Epidemiologie appliquee a la sante de reproduction








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MODULE n/ SPE 46-02

EPIDEMIOLOGIE APPLIQUEE A LA SANTE DE REPRODUCTION

Facilitateur : Dr NDJIP Jean Marie, MBA, MPH, Environnementaliste.

1 - DEFINITION :

Partant du concept de l’UNFPA (United Nations Fund for Population Agency)
Par santé en matière de reproduction (SR), on entend le bien-être général, tant physique que mental et social, pour tout ce qui concerne l'appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement. Cela suppose qu'une personne est capable de procréer et libre de le faire aussi souvent ou aussi peu souvent qu'elle le désire. Cette dernière condition implique qu'hommes et femmes ont le droit d’être informés et d’utiliser la méthode de planification familiale de leur choix, ainsi que d’autres méthodes de leur choix de régulation des naissances qui ne soient pas contraires à la loi.

Ces méthodes doivent être sûres, efficaces, abordables et acceptées par les utilisateurs. La SR implique aussi le droit d’avoir accès a des services de santé qui permettent aux femmes de mener a bien grossesse et accouchement. Enfin, la santé de la reproduction comprend la santé en matière de sexualité, qui vise à améliorer la qualité de la vie et les relations interpersonnelles.


  • Etat physique des organes génitaux

  • Etat fonctionnel de l’appareil génital

  • Choix libre de l’utilisation de l’AG en matière de reproduction

  • Choix libre de son utilisation en matière de sexualité

  • Droit d’accès aux services de santé


Extension du champ de la Santé de la Reproduction
De la simple Planification Familiale et de la prise en compte de la santé de la mère et de l'enfant, la Santé de la Reproduction s'est étendue à la défense des Droits des femmes. Selon M. LASSONDE, il s'agissait de dépasser: « l'aspect technique de la Planification Familiale en considérant les différents facteurs et motifs affectant les comportements reproductifs, tels que le rôle des hommes, les relations de pouvoir entre les sexes, le statut de la femme, le rôle des institutions sociales dans les stratégies de reproduction de même que dans les choix individuels ».
Dans ce contexte, la notion de santé de la reproduction s'est imposée en intégrant la santé sexuelle et la régulation de la fécondité : la contraception, les grossesses non désirées, les complications de la grossesse, de l'accouchement et de l'avortement, l'infécondité, les infections génitales, les maladies sexuellement transmissibles et le SIDA, les cancers de sein et de l'appareil génital, les morbidités et les mortalités maternelles et infantiles ainsi que les mutilations et les violences sexuelles sont désormais du domaine de la Santé de la Reproduction.
Cette extension du champ de la Santé de la Reproduction illustre le caractère pluridisciplinaire de ce concept. Par ailleurs, les nouvelles conceptions de la Santé de la reproduction dissocient la sexualité et la procréation. Dès lors on ne parle "pas seulement de besoins sanitaires mais aussi de droits, d'équité, de dignité, d'émancipation, d'autodétermination et de responsabilité dans les relations". Néanmoins la notion de santé de la reproduction demeure ambiguë.
En effet, en décidant qu' « une personne peut mener une vie sexuelle satisfaisante, en toute sécurité, qu'elle est capable de procréer et libre de le faire aussi souvent et aussi peu souvent qu'elle le désire », la Conférence du Caire n'a fait que prôner une pensée libérale libertaire, soutenue par une pseudo philosophie de la vie qui n'est rien d'autre qu'un féminisme mettant en relief la déification de la femme au mépris de sa vocation fondamentale à être « Mère », c'est-à dire première responsable incontournable de la « Vie ».
De plus « les méthodes sûres, efficaces et abordables » dont il est question doivent conduire à la réflexion sur la fameuse « infaillibilité de la science ». L'histoire montre qu'elle commet beaucoup plus d'erreurs que l'on ne veut l'avouer. Cette position tranchée sur la notion de santé de la reproduction n'est autre que celle de l'Eglise catholique. En effet, cette dernière s'oppose radicalement à la promotion de la santé de la reproduction.
Toutefois en 1994, lors de la conférence internationale sur la population et le développement au Caire, 165 pays ont tenté de la définir comme suit: «par santé en matière de la reproduction on entend, le bien-être général, tant physique que mental et social, de la personne humaine pour tout ce qui concerne l'appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement et non pas seulement l'absence de maladies ou d'infirmités.
Cela suppose qu'une personne peut mener une vie sexuelle satisfaisante en toute sécurité qu'elle est capable de procréer et elle est libre de le faire aussi souvent ou aussi peu souvent qu'elle le désire. Cette dernière condition implique qu'hommes et femmes ont le droit d'être informés et d'utiliser la méthode de Planification Familiale de leur choix, ainsi que d'autres méthodes de régulation des naissances de leur choix qui ne soient pas contraires à la loi.
Méthodes qui doivent être sûres, efficaces, abordables et acceptables ainsi que le droit d'accéder à des services de santé qui permettent aux femmes de mener à bien la grossesse et l'accouchement et donnent au couple toutes les chances d'avoir un enfant en bonne santé ».
2 – PARTIES PRENANTES DE LA SR


