Note du professeur balfour stewart 122 appendice c 124 eusapia paladino 124 appendice d 127 conseils aux experimentateurs 127 Dédicace a la chère mémoire de celle dont la foi radieuse obtint «l’assurance des choses espérées»








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Chapitre III




OBJECTIONS CONTRADICTOIRES DE LA SCIENCE ET DE LA RELIGION



Est-il aucune des créations divines qui puisse être à la merci d’une enquête ?

Le télescope de Galilée a-t-il fait trembler le système du monde ou les moines ?

La circulation des astres s’est-elle arrêtée de terreur

quant le doigt hardi de Newton a compté les pulsation du firmament.
Lowell

Pourquoi dans un temps qui se distingue par sa curiosité téméraire et son avance dans les régions où l’ignorance régna seule pendant des siècles, pourquoi n’a-t-on pas été plus loin dans une voie qui paraissait si importante ? L’ultime problème pour la science est celui-ci : la vie telle que nous la connaissons peut elle exister sans protoplasme, ou ne sommes-nous que des éphémères ? La vie actuelle est-elle le seuil d’un monde invisible, infini, ou l’Univers n’est-il qu’une interaction d’atomes sans âme et la vie une misère qui prend fin à la tombe ? La religion étant le domaine de la foi, les preuves fournies par le spiritisme devraient être pour elle les bienvenues. Chose étrange, ce sont ces deux grandes autorités, la Science et la Religion, qui ont surtout barré la route, et si nous demandons à leurs représentants pourquoi, nous voyons leurs raisons se détruire mutuellement.
Les maîtres scientifiques de la dernière génération, largement influencés par le matérialisme allemand, niaient, comme beaucoup d’autres aujourd’hui, la possibilité de l’esprit sans le cerveau matériel, ou l’acquisition d’une connaissance quelconque sans l’intermédiaire des sens. Nos dirigeants religieux repoussent énergiquement cette théorie ; ils affirment qu’un monde spirituel existe et que les Saintes Ecritures renferment un ensemble de connaissances qui a été donné à l’homme par une voie suprasensible. Ces deux manières de voir s’excluent, et cependant s’entendent pour combattre le spiritisme. Leur terrain commun est que toute extension de notre savoir ne peut nous arriver que par le canal assigné par elles ; dans un cas, c’est la voie des sens, et les propriétés connues de la matière ; dans l’autre c’est la voie sanctionnée par l’Autorité. Tout ce qui est en dehors de ces deux dogmes est hérésie et doit être répudié. Je parle, cela va de soi, en général, car nous connaissons tous des hommes de science ou des théologiens éminents qui voient les choses de plus haut.
Avouons néanmoins que l’orthodoxie a sa valeur. L’inertie de l’esprit conservateur est utile, nécessaire même ; elle empêche toute déviation irréfléchie de l’ordre établi, et les aberrations de l’intelligence rencontrent ainsi une solide résistance. Mais une vérité, toute nouvelle qu’elle soit, rebondit d’autant plus qu’elle trouve plus d’opposition et finit par prendre rang parmi nos possessions les plus chères.
La science et la religion pourraient invoquer de puissantes raisons pour justifier une résistance qui n’a pas eu de conséquences aussi mauvaises. M.A.J. Balfour, dans le discours cité plus haut, s’exprime ainsi : « Les savants ont montré une intolérance bigote, une indifférence à l’évidence strictement scientifique qui est peu à leur honneur. Je crois néanmoins que si leur conduite ne peut être défendue logiquement, elle atteste beaucoup plus de sagesse pratique qu’il n’y paraît d’abord16 ». En effet, il n’est pas de nation ou de siècle qui puisse accomplir plus que l’œuvre immédiate qui lui est dévolue. Il a fallu un temps relativement court pour élever l’édifice entier de la science expérimentale, reconstruit de fond en comble au cours du siècle précédent. « Si la science avait voulu embrasser en même temps les phénomènes physiques et les phénomènes psychiques, elle aurait pu s’égarer pendant des années sans nombre dans des régions obscures et difficiles et son œuvre moderne eut été moins complète. »
