Tpe en quoi le lhc contitue-t-il une aventure scientifique et humaine ?








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date de publication02.04.2018
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TPE – En quoi le LHC contitue-t-il une aventure scientifique et humaine ?

Intro° : - origines de l’Univers  d’où vient l’idée du LHC

 pourquoi l’avoir construit

  1. Qu’est ce que le LHC ?

  2. Les enjeux du LHC

  1. Les enjeux scientifiques

  2. Les enjeux économiques et sociaux

  1. Les recherches du LHC et leurs applicat°

  1. Les projets / expériences

  2. Les applicat° dans différents domaines

  1. Les retombées technologiques

Cclus° : réponse à la question + mise en perspective avec les limites du LHC + éventuellement ILC

Introduction

Le Big Bang est-il le commencement du temps, ou l'Univers existait-il avant ? Il y a moins de dix ans, une telle question aurait eu des allures de sacrilège. Pour les cosmologistes, une telle interrogation n'avait tout simplement pas de sens. Imaginer une époque antérieure au Big Bang, c'était comme chercher un point au Nord du pôle Nord. Selon la théorie de la relativité d’Einstein, l’expansion de l’Univers a forcément un début, le Big Bang. Mais selon cette théorie, l’événement se serait produit par hasard. C’est pour cette raison que grand nombre de scientifiques se sont penchés sur une toute nouvelle théorie qui expliquerait l’Etat de l’Univers avant le Big Bang. Selon ces recherches, l’Univers était déjà en expansion bien avant le Big Bang et était sous forme d’une masse de quarks et de gluons infiniment petite mais infiniment dense et chaude. Cette masse était en expansion et le Big Bang serait seulement une accélération de cette expansion.

Le LHC a été construit dans le but de nous éclairer quand aux origines de l’Univers, et d’autres questions que les humains se posent depuis la nuit des temps…

  1. Qu’est ce que le LHC ?

  • Large Hadron Collider, ou Grand Collisionneur de Hadron

  • Accélérateur de particules situé au Cern (un des plus grand laboratoire scientifique du monde) visant à découvrir les mystères de l’infiniment petit

  • Frontière franco-suisse

  • 27 km de long, deux tuyaux dans lesquels on envoit des faisceaux de protons dans deux sens différents à environ 300 000 km/s jusqu’à leur collision dans un des quatre détecteurs

  • Chantier qui a duré 10 ans

  • 100 m sous terre

  • Info détecteurs p127 S&V HS n°244

  • Rivaux : Tevatron(chicago), Rhic (Brookhaven national laboratory, usa), Desy (Hambourg, Allemagne)

  • Actuellement le plus puissant Collisionneur au monde

  • but de rechercher des indices de la supersymétrie, de la matière noire et de l’origine de la masse des particules élémentaires.

  • Les faisceaux se composent des paquets contenant des centaines de milliards de protons chacun. Voyageant quasiment à la vitesse de la lumière, ils sont injectés, accélérés, et maintenus en circulation pendant des heures, guidés par des milliers d’aimants supraconducteurs puissants.

  • Rôle des électro-aimants supraconducteurs(s&v junior n°230)

  • 600 millions de collisions par seconde et les expériences scrutent déjà les données pour y déceler les signes d’événements extrêmement rares, tels que la création du très recherché boson de Higgs.

  • L’énergie des protons (ou des ions) est transformée au moment du choc en une myriade de particules, que les détecteurs de ces quatre expériences observent avec attention.

  • Coût :difficile à calcule pour cause d’innovations, de réparation, entretien , salaire et consommation d’énergie.



  • 4 détecteurs : Atlas, CMS, LHC-B et Alice

Atlas :

-Autour d’un des quatre points de collisions du LHC se trouve le détecteur géant Atlas (A Toroidal LHC ApparatuS). Haut comme un immeuble de six étages, cet appareil géant est situé à 100 mètres sous terre. Il a pour but de découvrir des nouvelles particules élémentaires comme le boson de Higgs, une particule vainement recherchée jusqu’à ce jour, trouver des particules supersymétriques ou accéder à des dimensions supplémentaires de l’espace !

- On s’attend aussi à observer des phénomènes physiques nouveaux, qui dépassent cette description. Cependant, on ne sait pas précisément quels seront ces phénomènes. Atlas a donc été conçu comme un détecteur polyvalent qui cherche à identifier et mesurer précisément les caractéristiques (énergie, vitesse, direction) des particules produites lors des collisions.

