Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres








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André Durand présente
Nathalie SARRAUTE
(France)
(1900-1999)

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées

(surtout ‘’L’ère du soupçon’’ et ‘’Enfance’‘).

Bonne lecture !


Natalyia (Natacha) Ilyanova Tcherniak naquit le 18 juillet 1900, à Ivanovo-Voznessenko, à deux cents kilomètres de Moscou, dans une famille de la bourgeoisie juive, aisée et cultivée, son père, Ilya Tcherniak, étant chimiste, docteur ès sciences, sa mère, Pauline Chatounowski, étant écrivaine (connue sous le nom de plume de N. Vikhrovski).

En 1902, ses parents divorcèrent, et sa mère vint avec elle à Paris. Elles habitèrent dans le cinquième arrondissement, et elle alla à l'école maternelle de la rue des Feuillantines. Mais le russe était parlé à la maison. Et, chaque année, elle passait un mois avec son père, soit en Russie, soit en Suisse. Elle retourna en Russie, à Saint-Pétersbourg, avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci, Nicolas Boretzki, étant alors éduquée en russe et en français. En 1909, Ilya Tcherniak, connaissant des difficultés en Russie du fait de ses opinions politiques, fut contraint d'émigrer à Paris, où il se remaria avec Vera Cheremetievski, Natacha vivant alors avec eux, allant à l’école communale de la rue d’Alésia, puis au lycée Fénelon, étant, grâce à la mère de Vera, initiée au piano et aux classiques français et russes, apprenant l’anglais. Son père créa une fabrique de matières colorantes à Vanves. En 1914, elle passa les vacances d’été près de Royan avec son père et sa mère qui, au début de la guerre, rentra à Saint-Pétersbourg.

«Repliée» à Montpellier, elle y passa son baccalauréat en 1917. L’année suivante, elle s’inscrivit à la faculté des lettres de Paris. En 1920, sa mère revint à Paris. En 1922, Natacha obtint une licence d’anglais, alla, au cours de l’été, à Oxford pour y étudier l’histoire, et à Berlin, pour étudier la sociologie, ce qui paracheva une éducation décidément cosmopolite. Grande lectrice, elle découvrit alors Thomas Mann.

De retour à Paris en automne, elle s’inscrivit à la faculté de droit. Elle, qui pratiquait le tennis et l’aviron, en 1923, fit l’ascension du mont Blanc. Cette année-là aussi, elle découvrit Proust (ce qui bouleversa sa conception du roman), en automne rencontra un autre étudiant en droit, Raymond Sarraute. Partageant les même goûts en art (il l’initia à la peinture) et en littérature, ils découvrirent Pirandello monté par les Pitoëff. Cette année-là, ils furent tous deux licenciés en droit, se marièrent (ce qui fait qu’elle devint ainsi française), et s'inscrivirent au stage du barreau. La préparation de la conférence du stage, avoua-t-elle plus tard (entretien avec Marc Saporta, 1984), l'arracha «à la langue classique écrite» : «Il fallait rédiger le texte en langage parlé. J'ai trouvé là une liberté inconnue».

En 1925, elle et Raymond devinrent avocats. Elle allait également entamer une carrière de juriste internationale. Poursuivant ses explorations littéraires, en 1926, elle découvrit Joyce et son «ruissellement [...] du monologue intérieur» (‘’L'ère du soupçon’’), Virginia Woolf et sa technique de I'introspection, Ivy Compton-Burnett et sa technique des dialogues, tout cela remettant en cause «la vieille analyse des sentiments, cette étape nécessaire mais dépassée» (préface à ‘’L'ère du soupçon’’). En 1929 naquit sa première fille, Anne. En 1930 naquit sa deuxième fille, Claude (qui allait devenir journaliste, romancière et comédienne, et épouser Jean-François Revel).

Son mari l'encourageant à écrire, elle décida de se consacrer à la création littéraire, au détriment de l'activité professionnelle. Soucieuse de «la mise en mouvement de forces psychiques nouvelles» (‘’L’ère du soupçon’’), elle composa, en 1932, deux textes courts, les futurs numéros II et IX des ‘’Tropismes’’.