  1. Infrastructures de santé

- Formations sanitaires et plateau technique

- Centres mères-enfant

  1. Société

- Comportement /mode de vie /stress

- Economie, loi et gouvernance

- Culturel : mutilation, mariages précoces, dépendance socio-économique


  1. Femmes

  2. Hommes

Plusieurs dangers menacent la santé reproductive de l'homme. Certains, comme les maladies sexuellement transmissibles (MST), peuvent être évités. Mais, à partir du moment où les moyens de protection sont inconnus ou indisponibles, ou s'ils échouent ou ne sont pas utilisés, les MST mettent en danger non seulement la fertilité et la santé de l'homme mais aussi celles de son partenaire.

D'autres dangers, comme les toxines de l'environnement qui affectent la descendance ou réduisent le nombre de spermatozoïdes et donc la fertilité, sont toujours en cours d'identification. Mais si, en fait, ils existent, ces dangers peuvent s'avérer évitables, une fois identifiés.

D'autres problèmes encore, comme le cancer de la prostate ou du testicule, qu'ils soient évitables ou non, ne mettent pas en danger la santé des autres.

L'émergence du sida a attiré l'attention sur le danger des MST. "Avant l'apparition de MST virales incurables et même fatales, il n'y avait pas beaucoup d'hommes qui se sentaient concernés par les MST, car elles étaient souvent asymptomatiques et faciles à traiter par des antibiotiques, et sans séquelles apparentes chez eux", constate le docteur Willard Cates Jr., président de FHI et expert en MST. "Mais certaines de ces MST affectaient les hommes indirectement : en infectant leurs partenaires, ils pouvaient rendre celles-ci infertiles".

Maintenant, on sait que ces MST compromettent également la fertilité des hommes. Elles peuvent bloquer les canaux déférents ou causer une épididymite, inflammation des canaux par lesquels les spermatozoïdes vont des testicules au canal déférent. Les microorganismes à l'origine des MST, en particulier Neisseria gonorrhoeae et Chlamydia trachomatis, sont la cause la plus fréquente d'épididymite chez les hommes hétérosexuels de moins de 35 ans. Quand les canaux transportant les spermatozoïdes sont atteints des deux côtés, le taux d'infertilité est proche de 40 pour cent.1

On ignore souvent, ou on oublie, que l'infertilité atteint autant les hommes que les femmes. Dans les pays en développement, les femmes sont souvent blâmées et contraintes au divorce parce qu'on les croit seules responsables du fait qu'elles n'ont pas d'enfant. Mais parmi les 5.800 couples infertiles étudiés par l'OMS entre 1979 et 1984, les hommes étaient les seuls responsables, ou au moins contribuaient largement à l'infertilité, dans plus de la moitié des cas. Cette étude multicentrique réalisée dans des pays tant industrialisés qu'en développement a amené les conclusions suivantes : l'homme est en cause dans 8 à 22 pour cent de l'infertilité à travers le monde, la femme dans 25 à 37 pour cent et les deux dans 21 à 38 pour cent des cas.

