I présentation du groupe sonatrach








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Chapitre I Etude Bibliographique



I.1. Présentation du groupe SONATRACH

La SONATRACH (Société Nationale pour la Recherche, la Production, le Transport, la Transformation, et la Commercialisation des Hydrocarbures s.p.a) a été crée en 1963. C’est la plus importante compagnie d’hydrocarbures en Algérie et en Afrique. Elle intervient dans l’exploration, la production, le transport par canalisations, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés.

Adoptant une stratégie de diversification, SONATRACH se développe dans les activités de génération électrique, d’énergies nouvelles et renouvelables, de dessalement d’eau de mer, de recherche et d’exploitation minière. Poursuivant sa stratégie d’internationalisation, SONATRACH opère en Algérie et dans plusieurs régions du monde : en Afrique (Mali, Niger, Libye, Egypte), en Europe (Espagne, Italie, Portugal, Grande Bretagne), en Amérique Latine (Pérou) et aux USA. 

Avec un chiffre d’affaires de près de 64,975 milliards de US$ réalisé en 2008, SONATRACH est classée :

  • 1ère Compagnie Africaine,

  • 12ème Compagnie pétrolière Mondiale,

  • 13ème Compagnie Mondiale concernant les hydrocarbures liquides (réserves et production)

  • 6ème Compagnie Mondiale en matière de Gaz Naturel (réserves et production)

  • 25ème Compagnie pétrolière sur le plan des effectifs. (Source : PIW Top 50 / 2008)

  • 5ème exportateur mondial de Gaz Naturel

  • 4ème exportateur mondial de GNL

  • 3ème exportateur mondial de GPL.[4]

]I.2. Présentation de l’Unité de Traitement de Brut Sud (UTBS)

L'UTBS est une unité de traitement de brut Sud destinée à recevoir et traiter l’huile non stabilisée provenant de six champs satellites existants de la région d’Hassi-Messaoud Sud et d’expédier l’huile stabilisée vers le centre de stockage situé à Haoud El Hamra.

Le site est situé au Sud Ouest du Centre Industriel Sud (CIS) existant à sept kilomètres environ. L’objectif est de transférer progressivement la production du CIS, exploité depuis 1962, à cette nouvelle installation.


Figure I.1 Situation géographique de l’UTBS

L’UTBS a été mise en marche en septembre 2010 et elle a pour objectif :

  • D’améliorer les spécifications des produits.

  • D’augmenter la production d’huile stabilisée.

  • Atteindre 80% de la production totale d’huile stabilisée.

  • Délocalisation et amélioration de la sécurité des installations.

  • Produire en toute sécurité.

L’UTBS comprend les installations suivantes :

  • Un système de collecte du brut en provenance de six satellites existants et d’eau en provenance d’un puits de l’Albien et d’un puits de l’Eocène.

  • Trois trains de traitement de brut de 100 000 bbl par jour chacun.

  • Quatre trains de compression de gaz.

  • Des installations de stockage de brut stabilisé.

  • Des pipelines d’expédition (brut, gaz et eau).

  • Des infrastructures et des bâtiments.


I.3. Systèmes procédés de L’UTBS
L’UTBS comprend les principaux systèmes procédés, utilités et infrastructures suivants :


  1. Réseau de collecte du brut

  2. Séparation

  3. Dessalage

  4. Stabilisation

  5. Stockage - expédition - comptage et système hors spécification

  6. Compression

  7. Traitement des eaux huileuses

  8. Eau brute et eau potable

  9. Drains ouverts

  10. Drains fermés

  11. Gaz combustible

  12. Réseau de torche

  13. Air instrument – Air service – Azote

  14. Injection de produits chimiques

  15. Station d’épuration des eaux usées

  16. Stockage et distribution de diesel

  17. Stockage, régénération et distribution d’huile de lubrification

  18. Réseau incendie

  19. Poste d’arrivée électrique de 30 kV et sous station électrique 30 / 5,5 / 0.4 kV

  20. Groupe électrogène de 800 kVA

  21. Système DCS / ESD / F&G et Salles de contrôle

  22. Système télécom

  23. Bâtiments (sécurité, atelier, postes de garde, laboratoire, camp


I.3.1. Réseau de collecte du brut

Les installations sont conçues pour traiter le brut en provenance des six champs satellites existants de Hassi Messaoud Sud, dont trois sont situés à l’Est de l’unité (E1C, E2A et S1A) et trois situés à l’Ouest (W1A, W2A et W1C).