En 1933 naquit sa troisième fille, Dominique (qui allait devenir photographe). En 1935, elle fit, avec Vera, un bref séjour en U.R.S.S. qui lui laissa une impression de terreur.

En 1939, elle écrivit cinq textes courts, qui allaient être publiés en 1955, sous le titre ‘’Le cercle’’ dans ‘’Monde nouveau’’.

Tandis que, avec la «drôle de guerre», son mari était mobilisé, Nathalie Sarraute, après avoir eu, malgré l'appui de Jean-Paul Sartre, de la difficulté à trouver un éditeur, en cherchant un pendant deux ans, essuyant des refus de Gallimard et de Grasset, publia chez Denoël :

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Tropismes”

(1939)
Recueil de textes brefs
Il réunissait dix-neuf textes ni titrés ni numérotés. Réédité par les Éditions de Minuit, en 1957, il comporta alors vingt-quatre textes, numérotés de XIX à XXIV mais non titrés : le sixième texte de l’édition de 1939 avait été supprimé, tandis qu’apparurent six nouveaux textes, rédigés de 1939 à 1941.
Résumé

I : Une foule se trouve devant des vitrines.

II : Un homme souffre de la médiocrité de pensée de son entourage.

III : Dans le quartier du Panthéon, des personnages solitaires, sans souvenirs, sans avenir, sont heureux.

IV : Un étrange ballet verbal, cruel et ludique, se déroule entre un homme et quelques femmes ;

V : Une femme est figée dans l'attente.

VI : Une femme impérieuse écrase autrui sous le poids des choses.

VII : Une femme parle et souffre de se sentir jugée par un homme qui ne parle pas.

VIII : Un grand-père, qui promène son petit-enfant, exerce sur lui une protection étouffante, et lui parle de sa mort.

IX : Un homme parle à une femme pour qu'elle ne parle pas.

X : Des femmes jacassent dans un salon de thé.

XI : Une femme est assoiffée d'«intellectualité».

XII : Un professeur du Collège de France vide «de leur puissance et de leur mystère» Proust et Rimbaud.

XIII : Des femmes sont acharnées à traquer une pièce de tissu.

XIV : Une femme sensible, croyante, s'attire les brusqueries d'autrui.

XV : Une jeune fille est heurtée par les inepties du vieillard qu'elle admire.

XVI : Un vieux couple mène une vie résignée.

XVII : Un jeune couple est en promenade avec son enfant.

XVIII : Dans la quiétude d'un cottage anglais, «une demoiselle aux cheveux blancs» attend l’heure du thé.

XIX : Un faible, malmené par autrui, se laisse faire.

XX : Un homme est rassuré et étouffé par les femmes qui I'entourent depuis son enfance.

XXI : Une femme trop sage est traversée par le désir soudain de fuir et de choquer.

XXII : Un homme se défend d'être attiré par les objets.

XXIII : Une femme, malgré elle, rejoint le cercle de sa famille qu'elle méprise.

XXIV : Un homme est victime de l’hostilité silencieuse de son entourage.
Commentaire
Le mot «tropisme», qui vient du grec «tropein» ([se] tourner, [se] diriger), qui est emprunté au langage scientifique, désigne l'orientation des plantes en fonction de leur milieu.

Nathalie Sarraute, qui présentait d'emblée au lecteur, sous une forme brève et frappante, avec une rigueur sévère, ce qui était son champ d'exploration privilégié, allait définir, dans ‘’L’ère du soupçon’’, ce qu'elle entendait par «tropismes» : «Ce sont des mouvements indéfinissables, qui glissent très rapidement aux limites de notre conscience ; ils sont à l'origine de nos gestes, de nos paroles, des sentiments que nous manifestons, que nous croyons éprouver et qu'il est possible de définir. [...] Leur déploiement constitue de véritables drames qui se dissimulent derrière les conversations les plus banales, les gestes les plus quotidiens. Ils débouchent à tout moment sur ces apparences qui à la fois les rnasquent et les révèlent.» Elle écrivit encore que ce sont des «mouvements subtils, à peine perceptibles, fugitifs, contradictoires, évanescents, de faibles tremblements, des ébauches d'appels timides et de reculs, des ombres légères qui glissent, et dont le jeu incessant constitue la trame invisible de tous les rapports humains, et la substance même de notre vie».