Je suis entièrement de cet avis. Non seulement il fallait d’abord apprendre à connaître la nature, mais poser les bases de notre foi scientifique en son ordre invariable par l’étude des lois qui régissent la matière et le mouvement, et la découverte de l’évolution réglée de la vie. La science a maintenant établi, et tient pour une vérité éternelle, que l’univers est, non pas un chaos, mais un cosmos ; que, dans la transformation des choses visibles, il n’y a ni caprice ni désordre ; que dans l’interprétation de la nature, tout complexes ou obscurs que soient les phénomènes, nous n’arriverons jamais à la confusion intellectuelle.
Le magnifique déroulement des phénomènes au sein duquel nous vivons ; au-dessus de nos têtes, les univers et les immensités impossibles à concevoir ; autour de nous, les molécules et les mouvements, trop minuscules et trop rapides pour que l’œil les voie ou que l’esprit se les représente, tout cela se meut au rythme d’un ordre éternel et divin. Notre foi en un Etre suprême est fondée sur ce gouvernement ordonné du monde et les progrès de la science moderne ont fait de cette foi partie intégrante de notre vie quotidienne, que nous regardions l’Etre suprême comme une puissance impersonnelle ou comme un Père bienfaisant. Au lieu d’étudier les phénomènes naturels (au sens ordinaire du mot, car strictement parlant, ils le sont tous, la Divinité seule étant surnaturelle17), si la science s’était d’abord attaquée au surnormal, je doute fort qu’elle eût pu sortir du néant ; elle ne serait certainement pas arrivée à sa foi actuelle dans le règne de la loi. Les phénomènes psychiques sont si fugitifs, leurs causes si obscures, que nous avons besoin des habitudes de pensée engendrées par la science pour nous permettre de suivre notre route avec patience et espoir.
L’argument sera le même pour la Religion. Les voyants et les prophètes de l’Ancien Testament étaient des hommes d’Etat et les savants de leur époque ; ils étaient en avance sur la masse parce que leur pensée reposait sur une philosophie illuminée par l’idée divine ; c’est qu’au travers des luttes entre l’homme et la nature un seul but éternel se poursuit. Ils s’unissent tous, depuis Moise jusqu’à Isaïe, pour mettre le peuple en garde contre toute tentative de pénétrer l’avenir et de s’intéresser aux phénomènes psychiques, à des fin plus ou moins basses. La divination, la magie, les enchantements, la sorcellerie, l’astrologie, étaient des méthodes variées de prédire l’avenir ou de nuire à ses ennemis, toujours voilées de mystère pour impressionner les assistants ; la nécromancie ou tentative de communiquer avec les morts, semble avoir été pratiquée surtout pour atteindre ce but.
Ces pratiques furent condamnées en termes énergiques par les prophètes hébreux en dehors de toute opinion sur la réalité des phénomènes. Elles furent défendues, comme l’étude le démontre, non pas seulement ou surtout parce qu’elles étaient en honneur chez les nations païennes d’alentour et faisaient partie de leurs rites religieux, mais parce qu’elles tendaient à obscurcir l’idée divine, à affaiblir la loi et le culte de l’Etre unique, omnipotent, que les juifs avaient pour mission de proclamer. La raison en était évidente. Sans aucune connaissance de cet ordre de l’univers que nous possédons aujourd’hui, le sens moral et l’intelligence du peuple n’auraient pu être que troublés par ces phénomènes.
Chose plus grave encore, une confusion spirituelle en serait résultée. Non seulement la pensée, l’activité, la politique de la nation eussent été entravée ou paralysées si elle eut obéi à un oracle plutôt qu’aux principes de la raison, mais la foi profonde en un maître infiniment sage et juste aurait pu être ébranlée. Au lieu du « bras du Seigneur » étendu sur elle une foule bigarrée d’esprits, pieux, menteurs, vains ou incohérents, aurait peuplé l’invisible ; la lassitude, la perplexité, le désespoir enfin, l’auraient énervée et détruite. Un savant théologien l’a dit : « Les augures et la divination fatiguaient l’intelligence, empêchaient les entreprises, déformaient la conscience, Isaïe le vit et avertit son peuple : « Les sorts et les enchantements dont tu as abusé t’ont détourné de la voie droite18 » Juvénal, plus tard, exprimait « de même la fatigue et la perte de temps qu’engendrent ces pratiques ».