Les raccordements au niveau des satellites sont équipés de deux vannes manuelles et le pipeline permet d’exporter le brut soit à l’UTBS soit au CIS. Ainsi le traitement du brut sera assuré par le CIS en cas d’impossibilité d’acheminement du brut vers l’UTBS.



Raccord brut de E1C Raccord brut de E2A Raccord brut de W2A



Raccord brut de S1A Raccord brut de W1A Raccord brut de W1C

Figure I.2 raccordements au niveaux de l’UTBS

Le raccordement au niveau de l’UTBS sera assuré par un manifold nommé MO1, situé à l’entrée de celle-ci.

I.3.2. Traitement du brut

1) Séparation

Cette première étape consiste à séparer le brut, du gaz et de l’eau. Tous les gaz issus des séparations sont envoyés vers le système de compression et l’eau vers le traitement des eaux huileuses.

Le brut est réchauffé jusqu’à 70°C dans un échangeur brut non traité/brut stabilisé constitué de deux calandres disposées en série. Le brut réchauffé alimente le deuxième étage du séparateur bi-phasique.
2) Dessalage

Le système de dessalage est constitué de deux dessaleurs électrostatiques en série avec injection d’eau de lavage à l’entrée du second dessaleur. L’eau extraite du deuxième étage sous contrôle de niveau d’interface est entièrement recyclée vers l’entrée du premier étage par l’intermédiaire d’une pompe.

L’eau extraite du premier étage est envoyée sous contrôle de niveau d’interface vers l’unité de traitement des eaux huileuses.

Chaque dessaleur électrostatique est équipé d’une vanne de mélange à son entrée. L’eau de lavage provient d’un puits d’eau (albien) foré par le Maître d’Ouvrage.
3) Stabilisation

Le brut dessalé est ensuite envoyé vers une colonne de stabilisation munie de vingt-et-un plateaux à clapets fixes.

L’alimentation de la colonne est réalisée à deux niveaux :

  • 80% du débit total alimente la colonne au niveau du plateau n°13 après réchauffement de la charge dans un échangeur brut dessalé/brut stabilisé constitué de deux calandres disposées en série.

  • 20% du débit total du brut alimente la colonne au niveau du plateau de tête et constitue le reflux de la colonne.


Le brut stabilisé s’écoule vers le stockage après refroidissement successif dans l’échangeur brut dessalé/brut stabilisé, dans l’échangeur brut non traité/brut stabilisé puis dans un aéro-réfrigérant.



Figure I.3 Train de traitement

I.3.3. Stockage-Expédition du brut

Le brut stabilisé est ensuite stocké dans quatre bacs à toit flottant ayant chacun une capacité brute de 50 000 m3.

La pomperie d’expédition est composée de pompes de gavage et de pompes d’expédition.

La ligne d’expédition de brut stabilisé de trente pouces (30’’) à partir de l’UTBS se raccorde sur la nouvelle ligne vingt quatre pouces (24’’) reliant le CIS à Haoud El Hamra (HEH).
I.3.4. Système hors spécification

Lorsque le brut ne respecte pas une des spécifications ou en cas de non-fonctionnement des trains, la production peut-être déviée temporairement vers le système «hors spécification » ou « hors-spec » pour être ultérieurement réinjectée dans le procédé.



Figure I.4 Système hors spécification

Dans le cas où le brut provient du manifold d’entrée ou des dessaleurs (1), il est dirigé vers le séparateur « Hors-spec » pour un premier dégazage puis s’écoule, sous contrôle de niveau, vers le séparateur « gaz boot » pour un dégazage à pression atmosphérique.

