L’examen professionnel








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4. Le seuil de signification préliminaire SSP

 

Le seuil de signification est défini comme le montant à partir duquel des omissions ou inexactitudes, isolées ou cumulées, auraient pour effet de modifier ou influencer un jugement d’une personne raisonnable se fiant aux états de synthèse.

 

Lors de l’élaboration de notre stratégie d’audit, nous devons, en conséquence, prendre en compte le seuil de signification à deux niveaux : au niveau global, qui correspond aux états de synthèse pris dans leur ensemble, c’est le seuil de signification préliminaire ; et au niveau d’un compte, c’est l’erreur tolérable.
Le seuil de signification préliminaire est notre estimation préliminaire du seuil de signification, effectuée lors de la phase de planification initiale. En pratique, nous devons remettre en cause, le caractère approprié de ce seuil, tout au long de la mission d’audit.

 

Notre évaluation du SSP relève du jugement professionnel et peut être fondée sur :

 

- Le résultat courant avant impôt : il constitue généralement le critère le plus important pour la prise de décision des utilisateurs externes des états de synthèse. Nous pouvons prendre comme point de départ 5%,

 

- La situation financière : on peut déterminer le SSP par référence aux capitaux propres. Nous pouvons prendre comme point de départ 1%.

5. Déterminer les comptes ou groupes de comptes significatifs

 

Un compte ou un groupe de comptes est significatif s’il peut contenir des erreurs importantes pour l’audit. Les erreurs importantes pour l’audit sont notamment :
- celles qui individuellement ou collectivement peuvent avoir un impact significatif sur les états de synthèse examinés,
- d’autres éléments même non significatifs pourraient avoir un effet défavorable sur notre réputation (fraude, malversation …).

Le risque inhérent et les caractéristiques des comptes qui sont pris en considération pour déterminer si un compte est significatif comprennent :
- la taille du compte et sa prédisposition à des manipulations,
- la subjectivité dans la détermination du solde du compte (provision),
- la nature du compte (compte en suspens, d’attente, de liaison),
- la compétence et l’expérience du personnel responsable du compte,
- les changements ou les possibilités de changement de méthode,
- notre expérience.

6. Identifier les sources d’information affectant les comptes significatifs

 

Nous classons les sources d’informations comme suit :

 

-         Estimations comptables,

-         Données répétitives,

-         Données non-répétitives.

 

La détermination des comptes significatifs et l’identification des sources d’informations qui les affectent fournit un cadre pour mettre en lumière dans le plan de mission les problèmes potentiels d’audit et de comptabilité, et une base pour la compréhension et l’évaluation des sources d’information.
COMPREHENSION DES SOURCES D’INFORMATIONS

La phase de planification initiale fournit le contexte de l’étape suivante de l’audit, dans laquelle nous procédons à une prise de connaissance et à une évaluation des sources d’informations affectant les comptes significatifs.
Nous classons ces sources d’informations en :
-         Estimations comptables,

-         Données répétitives,

-         Données non répétitives,

 

L’objectif de cette phase est d’évaluer la probabilité d’erreurs importantes pour l’audit dans chaque compte significatif en raison du traitement affectant le compte concerné.

1. Compréhension et évaluation des estimations comptables

 

Lors de la préparation des états financiers, le client estime les montants approximatifs de certains comptes parce que le calcul de certains montants ou l’évaluation de certains comptes dépend des conséquences d’événements futurs.

 

Les estimations comptables comprennent notamment :
-   Les provisions pour clients douteux,

-   Les provisions pour dépréciation des stocks,

- La reconnaissance du résultat sur les contrats à long terme,

-     Les provisions liées aux garanties.

1.1 Caractéristiques du risque des estimations comptables

 

Le niveau de risque lié aux estimations comptables significatives est généralement plus élevé que pour les autres traitements comptables dans la mesure où elles impliquent un niveau de subjectivité plus élevé, où elles sont moins susceptibles d’être contrôlées, et où elles sont davantage soumises à l’influence de la direction.

1.2 Approche d’audit des estimations comptables

 

En raison des caractéristiques ci dessus décrites, notre approche d’audit dépend de notre compréhension des points suivants :
- l’activité du client et de son secteur,

- les incertitudes liées aux estimations comptables,

- les motivations de la direction,

- le niveau de prudence mise en œuvre pour procéder à l’estimation,

- le processus d’estimation lui-même,

- les pratiques du client afin d’augmenter le caractère raisonnable des estimations, par exemple la comparaison régulière des résultats estimés et réalisés.