Beaucoup ont éprouvé ce sentiment, nous-mêmes l’avons ressenti au cours de nos études. Cette lassitude mise à part, inévitable suite de la recherche de la vérité, les périls qui menaçaient le monde antique dans la poursuite des connaissances psychiques ne s’appliquent pas à l’investigation scientifique moderne, fondée sur l’ordre invariable de la nature.
L’aversion qu’inspire sans aucun doute à beaucoup de chrétiens ces travaux, vient en partie, je crois, des avertissements donnés par l’Ecriture et de ce que nos investigations sont un coup de force pour entrer indûment dans le royaume spirituel, un effort présomptueux pour soulever un voile que l’Ecriture et nos sentiments les plus sacrés ont tendu devant les portes de la mort.
Que répondrons-nous à cela ? Cette répugnance me paraît due surtout à une façon erronée d’envisager la question. J’ai parlé des raisons qui poussaient si impérieusement ces magnifiques prophètes juifs à interdire toute recherche psychique, raisons logiques alors, extrêmement sages, mais inapplicables aujourd’hui. Dans le Nouveau Testament, les conditions ne sont déjà plus les mêmes ; les premiers chrétiens y reçoivent des avertissements contre le danger et la dissipation d’esprit qu’ils encourraient s’ils laissaient leur religion se dégrader par la thaumaturgie spirituelle encore pratiquée parmi les nations voisines.
Le monde civilisé de ce temps là croyait l’air peuplé d’esprits. La profonde intuition des apôtres voyait (et nous verrons aussi tout cela plus clairement à mesure que notre savoir grandira) que l’invisible était habité par une foule de créatures spirituelles dont l’influence était bonne ou mauvaise. De là l’injonction apostolique « d’éprouver les esprits », c’est-à-dire que nous devons user de notre jugement et ne pas nous laisser égarer par la notion commune et niaise que tout ce qui vient de l’invisible est véridique. Il est certain que les messages reçus viennent souvent de la subconscience du médium et sont invariablement influencés par elle.
L’apôtre, de plus, comprenait avec tout chrétien, que la base de la vie religieuse, c’est à dire la foi en la résurrection du Seigneur, est sérieusement compromise quand le non vu se substitue au vu, les fantômes des séances spirites aux réalités du royaume des cieux, qui ne relèvent pas de l’observation.
Le même danger existe encore ; il existera toujours. Tout esprit réfléchi et respectueux en conviendra et c’est un avertissement très net contre la tendance à faire du spiritisme une religion. Mais ce n’est pas un argument contre l’analyse des phénomènes en tant que branche d’étude psychique ou psychologique. Quelle que soit la puissance ou l’intelligence cachée dernière ces phénomènes, le fait qu’ils se manifestent à nous, que directement ou indirectement ils impressionnent nos sens, ou laissent des traces permanentes de leur présence, ce fait non seulement assujettit le spiritisme à l’enquête expérimentale, mais réclame l’examen scientifique.
Il se peut que ces phénomènes soient si fugitifs, dépendent tant de conditions soustraites à notre contrôle, telles que l’action du subliminal ou la volonté d’agents désincarnés, que nous ne parvenions jamais à déterminer leurs lois. Cela ne doit pas nous empêcher d’observer, d’enregistrer et de classer les phénomènes, de noter quelles sont les conditions les plus propres à les produire et les variations amenées par le changement de ces conditions. C’est par là seulement que nous enchaînerons l’inconnu au connu et relierons ces phénomènes obscurs à l’ensemble général des connaissances acquises. Tant que nous ne l’aurons pas fait, ils resteront à l’état d’énigme, et le monde instruit continuera à les repousser.

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