Dans le cas où le brut provient de la sortie des trains de stabilisation (2), il est directement dirigé vers le séparateur « gaz boot » de brut hors spécification. Ensuite, le brut s’écoule gravitairement du séparateur

« gaz boot » vers le réservoir de stockage de brut « hors spécification » d’une capacité brute de 20 000 m3.

Les effluents provenant du ballon de torche Très Basse Pression (TBP), du réservoir de drains fermés, du système de traitement des eaux huileuses ou du système de traitement des drains ouverts sont renvoyés vers le réservoir de stockage de brut hors spécification.

Le brut stocké est ensuite recyclé à l’aide d’une pompe (2 x 100%) dans le procédé en amont de l’échangeur brut non traité/brut stabilisé.
1.3.5. COMPRESSION – EXPEDITION DU GAZ

Une partie des gaz associés au brut à l’entrée de l’UTBS servira de gaz combustible pour les besoins de l’usine, l’excédant sera envoyé vers l’unité de GPL située au CIS.
1) Compression du gaz

La station de compression est composée de quatre trains de compression.

Les gaz associés au brut, venant des séparateurs et des colonnes de stabilisation des trains de traitement, sont rassemblés dans un manifold puis dirigés vers les trains de compression.

Le gaz est alors envoyé dans un séparateur appelé « KO drum gaz flash BP » où une séparation fine gaz-liquide a lieu. Ce séparateur est équipé d’un matelas dévésiculeur afin de limiter l’entraînement de liquide présent sous forme de gouttelettes vers le compresseur centrifuge aval.

A la sortie, le gaz est envoyé à l’aspiration du premier étage du compresseur centrifuge. Le gaz est ensuite refroidi grâce à un aéroréfrigérant.

L’ensemble de ces opérations est réalisé une seconde fois sur les condensats (gaz) via un séparateur appelé « KO drum inter étage ». Une troisième séparation est effectuée par un séparateur appelé « KO drum de décharge » avant d’être envoyé vers la ligne d’export.



Figure I.5 Détail d’un train de compression

2) Expédition du gaz

Le gaz issu des trains de compression est exporté vers le CIS par un pipeline de seize pouces (16’’). Des gares permettent d’envoyer un racleur dans ce pipeline.

Ce pipeline se connecte sur le manifold « GPL 28 Barg » au niveau du CIS par l’intermédiaire d’un piquage réalisé en charge. Une vanne de sectionnement est installée au point de raccordement.



Figure I.6 Identification de la zone de raccord gaz

I.3.6. Traitement des eaux huileuses

1) Unité de traitement des eaux huileuses

L’unité de traitement des eaux huileuses est dimensionnée pour traiter les eaux huileuses de procédé ainsi que les eaux pré-déshuilées des drains ouverts.

L'eau huileuse est traitée au travers d’un package de traitement des eaux huileuses dont le fonctionnement est le suivant :

  1. L'eau huileuse passe d'abord dans un ballon dégazeur. Le dégazeur a deux fonctions :

  • Permettre le dégazage de l'huile présente dans l'eau

  • Faciliter la coalescence et la séparation de l'huile de la phase aqueuse.

  1. Le gaz est envoyé vers la torche TBP.

  2. L’huile monte à la surface et se déverse dans un compartiment à partir duquel elle est pompée et envoyée vers le stockage de brut hors-spec.

  3. L'eau partiellement traitée coule par gravité vers l'unité de flottation. L'unité de flottation permet de faire monter à la surface l'huile grâce à de fines bulles de gaz. La couche de mousse présente à la surface est écrémée et elle est renvoyée vers le dégazeur par une pompe, afin de concentrer l'effluent huileux. Une injection d’un réducteur d’oxygène est prévue en amont du flottateur afin d’en améliorer le rendement.

  4. L'eau traitée est dirigée vers le réservoir tampon d'eau traitée.



Figure I.7 Traitement des eaux huileuses

2) Expédition de l’eau traitée vers le raccord au puits d’injection d’eau

L’eau traitée est ensuite envoyée vers le réservoir tampon d’eau traitée d’une capacité de 240 m3 puis expédiée par une pompe vers le puits d’injection d’eau (OMN 77).