L'infertilité est répandue dans les pays en développement, mais elle pourrait souvent être prévenue. Elle peut être due à des infections diverses dont des parasites, à des pratiques gynécologiques et obstétricales inadaptées, au fait de ne pas respecter les règles d'hygiène, ou à des blessures vasculaires lors d'une intervention maladroite pour hernie chez l'homme.3 Les MST sont cependant la cause d'infertilité la plus accessible à la prévention. L'étude de l'OMS dans 25 pays a montré que les couples africains avaient plus souvent que les couples provenant d'autres régions du monde des antécédents de MST très probablement à l'origine de leur infertilité.

Bien évidemment, à l'époque du sida, l'infertilité n'est plus le risque majeur. L'état de santé des hommes et leur comportement ont une influence déterminante sur la santé des femmes et des enfants. Les hommes qui ont des rapports sexuels non protégés hors mariage risquent d'être infectés et d'infecter à leur tour leurs femmes.

La physiologie de l'appareil reproducteur féminin est un facteur parmi plusieurs qui font que le risque pour une femme d'être infectée par un homme est beaucoup plus grand que l'inverse. Une fois la femme infectée, les enfants à naître peuvent l'être à leur tour. Une femme peut transmettre diverses MST à son enfant à travers le placenta, pendant l'accouchement ou au cours de l'allaitement.

Dans les deux sexes, les pathogènes des MST peuvent induire un cancer. On pense maintenant que presque tous les cancers de l'anus, du pénis, du col utérin, du vagin et de la vulve sont causés par des MST à papillomavirus humain (PVH).

"Dans le domaine de la prévention des MST, les hommes jouent un rôle crucial car le principal moyen de prévention dont nous disposons est le préservatif, qui requiert la coopération de l'homme", souligne le docteur Cates. "S'il est utilisé correctement et systématiquement, le préservatif masculin en latex confère une protection substantielle contre les MST bactériennes et virales, y compris le VIH. Heureusement, son utilisation semble augmenter chez les jeunes".

3 – FACTEURS ETIOLOGIQUES DES PROBLEMES D’INFERTILITE

- IST/SIDA

- Cancers

- Génétique

- Dangers de l'environnement

Plusieurs facteurs environnementaux ont fait l'objet d'études. On pense, par exemple, que l'exposition chronique à de hautes doses d'arsenic dans l'eau potable de certaines régions du Mexique a contribué au problème d'infertilité. On pense qu'il en va de même pour des taux élevés d'aflatoxines qui résultent de la contamination des récoltes par des champignons. L'aflatoxine a été détectée dans le sperme de 40 pour cent des hommes d'un groupe nigérien consultant pour infertilité et seulement 8 pour cent d'un groupe témoin fertile.

La question de savoir si l'exposition professionnelle des hommes peut constituer un danger pour leur descendance reste "un domaine relativement mal connu qui préoccupe peu d'épidémiologistes et de chercheurs et où il reste beaucoup de données conflictuelles", dit le docteur Andy Olshan, professeur adjoint du département d'épidémiologie de l'université de Caroline du Nord à Chapel Hill. "Déterminer si la profession du père est liée à certaines anomalies congénitales constitue un réel défi", constate Olshan, qui étudie la question depuis 1987.

Les résultats de certaines études épidémiologiques suggèrent une association entre exposition paternelle à certaines toxines et effets adverses sur la descendance, qu'il s'agisse de fausses couches, d'anomalies congénitales ou de cancers de l'enfant, mais les données sont limitées. De plus, les résultats des différentes études sont difficiles à comparer entre eux car les méthodes de recueil et d'analyse des données diffèrent. De même, les données recueillies chez les animaux existent mais sont limitées et non concluantes.

"Les généticiens ont tendance à penser que la probabilité que des mutations de spermatozoïdes induites par des toxines entraînent une anomalie congénitale est faible assez faible pour décourager toute recherche ultérieure sur le sujet", rapporte le docteur Olshan. "Mais il faut entreprendre des recherches sérieuses sur un grand nombre de toxines, ne serait-ce que pour clore le débat".