Dans ces textes, on trouve des situations empruntées à la vie quotidienne, banales, anodines, dont l’autrice révéla I'envers, la face silencieuse qui affleure au fil de rares mots lancés plus qu'échangés, de gestes juste ébauchés. Ses récits, très serrés, isolent des moments éphémères, et leur donnent une densité nouvelle. Il se crée ainsi une impression d'étirement du temps par le récit.

On n’y trouve pas ou peu de faits ou d'actes, pas d'intrigue à proprement parler, des oscillations intérieures presque imperceptibles, quelques paroles insignifiantes, des clichés, des lieux communs, des banalités quotidiennes. Le récit met au jour ce qui se bouscule en deçà de I'attente et du silence. Et le quotidien le plus rassurant peut, grâce à ces petites scènes volontiers âpres, mais aussi quelque peu burlesques, ironiques ou cruelles, révéler sa violence extrême, une souffrance insoutenable ou une détresse indicible.

Les personnages, qui ne sont désignés que par les pronoms personnels de la troisième personne, qui sont déterminés par le lieu, la circonstance, la situation, ne sont jamais étudiés par eux-mêmes mais par I'intermédiaire de ceux auxquels ils sont liés. Mais, si, dès ces premiers textes, la romancière manifesta sa méfiance à l'égard du personnage traditionnel (un «trompe-l'œil», allait-elle écrire dans ‘’L’ère du soupçon’’), elle s'attachait à son monde intérieur, aux «sources secrètes de I'existence humaine» (id.) qui tissent, invisiblement mais plus solidement que les apparences qui les masquent, des rapports humains, qui sont complexes ; des sentiments intenses, voire violents ; des mouvements instinctifs ; des ondes ; des attirances et des rétractions soudaines ; des vibrations insoupçonnées qui effleurent notre conscience, qui affleurent sous nos discours, nos gestes, nos silences ; des états psychologiques fugaces, antérieurs à tout langage, qui se développent dans ces régions «marécageuses et obscures» où l'écriture tente de les rejoindre pour en exprimer la nature trouble et familière ; des réactions physiques spontanées déclenchées par la présence d'autrui ou par les paroles des autres.

Les conversations, innocemment cruelles ou savamment féroces, faites de phrases stéréotypées, de conventions langagières, restent indéterminées, et se délitent au fur et à mesure des récits qui veulent faire voir les failles qui s’ouvrent au sein de comportements mécaniques ou d'échanges de lieux communs jusqu'à ce que surgissent un sentiment d'angoisse, une sensation de solitude ou de peur inapaisable.

Nathalie Sarraute, qui confia : «Les textes qui composaient cet ouvrage étaient l’expression spontanée d’impressions très vives, et leur forme était aussi spontanée et naturelle que les impressions auxquelles elle donnait vie.», s’était livrée à un patient travail d'exploration, à une observation «au microscope et au ralenti», à des descriptions minutieuses, voulant exprimer ce qui ne l'avait jamais été : l’existence, sous des apparences banales, d’un sous-monde doué d’une vie grouillante et frénétique, qui serait le vrai monde des rapports humains ; l’existence sous la surface de la communication d’une sous-conversation (gestes qui contredisent la parole, silences, sous-entendus, inflexions, attitudes du corps, expressions du visage) qui constitueraient la vraie communication. Les «tropismes» manifestent nos sentiments, régentent à notre insu nos relations, et ébranlent les masques rassurants de la vieille psychologie. La répulsion est mêlée d’attrait. Coexistent, chez le même individu, à l’égard du même objet, la haine et l’amour.
La première édition de ‘’Tropismes’’ passa presque inaperçue. Un seul article, celui de Victor Moremans, dans ‘’La gazette de Liège’’ du 24 mars 1939, rendit compte de l'ouvrage avec une grande perspicacité critique : «En dépit de ce qu'elles ont d'un peu hermétique et peut-être à cause de cela, il est évident que les images recueillies par Mme Nathalie Sarraute sous le titre ‘’Tropismes’’ ne manquent ni de poésie ni de charme. Elles ne manquent non plus ni de fine observation ni de sensibilité. […] Il est malaisé de donner une idée un peu nette du livre de Mme Sarraute, dont le charme principal naît justement de son imprécision et de ce qu'il y a de fuyant et d'insaisissable. Sans doute il y a beaucoup de littérature dans tout cela, mais n'en disons pas trop de mal, car il n’est pas malaisé de se rendre compte à travers elle que l'auteur de ‘’Tropismes’’ a un tempérament d'écrivain. Mme Nathalie Sarraute, non seulement sait voir et dégager de la banalité des faits leur sens humain, mais elle sait également écire. Ce petit livre qu'elle vient de publier n'offre pas uniquement l'intérêt d'une curiosité littéraire. II peut être considéré comme l'échantillon avant-coureur d'une oeuvre dont l'acuité et la profondeur nous surprendront peut-ête un jour.»