Lors d’indisponibilité du système d’expédition ou de réception à OMN 77, et après remplissage du réservoir tampon d’eau traitée, la production totale d’eau est envoyée dans un bassin d’évaporation. Ce bassin est dimensionné pour un débit d’eau de trois trains de production pendant dix jours, additionné éventuellement du débit provenant des drains ouverts.
3) Raccordement au niveau de OMN 77

Une filtration est prévue au point de raccordement sur OMN77. Actuellement deux turbines d’injection sont en fonctionnement pour la réinjection de 17 000 m3/j d’eau dans le Cambrien. L’UTBS produira 900 m3/j d’eau qui seront pris en charge par cette unité de réinjection.

L’injection d’eau dans les gisements permet de déplacer les hydrocarbures (phase de production secondaire). L’injection de gaz permet de maintenir la pression dans le réservoir.


Figure I.8 Point de raccordement des eaux traitées sur OMN77

I.3.7. Eau brute et eau potable

1) Eau brute

L’eau brute provient d’un forage éruptif à 60°C dans la couche aquifère albien situé à moins d’un kilomètre de l’UTBS. Le point de raccordement se situe au niveau de la bride de tête de puits.

L’eau est expédiée au travers d’une canalisation munie de gares de racleur. En arrivant à l’UTBS, une filtration équipée d’un système de lavage alimente un réservoir de 1 200 m3 et une autre filtration assure le remplissage des réservoirs d’eau incendie.

A la sortie du réservoir de stockage, une pompe alimente :

• Les dessaleurs (eau de lavage),

• Le système de nettoyage des plateaux des colonnes de stabilisation,

• Le réseau d’eau de service procédé,

• Le réseau d’eau de service bâtiment (sanitaire).

2) Eau potable

Un réservoir de 50 m3 alimente les bâtiments « vie » de l’UTBS en eau potable qui est produite à partir d’un puits dans l’Eocène. Un traitement (unité de potabilisation) et une injection d’hypochlorite de sodium permettent d’assurer la potabilité. Une pompe de 30 m3/h alimente le réseau.
I.3.8. Systèmes de drainage

Les systèmes de drainage ont pour objectifs de :

  • Collecter tous les effluents liquides :

  • Issus des opérations de vidange et nettoyage des équipements,

  • Suite à des précipitations,

  • Consécutifs à l’emploi des systèmes de lutte contre l’incendie utilisant de l’eau,

  • Consécutifs à une fuite.

  • Transférer ces effluents depuis leur point d’émission ou de collecte jusqu’au lieu de stockage et/ou de traitement.

  • Recycler ces effluents ou les traiter localement de manière à ce qu'ils puissent être relâchés dans le milieu ambiant dans des conditions environnementales acceptables.

  • Permettre la reprise des effluents pour un traitement extérieur au site, si le recyclage ou le traitement local n'est pas possible.

1) Drains ouverts

Le réseau des drains ouverts collecte les effluents suivants :

  • Les eaux de pluie.

  • Les eaux d’extinction des feux.

  • Les eaux de lavage.

  • Les égouttures de produits sur toutes les aires dallées.

  • La purge d’eau des bacs de stockage des hydrocarbures.

  • La vidange de certains équipements peut se faire vers ce réseau si la qualité du produit le permet : sont exclus les liquides à une température inférieure à 0°C, les effluents contenant des produits toxiques, inflammables ou explosifs.

  • Les eaux de lavage des sols des bâtiments de compresseurs (ou autres machines tournantes) et des ateliers de maintenance à travers des regards ventilés.

Ils sont soit collectés

  • Au sol à l’aide de cuvettes de rétention étanches dont le fond en pente permet de diriger les liquides vers des regards ou caniveaux à grille. Ce dispositif permet également en cas de fuite de produit sur un équipement, de limiter la zone contaminée et, si le produit s’enflamme, de circonscrire le feu à une surface réduite.

  • Par déversement direct à partir de l’équipement.


