Cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824








télécharger 0.73 Mb.
titreCours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824
page1/20
date de publication30.03.2018
taille0.73 Mb.
typeCours
p.21-bal.com > loi > Cours
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   20





DROIT DES CONTRATS-HIVER 2003
C- K COMME ÉCHANGE RÉCIPROQUE : réciprocités matérielle/formelle, immédiate/ différée, certaine/ aléatoire



cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824

BJ : 55-56, 374-379

SRB : 200-208, 226-228, 233-235, 241-242, 336-351




BJ : 55-56 : Ks à titre onéreux et à titre gratuit

55- notion :

K à titre gratuit : une des parties s’oblige envers l’autre pour le bénéfice de cette dernière et sans en retirer d’avantage en retour (art 1381.2)

  • 2 groupes de K gratuits : 1. sens strict : une pers s’appauvrit effectivement (donation), intention libérale de se départir de la propriété de l’objet 2. au sens large : K de bienfaisance ou K désintéressé (contractant accepte de rendre un service pour un temps limité), une pers ne s’appauvrit pas effectivement, acte altruiste qui n’implique pas de transfert de propriété, tels le dépôt et le prêt à titre gratuit (art 2280, 2313, 2032)…la différence porte sur l’intention des parties et sur le transfert de valeur d’un patrimoine à l’autre

  • K à titre gratuit est conclu en considération des qualités de la personne. Art 1810, on peut considérer à titre gratuit seulement une partie d’un K, soit la différence des valeurs échangées.

  • K à titre onéreux : chaque contractant tire un avantage de l’engagement (art 1381.1), à ne pas confondre avec K synallagmatique. Réciprocité des avantages caractérise les Ks à titre onéreux, alors que la réciprocité des obligations caractérise les ks synallagmatiques. Il peut exister des Ks unilatéraux à titre onéreux (prêt à intérêt 2330)

56- effets propres aux contrats à titre gratuit :conséquences juridiques

  • Responsabilité de celui qui s’engage à titre gratuit est appréciée moins sévèrement, les tribunaux réduisent les dommages-intérêts par des dérogations aux règles générales)

  • Acte gratuit est vu avec suspicion par le législateur, car il peut servir aisément à masquer une fraude…annulation est plus facile en fraude des créanciers

  • Loi peut imposer certaines formalités particulières pour s’assurer du sérieux de la volonté et de protéger aussi le droit des tiers.

  • Limite la capacité du mineur et du majeur protégé de faire des dons pour éviter des abus.

BJ 374-379 : Les conditions de formes

374 : principe général

  • Droit civil québécois est de tradition consensualiste et n’exige pas de forme particulière comme condition de validité du K. K est parfait par le seul échange des consentements de personnes juridiquement capables, sur un objet, et avec une cause conforme au exigences de la loi (art 1385). Mais, les parties peuvent s’imposer des formalités pour des accords subséquents (art 1414)

  • Conséquences de la liberté de forme : 1. K peut être verbal 2. l’existence d’un écrit a une importance certaine sur le plan de la preuve (2860), 3. la rencontre des 2 volontés est suffisante pour opérer le transfert de la propriété d’une chose par contrat (1385, 1453)

  • Exception au consensualisme (exigence de forme reconnue à la disposition générale 1414) 1. si une formalité prévue par la loi est une condition nécessaire au K, elle doit être exprimée expressément. 2. formalité exigée pour le K principal doit être respectée pour ses modifications (sauf si la modification est accessoire 1414)

375

exceptions classiques :

  • Nécessité d’un acte notarié : donations (1824), conventions matrimoniales (440), hypothèque immobilière (2693), hypothèque mobilière sans dépossession ( 2696, besoin d’un écrit seulement). Sanction : nullité absolue

  • Certaines exceptions nécessite un acte matériel de délivrance ou de livraison

  • La simple promesse de conclure un K formel n’est pas elle-même un acte formel, mais consensuel

376- formalités habilitantes :

  • Législateur désire protéger plus particulièrement l’une des parties. La forme est alors l’arme de la politique législative protectionniste des droits du plus faible. Ex : art 434,211) sanction : nullité relative

377- formalités de publicité :

  • Inscription au registre des droits réels immobiliers (2938) permet l’accès à des tiers aux renseignements particuliers. Sanction : le K est inopposable aux tiers

378- formalités de preuve :

  • But pragmatique : éviter les contestations inutiles devant les tribunaux.

  • Un K verbal est valable mais en cas de litige, il ne peut pas être prouvé.

  • Tout k écrit doit en principe être prouvé par la production de l’original (2860)

  • art 2862 et ss font preuve de beaucoup de souplesse

379- exceptions nouvelles :

  • renouveau du formalisme, but : sauvegarder les droits des contractants incapables de négocier les termes de la convention ou économiquement faibles…surtout en droit de la consommation

  • Le législateur peut parfois sanctionner l’obligation de renseignement en obligeant l’un des Kant, au profit de l’autre, à des mentions obligatoires dans la convention, particulièrement dans les Ks de consommation, K de louage d’habitation (1894) et vente d’immeubles d’habitation (1785). Sanction : nullité relative


SRB p. 200-208 : promises, enforceability & form

  • The intuitive test to know if a promise is enforceable relies on people’s common expectation. If most people would be surprised if found enforceable….then most of the time it will be unenforceable. It should be assessed according to relations and context.

