Note : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture !








télécharger 68.41 Kb.
titreNote : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture !
page2/3
date de publication19.05.2017
taille68.41 Kb.
typeNote
p.21-bal.com > loi > Note
1   2   3

Le savoir faire : Grenoble s’est affirmée comme un pôle technologique (écoles d’ingénieurs créées dans les années 1890 et 1900). Ce savoir-faire est le produit de compétences complémentaires mettant en jeu des universités, des ingénieurs, des entrepreneurs, des ouvriers et un appui financier, contribuant à la diffusion des techniques de la seconde révolution industrielle.

  • L’étroite dépendance et l’interrelation existant entre le développement de l’hydroélectricité et celui de l’industrie électrochimico-métallurgique. Les investissements électriques dérivent de manière quasi consubstantielle des logiques propres aux industries électrochimiques recherchant à utiliser toutes les potentialités de cette électricité. Une génération d’initiateurs marque la génération de 1880 à 1918 souvent originaires d’autres régions comme Henry Gall (Strasbourg) et Paul Héroult (Caen) et formant peu à peu avec les patrons d’origine alpine un milieu unifié. La phase d’entre-deux-guerres marque une phase de rationalisation de la part d’une élite de patrons cherchant à rationaliser la production et organiser la production. Toutefois après 1945, le développement hydroélectrique s’est appuyé sur la nécessité de fournir en continue de l’électricité sur le réseau français. Le réseau électrique national qui s’est mis en place, s’appuyant sur la nationalisation de 1946 met définitivement à mal les entreprises nées d’initiatives individuelles. Dès lors s’affirme une conception égalitaire de la fourniture électrique. Si ce nouveau réseau offrait un débouché supplémentaire à l’hydroélectricité il avait également tendance à dissocier les deux phénomènes qui régissaient jusqu’alors au développement industriel et électrique des Alpes. La mise en place du réseau national autorisant de fait la délocalisation d’entreprises.

  • L’entreprise alpine type est une industrie électrotechnique (utilisation du courant à une fin industrielle) comme par exemple l’aluminium qui est très gros consommateur d’électricité. On compte parmi celles-ci Ugine (SECEMAEU Société d’électrochimie, d’électrométallurgie, et des aciéries électriques d’Ugine) alimentant à l’époque 15 usines ainsi que Péchiney. Ces deux usines ont dans les années 1920 et 1930 mis en œuvre un vaste plan d’équipement hydroélectrique dans les vallées des Alpes et des Pyrénées pour couvrir leurs besoins industriels. Avant 1946 ces deux entreprises produisaient le huitième de l’énergie électrique française, contribuant ainsi à limiter la désertification de nombreux villages et de bourgs par l’installation des usines qui ont considérablement imprimé leurs marques tant dans le tissu social qu’urbain. Leur rapprochement marque l’aboutissement du mouvement de concentration de l’entre-deux-guerres devenant PUK (Péchiney-Ugine, Kuhlman), premier groupe industriel privé de France comportant 100 000 salariés au moment de son apogée et couvrant 7 secteurs (chimie, production d’aluminium, aciers spéciaux, électrométallurgie, transformation de métaux non ferreux, nucléaire, commerce international). Le centre de gravité de PUK a depuis longtemps quitté ses montagnes natales, mais l’aluminium et l’électrométallurgie restent deux de leurs activités d’un conglomérat diversifié et internationalisé, racheté par Rio Tinto. Finalement l’évolution de ces deux entreprises marque bien l’internationalisation des secteurs énergétiques, et l’émergence de grands groupes multi énergétiques.

  • Les besoins en énergie des villes et des industries de la vallée du Rhône et de la côté méditerranéenne (axes densément peuplés et industrialisés).