-Atlas est construit comme un assemblage de détecteurs qui ont chacun un rôle spécifique pour détecter et mesurer les caractéristiques des particules et qui sont empilés selon une structure en oignon, caractéristique des expériences installées sur un anneau de collision et consacrées à la physique des particules. L’intégration de tous les sous-détecteurs dans l’infrastructure d’Atlas est une tâche très difficile, compliquée par l’implantation de tous les services (câbles, fibres optiques, tuyaux, accessibilité au personnel, sécurité…).

CMS

-A un autre point de collision se trouve le détecteur CMS (Compact Muon Solenoid). Son but est le même qu’Alice en revanche il est moins polyvalent mais plus précis

-détecteur hors du commun est un véritable titan, long de 21,5 mètres, d’un diamètre de 15 mètres, et d’une masse de 12 500 tonnes. Mais comme l’indique le « C » de CMS, ce détecteur est « compact ». Il peut paraître assez gigantesque, mais tout est relatif : CMS est deux fois plus petit en taille qu’Atlas... pour un poids deux fois plus élevé !
Il possède le supraconducteur cylindrique le plus grand et le plus puissant jamais construit. Le champ magnétique, d’une intensité exceptionnelle dévie les particules chargées.
Un trajectographe en silicium placé au centre du détecteur localise le passage des particules et en mesure la courbure et la quantité de mouvement.
-La signature, la position et l’énergie des particules sont analysées par un appareillage extrêmement massif et précis : Le calorimètre électromagnétique, constitué de près de 80 000 cristaux de tungstate de plomb, conçu pour mesurer l’énergie des photons, électrons ou positons. Un dispositif d’une grande finesse, le processeur de lecture sélective, fait un premier traitement des données en les associant aux informations de déclenchement et le calorimètre hadronique, placé autour du précédent, et destiné à mesurer l’énergie des hadrons (protons, pions, kaons).

-CMS est la seule expérience du LHC où les éléments ont assemblés et testés dans un hall de surface avant d’être descendus dans la caverne de l’expérience, en 5 blocs hyper massifs. Le plus lourd pèse 1 920 tonnes, soit l’équivalent de cinq avions gros porteurs. Une fois l’assemblage terminé, les éléments ont été déplacés grâce à un système de coussin d’air, et pour la descente on a utilisé le même type de grue qui a servi à assembler l’Airbus A380.

- Le détecteur de CMS doit relever un double défi qui exige une technologie de pointe : reconnaître avec exactitude et finesse chaque type de particule produite et sélectionner les événements intéressants.
Pour mesurer l’énergie des particules, le champ magnétique créé doit être d’autant plus puissant que les particules à mesurer sont énergétiques. C’est pourquoi CMS a conçu un aimant aussi puissant, lui permettant une très bonne qualité de mesure de toutes les particules.

Alice

-Il y a aussi sur un autre point de collision se trouve le détecteur Alice (A Large Ion Collider Experiment). Il a pour objectif d’étudier la matière nucléaire dans un état extrême de température et de densité, la « soupe » de quarks et de gluons qui aurait existé, quelques microsecondes après le Big Bang. Alice pourra apporter des éclairages nouveaux sur les questions fondamentales telles que l’organisation ultime de la matière soumise à l’interaction forte et l’état de la matière dans les premiers instants de l’Univers.

-Pour reproduire la soupe primordiale de quarks et de gluons, il faut pouvoir chauffer la matière jusqu’à une température 100 000 fois plus grande que celle qui règne au centre du soleil et la comprimer en exerçant une pression équivalente à 100 fois le poids de la Terre sur une tête d’épingle ! Ces conditions ne peuvent être remplies qu’en accélérant des ions à la place des protons dans le LHC. Les collisions de noyaux de plomb qui se produiront au centre d’Alice atteindront des énergies colossales : un ion de plomb comportant 82 protons, l’énergie mise en jeu dans les collisions est 82 fois plus grande que dans les collions proton-proton !

-Le détecteur Alice est constitué de plusieurs systèmes de détection plongés dans un champ magnétique produit par un imposant électroaimant cylindrique. Un spectromètre de muons complète l’expérience. Alice utilise la quasi-totalité des techniques connues pour la détection des particules.