L’approche d’audit est élaborée en prenant connaissance du processus d’estimations comptables concerné et en évaluant ensuite la probabilité d’erreurs importantes pour l’audit.
Ceci comprend les étapes suivantes :

 

- Identifier les estimations comptables significatives : notamment en lisant les états financiers

- Identifier les types d’erreurs possibles : Les types d’erreurs possibles dans une estimation comptable sont les suivants :
o Erreurs dans les données sous-jacentes utilisées pour faire l’estimation,

o Erreurs résultant d’une mauvaise application d’hypothèses.

 

- Identifier et évaluer les contrôles pertinents sur le processus : bien que les estimations comptables sont moins susceptibles aux contrôles, le client peut exiger par exemple la revue et l’approbation des estimations et que les personnes faisant les estimations conservent des explications détaillées et tous les autres justificatifs des hypothèses appliquées.

 

- Procéder à l’évaluation du risque.

2. Compréhension et évaluation des données non répétitives

 

Les sources d’informations que nous appelons données non répétitives sont des traitements comptables effectués uniquement de manière intermittente et généralement en liaison avec la préparation des états de synthèse. Les données non répétitives les plus courantes sont les suivantes :
- L’inventaire et la valorisation des stocks,

- La détermination des charges constatées d’avance,

- Le calcul de l’impôt sur les bénéfices,

- Le calcul de la dotation aux amortissements,

- La détermination de la provision pour factures à recevoir.

Notre approche d’audit des données non répétitives s’articule autour des étapes suivantes :
- Comprendre les traitements des données non répétitives,
- Procéder à l’évaluation des risques,
- Elaborer l’approche d’audit.

2.1  Comprendre les traitements des données non répétitives

 

- Identifier les traitements des données non répétitives : au cours de la phase de planification initiale de notre audit, nous identifions les traitements des données non répétitives utilisés par le client,
- Identifier les types d’erreurs possibles : notion de risque inhérent,
- Identifier et évaluer les contrôles pertinents sur les traitements

2.2  Procéder à l’évaluation du risque

 

Comme pour les autres traitements, pour évaluer le risque d’erreurs importantes pour l’audit résultant de traitement des données non répétitives, nous prenons en compte :

-   le risque inhérent,

-   l’efficacité de l’environnement de contrôle,

-   la conception du traitement,

- la compétence des personnes intervenant dans le traitement,

-   les motivations de la direction,

- les procédures utilisées pour détecter les erreurs de traitement.

3. Compréhension et évaluation des données répétitives

 

L’objectif de la phase de compréhension et d’évaluation des données répétitives est d’obtenir suffisamment d’informations pour être en mesure d’évaluer la probabilité d’erreurs importantes pour l’audit dans les informations comptables issues des traitements des données répétitives.
Cette évaluation du risque est la base de la détermination de la nature et de l’étendue des tests de validité nécessaires sur les soldes des comptes concernés pour détecter la présence possible de telles erreurs.

3.1. Principales étapes de la compréhension et de l’évaluation des données répétitives

 

3.1.1 Identification des cycles et des types d’opérations significatives

 

Pour faciliter la compréhension de la façon dont les données répétitives sont générées, traitées et enregistrées dans les différents comptes, nous découpons le système comptable en sous-systèmes appelés cycles.

 

Dans une société industrielle et commerciale, il s’agit essentiellement des cycles suivants :

-         Ventes / Avoirs,
-         Achats,
-         Stocks et coût de revient,
-         Encaissements / Décaissement,
-         Immobilisations corporelles,
-         Paie.

 

Au cours de la phase de planification générale, nous identifions les comptes significatifs.
Si les soldes de certains comptes proviennent de données répétitives, nous identifions les cycles comptables significatifs qui affectent ces comptes.
C’est pourquoi les cycles comptables significatifs sont ceux qui pourraient contenir des erreurs importantes pour l’audit

3.1.2 Compréhension du flux des opérations significatives

 

Une fois que nous avons identifié les cycles et les types d’opérations significatifs, nous prenons connaissance du flux de chacun de ces types d’opérations sur le système comptable.

 

L’étendue de nos travaux à ce stade se limite à :
- Comprendre le flux séquentiel des données dans le cycle de façon à pouvoir identifier les endroits où des erreurs pourraient se produire,
- Identifier les problèmes potentiels de séparation des tâches

Notre compréhension du flux des opérations s’acquiert par un ensemble de moyens :
-         Enquête auprès du personnel,
-         Observation des procédures utilisées,
-         Examen des manuels du client,
-         Tests de cheminement.
3.1.3 Identification des zones d’erreurs potentielles

 

Lors de cette étape, nous identifions les endroits où des contrôles sont nécessaires pour empêcher et détecter les erreurs. Les contrôles sont soit manuels ou informatiques.