    1. Une énergie particulière qui exploite un bien multiforme et partagé : l’eau

    Du fait même du « combustible » renouvelable utilisée dans les centrales hydroélectriques, l’hydroélectricité s’insère dans un système géographique, économique, biologique et humain complexe qui implique une véritable gouvernance (définie par la Banque mondiale comme « la manière par laquelle le pouvoir est exercé dans la gestion des ressources économiques et sociales d’un pays au service du développement ») de l’eau et de ses usages multiformes. En France les 640 barrages exploités par EDF stockant 7,5 milliards mètres³ d’eau (sur 32 milliards mètres³ de besoin en eau) sont destinées à un usage énergétique (pour la réfrigération du nucléaire ou l’hydroélectricité), mais ces stocks artificiels doivent être aussi gérés pour répondre aux besoins de nombreuses activités dont les usages ne sont pas complémentaires (Tourisme, irrigation, eaux domestique et industrielle, navigation, pêche). EDF siège ainsi dans toutes les instances locales et nationales de concertations sur la gestion de l’eau et s’implique dans les SDAGE (schémas d’aménagement et de gestion des eaux).

    Un exemple de cette gouvernance est visible dans les aménagements du Rhône. A partir des années 1930 celui-ci est transformé avec la création de la compagnie mixte (faire coexister des intérêts publics à des intérêts privés) du Rhône (CNR) en 1933 qui se voit confier la concession du fleuve et son aménagement en fonction de 3 objectifs : la navigation, l’irrigation, la production d’électricité. De 1935 à 1986 19 aménagements sont construits. Concepteur et exploitant des centrales hydroélectriques, barrages et écluses du Rhône, la CNR a également réalisé sur le fleuve des sites industriels et portuaires, des ports de plaisance, des haltes nautiques et des zones de loisirs. Depuis les années 2000 l’ouverture de son capital en fait le deuxième producteur d’électricité en France (capacité de 3000 MW), qui est renouvelable à 100%. Adossé au groupe GDF Suez elle diversifie ses productions (éolien, photovoltaïque) en s’inscrivant dans les orientations du grenelle de l’environnement.


    1. Les externalités négatives de l’hydroélectricité

    Les barrages sont considérés comme des destructeurs d’écosystèmes du fait des importantes modifications qu’ils font subir au relief et aux cours d’eau. En modifiant la pente, la vitesse d’écoulement et le débit des cours d’eau, les aménagements hydroélectriques du Rhin ont eu tendance à réduire le débit du vieux Rhin et à détruire en partie l’écosystème aquatique de celui-ci. Par ailleurs le transport et le dépôt des alluvions fluviatiles sur les vallées des cours d’eau et le littoral sont hypothéqués par les lacs de barrage qui en retiennent une grande partie. L’eau claire ayant une capacité érosive accrue, et le défaut de sédiments accumulés dans les barrages peut conduire à un recul des espaces littoraux comme dans le delta du Rhône.


    1. La place du risque géographique et sa gestion dans les installations hydroélectriques

    L’analyse du risque en géographie conduit à envisager le potentiel de destruction maximale des barrages hydroélectriques. Avec près de 30 accidents de rupture de barrage majeurs produites entre 1959 et 1987, les installations anthropiques des barrages sont imputables de la mort de 18000 personnes. En France deux accidents majeurs sont à répertorier :

    En 1895 à Bouzey dans les Vosges où la rupture d’un barrage d’une hauteur de 18 m a causé la mort de 87 personnes, et surtout le 2 décembre 1959 la rupture dans le Var du barrage à double voute mince de Malpasset dans le Var qui a causé la mort de 423 personnes (les intempéries avaient fait monter le niveau d’eau dans la retenue). D’une hauteur de 60 mètres il était implanté sur un bloc rocheux de grand volume reposant sur une faille, la poussée de l’eau a déchaussé le bloc qui est tombé vers l’aval. L’onde de submersion a atteint la ville de Fréjus située à une dizaine de kilomètres, avant de se jeter dans la mer. En plus des 423 victimes on compte d’importants dommages matériels, 155 immeubles détruits, 1000 ha de terres agricoles sinistrées et 2 milliards de francs de dégâts. Si les leçons de cet accident on été tirées (la largeur des voutes de barrages a globalement augmenté depuis), il n’en demeure pas moins que si la probabilité de rupture d’un barrage est faible, celle-ci n’est pas nulle ou négligeable et qu’au contraire le risque potentiel de dégâts est très important. Les implications spatiales des barrages sont ainsi considérables tant en situation ordinaire (irrigation, pêche etc.) qu’en situation extraordinaire puisque les barrages sont généralement situées en amont de vallées dont les enjeux économiques et humains sont souvent considérables.