Ils sont réceptionnés dans un bassin tampon dimensionné pour recevoir le débit correspondant à de fortes précipitations ou au déclenchement des systèmes déluge d’un train de traitement d’huile pendant 15 minutes. Au delà, un système anti-débordement permet d’évacuer le trop plein, vers le bassin d’évaporation.

Ils sont ensuite transvasés à l’aide d’une vis d’Archimède dans un séparateur API pour y être déshuilés par décantation. Les eaux pré-déshuilées sont reprises par pompes et envoyées vers le package de traitement des eaux huileuses où elles sont à nouveau traitées avec les eaux de production dans un

séparateur/dégazeur à plaques suivi d’une unité de flottation avec injection de réducteur d’oxygène.

Après traitement, la teneur en hydrocarbures de l’eau traitée doit être inférieure à 10 ppm massique (moyenne sur 24 heures) et l’eau traitée peut alors être envoyée vers l’unité d’injection OMN77. Le brut récupéré est renvoyé par une pompe vers le séparateur de brut hors spécification.
2) Drains fermés

Le système de drain fermé collecte les hydrocarbures provenant essentiellement de vidanges et de rinçages des équipements et des lignes. Il transfère gravitairement ces effluents depuis les points de vidange jusqu’aux unités de traitement, dans des conditions optimales pour l’environnement, la santé et la sécurité du personnel intervenant.

Les drains fermés sont collectés et réceptionnés dans le ballon des drains fermés. Ce ballon respire sur la torche TBP. Les effluents récupérés sont renvoyés par une pompe vers le réservoir de brut hors spécification pour être ensuite réinjectés en entrée des trains de traitement d’huile.

3) Drainage des huiles usagées

Ce système est destiné au drainage des huiles de lubrification usagées provenant des moteurs thermiques (véhicules, groupe électrogène, pompe incendie, etc.). Il permet la collecte et le stockage des huiles usagées, en vue de leur retraitement dans un atelier externe spécialisé. Pour l’usine UTBS, les huiles de vidange sont stockées localement (pas de réseau).

Les huiles des transformateurs sont confinées dans une fosse déportée commune à l’ensemble des transformateurs et dimensionnée sur le plus gros transformateur.
4) Drainage des huiles usées de lubrification et d’étanchéité

Ce système est destiné au drainage des huiles de lubrification et d'étanchéité usées provenant des compresseurs. Il permet la collecte et le stockage des huiles usées, en vue de leur retraitement sur site par centrifugation, ainsi que le stockage des huiles neuves et leur vidange par pompes de reprise.
5) Drainage des zones de stockage de produits chimiques

Pour l’UTBS, des cuvettes de rétention en béton, ségréguées par produit chimique, sont construites sous les packages de produits chimiques. En cas de pluie, l’eau de ruissellement peut être dirigée vers le réseau de drain ouvert (la vanne vers le système de drain ouvert est normalement fermée).

En cas de fuite de produits chimiques vers la cuvette de rétention, les effluents sont récupérés dans une citerne (utilisation d’une pompe portable) pour un traitement extérieur au site.
6) Drainage des eaux usées

Ce système gravitaire est destiné au drainage des eaux usées provenant des bâtiments : laboratoire (autres que produits chimiques), salle de contrôle, postes de garde, bâtiment sécurité, atelier/magasin, camp et réfectoire. Ces eaux usées sont traitées dans une station de traitement biologique (STEP).
I.3.9. Gaz combustible

En fonctionnement normal, le gaz combustible est prélevé dans le manifold des gaz associés (en amont des trains de compression). En situation de secours ou de démarrage, le gaz combustible provient du CIS au travers de la canalisation d’export de gaz de l’UTBS vers CIS.

Le gaz combustible traverse d’abord le ballon de gaz combustible, puis un filtre dans lequel les solides et liquides sont arrêtés. Le gaz est réchauffé au travers d’un réchauffeur électrique à contact direct permettant une surchauffe de 5°C avant d’être distribué dans le réseau.

