Note du professeur balfour stewart 122 appendice c 124 eusapia paladino 124 appendice d 127 conseils aux experimentateurs 127 Dédicace a la chère mémoire de celle dont la foi radieuse obtint «l’assurance des choses espérées»








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Chapitre V



LES PHENOMENES PHYSIQUES DU SPIRITISME

(suite)



Dire qu’une merveille est une chose contraire à l’expérience, revient à dire qu’elle diffère de l’expérience acquise ou plutôt qu’elle diffère de cette partie de notre expérience qui a été recueillie, transmise, et systématisée par les gens compétents. Mais cela signifie simplement que cette chose est nouvelle, étrange. Plus la merveille est grande, plus les témoignages en sa faveur doivent être probants.
H Sidgwick.

Examinons quelques preuves indéniables de ces mêmes phénomènes sur normaux, contrôlés par divers témoins. Mme H. Sidgwick s’exprime ainsi dans un article qui a paru dans les Proceedings en 188621. C’est un des meilleurs exposés qui ait été fait : « Bien que nous n’ayons pas la preuve cruciale que ces phénomènes existent hors du cadre des lois connues de la nature, il y a cependant des témoignages qu’on ne peut écarter et qui servent de point de départ à une investigation plus étendue ». Mme Sidgwick cite alors les expériences faites par le comte Gasparin sur le mouvement des tables sans contact, dont il publia le compte rendu à Paris en 1854 ; puis les témoignages relatifs à ces phénomènes obtenus par le Comité de la Société dialectique, en 1870 ; les expériences de Sir William Crookes avec le médium Home, publiées dans la Quarterly Journal of Science à Londres, en 1874, et le récit du Révérend Stainton Moses qui, à la même époque, obtint les phénomènes grâce à sa propre médiumnité.
Bien que Mme Sidgwick n’ait pas eu de bonheur dans ces expériences prolongées avec divers médiums professionnels, elle dit néanmoins : «  Ce n’est pas que je nie les phénomènes physiques du spiritisme ; je crois qu’ils se produisent de temps à autre et je cherche à étudier les témoignages recueillis ». Il n’y a pas de sceptique au monde qui ait consacré autant d’heures à cette enquête que Mme Sidgwick y a consacré d’années, et je doute fort qu’il existe un investigateur aussi prudent et d’un esprit critique aussi sûr que cette femme distinguée. Si elle avait eu l’heureuse fortune de voir ce que j’ai décrit au chapitre précédent ou si elle avait eu des séances avec Home, son opinion, j’ose le dire, n’aurait pas été très différente de la mienne.
La société dialectique de Londres qui groupait quelques professionnels connus, publia, en 1870, le compte rendu d’une commission nommée pour examiner ces soi disant phénomènes physiques. Aucun médium rémunéré ne fut employé ; les sujets étaient des personnes honorables et de situation aisée, que la question d’argent ne touchait pas. La commission perçut des coups fréquents indiquant une intelligence invisible et le déplacement d’objets solides sans cause apparente. Les commissaires s’agenouillèrent un jour sur des chaises placées à environ 30 centimètres d’une grande table de salle à manger en acajou, les mains derrière le dos. Dans ces conditions et en pleine lumière, la table eut divers mouvements et balancements sans contact ou possibilité de contact avec les assistants. Il y eut sur demande, des coups frappés par terre et sur la table.
Ce compte rendu parle de beaucoup d’autres phénomènes remarquables ; mais il est inutile d’aller plus loin, car ces résultats et ceux dont j’ai été moi-même témoin sont très inférieurs à ceux qu’obtint Sir William Crookes en son laboratoire et dans des conditions de rigueur scientifique telles qu’un savant de sa valeur pouvait seul imaginer.
Sir William Crookes affirme que ces expériences démontrent l’existence des phénomènes suivants et sans qu’on puisse les expliquer par aucune cause connue :


  1. Coups et bruits de percussion d’intensité variable, paraissant produits par un opérateur invisible et intelligent.

  2. Déplacement de corps petits et légers, ou grands et lourds, sans raison visible et sans contact d’êtres humains.

  3. Altération de poids des corps

  4. Lévitation d’un corps lourd sans contact. Il vit trois fois, en pleine lumière, le médium Home soulevé au dessus du sol sans que personne ne le touchât.

