Aimer à l'extrême, engouement, passion, attachement et amitié excessive








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Amour dans la littérature
La nature humaine est telle que, pendant tous ses instants soit bons ou mauvais, faciles ou difficiles, guerres ou paix, il n'ignore même pas les plus petits bonheurs et joies parce que depuis le début de la vie, son essence est liée à l'amour et à la joie. C'est pourquoi la valeur de son âme ne peut pas être estimée selon les critères terrestres mais célestes. Avoir une définition correcte de l'amitié et de l'amour, est le besoin sérieux de notre jeune génération. Entendre discuter de l'amour et de l'affection, empêche le jeune soif de connaissance de notre jour de se dérouter dans le bourdonnement de l'époque de communication. Il est clair que l'homme a besoin d'être aimé et d'élever lui-même l'art d'aimer dans le cœur. Il n'aime pas voir son environnement infecté par la haine et les conflits non fondés.

Certains croient peut-être que l'esprit de guerre et de bravoure est vide de l'incarnation de l'amour et de la beauté, mais on ne connait aucune bataille épique menée sans motivation affective: l'amour de la beauté, de la patrie, de Dieu, des ancêtres et de tout ce qui reflète l'intérieur et l'âme humain. Sans aucun doute, toutes les préoccupations humaines au cours de la vie humaine sont nées de l'amour et le champ de bataille a toujours donné sur le porche du cœur. Cet amour est l'élément devant lequel les grands héros se sont des fois mis aux genoux.

Place de l'amour dans la littérature
L'amour comme un don de Dieu et la source d'inspiration de la vie, ainsi que l'un des stimulus les plus importants de l'émergence et la survie de l'existence et a conduit à la formation de diverses idéologies et écoles et à la création des œuvres littéraires et artistiques. Aucun concept en littérature n'occupe une place aussi majeure que «l'amour».

Dans la plupart des œuvres littéraires, le nœud fait par l'amour est la force conduisant les évènements. La variété du sens et de l'interprétation de l'amour et sa perception innée met une large possibilité à la disposition de la littérature.

Le mot «eshq» dans la littérature arabe n'existait pas avant l'Islam. Il y est introduit après l'islam et par la suite, dans la littérature persane. Apparemment, le martyr Balkhi (d. 925 AD) est le premier à l'utiliser dans la poésie.

Cependant, puisque la référence des histoires du Shâh-Nâme, est les Khodaynamks de l'époque sassanide, on comprend facilement que dire, écrire et créer des histoires d'amour chez les Iraniens est une tradition pré-islamique avec une longue histoire. Fakhruddin As'ad Gorgani, qui a rédigé le "Vis et Ramin" un demi-siècle après Ferdowsi, s'est référé pour ce faire des textes encore plus anciens que les khodaynamaks utilisés par Ferdowsi. Mais le plus grand créateur des systèmes poétiques persans est Nezami paru un demi-siecle après Gorgani d'Azerbaïdjan. En écrivant son "Khamse" en particulier deux histoires d'amour, à savoir "Khosrow et Shirin" inspirée d'une source iranienne et "Leili et Majnoon" tirée d'une source arabe, il a créé les meilleurs exemples de ce genre dans la langue persane. (Page 14)

Iran, au cours de sa carrière littéraire de plusieurs milliers d'années, a connu l'amour et la cognition peu à peu à travers son grand trésor de poèmes et de proses.
Avec un regard historique sur l'évolution du concept de l'amour dans la littérature iranienne classique, on trouve trois interprétations de l'amour:

1. L'amour de Shirin paru entre le dixième et le douzième siècles de notre ère, lors de la domination des discours de la «parole» et la «sagesse» dans la littérature persane avec des poèmes d'amour comme «Zal et Roudabeh" de Ferdowsi (1020-935), "Vis et Ramin" de Fakhredin Assad Gorgani, et "Khosrow et Shirin" de Nezami Ganjavi (1209-1141) illustrant les sentiments affectifs et sexuels entre homme et femme dans une société traditionnelle.