On n'a pas non plus abouti à une conclusion concernant la théorie selon laquelle les numérations des spermatozoïdes sont de plus en plus faibles à travers le monde.

En 1992, des chercheurs de l'université de Copenhague ont revu les données de 61 articles publiés entre 1938 et 1991 et couvrant 14.947 hommes dans le monde entier. Ils ont conclu que le nombre moyen de spermatozoïdes avait décliné de 50 pour cent (de 113 à 66 millions par ml) au cours du dernier demi-siècle. Cette revue a fait l'objet de multiples critiques disant qu'elle ignorait les variations géographiques et temporelles relatives à la numération des spermatozoïdes et comportait des biais de sélection. D'autres chercheurs affirment que dans certains endroits, les numérations des spermatozoïdes sont restées identiques ou au contraire ont augmenté8 ; d'autres rétorquent qu'il n'existe pas de données fiables. Cependant, le fait que les numérations des spermatozoïdes diminuent dans certaines régions du monde est intéressant, car cela pourrait refléter des influences nutritionnelles, socioéconomiques ou environnementales.

Les données animales suggèrent que certains composés, comme les pesticides qui agissent de manière similaire à des hormones, pourraient provoquer une baisse dans les numérations de spermatozoïdes et avoir d'autres effets négatifs sur la reproduction. Cependant, tout danger capable de menacer l'appareil reproducteur humain reste théorique.

Ces dernières années, on a soupçonné la responsabilité du diéthylstilbstrol (DES) dans l'infertilité des femmes dont les mères avaient été traitées entre 1940 et 1970. Le DES, composé synthétique analogue aux œstrogènes, était alors utilisé pour prévenir certaines complications de la grossesse. Il a également été utilisé dans certains pays en développement. On sait maintenant qu'il induit un cancer très rare du vagin et du col de l'utérus chez les jeunes filles dont les mères ont pris le DES pendant la grossesse et qu'il augmente les risques d'infertilité chez les filles, de fausse couche, de prématurité et de mort du fœtus ou du bébé.

Bien que la plus grande et la plus sérieuse étude consacrée aux hommes exposés au DES in utero n'ait pas inclus des numérations de spermatozoïdes, elle n'a pas mis en évidence d'altération de la fertilité ou de la fonction sexuelle chez ces hommes.10 Cependant ces hommes ont plus souvent des anomalies testiculaires à la naissance, notamment des testicules non descendus. Or, on sait que les testicules non descendus, s'ils ne sont pas opérés rapidement, sont liés à un risque plus élevé de cancer du testicule. On ne sait pas, par contre, si l'exposition au DES peut directement induire un cancer du testicule.

Le stress a également une responsabilité dans l'inhibition de l'appareil reproducteur masculin. Par exemple, un endocrinologue du Population Council a trouvé que l'élévation chez les rats de l'hormone glucocorticoïde secondaire au stress inhibait l'enzyme responsable à faciliter la production de testostérone qui, ce dernier à son tour, initie la spermatogenèse. Chez l'homme, on a constaté que l'entraînement au combat pouvait diminuer les taux de testostérone et qu'un décès dans la famille réduisait la mobilité des spermatozoïdes.