-Certains événements peuvent contenir des dizaines de milliers de traces. Ainsi, une grande segmentation des détecteurs est nécessaire ainsi qu’une très grande puissance de calcul pour leur reconstruction des particules. Les flux de données produits par l’expérience Alice seront les plus importants de toutes les expériences LHC. Alice va produire environ 12 DVD de données par minute ! Une grille de calcul mondiale conçue pour le LHC permettra de gérer et de traiter ces données.

LHC-B

-Et enfin se trouve le détecteur LHCb (Large Hadron Collider beauty experiment). Il étudie l’asymétrie matière ( l’antimatière) en traquant spécifiquement les particules contenant un quark b, appelé "beauté". L’objectif ultime est de mieux comprendre pourquoi l’Univers est constitué exclusivement de matière, alors qu’à sa naissance matière et antimatière étaient présentes à parts égales.

-Contrairement aux grands détecteurs polyvalents Atlas et CMS, LHCb est un outil spécialisé, destiné à réaliser la meilleure détection possible des particules « belles » (contenant un quark b) et de leurs produits de désintégration. Ces particules étant émises, lors des collisions des faisceaux, préférentiellement dans des directions voisines du faisceau, le détecteur LHCb est spécialement conçu pour les observer à « petit angle ». Il est disposé autour du tube à vide de l’accélérateur, dans une seule direction par rapport au croisement des faisceaux. LHCb s’est doté d’un dispositif très performant capable de comparer la matière et l’anti-matière avec une précision inégalée.

-Les particules dites de « beauté » ont une durée de vie importante à l’échelle des particules : elles vont parcourir quelques millimètres avant de se désintégrer. L’expérience LHCb se distingue par sa capacité à reconstruire très précisément l’endroit où ces particules se désintègrent grâce à un détecteur appelé VELO (VErtex LOcator) installé au voisinage du point de collision. A 1,6 cm du faisceau, c’est le sous-détecteur le plus près des collisions de tout le LHC !

-Au LHC, les particules issues des collisions de protons ont une vitesse considérable. Lorsqu’elles traversent un liquide ou un gaz dense, elles émettent de la lumière. Les miroirs en carbone du
RICH réfléchissent cette lumière vers des capteurs qui permettront d’identifier les particules.

-. L’appareillage doit résister aux doses de radiations générées par les collisions de protons extrêmement énergétiques, le choix des matériaux est donc crucial. L’ensemble des sous-détecteurs de LHCb participe à une logique de décision complexe qui, toutes les 25 nanosecondes, sélectionne les collisions intéressantes. Une ferme de microprocesseurs permet ensuite d’analyser toutes les informations du détecteur en temps réel, afin de reconnaître les événements intéressants sur des temps de réaction très courts.

  1. Les enjeux du LHC



  1. Les recherches du LHC et leurs applications

  1. Les expériences

Différentes expériences réalisées avec le LHC

-ACE Des antiprotons pour lutter contre les cellules cancéreuses

-AEGIS utilise un faisceau d’antihydrogène pour mesurer l’effet de la gravitation terrestre sur l’antimatière

Le but scientifique premier de l'expérience AEGIS (Antihydrogen Experiment: Gravity, Interferometry, Spectroscopy) est de mesurer directement l'accélération de l'antihydrogène due à la gravitation terrestre (g).

AEGIS est une collaboration rassemblant des physiciens de toute l'Europe. Lors de la première phase de l’expérience, les membres de l’équipe d’AEGIS utilisent des antiprotons du Décélérateur d’antiprotons pour produire un faisceau d’atomes d’antihydrogène. Ils envoient ensuite ce faisceau d'antihydrogène dans un dispositif appelé déflectomètre de moiré qui, associé à un détecteur de position, leur permet de mesurer l'ampleur de l'interaction gravitationnelle entre la matière et l'antimatière avec une précision de 1 %.

Le déflectomètre est doté d'un système de grilles qui divise le faisceau d'antihydrogène en faisceaux parallèles, créant ainsi une structure périodique. À partir de cette structure, les physiciens peuvent mesurer la déflexion du faisceau d'antihydrogène au cours de son vol horizontal. En combinant cette mesure avec le temps de vol de chaque atome, l'équipe d'AEGIS peut alors déterminer la force gravitationnelle qui s’exerce entre la Terre et les atomes d'antihydrogène.