Nathalie Sarraute reçut des lettres admiratives de Max Jacob (qui salua «un grand poète»), de Charles Mauron et de Jean-Paul Sartre (qui se dit séduit par son «charme» et son ton «juste et naturel»).

Lors de la réédition, en 1957, Émile Henriot, se demanda, dans ‘’Le monde’’ du 22 mars : «En contre-partie de ces lieux communs, où sont les remous annoncés? Je ne vois pas ce que peuvent gagner ces petits récits naturalistes au fait que les acteurs ne sont pas nommés, ni ce qu'il y a à retenir de ces abstractions et de cette littérature à système, si ce n'est qu'elle cherche très légitimement autre chose que le déjà vu et le déjà dit. Mais jusqu'ici on n'aura fait que remplacer une convention par une autre et c'est sans aucun profit pour le lecteur, cela n'intéresse que les écrivains.» Mais l’intérêt du livre fut reconnu, et il allait bouleverser l’art français du roman.

Pour Gaétan Picon, «’’Tropismes’’ contient des éléments dont ensuite Nathalie Sarraute tira parti : textes très courts où une conscience jamais nommée, simple référence impersonnelle, s’ouvre ou se rétracte à l’occasion d’une excitation extérieure, recevant la coloration qui permet de l’entrevoir.»

En 1986, au Festival d'Avignon, ‘’Tropismes’’ fit l'objet d’une lecture-spectacle dirigée par Michel Dumoulin.
L'essentiel de la quête littéraire et de l'écriture de Nathalie Sarraute, qui allait mener une recherche permanente de formes neuves, était déjà présent dans ce mince volume.

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La Seconde Guerre mondiale venue, Nathalie Sarraute fut, en automne 1940, en application des lois antijuives de Vichy, radiée du barreau de Paris. Pour pouvoir continuer à exercer, Raymond Sarraute divorça. Elle se réfugia à Janvry, dans la vallée de Chevreuse, où elle hébergea un moment Samuel Beckett et sa femme, car il était alors recherché par la Gestapo pour ses activités de résistance. Dénoncée par un commerçant du village (elle avait refusé de porter l'étoile jaune), elle échappa de peu à l'arrestation, et, sous I'identité de Nicole Sauvage (initiales identiques à celles de son identité réelle), s’établit à Parmain (actuellement Val-d'Oise), chez Mme Dieudonné, se faisant passer pour l'institutrice de ses fiIles. Si elle vécut des heures d’angoisse terribles, elle ne voulut pas en parler, par respect pour ce que d’autres avaient subi, s’estimant heureuse d’avoir échappé à la mort.

C'est dans ces circonstances qu'elle commença à travailler à son premier roman, ne voulant pas y approfondir l'analyse des caractères traditionnels du roman «balzacien» tels que l'ambitieux, l’avare, l'amoureux ou le jaloux, mais supprimer l'intrigue et les personnages, créer une forme singulière, en continuant, avec la vigilance d'un guetteur, sa poursuite des «tropismes».

En 1944, elle revint à Paris où, en 1945, elle revit Jean-Paul Sartre qu’elle avait rencontré durant l’Occupation. Grâce à lui, elle découvrit Faulkner et Kafka.

En 1946, son roman fut achevé, et des extraits parurent dans ‘’Les temps modernes’’. Mais elle allait devoir attendre deux ans avant de pouvoir le publier.

Entretemps, elle fit paraître dans ‘’Les temps modernes’’ :

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