4 – INDICATEURS DE LA SR
- Données Biologiques et génétiques

- taux de malformation de l’appareil génital masculin et féminin

- nombre de cas d’anovulation primaires

- nombre de cas d’azoospermie primaire

- nombre de cas de troubles hormonaux
- Données Sanitaires

- taux d’infertilité féminine primaire/secondaire

- taux d’infertilité masculine dans les couples sans enfants

- âge moyen de la jeune fille au 1er RS

- âge moyen du 1er accouchement

- % femmes qui accouchent à domicile

- % femmes qui font la CPN dans un centre

- taux de natalité

- taux de mortalité avant 5 ans

- taux de séropositivité chez les femmes enceintes

- nombre d’enfants nourri strictement au sein avant 6 mois

- mortalité maternelle

- nombre d’accouchement par césarienne

- nombre d’avortement pratiqués par an

- nombre de femmes utilisant les services de planning familial

- Données d’infrastructure

- nombre de sages femmes en activité

- nombre de structure sanitaires faisant la CPN

- nombre de structures pratiquant l’accouchement sécurisé

- nombre de sites PTME dans le pays

- nombre de gynécologues exerçant dans le pays
- Données sociétales

- nombre de mariage de jeune fille avant 18 ans

- nombre de mariage forcés

- nombre mutilations pratiquées par ans

- nombre de cas de viols féminin répertoriés par an au Cameroun

- nombre moyen d’accouchement par femme

- nombre de couple homosexuel

- nombre de couple infertiles pratiquant l’adoption

- nombre de lois existantes sur la protection de la liberté de pratique sexuelle

5 – TRAVAUX DE GROUPE
En s’inspirant des exemples d’indicateurs qui figurent au chapitre précédent vous devrez développer 25 indicateurs de la SR par thème (diagnostic) qui figure plus bas. Pour les indicateurs les plus pertinents vous devrez ressortir les chiffres au niveau du Cameroun et proposer une intervention (sectorielle) visant à faire reculer le problème énuméré.

Les indicateurs se conçoivent à l’image des déterminants de la santé intervenant dans chaque thème. Le travail de groupe ne devra pas dépasser 2 pages.


  1. Problématique de la malnutrition infantile aux âges de 0 à 6 mois,

  2. Problématique de la mortalité maternelle en pré, per et post partum,

  3. Problématique de l’infection à VIH chez la femme enceinte,

  4. Problématique septiques chez la femme en âge de procréer,

  5. Problématique de vols de nouveaux nés dans les maternités au Cameroun,

  6. Problématique des accouchements septiques dans les villes et les campagnes,

  7. Problématique du viol chez la jeune fille et la femme camerounaises,

  8. Problématique de la mortalité infantile au Cameroun,

  9. Problématique des enfants-mères au Cameroun,

  10. Problématique de la faiblesse sexuelle masculine et de la frigidité féminine.


NB : les travaux de groupes seront parcourus par le facilitateur, notés, corrigés, compilés et restitués à l’ensemble d’étudiants comme prolongement du cours magistral effectué.

UNIVERSITE DE DSCHANG REPUBLIQUE DU CAMEROUN

University of Dschang Paix - travail - patrie

Faculté Des Sciences Republic of Cameroon

Faculty of sciences Peace - work - fatherland

Master en santé publique et épidémiologie

Epidémiologie appliquée à la santé de reproduction

Groupe 7:

AZEBAZE TSAFACK Mureille Gaëlle CM04-08SCI 0220

MOUKAM TCHATCHOUA Aurel Létisia CM04-08SCI 0214

PANMO CHOUGNA Firmin Luther CM04-08SCI 4174

SIMO OUAFO Darolle Ghislaine CM04-08SCI 0221

Enseignant

Dr NDJIP Jean marie

INTRODUCTION 

Les troubles de la sexualité sont fréquents et plus ou moins graves selon les répercussions psychologiques et sociales qu’ils provoquent. Parmi ces troubles, figurent en bonne place la faiblesse sexuelle chez l’homme et la frigidité chez la femme. Cependant le diagnostic de ces problèmes est extrêmement difficile car la sexualité et tout ce qui l’accompagne restent tabous dans notre société. Néanmoins les indicateurs formulés ci-dessous peuvent permettre de connaître l’ampleur de ces problèmes.

I-DEFINITIONS SIMPLIFIEES DES MOTS CLES

-Faiblesse sexuelle : C’est lorsque l’organisme génital de l’homme ne réagit plus du point de vue érection (érection insuffisante en tumescence, en rigidité et en dureté).

-Frigidité : C’est l’absence de désir sexuel et de plaisir lors des rapports sexuels.