2. L'amour de Farhad paru dans le même temps dans des systèmes tels que "Khosrow et Shirin" et "Leili et Majnoon" de Nezami étant un amour illusoire, asexué et unilatéral d'un amoureux sincère pour une femme. L'équivalent féminin de cet amour unilatéral se trouve dans les œuvres d'amour de "Soudabeh et Siavash" de Ferdowsi et "Yousef et Zoleikha" attribués à lui où une femme déclare ses émotions sexuelles et ses sentiments affectifs unilatéraux mais "coupables" à un homme comme son beau-fils ou le serviteur de son mari, ce que la tradition et la religion estiment comme "injuste".

3. L'amour de Shams paru entre le XIIIe et le XVe siècles lors de la domination du discours soufi de l'«amour» dans la littérature persane dans des histoires telles que l'amour de "Sheikh Sanan et la fille chrétienne" dans le "Mantegh Attayr" de Feridun Attar (1220-1142), l'amour de "Mahmoud et Ayaz" dans Masnavi de Jalal al-Din Mohammad Balkhi connu comme Molavi (1273-1207), et surtout l'amour de "Molavi pour Shams" reflété dans ses sonnets qui montre en même temps l'amour terrestre et céleste impliquant l'amour de Dieu et des prophètes, des Imams et des maîtres soufis d'une part, et détachement des femmes de l'autre.

Poésie lyrique (ghanayi) ou amoureuse
Le ghana signifie littéralement la chanson et le chant jovial reflétant les affections personnelles du poète (Razmju, 1991: 64). En d'autres termes, " la poésie ghanayi est l'expression des émotions personnelles, à condition que les mots "émotion" et "personnel" soient considérés dans leur sens le plus large, c'est-à-dire toute sorte d'émotion: des émotions les plus douces aux plus grosses. (Shafiee Kadkani 1993: 6)

Poème amoureux est celui qui exprime les émotions mentales et peut comprendre "la gloire épique, la sagesse et l'enseignement, le louange et le gémissement, la description, le débat, etc."Dictionnaire Dehkhoda"
En d'autres termes, c'est la poésie où le poète exprime ses désirs, sa passion intérieure, ses émotions et ses sentiments et parle de ses impressions sur la jeunesse, la vieillesse, la vie et la mort des amis et des amants, et de telles questions provoquant les émotions.

La poésie lyrique ou amoureuse où le poète enlève ses impressions est une partie principale dans la littérature poétique et l'emploi de la poésie romantique avec le thème de mysticisme et de louange est beaucoup plus large en Iran qu'en Europe. Le thème lyrique et romantique dans la poésie persane remonte au milieu du 9ème siècle, c’est-à-dire au début de l'émergence de la poésie dari (persane) et on en trouve les exemples les plus anciens dans le survivant de la littérature de la «Hanzaleh Badghisi", cependant, la poésie lyrique persane commence à se perfectionner a partir le10ème siècle. Les premiers sonnets agréables persans sont composés par Rudaki et dans la première moitié du 11ème siècle, avec les poèmes de Farokhi, la poésie lyrique s'est perfectionnée. Dans quelques-uns des poèmes composés par "Anwari, Zaheer Faryabi, Khaghani, Nezami, Jalal al-Din Muhammad ibn Abdulrazaq" des aspects de l'amour se manifestent. Amour Sanai et Attar au 12ème siècle et Attar au 13ème siècle est de privilèges spéciaux. La poésie romantique de Sanaii au 12ème siècle au 13ème siècle sont privilégiés. Les poésies romantiques terrestre et spirituelle ont atteint leur apposée par "Saadi et Molavi", ce qui a ouvert la voie pour l'émergence du génie de la poésie lyrique persan, Hafiz, au 14ème siècle. Après cette époque, la poésie romantique persane est atteinte de la répétition des thèmes. Dans l'ensemble, à partir de cette époque, on n'a pas eu de créativité dans le domaine de la poésie. Le poème d'amour exprime les intentions du poète. Les poètes concentrés sur le sujet, volent avec les deux ailes de l'imagination et de l'émotion dans le domaine de l'amour, parcourent les arènes et atteignent leur apogée dans l'espace mêlée de la poésie.