 

Des procédures ou des contrôles devraient exister afin de s’assurer que les sept objectifs de contrôle suivants sont atteints :
- Toutes les opérations sont comptabilisées (exhaustivité : éviter toute omission d’opération dans les comptes),
Et que chaque opération comptabilisée est :

- Réelle (éviter la comptabilisation d’opérations fictives),
- Correctement évaluée (s’assurer que le montant comptabilisé est correct),
- Comptabilisée dans la bonne période (s’assurer que l’opération est comptabilisée à la bonne période : mois, trimestre ou l’année),
- Correctement imputée (opérations imputées aux comptes appropriés),
- Correctement totalisée (débit et crédit correctement totalisé),
- Correctement enregistrée et centralisée (que les informations contenues dans les documents d’origine sont correctement saisies et correctement centralisées dans le grand livre et la balance et les états extra-comptable).

3.1.4 Identification et compréhension des contrôles pertinents

 

Après avoir identifié les endroits dans le flux des opérations où des erreurs pourraient se produire, nous enquêtons auprès du personnel du client pour déterminer si des contrôles efficaces ont été mis en place pour empêcher ou détecter ces erreurs ou si des contrôles nécessaires sont absents.

 

Les contrôles de prévention
Les contrôles de prévention s’appliquent généralement à chaque opération au cours du flux normal de traitement afin d’empêcher des erreurs sur les données de se produire. L’absence de contrôles de prévention efficaces augmente le risque d’erreurs dans les données générées.

 

Les contrôles de détection
L’objectif des contrôles de détection est de détecter les erreurs qui ont pu se produire au cours du traitement (rapprochement bancaire par exemple).

 

Test de cheminement
Afin de valider notre compréhension des procédures de traitement, nous effectuons un test de cheminement pour le cycle audité.

3.1.5 Evaluation préliminaire de l’efficacité des contrôles et évaluation du risque

 

Les contrôles ainsi identifiés ; nous évaluons ensuite si ces contrôles sont susceptibles d’être efficace pour empêcher et détecter les erreurs importantes à l’égard de chacun des sept objectifs de contrôle :

 

- Si les contrôles sont jugés efficaces, et nous avons l’intention de nous appuyer sur eux, le risque d’erreur est minimal. Nos tests de validité sur les comptes concernés sont minimaux ;

 

- Si les contrôles sont jugés non efficaces et le risque d’erreur est élevé, nos tests de validité sur les comptes concernés sont étendus de façon à nous permettre de détecter les erreurs significatives.

EVALUATION DES RISQUES

1. Le risque d’audit

 

L’audit financier se définissant comme étant l’examen critique auquel procède un professionnel indépendant et externe à l’entreprise, en vue d’exprimer une opinion motivée sur la fidélité de l’image donnée par les documents financiers de l’entreprise, l’objectif essentiel de l’auditeur est donc bien de se forger une intime conviction, et d’émettre une opinion sur les documents qui lui sont présentés.

 

Face à cet objectif, les contraintes s’exercent à trois niveaux :

- le caractère limité du budget de temps de l’auditeur,
les diligences précisées sous forme de normes (OEC),

la responsabilité (civile, pénale et professionnelle) de l’auditeur.

 

On peut donc dire que, de par ses objectifs et ses contraintes, la mission d’audit financier comporte des risques dont l’importance relève de l’organisation et de l’esprit existant dans l’entreprise, mais aussi et surtout des moyens mis en œuvre par l’auditeur pour assurer la réalisation complète de la mission.

 

Ce risque appelé risque d’audit, correspond à la possibilité pour l’auditeur de formuler une opinion inappropriée eu égard des circonstances : par exemple, formuler une opinion sans réserve alors que les comptes présentent une anomalie significative.
 

Le risque d’audit peut être analysé en trois composantes :

- le risque inhérent (risque qu’une erreur ou qu’une inexactitude significative puisse survenir malgré les contrôles internes existants),

- le risque lié au contrôle (risque que le système de contrôle interne de l’entreprise ne prévienne pas ou ne détecte pas de telles erreurs),

- le risque de non-détection (risque que les erreurs ou inexactitudes significatives ne soient décelées par l’auditeur).
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