  5. Instrument de musique sur lesquels on joue sans intervention humaine et dans des conditions qui excluent toute explication normale.

  6. Apparitions lumineuses. Il affirme avoir vu plus d’une fois dans des conditions excluant toute fraude, apparaître un nuage lumineux, qui, s’évanouissait au bout d’un moment.

  7. Messages intelligents écrits par des mains invisibles. (Ecriture directe.)

  8. Maniement de charbons ardents. Introduction de la main dans le feu ardent sans la moindre brûlure.

  9. Faits le plus surprenant : apparition de formes et de figures fantomatiques. Dans des conditions de contrôle absolument rigoureuses, une belle forme féminine apparut plusieurs fois, vêtue de draperies blanches. Elle était si objective que, non seulement on put compter son pouls mais la photographier à divers reprises à la lumière à la lumière électrique. Elle fut même photographiée en même temps que le médium entransé. Ce dernier était moins beau, beaucoup plus petit et plus brun que l’apparition, qui sortait d’une pièce de la maison fermée à clef et visitée par Mr Crookes, elle y rentrait pour disparaître.


Depuis que ces incroyables phénomènes se sont produits (beaucoup d’entre eux ayant été constatés non seulement par la famille de Sir William Crookes, mais par d’autres personnes), Sir William m’a affirmé qu’aucune critique postérieure n’a pu ébranler sa conviction quant à leur caractère surnormal. Les précautions minutieuses qu’il prenait excluaient toute possibilité de fraude. Sir William, de plus, a eu le courage d’affirmer dans son discours présidentiel de 1868, à l’Association Britannique, qu’il n’avait rien à rétracter et qu’il maintenait tout ce qu’il avait publié.
Que penser de ces miracles ? Ils sont si étrangers à l’expérience ordinaire qu’on s’imagine aisément que l’observateur a été le jouet d’une hallucination ou d’un habile truquage. Dans un article publié conjointement avec Myers en 1889, nous avons dit qu’en thèse générale le témoignage d’un unique savant, tout éminent fut il, ne saurait faire admettre de tels phénomènes s’ils ne pouvaient être attestés par d’autres investigateurs dignes de foi. Ce témoignage indispensable, en ce qui regarde la plupart des phénomènes décrits par Sir William Crookes, nous a été fourni.
Par exemple, le professeur Alexandre, de Rio de Janeiro, a publié dans les P.S.P.R. de juillet 1891 tout le détail d’expériences, très soigneusement faites, qu’il entreprit pour vérifier quelques-unes des assertions de Sir William Crookes. Le médium était l’une ou l’autre des deux petites filles d’un de ses amis. Non seulement les déplacements de corps lourds opérés par d’invisibles intelligences se produisirent, mais on obtint de l’écriture directe, dûment contrôlée sous la lumière de la lampe. Une main invisible écrivit sur une ardoise, touchée seulement par les doigts de l’enfant et l’écriture en était très supérieure à celle du médium. Puis on vit des lumières, d’abord fugitives et capricieuses, qui se précisèrent ensuite pour devenir visibles aux petits médiums, non aux assistants. Leur clairvoyance sembla être partagée par un chien, qui regardait du côté de la forme en aboyant. Une autre fois un bébé, les yeux étonnés, montra du doigt quelqu’un d’invisible et s’écria : « Hommes, hommes », puis : « Tout parti ! » Les assistants sentaient des mains invisibles les caresser. Enfin on obtint l’emprunte d’un pied d’enfant, sensiblement plus petit qu’aucun de ceux des jeunes assistants, sur une ardoise d’écolier recouverte de farine. Ce bref récit ne donne qu’une idée imparfaite des phénomènes obtenus et des précautions prises par le professeur Alexandre, mais c’en est assez pour montrer que des chercheurs indépendants ont obtenu dans diverses parties du monde et avec des sujets différents les mêmes extraordinaires résultats22.
Un des médiums les plus remarquables qui ait été étudié est sans contredit M.D.D. Home avec lequel Sir William Crookes a fait beaucoup d’expérience. M. Myers et moi nous avons longuement examiné les témoignages en faveur de ses dons sur normaux et aussi les accusations de fraude portées contre lui. Nous constatâmes qu’on parlait beaucoup de trucage, sans aucune preuve à l’appui. Le poème de Browning : Sludge le médium, qu’on a supposé devoir exprimer son opinion sur Home, paraît avoir été écrit pour rabattre l’enthousiasme de sa femme qui s’était convertie au spiritisme. M. Myers connaissait personnellement Browning, il lui demanda sur quoi se fondait sa mauvaise opinion de Home. Browning répondit qu’il avait entendu dire à une dame (morte depuis) qu’une autre dame, également morte, lui avait dit qu’on avait surpris Home en train d’expérimenter avec du phosphore pour produire des « lumières spirites ». Nous n’avons pu trouver nulle part la confirmation de ce racontar de troisième main. C’était déjà une vieille histoire quand Browning l’entendit ; elle venait sans doute (comme d’autres commérages dont nous avons retrouvé la source) de ce que quelqu’un avait dit : « Home doit avoir obtenu ces lumières en frottant ses mains avec de l’huile phosphorescente. ».
Assertion dont nous n’avons pu trouver nulle part la preuve23.
Home se prêtait à toutes les enquêtes et acceptait tous les contrôles, souvent pénibles, qui lui étaient imposés. Je suis tout à fait d’accord avec ce qu’a dit Sir William Crookes, bien que je n’aie jamais rencontré Home.
Il est cruel à mon avis qu’un homme comme Home, doué de pouvoirs si extraordinaires, toujours prêt à se mettre à la disposition des savants et même désireux d’être examiné par eux, ait vécu si longtemps à Londres sans que personne dans le monde scientifique, à deux ou trois exceptions près, ait jugé utile de vérifier la vérité ou la fausseté de ce qu’on racontait de toutes parts. Pour ceux qui le connaissaient, Home était un homme des plus sympathiques et sa droiture parfaite le mettait au dessus de tout soupçon.
Dans le rapport fait avec M. Myers, publié par le Journal de la S.P.R. de juillet 1889, nous avons donné plusieurs comptes rendus de la première main au sujet des phénomènes merveilleux constatés avec Home.
Je citerai d’abord l’attestation de mes amis le général et Mme Boldero qui n’étaient spirites ni l’un ni l’autre. Ils avaient pris des notes et me donnèrent aussi leur témoignage verbal indépendamment l’un de l’autre. Home venait de chez Lord Dunraven (qui a publié le récit des phénomènes merveilleux observés en présence de Home) et n’avait jamais mis les pieds dans la maison habitée par le général Boldero (alors colonel) en Ecosse, où il avait un commandement. Voici le récit du général :
Home fut invité chez moi à la fin février 1870, à Coupar, Fife.