"Le langage utilisé dans les poèmes amoureux est plein de figuration. Le ravissement qui découle de l'union avec Dieu, est comparé à "l'ivresse" et tout ce qui est la source de cette ivresse ou qui la fait croître est considéré comme "vin" par les poètes soufis. C'est grâce à ces expressions spirituelles que la littérature mystique surtout en Iran, pénètre tous les esprits et peint la littérature persane d'une couleur spécifique. Avec un tel langage qui a toujours été le moyen propre aux soufis pour raconter les histoires spirituelles, il n'est pas étonnant qu'ils semblent étranges et incompréhensibles à ceux qui ne connaissent pas les éléments de passion et d'enthousiasme et que ces derniers les accusent d'athéisme et de détournement. Beaucoup de formalistes ont rejeté et estimé comme tromperie du diable les prétentions des soufis en particulier les mots dites à propos de l'amour divin et l'union avec Dieu. Donc, pour prouver et confirmer leurs idées, les soufis ont inévitablement procédé à l'interprétation et à la justification (Zarrinkoub 1965: 38.39)

Dans le She'rolajam on lit: "L'allure de l'amour, est la fondation de la nature humaine. C'est pourquoi dans la littérature de tous les peuples, les poèmes d'amour sont plus répandus que les autres classes de poèmes. Cependant, à cet égard, l'Iran a préséance sur tous les pays. La civilisation de l'Iran est ancienne et a une histoire de quelques milliers d'années "(She'rolajam).

Selon "Baxon", si un poète écrit des poèmes amoureux, il n'est pas nécessairement parce qu'il est amoureux lui-même, poème d'amour est en effet une mise en page de la langue, une forme littéraire". La description de l'aime idéal et céleste est apparu pour la première fois dans la poésie soufi. Sinon, l'aime dans les premier poèmes persans était un être contrait et terrestre sur qui le poète dominait et qui était probablement considéré comme laide par ce dernier. 7

"Clark", chercheur expert dit dans l'Histoire de la civilisation et de l'art: " L'amour pur est l'amour pour une femme qui est, par tous les comptes, chaste, innocente, inaccessible et dominante sur son amant et son destin." Il ajoute: "Dans l'amour pur, on dirait que l'aimé est la Marie." Dans la littérature ancienne de l'occident, il n'y a pas de notion de l'amour pur et si on le présentait pour les Romains, il semblerait ridicule. Ce type de littérature est rependu en Europe à partir du XIe siècle de notre ère jusqu'à l'époque de "Shly- la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle –et est arrivé en Europe éventuellement de l'orient et de l'Iran par les croisades. Dans la littérature persane avant le 12ème siècle, l'amour pur n'a pas été soulevé. Cet amour est paru en Iran après la propagation de la littérature soufi. D'après les commentateurs des textes soufis, ce bien-aimé, est en effet la beauté divine. Dans l'amour mystique, l'amour, l'amant et l'aimé ne sont qu'une unité. Cependant, étant donné que le poème lyrique en littérature persane est mélangé avec le mysticisme, nous pouvons dire que l'amant en question dans les sonnets persans est l'amant de l'amour pur. Ce type d'amour est introduit dans les sonnets à partir du milieu du 11ème siècle et survécu jusqu'au 18ème siècle. Il a formé une tradition stable dans la poésie persane. L'amour pur avec la poésie mystique est évolué dans la littérature persane plus que dans toute autre langue (HasanAbbasi, 2013: 233).

Amour dans la poésie lyrique et la poésie épique

On pourrait penser qu'il n'y a pas de lien entre la violence de l'épopée et la délicatesse du lyrisme. Mais les personnages des œuvres épiques sont des hommes avec les émotions de l'être humain. Donc les épopées aussi peuvent être la scène de l'apparition des thèmes lyriques, car ces thèmes découlent des affections humaines. "Aucune œuvre épique, même si elle atteint la perfection technique, ne peut pas être vide des idées lyriques et dans les meilleurs systèmes épiques du monde, il se révèle des traces claires des idées et des poèmes lyriques." (Safa 1990 15 ) La preuve en est la présence des thèmes lyriques comme l'amour et le deuil dans l'épopée la plus ancienne du monde, Gilgamesh(Sandarz, 2009: 125-132)