Le gaz combustible alimente en basse pression les systèmes suivant :

  • Les fours de rebouillage,

  • Le balayage des réseaux de torche,

  • Les pilotes des torches,

  • La couverture du réservoir de stockage d’huile hors spécification.


I.3.10. Réseau de torche

Les objectifs des systèmes de torchage sont de réduire au minimum les émissions à l’atmosphère de produits toxiques, inflammables ou explosifs.
L’unité UTBS comprend trois réseaux de torche :

  • Une torche très basse pression (TBP), qui collecte les gaz du ballon du séparateur « gaz boot » de brut hors spécification, du réservoir de brut hors spécification, du ballon de drains fermés et du système de traitement des eaux huileuses ;

  • Trois torches basse pression (BP), auxquelles sont connectés les équipements de chaque train de stabilisation, le séparateur de brut hors spécification et les équipements du système de gaz combustible ;

  • Une torche compression commune aux quatre trains de compression.

Chaque sous système est équipé d’un ballon de torche qui sépare le gaz à torcher des liquides éventuels. Le ballon de torche TBP est équipé d’une pompe permettant d’évacuer les liquides vers le bac de stockage hors spécification. Pour les autres ballons, les liquides sont dirigés vers le système de drains fermés.

L’utilisation d’un (ou des) système(s) de torchage se fait en cas/provenance de :

  • Indisponibilité des installations de compression des gaz et afin de maintenir la production d’huile ;

  • Arrêt d’urgence puis dépressurisation des installations ;

  • Décompression volontaire d’un équipement ;

  • Ouverture d’une ou plusieurs soupapes de sécurité ;

  • Ciel gazeux des équipements maintenus sous balayage de gaz.



I.3.11. Station d’épuration des eaux usées

Les effluents sanitaires sont déversés dans une fosse tampon et relevés par une pompe pour être dirigés vers le traitement biologique mettant en œuvre un procédé « boues activées ».

L’eau traitée est envoyée vers le bassin d’évaporation. Les boues résiduelles sont pompées périodiquement par un camion et sont évacuées pour traitement à l’extérieur du site.
I.3.12. Bassin d’évaporisation

Un bassin d’évaporation permet de recevoir l’eau provenant des installations de l’UTBS, en cas de défaillance de l’expédition vers l’unité d’injection d’eau OMN 77 ou de réception de l’OMN 77. Le bassin d’évaporation a été dimensionné pour pouvoir contenir la quantité d’eau normalement réinjectée pendant 10 jours.

I.4. Contexte environnemental

L’objectif de ce chapitre est de décrire les caractéristiques physiques, biologiques (écosystèmes).

I.4.1. Contexte géomorphologique

La Direction Régionale, dans laquelle se trouve L’UTBS est localisé dans le Grand Erg Oriental. Il est implanté dans une zone désertique, peu développée. La topographie y est caractérisée par les dunes. L’altitude approximative du site est de 250 m.

Le Grand Erg Oriental est une aire de désert sablonneux caractérisée par la prédominance d’ergs ou chaînes de dunes. Le site se situe sur une zone relativement plate entourée de dunes.

Les informations fournies proviennent de l’exploitation des documents suivants :

• Données climatologiques de la station météorologique de Hassi Messaoud pour la période 1977-2008. Centre Climatologique National, 2009.



I.4.2. Contexte humain

Le contexte humain correspond aux personnes potentiellement présentes dans la zone du site et aux usages des infrastructures.

Les zones de logement les plus proches correspondent à :

  • La ville de Hassi Messaoud (environ 7 km de l’UTBS),

  • La base du 24 février (environ 10 km de l’UTBS),

  • La base d’Irara (environ 12 km de l’UTBS).

Aucune zone d’habitation n’est située à proximité de l’assiette de l’UTBS. Aucun Plan d’Occupation des Sols (POS) n’est disponible.
I.4.3. Contexte biologique

La région d’étude est dépourvue de zones naturelles protégées (parcs nationaux, réserves naturelles, zones humides d’importance internationale,….).


  1. Flore

Le climat saharien est caractérisé par de faibles précipitations et une pédologie formée essentiellement de dunes de sables (erg) qui sont les deux principaux facteurs peu favorables à l’implantation d’une végétation naturelle abondante.