II-INDICATEURS

  • De la faiblesse sexuelle

  1. Nombre d’hommes consultant pour troubles de l’érection par an dans les formations sanitaires.

  2. Prévalence de l’impuissance chez les hommes de plus de 50 ans.

  3. Nombre d’aphrodisiaques vendus dans les pharmacies et autres marchés par mois

  4. Nombre de patients diabétiques (hommes) se plaignant de faiblesse sexuelle

  5. Nombre de bilans endocriniens réalisés dans les services hospitaliers ayant pour motivation la faiblesse sexuelle

  6. Nombre de patients sous antihypertenseurs se plaignant de la faiblesse sexuelle

  7. Pourcentage de femmes déclarant être insatisfaite des performances sexuelles du partenaire (enquête).

  • De la frigidité

  1. Nombre de femmes consultant pour dysfonction sexuelle (absence de plaisir)

  2. Nombre de patients diabétiques (femmes) se plaignant de frigidité

  3. Nombre de bilans endocriniens réalisés dans les services hospitaliers ayant comme motivation la frigidité

  4. Nombre de femmes sous antihypertenseurs se plaignant de frigidité

  5. Pourcentage de femmes déclarant être insatisfaite sexuellement (enquête)

  6. Pourcentage d’hommes se plaignant de l’absence de désir chez la partenaire (enquête).

III-CHIFFRES AU CAMEROUN

Malgré les recherches entreprises pour avoir les chiffres de la faiblesse sexuelle et de la frigidité au niveau national, nous n’avons pas réussi à les obtenir.

IV-PROPOSITION D’INTERVENTION SECTORIELLE POUR FAIRE RECULER LE PROBLEME

  1. Prévention primaire

Objectif : Sensibiliser la population sexuellement active sur comment éviter les facteurs de risques.

Conseils à prodiguer :

-Eviter la masturbation

-Eviter l’alcool et le tabac

-Pratiquer l’acte sexuel avec modération

-Eviter les excitants artificiels

-Eviter les maladies favorisant ces problèmes (diabète, maladies cardiovasculaires, …)

b) Prévention secondaire

Objectif : Recenser les cas et les orienter vers une solution appropriée

-Réalisation d’examens complémentaires pour déterminer la cause du problème (bilan endocrinien, angiographie, pléthysmographie, …)

-Recherche d’anomalie locale (infection, vagin double, rétrécissement de l’orifice vulvaire,…)

Solutions suivant la cause :

-Médicaments stimulants : Viagra®, Cialis®, Levitra®

-Thérapie avec sexologue, psychiatre, psychologue (si le problème est d’ordre psychologique)

-Contrôle d’un éventuel diabète

-Intervention du chirurgien plastique, endocrinologue, chirurgien vasculaire, urologue, neurologue

-Meilleure communication avec partenaire.

CONCLUSION

Les problèmes de faiblesse sexuelle et de frigidité sont la cause de nombreux conflits conjugaux, sociaux et soucis psychologiques. Cependant, du fait de leur caractère tabou, il est difficile d’avoir une connaissance approximative de leur ampleur. Mais le succès des nombreux guérisseurs traditionnels et autres vendeurs de tisanes aphrodisiaques qui en font leur fond de commerce montre, s’il était encore besoin de le prouver, que ces problèmes sont importants et fréquents. Il apparaît alors nécessaire d’entreprendre des interventions pour lutter contre ces « fléaux » qui menacent la santé sexuelle des populations.

REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIQUE OF CAMEROUN

paix-travail-patrie peace-work-fatherland

UNIVERSITE DE DSCHANG UNIVERSITY OF DSCHANG

DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOMEDICALES

DEPARTMENT OF BIOMEDICAL SCIENCES


EXPOSE SUR LA

MALNUTRITION


Présenté par :

  • SELLE MASSONG FRANCK MAXIM

  • AISSATOU NADIA

  • BATOMEN KUIMI BRICE LIONEL

  • ONGBWA PATRICK WILLY

  • TSAFACK MARCELLIN

Supervisé par : Dr. NDJIP JEAN  MARIE

INTRODUCTION

La malnutrition peut être définie comme une maladie due a une nutrition inadéquate résultante d'une sous-alimentation, d'une suralimentation, d'une alimentation mal équilibrée ou d'une assimilation incomplète ou imparfaite (Méd. Biol. t. 2 1971).