Dans le système lyrique, il est toujours question des émotions personnelles, des douleurs et ou des plaisirs d'une personne et d'un esprit. Ici, il ne s'agit pas de décrire ce que l'on voit dans la nature, mais le poète exprime dans la langue des émotions ce qu'il souhaite et ce qu'il voit par le cœur. Le but ultime de la poésie lyrique est la description des émotions et les sentiments et comprend toutes les émotions de l'âme humaine. On ne peut pas estimer les sentiments romantiques comme la seule thème principale de la poésie et parmi tous les poèmes, considérer les sonnets amoureux comme les reflets principaux de la poésie lyrique. Mais par "l'affection naturelle" on entend toutes les manifestations d'émotions humaines des sentiments religieux et le patriotisme jusqu’à l'étonnement, l'amour, la haine, le regret et l'expression des douleurs intérieures et même les impressions de l'homme devant l'immensité infinie de l'univers et les merveilles de la création ainsi que sa perplexité face à des mystères de de la nature. (Safa, 2000: 3)

Les systèmes épiques exprimant les aspirations et les privations d'une nation. Donc, naturellement, le thème des poèmes épiques, malgré les poèmes amoureux, ne repose pas sur une seule question et même si le thème dominant dans les poèmes est la bravoure, et le héroïsme, mais d'autres questions telles que l'amour aussi y sont introduit au besoin. Par conséquent, on peut conclure que si le thème principal des vers lyriques est "amour", dans les poèmes épiques, s'il existe, c'est un thème secondaire. La composition des systèmes (lyrique, épique, etc.) a une longue histoire en Iran. Comme "les œuvres restent de la littérature pré-islamique montrent que la création des systèmes était coutant pendant l'ère sassanide (652 AD) et bien avant, et beaucoup de systèmes du farsi dari sont des traductions des textes de la littérature de pahlavi sassanide ou pahlavi parthe. (Mirsadeghi, 257: 1994)

Selon certains chercheurs, le poème épique est ne après le poème lyrique et même est sa suite et son résultat, parc qu'apparemment l'homme avant d'essayer de décrire les évènements événements externes et sociaux, s'amusait avec des chants et religieux, amoureux ou mythologiques ayant plutôt un aspect lyrique. D'autre part aucun peuple n'a survécu sans combats, il est évident que dans ces batailles il y avait des héros dont la popularité étonnait les poètes et ces derniers, ont parlé de ces héros dans leurs poèmes. Parfois, ces poèmes sont peu à peu unis pour former un ensemble attribué à l'un des grands poètes qui avaient apparemment une énorme contribution à sa création. Ainsi, il faudrait dire que la poésie épique découle essentiellement de la poésie lyrique. Cette théorie peut être prouvée par des recherches dans de nombreux ouvrages de la littérature ancienne. Par exemple, dans la littérature indienne, les chansons de Véda précèdent les épopées de Mahabharata et de Ramayana et ouverent la voie pour leur création. De même, en France, les chansons populaires de Cantilènes ont été le passage aux systèmes épiques de Chanson de geste. De plus, selon des chercheur, qui semblent être dans le bon sens, les deux grandes épopées grecques de "Iliade et Odyssée" ont été des systèmes isolés dont les créateurs ont été influencés par des œuvres lyriques de leurs précédents.

Il est à noter que: Aucune œuvre épique, quoi que perfectionnée, ne peut pas etre vide de pensées lyriques. Et dans les meilleurs poèmes épiques du monde, on trouve toujours des traces évidentes des pensées et de la poésie lyriques: Dans le Shâh-Nâme de Ferdowsi, les histoires d'amour de Zal et Roudabeh, de Tahmineh et Rostam, de Soudabeh et Syavash, de Manijeh et Bijan, et la description des femmes et des belles aimées, font partie des meilleurs poèmes épiques mais aussi lyriques. Dans le Garshasbnameh, l'histoire d'amour de Jamshid et la fille de Kourang shah, dans le Samnameh, l'amour de Sam et Prydokht, dans le Borzoonameh, l'histoire d'amour de Sohrab et Shahro sont originaux dans la poésie lyrique persane. Par ailleurs, différentes parties exprimant les affections et les douleurs humaines existent également dans les œuvres épiques persanes surtout le Shâh-Nâme (Safa, 2000, 1514)
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