    Evoluant sous l’effet du poids, de la pression de l’eau ou des variations de température, les aménagements hydroélectriques ne sont pas invariables et sont des ouvrages à risque soumis à l’érosion chimique et à la géologie du relief pouvant affronter :

    • Des crues : les barrages en béton sont ainsi prévus pour affronter une crue millénaire, et ceux en remblai de terre une crue déca millénaire

    • Des accidents ou des glissements de terrain. Le barrage étant ancré dans la roche, la nature de la roche doit être prise en considération.

    • Les séismes

    • Le vieillissement du béton ou des organes métalliques.

    L’eau dont l’écoulement est barré pour former une retenue peut se déverser sur la crête du barrage si son débit dépasse les capacités d’évacuation du barrage, éroder les remblais, pousser les barrages poids vers l’aval, s’infiltrer dans les fondements du barrage et provoquer ainsi des sous-pressions se manifestant par des poussées depuis la base du barrage jusqu’à la crête du barrage. Il faut ainsi distinguer dans la considération du risque les facteurs permanents d’érosion (interne et chimique des matériaux, et de surface) et les facteurs exceptionnels (séismes) ou cyclique (crues), ces différents facteurs n’étant absolument pas exclusifs mais très souvent complémentaires comme le montre l’accident de Malpasset.

    Pour diminuer la probabilité du risque il s’agit donc de prendre en compte dans la conception du barrage l’étanchéité de celui-ci et sa résistance (suivant si celui-ci est un barrage poids ou un barrage voute, différentes parties seront plus ou moins soumis aux forces de l’eau sur le barrage). Au-delà de la conception la surveillance des barrages est primordiale afin de gérer le risque et de réduire les probabilités d’occurrence d’accidents en mobilisant les moyens nécessaires à l’identification d’événements indésirables susceptibles d’engendrer une défaillance ou une rupture du barrage (à Vouzey des fissures et des déformations avaient été repérées avant la rupture du barrage). La connaissance du comportement du barrage face à tous ces aléas complète cette surveillance.

    Il faut distinguer dans la surveillance deux types d’informations, les informations qualitatives fournies par les inspections (aspect visuel des fondations) des barrages, et les informations quantitatives fournies par les auscultations (mesures avec des pendules pour vérifier la verticalité de l’ouvrage, des piézomètres pour mesurer la pression et les infiltrations de l’eau dans la roche). Une répartition cadencée et régulière dans le temps de ces différentes opérations contribuent à la gestion du risque (inspection quotidienne, vidange décennale).

    Il faut également compléter cette politique par un effort législatif et financier qui permet de constituer une hiérarchie des risques (EDF a mis en place depuis 2000 un système de détection et de cotation des événements significatifs pour la sûreté hydraulique, complétés en 2005 par un système d’événements importants pour la sureté hydraulique, on en dénombre 33 pour l’année 2005), une hiérarchie des inspections (niveau 1 à 3) et à une classification des barrages en 4 classes depuis un décret de 2007 relatif à la sécurité des ouvrages hydrauliques. La place de la puissance publique et des collectivités est également primordiale dans l’application et le respect des différentes mesures de contrôle et de gestion du risque hydroélectrique. Par le biais de la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement) une autorité tierce est chargée des inspections. 68 des plus importants barrages font également l’objet d’une surveillance particulière sous l’égide des préfets qui définissent des PPI (plans particuliers d’intervention). Par ailleurs la création récente de 4 centres de conduite correspondant à quatre sous-ensemble de production permet par l’automatisation et la conduite à distance des plus grandes centrales du parc français de rassembler des données relatives à la sureté des ouvrages hydrauliques les plus importants, et dont le potentiel de dégâts est le plus important.