Les deux principales causes immédiates de la malnutrition sont l’inadéquation de la ration alimentaire et la maladie. Leur interaction entraine un cercle vicieux : l’enfant malnutri résiste moins bien à la maladie, tombe malade et de ce fait, la malnutrition empire.

II°FACTEURS ETIOLOGIQUES

  1. Facteurs biologiques :

  • Etat nutritionnel des mères

  1. Facteurs socio-économiques :

- Les famines et les guerres

- La sécurité alimentaire insuffisante dans les familles

- Un allaitement maternel insuffisant et un sevrage brutal

- Un manque de produits thérapeutiques

- La discrimination à l’égard des femmes et des jeunes filles

  1. Système de sante :

- La mauvaise qualité des services de santé

-L’inadéquation des soins aux mères et aux enfants

  1. Facteurs environnementaux :

- Les famines et les guerres : responsables d’une petite partie de la malnutrition mais avec des formes graves et souvent mortelles. 90 % des réfugiés ou déplacés sont des femmes et des enfants. 1.5 million D’enfants vivent dans 42 pays en conflit aujourd’hui.

-Les catastrophes naturelles : ouragan, sécheresse, tremblement de terre, éruption volcanique, gel, inondation,  typhon, invasion d’insectes, en quelques heures, ces fléaux peuvent détruire 20 ans de développement dans une région.

-Le manque d’accès à l’eau et d’installations sanitaires : l’insalubrité à l’intérieur et à proximité des maisons favorisent les maladies infectieuses, (diarrhée) qui deviennent à leur tour, des causes majeures de malnutrition. 1.1 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à de l’eau potable ;

-La discrimination à l’égard des femmes et des jeunes filles : l’analphabétisme et la place des femmes sur le marché du travail sont des causes fondamentales de la malnutrition, les enfants nés de femmes sans éducation, ont deux fois plus de risques de mourir en bas âge.

PROJET ENVIRONNEMENTAL DE PREVENTION DE LA MALNUTRITION

Introduction :

La malnutrition peut être définie comme une maladie due a une nutrition inadéquate résultante d'une sous-alimentation, d'une suralimentation, d'une alimentation mal équilibrée ou d'une assimilation incomplète ou imparfaite (Méd. Biol. t. 2 1971). Les deux principales causes immédiates de la malnutrition sont l’inadéquation de la ration alimentaire et la maladie.

  1. Contexte et justification :

Notre projet se situe dans l’optique d’atteindre les OMD qui stipulent d’assurer la sécurité maternelle et infantile.

Objectifs :

L’objectif général de ce Projet est de réduire et gérer les taux de malnutrition chez les enfants âgés de moins de 5 ans inférieurs à 10 %(20,2 en 2011).

Mesures environnementales :

Le projet comprend deux composantes principales :

- La première composante devrait permettre de renforcer la prévention de la malnutrition au niveau national par le biais de la promotion de meilleures pratiques en matière d’alimentation, fondées sur les denrées alimentaires disponibles localement pour les enfants âgés de 0 à 5 ans. Ces interventions seront complétées par la fourniture de micronutriments et de traitements de déparasitage pour les enfants et par la mise en place d'un système de surveillance et d’alerte précoce(PCIME).

- La deuxième composante vise à :

- aménager des points d’eau potable et faire la distribution adéquate des SRO aux communautés dans l’optique de combattre les diarrhées chez les enfants de 0-5 ans ;

- distribuer les engrais et semences aux populations dans l’optique d’optimiser la production agricole ;

- lutter contre les insectes et animaux dévastateurs de plantations en distribuant des pesticides ;

Le projet s’articule autour des trois stratégies suivantes :

  • renforcement des capacités des structures locales et nationales pour l’amélioration des activités de suivi et de coordination ;

  • communication et plaidoyer en faveur des modifications du comportement ;

  • accès à une alimentation nutritive appropriée pour les enfants.

CONCLUSION :
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