L'expérience AEGIS apportera la première mesure directe d'un effet gravitationnel sur un système d'antimatière.
-ALICE étudie le plasma de quarks et de gluons, un état de la matière qui aurait existé juste après le Big Bang

http://home.web.cern.ch/sites/home.web.cern.ch/files/styles/320/public/image/experiment/2013/01/alice_0.png?itok=ahnltve4
-ALPHA a pour objet de capturer et étudier des atomes d'antihydrogène et de les comparer aux atomes d'hydrogène

-AMS Le Spectromètre magnétique alpha, arrimé à la Station spatiale internationale, recherche la matière noire, l’antimatière et la matière manquante

-ASACUSA L'éxperience ASACUSA compare la matière avec l'antimatière en créent des atomes hybrides comme « l’hélium antiprotonique »
-ATLAS depuis une caverne située à 100 mètres sous terre, le détecteur ATLAS, qui pèse 7000 tonnes, sonde les particules fondamentales
http://home.web.cern.ch/sites/home.web.cern.ch/files/styles/320/public/image/experiment/2013/01/atlas_0.jpeg?itok=ib5zfsgp
-AWAKE explore l’utilisation des plasmas pour accélérer les particules jusqu’à des énergies élevée sur de courtes distances

-CAST Des particles hypothétiques pourraient expliquer la différence entre la matière et l'antimatière - et nous pourrions les trouver au centre du soleil

-CLOUD : Y a-t-il un lien entre les rayons cosmiques et la formation des nuages? Une expérience au CERN étudie un lien possible avec une chambre à brouillard

-CMS repose sur un aimant solénoïde géant pour incurver les trajectoires des particules produites lors des collisions dans le LHC

http://home.web.cern.ch/sites/home.web.cern.ch/files/styles/320/public/image/experiment/2013/01/cms.jpeg?itok=l3uy-umv

-COMPASS étudie les liens complexes entre les quarks et les gluons qui leur permettent de donner naissance aux particules observables

-ISOLDE étudie les propriétés des noyaux atomiques pour des applications en recherche fondamentale, astrophysique, sciences des matériaux et de la vie

-LHCb nous permettrera de comprendre pourquoi nous vivons dans un Univers qui semble être constitué de matière, sans aucune présence d’antimatière

LHCf utilise les particules émises à petits angles lors des collisions produites dans le LHC pour simuler des rayons cosmiques

-L’expérience MoEDAL a pour but de rechercher une particule hypothétique portant une charge magnétique : le monopôle magnétique

-NA61/SHINE (the SPS Heavy Ion and Neutrino Experiment) étudie la production de hadrons dans la collision de différentes particules

-NA62 Comprendre ces désintégrations aidera les physiciens à vérifier certaines prédictions du modèle standard concernant les interactions à courte distance

-nTOF étudie les interactions entre neutron et noyau pour des énergies allant de quelques MeV à plusieurs GeV

-OSQAR a pour but de rechercher des particules qui pourraient constituer la matière noire

L’expérience OSQAR (Optical Search of QED vacuum magnetic birefringence, Axion and photon Regeneration) du CERN a pour but de rechercher des particules hypothétiques appelées axions, et d’étudier les propriétés du vide.  Selon certaines théories, les axions pourraient être des composants de la matière noire, et, à ce titre, ils permettraient de comprendre pourquoi il y a aujourd’hui davantage de matière que d’antimatière dans l’Univers.

L’expérience OSQAR est située dans l’installation d’essai des aimants du CERN, sur la frontière franco-suisse. Elle utilise deux aimants dipolaires supraconducteurs semblables à ceux du Grand collisionneur de hadrons (LHC), qui contiennent une chambre à vide de 55 mètres de longueur et de 40 millimètres de diamètre.

La lumière qui traverse le mur


OSQAR recherche des axions et des particules analogues en exposant un faisceau laser contenant des photons (particules composant la lumière visible) à un champ magnétique de 9 teslas. Ce champ – le plus fort jamais utilisé dans la recherche d’axions – a pour effet de transformer en axions certains des photons du faisceau laser.

Les chercheurs d’OSQAR envoient le faisceau laser dans une chambre à vide contenant une barrière qui bloque les photons pour ne laisser passer que les axions. S’ils détectent de la lumière de l’autre côté de la barrière, les chercheurs en déduisent que des axions ont traversé la barrière et qu'ils se sont transformés en photons, qui peuvent être détectés. Autant dire que la lumière traverse le mur. Plus le champ électromagnétique est élevé, plus la probabilité qu’un axion se manifeste est grande. Les puissants aimants du LHC sont donc parfaits pour l’expérience OSQAR.