    En résumé la gestion du risque concerne :

    • La sécurité des biens, des personnes, de l’environnement

    • La gestion des crues

    • La prévention de ruptures d’ouvrage



    1. place et perspectives de l’usage électrique des cours d’eau dans le paradigme du développement durable?

    1. Un potentiel

    Les directives européennes sur la production d’électricité renouvelable (directive du 27 septembre 2001 faisant suite à la signature du protocole de Kyoto en 1997 (environ 20% en 2020), donnent à l’hydroélectricité un nouvel intérêt. La France ayant par rapport à d’autres pays (Espagne, Allemagne ou Royaume-Uni) une énergie hydroélectrique très développée est finalement le premier producteur européen d’énergie électrique renouvelable, ce qui donne à la France une avance certaine en la matière. S’il est communément admis que la majorité des sites potentiels ont été investis, plusieurs rapports dans les années 2000 tendent à mettre en avant la marge de manœuvre que détient ce secteur. Ce secteur répondant en effet aux trois critères de la politique nationale de l’énergie (1 assurer la compétitivité des prix 2 assurer la sécurité d’approvisionnement 3 tout en préservant l’environnement). Ainsi en 2005 une étude sur les perspectives de développement de la production hydroélectrique a été confiée à Fabrice Dambrine (ministère de l’Economie et des Finances). Ce rapport publié en mai 2006 a remis en cause le taux d’équipement des sites potentiels (supposé quasiment total) en France, puisque celui-là affiche un potentiel technique de 28,4 TWh/an pour une filière qui produit entre 60 et 70 TWh/an. Si ce potentiel est un maximum théorique (indépendant des contraintes environnementales), il a le mérite de placer l’hydroélectricité au cœur du développement des énergies renouvelables. Plus récemment les études menées conjointement par l’ADEME et les agences de l’eau dans le cadre de l’élaboration des Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE), qui entreront en vigueur en janvier 2009 ont même évalué ce potentiel à 50 TWH. Ce potentiel se divise en plusieurs tranches plus ou moins contraignantes :

    • L’optimisation des centrales existantes (2TWh par an),

    • Equipement des seuils existants (2 TWh par an)

    • Les nouveaux projets

    • Le potentiel résiduel estimé à partir des caractéristiques des bassins hydrographiques

    Tout dépend finalement du degré de contrainte environnementale qui pèse sur les cours d’eau, et sur la répartition des usages de l’eau. La répartition du potentiel en 3 catégories (voir carte) permet toutefois d’envisager pour l’horizon 2020 un développement de 7 TWh (rapport Dambrine) et l’augmentation de 2500 MW de la puissance immédiatement mobilisable du parc français. Le potentiel est donc à la fois naturel mais également technologique (par exemple la turbine VLH qui permet de développer la petite hydraulique sans contraintes techniques et juridiques).

    Le renouvellement des concessions qui a débuté en 1994 (75 ans après la loi de 1919) qui permet de repenser la place de toutes les composantes anciennes et nouvelles liées à l’hydroélectricité (production d’énergie, sécurité, partage des usages, protection de l’environnement, développement économique) s’inscrit dans ce mouvement d’optimisation des barrages.