  • 4 factors of pressure to enforce a promise:

    • p arises out of a commercial context:

    • one party has already performed its obligations

    • evidence that the promise was made with deliberation

    • one party has relied on it in circumstances where this reliance requires protection

  • 4 principal doctrinal requirements for the enforcement of contracts:

    • writing: intended to ensure deliberation, clear evidence of terms of K

    • consideration or the equivalent: gift promises are usually not enforced unless under seal

    • intention to create a legal relation

    • privity of contract: third party cannot enforce K

  • FULLER: functions performed by legal formalities:

    • Evidentiary function: provides evidence of K in cases of controversy

    • Cautionary function: a check against inconsiderate action

    • Channelling function: (seal) furnishes test of enforceability- shows a legal transaction was intended

    • 3 functions are interrelated

SRB p. 226-228: promise under seal

  • general rule: promise is only enforceable if given as part of an exchange transaction –the promisee has given consideration and has bought the promisor’s promise

  • under seal = a deed: enforceable even without consideration

  • deed indicates care and deliberateness by the parties because of its form

SRB p. 233-235: consideration – basic concepts and rationale

  • rationale: enforcing bargains and not gifts

  • doctrine of consideration is at the heart of the CoL rules regarding the enforcement of contracts.

  • 2 types of problems:

    • promises that are not part of a commercial exchange

    • courts deny enforcement even when part of commercial exchange for different reasons

  • strong reason to enforce promise: prevent unjust enrichment or to protect reliance

  • FULLER: 3 related questions to determine wheter promise should be enforced:

    • To what extent is there clear evidence of the promise and of the other factors that would suggest it should be enforced?

    • To what extent is there evidence that the promisor was aware of the fact that he was undertaking a legally enforceable obligation?

    • To what extent is the promise one that is common or typical of commercial exchange.

  • There is a feeling that donors should have the right to change their minds about making a gift before it is executed.

  • Basic concept of consideration is a product of 19th century bargain theory of enforceability.

  • P could establish consideration either by showing that he had conferred a benefit on the D or that he had suffered a detriment (see Thomas case)

SRB p. 241-242: sufficient consideration

  • “Consideration need not be adequate, but must be sufficient”

  • general rule: law will not concern itself with the adequacy (amount0 of consideration or the substance of the bargain, but only with the question whether there is any consideration or wheter it is of a legally sufficient nature.

  • But, courts sometimes examine the substance or fairness of the bargain

  • Formal exchange of things, which is called nominal consideration is legally sufficient consideration

  • Past consideration is no consideration

  • However, with a gift promise, if the promise to pay for past consideration is honoured, the payment is not recoverable.


DALHOUSIE COLLEGE v. BOUTILIER (1934) SRB p. 333

Facts:

  • Boutilier promises to pay College 5000. He died and had not written a letter describing how payment would be made. Coll brings an action

  • Large sums of $ were expended by Coll on the objects mentioned in the subscription card

Holding: Crocket J

  • a subscription can only be a binding promise if it is a contract with consideration, in this case it is not a K

  • Coll made increased expenditures…but not as a reliance on Bout’s promise

  • No ground for estoppel or detrimental reliance

Notes:

  • if a gift is enforceable as a K, it is a dept of the estate, danger for deceased’s family

  • the claim of prospective donee is at best a reliance claim

  • presence of seal makes promise binding against the estate.

  • Gift promise is not the same as in commercial context

  • Quebec Civil Code allows enforcement of a subscription ( re Ross)


THOMAS v. THOMAS (1842) SRB p. 236

Facts: deceased said wanted his wife to live in their house, executors want to evict her.

Issue: Is there sufficient consideration for the promise to let her remain in the house?

Holding:

  • Lord Denman: it is an express agreement and shews a sufficient legal consideration independent of moral feelings

  • Patteson: consideration means something which is of some value in the eye of the law moving from the P; it may be some benefit to the D or some detriment to the P.

  • Here consideration is a pious respect for the wishes of the testator and does not move from the P, it moves from the testator, legally speaking, it forms no part of the consideration….it is a mere voluntary gift.


K – 9 janvier 2003
RÉCIPROCITÉ (juridique et/ou matérielle).

Est-elle nécessaire à l’existence d’un K?


  • En DC, la réciprocité n’est pas nécessaire pour qu’il y ait un contrat ; contrat unilatéral existe. Voir CCQ 1380 (2) et contrat à tire gratuit

  • En CL, il doit toujours y avoir un avantage juridique ou matériel pour les deux parties d’un K. Il doit y avoir consideration, sinon, il n’y a pas d’engagement contractuel.