Il arriva juste avant dîner et aussitôt après, Mme Boldero, Home et moi, nous réunîmes dans le salon pour y attendre les manifestations qui pourraient se produire. La pièce était bien éclairée au gaz et il y avait un bon feu. Home était assis le dos au feu devant une petite table recouverte d’un tapis. J’étais en face de lui, Mme Boldero à sa droite. Un piano et la harpe de ma femme étaient dans un coin du salon à environ 3 mètres ou 3 mètres 50 de là.

De remarquables manifestations ne tardèrent pas à se produire. La table avança vers le piano. Je vis paraître une main sous la table ; elle entraîna le tapis et se mit à frapper les touches du piano. Je vis ensuite la main jusqu’au poignet, sans le tapis, frapper les touches et plaquer quelques accords. Home était alors à une certaine distance de l’instrument, qu’il lui était physiquement impossible de toucher. Il lui était également impossible de se servir de son pied. Je suis convaincu, hier comme aujourd’hui, qu’une supercherie de la part de Home était hors de question. De faibles accords se firent ensuite entendre sur la harpe placée derrière moi. Nous demandâmes aux invisibles de jouer plus fort. Il nous fut répondu par coups frappés ; « Nous manquons de force ». Nous entendîmes deux voix se parler, deux personnes différentes, à en juger par les intonations. Nous ne pouvions en percevoir les paroles, Home s’obstinant à causer tout le temps avec nous. Nous le lui reprochâmes, à quoi il répliqua : « J’ai parlé exprès pour vous convaincre que je ne suis pas ventriloque et que les voix ne viennent pas de moi ». C’est en effet, une chose impossible à simuler pendant qu’on parle naturellement. La voix de Home différait complètement de celles qui parlaient au dessus de nos têtes.
Les différences et similitudes du compte rendu du mari et de la femme sont instructives Lisant au général ce qui va suivre, il me dit que là où il y avait quelque discordance, le compte rendu de sa femme était probablement plus exact. Le voici :
Le 28 février 1870, Home nous arriva peu avant le dîner. Nous décidâmes, en sortant de table, de nous asseoir au salon près du feu devant une table à peu près carrée. Au bout de quelques minutes, nous sentîmes un courant d’air froid sur les mains, puis des coups se firent entendre. Des communications sans importance nous furent faites par questions et réponses. Je fus exhortée à prier d’avantage. Nous entendîmes comme le bruissement d’une robe de soie. (Le général s’en souvient aussi). Mon bracelet d’or fut détaché pendant que j’avais les mains sur la table et tomba à terre. (Le général en convient). Ma robe fut tirée plusieurs fois. J’ai demandé, je crois, si on pouvait jouer du piano ; il était à environ 3m 60 ou 4 m20. Presque aussitôt, une douce musique se fit entendre. J’allai à l’instrument et l’ouvris. Je vis les touches abaissées, mais personne ne jouait. Je restai là, à regarder, puis j’entendis de ravissants accords et les touches semblèrent frappées par d’invisibles mains. Home était pendant ce temps très loin du piano. Ma harpe fit alors entendre un faible son comme si le vent soufflait sur ses cordes. Je demandai si on ne pourrait pas jouer plus fort ; on nous répondit qu’il n’y avait pas assez de force.
