie : ils sont sensibles à la lumière, servent à la vision crépusculaire et assurent surtout la vision périphérique.

-des cônes qui abondent au centre et qui sont sensibles aux couleurs. Il semble qu’il existe trois types de cônes respectivement sensibles au bleu, au vert et au rouge. Les plus fréquents des troubles de la vision des couleurs sont : le type Dalton (confusion du rouge et du vert) et le type Nagel (confusion du jaune et du bleu).

N.B. Les images sont transmises au cerveau par le nerf optique et le défaut de la vision s’appelle « cécité ».
c) La sensibilité auditive

L’organe de l’ouïe c’est l’oreille. L’audition permet de percevoir des vibrations sonores transmises en général par l’air. Ces vibrations sont conduites et concentrées par le pavillon de l’oreille puis le canal auriculaire vers une membrane vibrante, le tympan. Celui-ci, par la chaîne des osselets, transmet la vibration à la membrane vibrante de la fenêtre ovale. A son tour, celle-ci transmet les vibrations à un liquide qui entraîne la vibration de poils sur les cellules sensibles (cellules de Corti), puis le message est transmis au cerveau. Si cette sensibilité disparaît, l’individu devient sourd.

d) La sensibilité gustative

L’organe du goût c’est la langue. Cette dernière se présente comme un ensemble de papilles et de petits trous au fond desquels se présentent des cellules sensorielles. Pour mieux goûter, le stimulus doit entrer en contact direct avec la langue. On distingue quatre goûts :-l’acide du côté gauche et du côté droit de la langue ;

-le sucré et le salé au niveau de l’avant de la langue ;

-l’amer au fond de l’arrière de la langue. 

N.B : Le reste c’est la zone du milieu qui est neutre. La perte du goût est appelée « dysgneusie ».

e)La sensibilité olfactive

L’organe de l’odorat c’est le nez. L’olfaction est due à l’excitation des cellules sensorielles appelées cellules de SCHULTZE situées dans chaque fosse nasale. Ces cellules olfactives ciliées baignent dans le mucus nasal et transmettent l’excitation au cerveau par l’intermédiaire du nerf olfactif. HENNING distingue 6 odeurs :

  • le putride (de la pourriture)

  • le fleuri (des fleurs)

  • le fruité (du fruit)

  • l’épicé (qui pique comme du poivre)

  • le résineux (odeur de certains arbres)

  • le brûlé (de ce qui brûle)


N.B : La perte de l’odorat s’appelle « anosmie ». L’odorat et le goût sont étroitement liés car ils se communiquent et remplissent un rôle important dans la nutrition.
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