Résoudre certains grands mystères de la physique


Selon certaines théories, des axions ont été produits durant le Big Bang, et ils sont toujours produits par le Soleil. Les axions ont une masse minuscule, 500 millions de fois plus faible que celle d’un électron. Ils ne possèdent pas de charge électrique et interagissent très peu avec la matière, ce qui les rend difficiles à observer. Les axions pourraient être des composants de la mystérieuse matière noire, qui représente 26 % de l’Univers. Ils constituent également un élément important de la théorie des cordes, selon laquelle des particules élémentaires, comme les quarks et les gluons, sont liées entre elles par des cordes qui oscillent.

Les axions pourraient également permettre de résoudre le problème dit de CP forte, une énigme du Modèle standard. Lors du Big Bang, matière et antimatière ont été produites en quantités égales. Mais nous vivons aujourd’hui dans un Univers fait principalement de matière, ce qui prouve que, d’une manière ou d’une autre, c’est la matière qui l’a emporté sur l’antimatière. En vertu de la symétrie CP, les particules comme leurs antiparticules, leur image miroir, obéissent aux mêmes lois physiques. Par contre, s’il y a brisure de symétrie, cela signifie qu’un plus grand nombre de particules que d'antiparticules auraient survécu de l'Univers primordial, ce qui expliquerait la prédominance de la matière. Jusqu’ici, toutes les violations de symétrie CP qui ont été observées ont trait à l’interaction faible. Toutefois, selon certaines théories, des axions pourraient être créés si la violation de la symétrie CP se manifeste aussi dans l’interaction forte.

Propriétés du vide


OSQAR a été aussi conçu pour étudier les propriétés du vide lorsque celui-ci est exposé à un champ électromagnétique et à un faisceau laser. En présence des deux, on estime que le vide modifie la trajectoire de la lumière. Une meilleure connaissance de ces propriétés aidera les chercheurs dans leurs futurs travaux ayant trait au vide.

L’expérience OSQAR a commencé à acquérir des données en 2006. Elle complète l’expérience CAST (CERN Axion Solar Telescope), qui recherche des axions produits par le Soleil.
-TOTEM étudie des particules à très petits angles

2 Application dans différents domaines

-Des supraconducteurs par milliers

Le principal défi technologique concerne bien sûr les aimants supraconducteurs. Dans le monde des grands accélérateurs, seul le Tévatron de Fermilab (Chicago, USA), anneau de 3 km, est équipé d’aimants supraconducteurs. Pour le LHC, il fallait tout dépasser d’un ordre de grandeur. Les aimants de courbure, les dipôles, doivent intégrer dans une même culasse deux aimants, pour les deux tubes à vides où les protons circulent en sens inverse. Ces aimants, de 15 m de long et d’environ 35 tonnes, produisent en leur cœur un champ magnétique de 9 teslas, environ 200 000 fois le champ magnétique terrestre. Il a fallu les construire à l’échelle industrielle, car le LHC en nécessite 1232 ! La moitié de ces aimants a été construite par un consortium français composé par les sociétés Alstom et Jeumont.

Les aimants de courbures sont la partie la plus imposante de l’appareillage, mais il ne faut pas oublier les aimants quadripôles, destinés à focaliser les paquets de particules accélérés. Ces aimants intègrent eux aussi deux tubes à vide, et sont intégrés dans les sections courbes et dans les sections droites, on en compte plus de 500, de 2 à 5 m de long. La conception de ces aimants inédits a été confiée au Service des accélérateurs, de la cryogénie et du magnétisme de l’Irfu, au CEA de Saclay.A ces aimants, il faut ajouter tous les systèmes de correction, basés eux aussi sur des aimants supraconducteurs, ce qui fait un total de presque 6000 unités supraconductrices, un record !

-Un des effets perturbateurs des faisceaux consiste en l’interaction entre les particules, car à chaque croisement les paquets s’influencent mutuellement, et cela se reproduit à chaque tour. Ces effets non linéaires ont été soigneusement étudiés, pour trouver un mode de fonctionnement à très haute énergie évitant toutes les fréquences parasites, et grâce à la mise en place de nombreux aimants de corrections : sextupôles, octupôles, decapôles, dodecapôles. L’énergie stockée dans un faisceau atteint l’équivalent de 60 kg de TNT, ce qui nécessite des systèmes de déviation en urgence, les kickers, ultra rapide : leur champ magnétique doit être monté en moins de 3 microsecondes. Pour protéger les différents appareils, des collimateurs extrêmement fins ont dû être conçus : lorsque les faisceaux tournent, ils passent dans des fentes de 3 mm de large, entre des blocs de 1,20 m de long.