Un peu plus tard, nous entendîmes distinctement deux voix se parler. Elles semblaient venir de coins opposés, près du plafond, et être celles d’un homme et d’un enfant, mais nous ne pouvions distinguer les paroles. Elles paraissaient très lointaines. Home parla tout le temps que ces voix se firent entendre et donna pour raison que c’était pour ne pas être accusé de ventriloquie. La chambre entière, pendant toute cette séance, semblait vivante et je me souviens d’avoir pensé qu’aucune manifestation ne me surprendrait, convaincue que la force qui se faisait sentir pouvait produire n’importe quoi. Home dit lui même qu’il avait rarement eu une aussi bonne séance. Il semblait vivement et sincèrement intéressé par ce qui se passait. Je suis tout à fait sûre que Home n’aurait pas pu jouer lui même du piano, c’est hors de question. Le général a vu une main frapper les touches ; moi, non.
Le général Boldero me dit encore qu’à une autre séance, il vit la table, grande et ronde, monter sous les mains des assistants aussi haut que la tension de leurs bras le permit, puis redescendre doucement. Une autre fois, la table, sur laquelle étaient une lampe et des verres, s’inclina à un angle tel, que normalement ; ils seraient tombés, et cependant tout resta en place. Ce même fait fut observé ailleurs par d’autres. Feu le Rév. Douglas, recteur d’Edmondthorpe (Rutland), homme érudit et d’une grande intelligence, écrit qu’à une séance avec Home à Londres, chez Lady Poulett, tous virent la table du souper, garnie d’une foule de mets fins, de porcelaines et de cristaux, se soulever et s’incliner à un angle de 45 degrés sans que rien ne glissât, puis reprendre sa position normale. Mes amis Lord et Lady Mount Temple étaient présents, non seulement ils me confirmèrent ce récit, mais me rendirent compte de beaucoup d’autres phénomènes étranges dont ils avaient été témoins.
Feu le général major Drayson eu plus de 50 séances avec Home, et d’abord fort incrédule, ne tarda pas à être convaincu de la réalité des surprenants phénomènes qu’il voyait. Home lui donnait toute facilité pour les contrôler à fond. Le général m’a fait par écrit ce récit :
« J’ai vu, dit il, des tables, des chaises, des boîtes, etc.. s’élever soudain en l’air ou se déplacer pour venir à mes côtés. J’ai entendu chez moi un piano fermé jouer un morceau de musique. J’ai vu, chez feu Sir W. Gomm, un accordéon faire le tour de la chambre tout en jouant un air, sans que rien de visible ne le soutint. » Le général Drayson relate beaucoup d’autres faits dont il a été témoin et ajoute ; « Il est impossible de narrer en détail les circonstances qui m’ont convaincu de l’absence de toute fraude ou illusion (les séances ont presque toutes eu lieu chez moi) et m’ont finalement amené à abandonner mes croyances matérialistes. »
Il serait fastidieux d’énumérer tous les témoignages qui attestent les pouvoirs de Home. Deux ou trois phénomènes extraordinaires méritent cependant qu’on s’y arrête ; ils seront décrits au chapitre suivant.
Ce petit livre outrepasserait les bornes prescrites si je citais une partie seulement de ce qui a été obtenu par de nombreux observateurs à l’esprit critique, avec les médiums dignes de créance ; en Angleterre ou à l’étranger. Je renvoie tout particulièrement ici au bel ouvrage de M. Maxwell. Avant de clore ce chapitre, nous examinerons un aspect moins satisfaisant de la question, à propos d’Eusapia Paladino, médium professionnel d’un type très différent de D.D. Home et très inférieur.
En 1894, Sir Olivier Lodge donna lui même lecture, à la S.P.R. d’un rapport où il décrivait les phénomènes dont il avait été témoin à l’île Roubaud, chez le professeur Richet. Après de longues et rigoureuses expériences, ces deux savants en reconnurent l’objectivité et voici le compte rendu abrégé qu’en a publié Sir Olivier :
Les faits dont je veux surtout me porter garant sont les plus faciles à observer et suffisent largement à établir une vérité non reconnue par la science. Ils furent obtenus dans des conditions telles que toute action normale du médium se trouve exclue.