    Si les années 1990 ont connu un ralentissement important du rythme de construction des barrages, une lente reprise depuis 2005 doit être remarquée. Moins que l’installation d’imposants barrages, c’est l’aménagement des ouvrages existants qui est privilégié afin de réduire les externalités négatives des barrages (construction d’ouvrages de ralentissements, passes à poisson). Ainsi EDF a mis en place un programme SuPerHydrau (sûreté et performance de l’hydroélectricité) qui doit rénover et moderniser les différents aménagements pour un montent de 600 millions d’euros sur la période 2007-2011 en associant la sécurité des ouvrages à la compétitivité de l’énergie hydroélectrique. En France l’aménagement de Gavet dans l’Isère doit remplacer à l’horizon 2013 les 6 centrales actuellement en service (80 MW) par un nouvel ouvrage souterrain qui permettra une meilleure insertion dans l’environnement et une production accrue (90 MW). En Corse du Sud, une centrale de 54 MW est prévue pour 2011. La petite hydraulique est également appelée à connaître un important développement. Il s’agit donc d’optimiser le parc hydroélectrique français, de maintenir le haut niveau de production français, non selon une politique du statu quo, mais d’améliorer le fonctionnement des centrales et des barrages tant sur un plan interne (électricité) qu’externe (limiter les effets négatifs).


    1. Une nouvelle législation

    L’utilisation de la force motrice des cours d’eau pour produire de l’énergie est une prérogative de l’Etat qui peut déléguer de droit à une entreprise dans le cadre d’un contrat de concession, les règles d’exploitation étant définis par l’Etat. Toutefois, le caractère spécifique de l’eau une législation spécifique qui associe les différents usages de la ressource aquatique. Dans les années 2000 la libéralisation du marché de l’électricité (EDF perdant sont statut d’entreprise de monopole en 2000 et devenant en 2004 une société anonyme) entraine la mise en concurrence de tous les ouvrages hydroélectriques. Dans le même temps le renouvellement des concessions pose également des problèmes de sécurité (une entreprise privée a-t-elle la même fiabilité qu’une entreprise nationale et publique qui s’est montrée responsable pendant plus de 50 ans?). Les problématiques environnementales (qualité des milieux aquatiques, dégradation de l’environnement) sont également intégrées dans un cadre législatif. Le cadre législatif permet par ailleurs de fixer les orientations en matière énergétique (indépendance, sécurité, gaz à effet de serre). La loi de 2005 POPE (programme fixant les orientations de la politique énergétique) ayant pour objectifs (l’indépendance énergétique, la sécurité d’approvisionnement, la compétitivité du prix de l’énergie, la préservation de la santé humaine et de l’environnement, la garantie de la cohésion sociale et territoriale par l’accès de tous à l’énergie) fixe le paradigme actuel de l’utilisation de cette ressource. Mais celle-ci doit également composer avec la nouvelle loi sur l’eau et les milieux aquatiques (loi LEMA de 2006). L’hydroélectricité se trouvant à l’intersection des politiques publiques de l’énergie et de celles de l’eau qui ont chacune des intérêts légitimes. L’hydroélectricité répond à pratiquement tous les objectifs de la loi POPE mais les dispositions de la loi LEMA concernant les débits réservées des cours d’eau (débit minimum) et la limitation des éclusées peuvent détruire jusqu’à 5 TWh de production annuelle et hypothéquer les objectifs de la première loi. Il s’agit pour la filière hydroélectrique de composer avec des lois, et de trouver un cadre assez souple pour répondre aux objectifs des deux lois. Ainsi si la loi fixe un débit réservé correspondant au 10ème pour toutes les installations, des exceptions ont été mises en places concernant les cours d’eau dont le débit est plus importants, les ouvrages hydroélectriques de pointe listés par décret, pour rapporter ce débit réservé au 20ème. Les lois qui cherchent à conserver la continuité écologique et à répondre aux exigences énergétiques nationales nées de la conjoncture énergétique mondiale, doivent être pragmatiques et être applicable au niveau local.