Les caractères phytogéographiques de la région saharo-arabique sont les suivants :

  • Grande pauvreté en espèce : un millier pour le Sahara,

  • Extrême pauvreté en individu : une végétation très clairsemée,

  • Monotonie des paysages et des groupements végétaux,

  • Absence de groupes systématiques caractéristiques au dessus du genre,

  • Fort endémisme.

La végétation des ergs est normalement caractérisée par une nette dominance d’Aristida pungens, graminée, notons que la flore rencontrée sur le site ne compte pas d’espèces protégées.

Le principal impact des activités humaines est la réduction de la densité de végétation à cause de la pression pastorale des élevages (dromadaires) des nomades.



  1. Faune

Le Sahara est pauvre en espèces animales, avec une population totale diminuant vers la zone centre du désert. Beaucoup d’espèces autrefois communes, en particulier certains grands mammifères, ont à présent disparu ou sont devenues rares. Parmi la faune caractérisant la zone, les reptiles et les petits rongeurs dominent.

  • Mammifères

De nombreuses espèces de rongeurs adaptés aux conditions désertiques sont caractéristiques du Sahara – telles la gerboise, la gerbille, certaines espèces de mulot. Tous sont essentiellement nocturnes, et pendant la journée s’abritent de la chaleur en s’enfouissant.

Parmi les insectivores le hérisson qui est répandu dans les zones d’abondance de nourriture. Parmi les carnivores, sont représentés deux espèces de renards (le fennec et le renard de Rüppell ou renard famélique), communs à travers le Sahara.

On recense également trois espèces de chats, dont essentiellement dans l’erg saharien le chat des sables, essentiellement nocturne et vivant en terriers.

Enfin, le dromadaire qui n’est pas autochtone des ergs sahariens, mais domestiqué par les populations nomades du Sahara, est omniprésent et adapté à la survie dans des climats hyperarides. On trouve également près des zones de peuplement humain, des troupeaux d’ovins, de caprins, des ânes et des chiens.


  • Oiseaux

Le désert du Sahara est survolé par une grande variété d'oiseaux migrateurs. On peut donc potentiellement y apercevoir la plupart des espèces visibles en Europe.

Un groupe de vingt-six oiseaux sont présents dans la région et sont considérés comme adaptés à la vie dans le désert. D’autres espèces sont coloniales ou se reproduisent seulement dans le désert.

I.4.4. Sensibilité et vulnérabilité de la ressource en eau

Dans ce paragraphe, la vulnérabilité des eaux de surface et souterraines concerne la possibilité qu’une contamination potentielle rejoigne le milieu récepteur, et la sensibilité, le niveau d’importance de tout impact potentiel sur le milieu récepteur.

La classification (faible, moyenne, forte) provient de l’appréciation qualitative par BOOTS & COOTS - ERM des données relatives à l’emplacement du site.

BOOTS & COOTS - ERM considère la nappe souterraine superficielle du Tertiaire comme récepteur principal d’une éventuelle contamination en provenance du site. L’eau souterraine est utilisée par les activités industrielles de la direction régionale et par les communautés installées dans la zone d’Hassi-Messaoud.

L’eau provient de l’aquifère du Continental Intercalaire et en particulier de la série albienne. Une partie de l’eau pompée est utilisée également pour l’injection d’eau dans les réservoirs d’hydrocarbures du Cambrien.

La nappe souterraine superficielle du Tertiaire est potentiellement vulnérable à des infiltrations de polluants à la surface du sol. La probabilité que d’éventuels déversements de polluants s’infiltrent jusqu’à la nappe dépend cependant de plusieurs facteurs, à savoir :

  • La nature des produits déversés, la durée l’étendue de la pollution ;

  • La profondeur de la nappe de laquelle dépend te temps de migration des polluants ;

  • La présence de couches géologiques imperméables protégeant l’aquifère ;

  • Les conditions météorologiques qui peuvent avoir un effet d’entrainement des polluants solubles présents dans les sols pollués.



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