Consideration : terme de CL. (C’est un peu l’équivalent de « cause objective » en droit civil)

Notion de cause en DC, 2 sortes :

  1. objective (l’obligation de l’un est égale à la cause objective de l’autre partie ; c’est le contrat synallagmatique parfait) (je donne exactement ce que je reçois)

  2. subjective (CcQ1410-1411) ; motif, raison de la formation du K. Une obligation est différente de celle de l’autre. (je ne donne pas exactement ce que je reçois)


Consideration crée certains problèmes d’injustice car l’on ne voit pas de contrat quand il n’y a pas de consideration
Exemples :

Central London (payer que la moitié du bail car c’est la guerre)

Tudale (délai accordé pour déterminer si contrat de partenariat)
Selon consideration, il peut y avoir une entente mais aucune obligation contractuelle. (Applique ici le « no fresh consideration »… « Ok pour le délai, mais tu me dois 200$ de plus », « ok pour le loyer, mais fais plus de réparations dans l’immeuble » : aurait alors été une obligation klle selon consideration, car il y a une nouvelle réciprocité.)
Comment argumenter, sinon, qu’il y avait un k?

Invoque alors la notion d’unilateral promess et de reliance : il y avait une promesse qui engageait juridiquement. (Oui, il y avait promesse de la moitié du loyer. Ne peut donc pas revenir sur cette promesse)
En DC, un engagement juridique unilatéral, peut-il être invoqué comme institution juridique en droit québécois ?

Non, doit plutôt voir du côté des faits juridiques en responsabilité XK (équivalent de « tort »). C’est d’ailleurs davantage reconnu en CL, où il y avait le problème de consideration. Ce n’est pas vraiment le cas en DC. En DC, l’on dirait plutôt qu’« il n’y avait pas contrat en tant que tel, mais qu’il y a un fait dommageable : donc il y a lieu d’indemniser ».
En bref :

DC : la réciprocité n’est pas nécessaire. Exemples :

  • 1380 (2) : contrat unilatéral

  • 1381 (2) : contrat à titre gratuit


CL : la réciprocité est nécessaire.

  • mais si mènerais à une injustice :

    • Ententes de modification de k

    • Ententes à titre gratuit

Explication : le CL a évolué plus près du commerce, donc, a moins tendance à voir contrat à titre gratuit comme une chose possible et correcte. Cela semble économiquement illogique.
DALHOUSIE COLLEGE :

Faits : Promesse de donation signée en 1920 pour 5000$. Ne paye jamais car difficultés financières. Meurt. Université poursuit la succession pour récupérer le montant promis. Les héritiers refusent de payer. Université dit :

  • Il y a un K.

  • Sinon, par défaut, il y a un engagement juridique unilatéral

Question : Tribunaux : est-ce contrat de souscription?

Décision : Non, il vaut mieux avantager la famille et les héritiers.

Arguments : Comment le tribunal prouve cela?

  • Il n’y a pas de consideration, donc, par de K.

Note : Comment l’on contournerais cet argument, aujourd’hui, pour dire qu’il y a un contrat de souscription ?

  • Il faut chercher une manière de trouver un avantage quelconque au donateur. Le fait qu’ils ont fait des travaux n’est pas suffisant : c’était pour l’université et non pour les donateurs (donc rejeté par le tribunal).

  • unilateral promess with reliance. Rejeté aussi par le tribunal car il y a « reliance » mais « no detriment ». Il y a eu une promesse, mais l’université n’a pas agit à son détriment à cause de cette promesse. Il y a un manque a gagner mais il n’y a pas de perte en tant que telle (la campagne de levée de fonds ayant gagné plus d’argent qu’elle n’en a coûté).

  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   20

similaire:

Cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824 iconIntention pédagogique/ligne directrice

Cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824 iconCepf – Format de la Lettre d’Intention

Cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824 iconNote d’intention 5 Démarche chorégraphique 5 Démarche scénographique...

Cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824 iconNote d’intention
«de front»… a l’image du personnage, sans nom parce qu’il ressemble à tout le monde, l’homme qui brandit si haut ses valeurs doit...

Cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824 iconCode de conduite à l’intention des fournisseurs et des sous-traitants Présentation
«bcd travel» s’entend de bcd travel et de ses unités d’exploitation, Advito et bcd meetings & Incentives

Cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824 iconRésumé : L’objectif de cette recherche est de Comparer l’effet de...

Cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824 iconProposition d’une trame narrative
«sénioriales», d’une association, corporation commence par une visite, une promenade dans le centre historique. Cette visite a pour...

Cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824 iconGuide à l’intention des organisateurs d’événements avec alcool à l’Université de Montréal
«Le permis de réunion autorise, pour une période déterminée par la Régie, la vente ou le service de boissons alcooliques, sauf la...

Cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824 iconCours de madame tenenbaum
«Le rattachement de la société européenne» in La société européenne, organisation juridique et fiscale, intérêts et perspectives,...

Cours 23 : preuve de l’intention juridique / intention libérale / symbolic consideration ccq : 1381, 1385, 1414-1415, 1806, 1812, 1824 icon1661: Boyle met en évidence un alcool dans le produit de la distillation sèche du bois 1812








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com