    1. En conclusion : une évolution intégrant tous les vecteurs du paradigme du développement durable

    Energie caractérisée par sa souplesse d’utilisation, par son caractère renouvelable et son faible coût de production (une fois le barrage construit, seules la maintenance et la surveillance impliquent des coûts supplémentaires), n’émettant aucun gaz à effet de serre, l’hydroélectricité apparaît au premier abord comme une énergie renouvelable par excellence. Pour autant elle n’en demeure pas moins un facteur de transformation des sociétés (trois villages ont été ennoyés et 1500 personnes déplacés pour la construction du lac de Serre-Ponçon), des paysages, des écosystèmes. Par cette complexité qui dépasse le cadre géographique, le développement de l’énergie hydroélectrique peut être soumis au paradigme du développement durable et de ses différentes composantes (sociale, économique, environnementale).

    • Du coté du social : L’électricité étant facteur de développements humain (s’astreindre du temps pour la recherche de bois, avoir accès aux informations, ne plus être soumis à la nuit) et économique (usines etc.) la fiabilité et la sécurité du système électrique français doivent permettre d’assurer l’accès à l’électricité en tout temps. La place de l’hydroélectricité dans ce système a donc des implications indirectes sur la permanence et le maintien des conditions du mode de vie actuel. La société civile et les ONG sont par ailleurs de plus en plus impliqués dans la gestion du potentiel hydroélectrique

    • Du coté de l’économie : moteur de l’industrialisation jusqu’en 1945, les aménagements hydroélectriques permettent désormais de produire une électricité à forte valeur ajoutée pour un prix réduit. Indirectement la régulation du débit des cours d’eau sur les grands fleuves par les barrages hydroélectriques permet un trafic fluvial nourrissant le potentiel économique et industriel du Rhône et du Rhin.

    • Du côté de l’environnement : il s’agit de maîtriser le débit des cours d’eau tout en limitant les impacts sur la faune et la flore, les vallées fluviales et les littoraux.
  • 1   2   3

    similaire:

    Note : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture ! iconNote concernant les noms de personnes
    «avant» se trouva désignée, abusivement, mais de façon commode pour l’esprit, par les termes de Quanda moins epsilon. Ce qui ne signifiait...

    Note : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture ! iconMaster 2 droit de la santé et de la bioéthique
    «Le droit des personnes et des incapacités essaie de faire échapper les personnes et les incapables à tout ce qui est violence, lourdeur...

    Note : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture ! iconLe principe est le suivant : Georges Balandiers, qui est un de nos...
    «village départ» seront organisés une tenue de stand de l’association Nos Ailes Froissées et des animations différentes selon les...

    Note : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture ! iconClément Mathieu est un protagoniste très important du film
    «Fond de l’Étang» où sont placés des garçons difficiles. Mais l’internat est plus ou moins une prison

    Note : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture ! iconCours d’initiation aux Statistiques (les termes anglais sont entre...
    «faux» soit publié… ! (ex des plannaires et des engrammes). Les erreurs d’échantillonnage sont les plus communes, particulièrement...

    Note : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture ! iconEn résumé, les différentes parties du système nerveux peuvent être...

    Note : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture ! iconConsidèrent comme moins sérieuse et moins dommageable envers les...
    «emotional abuse» sont très mal connues du grand public, surtout si elles ne sont pas associées à d’autres types de maltraitances,...

    Note : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture ! iconRemarques pour une bonne lecture de ce document
    «juxtaposés». L’essentiel des apports de connaissance est réalisé par l’enseignement technologique transversal. Certaines connaissances...

    Note : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture ! iconLes rites de passage sont des rituels qui marquent le passage d'une...
    Postliminaire '. La phase liminal est quand les choses ne sont pas comme ils sont dans le monde ordinaire: les rôles peuvent être...

    Note : les parties en italiques sont moins importantes, mais peuvent faire l’occasion d’une lecture ! iconEffet de differentes doses d’azote sur la culture de maïS
    «favorable», mais les tentatives de sa culture peuvent également être effectuées en «hors saison»








    Tous droits réservés. Copyright © 2016
    contacts
    p.21-bal.com