-Les aimants fonctionnent à la température de l’hélium superfluide, soit 1,9 K ou -271,2 °C. Au total, ce sont quelques 40 000 tonnes de matériaux qui doivent être à cette température, ce qui fait du LHC l’endroit le plus froid de l’Univers, car le vide intersidéral est à 3 K, température du rayonnement cosmologique. La distribution du froid est assurée par une ligne cryogénique, construite par la société Air Liquide, qui parcourt les 27 km de l’anneau.
Les aimants sont refroidis à 80 K à l’aide de 12 500 tonnes d’azote liquide, puis à 1,9 K grâce à quelques 700 m3 d’hélium liquide. Pour refroidir l’azote et l’hélium, il a fallu construire pour chaque circuit 8 stations de refroidissement de 600 et 140 kilowatts chacune, dont la moitié ont été fournies par Air Liquide. Seules deux compagnies au monde pouvaient répondre à cette demande.

Le CEA a participé à la conception du sous-ensemble cryogénique nécessaire au maintien de l’ensemble de l’accélérateur à des températures proches du zéro absolu.

Le CNRS/IN2P3 a de son côté étudié et étalonné plus de 6 000 thermomètres pour mesurer et contrôler tous les éléments supraconducteurs du LHC.

-Afin d’éviter des collisions avec les molécules de gaz présentes dans l’accélérateur, les faisceaux de particules voyagent dans une cavité aussi vide que l’espace interplanétaire, ce qu’on appelle l’ultravide. La pression interne du LHC est de 10-13atmosphère, ce qui est dix fois inférieur à la pression régnant sur la Lune.
Le vide est également nécessaire pour l’isolation thermique des aimants dans leur cryostat.

-Pour accueillir les expériences dans les zones de croisement des faisceaux, les halls souterrains excavés pour le LEP étaient insuffisants. Des travaux de génie civil particulièrement délicat ont été nécessaires pour creuser les nouveaux puits d’accès et les cavernes. Pour creuser dans les couches humides, on les a congelées en y injectant de la saumure à -23 °C, puis de l’azote liquide à -80 °C. D’énormes soutiens en béton ont été nécessaires pour renforcer les parois des salles.
La caverne d’Atlas fait 35 m de large, 55 m de long et 40 m de hauteur. Celle de CMS ne fait « que » 27 m x 53 m x 24 m. Et tout cela a été creusé à 100 m de profondeur !

  1. Les retombées technologiques


Enjeux sociaux, aventure humaine

Atlas-Conçu et réalisé dans le cadre d’une collaboration internationale qui regroupe plus de 167 laboratoires issus de 37 pays différents et qui implique environ 1800 physiciens et ingénieurs, ce détecteur aura été le fruit de près de vingt années de travail.

-Plus de 2000 physiciens et ingénieurs provenant de 183 instituts répartis dans 39 pays ont œuvré sans relâche à l’assemblage de CMS.

Alice :-Plus de 1000 physiciens et ingénieurs de 30 pays différents ont contribué à la construction du détecteur. Il mesure 16 m en hauteur et 26 m en longueur. L’optimisation et la conception d’Alice ont été dictées par des critères différents de ceux des autres expériences LHC : le détecteur doit pouvoir séparer les nombreuses particules produites à chaque collision plomb-plomb – jusqu’à 20 000, et identifier leur nature.

-L’expérience LHCb est le fruit d’une collaboration internationale : 660 scientifiques provenant de 48 laboratoires ou universités répartis dans 15 pays, regroupés autour d’un centre d’intérêt
commun : l’étude des différences entre matière et antimatière. Ces différences sont minimes et leur étude requiert des mesures d’une extrême finesse. La conception et la réalisation de l’appareillage a nécessité dix ans d’effort, pour permettre aux physiciens, aux ingénieurs et aux techniciens participant au projet de mener à bien les travaux en recherche et développement pour concevoir un détecteur capable d’effectuer ces mesures de haute précision, de le réaliser en collaboration avec des industriels et de l’installer auprès du collisionneur LHC.

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