  1. Déplacement d’une chaise en plein clair de lune, et cela dans des conditions telles qu’il ne pouvait y avoir de contact mécanique direct.

  2. Gonflement persistant, distinct, d’un rideau de fenêtre, agité sans qu’il y eut un souffle de vent, bref, dans cause ostensible.

  3. Mise en marche et déplacement sans contact d’une boite à musique en forme de chalet.

  4. Jeu de piano et de l’accordéon sans être touchés.

  5. Transport sur la table d’une clef fermant intérieurement la serrure de la porte puis voyage en sens inverse.

  6. Mouvement sans contact et renversement d’une lourde table placée derrière le médium et en dehors du cercle.

  7. Soulèvement visible d’une lourde table dans des conditions où cela eût été normalement impossible.

  8. Apparition de marques bleues sur une surface blanche, sans moyen apparent.

  9. Attouchements, serrements, tiraillement de ma tête, de mes bras et de mon dos, la tête les mains et les pieds du médium étant rigoureusement contrôlés et hors de portée24.


Inutile de dire que les observateurs s’assurèrent qu’il n’y avait pas de compère. On fit une série d’expériences avec Eusapia à Cambridge en 1894. Le Dr Hodgson, le professeur H. Sidgwick, M. Myers (tous morts, hélas !) d’autres encore, y assistèrent et les expérimentateurs conclurent que le médium trichait. Mais d’autres expériences faites plus tard avec le professeur Richet et M. Myers, toutes précautions prise contre la fraude, les convainquirent qu’Eusapia avait incontestablement des pouvoir sur normaux. Elle fut en outre examinée indépendamment par divers savants italiens, par le criminologiste célèbre Lombroso et le neurologiste Morselli, de Gênes. D’autres chercheurs compétents se convainquirent avec eux de la réalité des extraordinaires phénomènes observés. Enfin trois des membres de la S.P.R., spécialement qualifiés pour découvrir les supercheries, furent chargés par la Société d’examiner ce médium fameux. Ils furent unanimes à déclarer que les phénomènes étudiés étaient réels.
Néanmoins, quoique Eusapia paraisse douée de pouvoirs sur normaux, c’est le médium d’un type moral inférieur, convaincu d’imposture en Angleterre et en Amérique. Pour ma part, je ne tiendrais pas à me servir d’elle. J’en parle à cause de sa notoriété et des considérations morales et psychologiques instructives qu’inspire sa carrière25.
Pour être tout à fait juste, et corroborer le compte rendu de Sir Olivier Lodge, j’ai donné à l’appendice C un récit plus circonstancié des bons résultats obtenus par les observateurs italiens. J’y aie joint quelques remarques sur ce cas, malheureusement trop fréquent dès qu’il s’agit de médiums professionnels rétribués.

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