Conférence sur le sens de la vie








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Intervention Mahfoud sur le bonheur


–  Cependant heu… grand maître, tout le monde ne nourrit pas d’affection à notre égard ! Même si nos intentions sont bienveillantes, la réciprocité n’est pas forcément au rendez vous. On trouve en autrui, des pulsions de rejet, de jalousie, de haine qui entraveront cette quête du bonheur.

–   Nous les bouddhistes pensons que la nature humaine est fondamentalement portée à la bonté et à la compassion. Les pulsions de haine et d’agressivité ne sont pas une composante essentielle de la nature humaine. Elles surviennent seulement après que la quête d’amour et d’affection se soient soldées par un échec.
Nous ne sommes pas nés dans le but de compliquer les choses, de nuire aux autres. Pour que notre vie ait une valeur il faut consolider les qualités fondamentales de l’humanité . Comme la tolérance, le respect, la compassion. C’est cela qui donne du sens à la vie. Elle devient alors plus paisible et plus heureuse.

–  Certainement heuu …Grand océan de sagesse. Vous avez en somme une vision tout à fait positive et plus qu’amicale des êtres humains

  On peut dire cela. Il y a d’ailleurs plusieurs formes d’amitié mais l’amitié authentique repose sur un véritable sentiment humain de proximité intégrant le partage et la communication. Et dans ce genre de relation, la compassion a son rôle à jouer.

–  Oui, la compassion. Encore et toujours. Pouvez-vous nous en donner une définition ?

–  La compassion se définit sommairement par un état d’esprit  non violent, non offensif, non agressif. C’est une posture mentale qui souhaite voir les autres se dégager de leurs souffrances et qui  va de pair avec le sens de la responsabilité et du respect d’autrui.

–  Je ne suis malgré tout pas convaincu par le côté « bon et compassionnel » de la nature humaine. Ce monde est plein de prédateurs. Et souffrance et douleur font également trop amplement partie de notre humble existence.

– Personne n’échappe à la douleur. C’est la réalité ! Il n’y a pas lieu de se dérober à la souffrance. Elle fait partie de la vie. On peut néanmoins s’en libérer. En comprendre et en supprimer les causes permet d’atteindre la libération.

–   Encore faut-il en avoir les ressources intérieures.

  Certainement ! Mais ce n’est pas si difficile. Selon la pensée bouddhiste, l’ignorance, le désir sans frein, la colère, sont les racines de la souffrance. Ce sont là les trois poisons de l’esprit.
 L’important étant de ne pas céder à la colère et la haine qui sont les pires obstacles à la compassion et à l’altruisme.

–  En fait, si j’ai bien compris plus l’on est dominé par l’empathie, l’altruisme, la compassion, plus cela diminue notre anxiété et améliore notre confiance en nous.

–  C’est bien cela. Aussi longtemps que nous sommes conscients de ce don merveilleux qu’est l’intelligence humaine,  et de notre capacité d’en faire un usage positif, alors en un sens nous possédons la santé mentale intérieure. Ce mécanisme permet de faire face à toutes les situations sans perdre espoir, ni confiance en soi.
Car il faut bien garder à l’esprit que tous les êtres possèdent en eux, ce que nous appelons " la nature du Bouddha ". Le potentiel de la perfection, du complet éveil.

–  Et Dieu dans tout çà ? Si nous possédons tous, ce que vous appelez la nature du Bouddha, alors il fait aussi partie intégrante de nous ?

–  Il n’y a pas de notion de Dieu dans le bouddhisme. Le bouddhisme n'est pas une religion au sens strict du terme auquel vous êtes habitué. C'est une spiritualité, une voie de la sagesse.
Le Bouddha n'est pas un dieu et n'est pas vénéré comme tel.  Il n’est qu’un homme qui a trouvé une méthode pour atteindre la conscience suprême, "l'Eveil ", qui mènera à ce que nous appelons "le Nirvana" .

En fait, il y a deux niveaux de spiritualité. Le premier est en rapport avec nos convictions religieuses. Le problème c’est que nous sommes plus de sept milliards d’êtres humains en ce monde, tous différents avec une telle multiplicité de situations individuelles ! En un sens , je crois que ce dont nous avons besoin c’est de sept milliards de religions différentes !

– Sept milliards ! Une religion par être humain !

 Oui pourquoi pas. Puisque nous n’arrivons pas à nous entendre ici bas avec un nombre limité de religion, alors autant que chacun fasse valoir la sienne ! … Non, ce qu’il faudrait c’est apprécier à sa juste valeur toutes les grandes traditions religieuses de la planète et tenter de tisser des liens plus étroits entre elles. C’est là un effort collectif que nous pouvons faire pour le bien de l’humanité. 

La religion devrait servir de remède pour aider à résoudre les conflits et la souffrance du monde au lieu d’être une source de conflits supplémentaire.
Lorsqu’on y réfléchit, l’on se rend compte qu’il n’est nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre cœur sont nos temples en fin de compte ! 

–  En fait, si j’ai bien compris vos propos,  si l'on veut devenir un véritable être humain et donner un sens à son existence, il est essentiel d'avoir un cœur bon,  et foi en l’humanité. Tout le reste suivra… Merci encore infiniment pour avoir pris le temps de nous immerger dans votre océan de sagesse. » 

(Après lecture) Redescendons sur terre pour faire la synthèse de ces deux premières interviews qui nous plongent finalement dans une certaine perplexité car contradictoires. 
Maître Laborit affirmant quelque part, comme Thomas Hobbe *,  que  « l’homme est un loup pour l’homme » tandis que Maître Dalaï Lama voit plutôt la nature humaine  fondamentalement portée à la bonté et à la compassion,  pour peu qu’on apprenne à l’éveiller ou plus exactement à la réveiller en nous.

Pour le premier, le sens de la vie est d’être dominateur pour ne pas être dominé. Pour le second, le sens de la vie, c’est la quête du bonheur.
L’on peut déjà en tirer une conclusion : Nos pensées sont influencées par notre environnement et notre culture, car l’homme vit en collectivité. Mais nos actes sont fonction du discours intérieur que nous nous tenons.

Et si l’homme et à travers lui le monde était tout simplement ce que nous en faisons ?
C’est ce que nous allons vérifier en analysant ce processus d’interactivité.
***

- Quel est notre part d’interactivité avec le monde qui nous entoure. Quels sont les leviers philosophiques qui permettent de l’appréhender et de nous y adapter.

   Une constante qui me parait de plus en plus évidente est que le monde est ce que nous en faisons ou du moins ce que nous tentons d'en faire.

Cette idée n’est certes pas nouvelle. Ainsi  Jean-Paul Sartre pensait que " l'existence précède l'essence ", c'est-à-dire que nous surgissons dans le monde, puis nous existons et finalement nous nous définissons par nos actions dont nous sommes pleinement responsables. (Ce courant philosophique se nomme l’existentialisme)

A noter que le Dalaï Lama nous suggère la même chose « Cultiver sans cesse un état mental positif, induira un état positif intérieur comme extérieur .»
C’est ce que l’on nomme le karma.
Agir transforme donc bien le monde qui par réaction influence nos actions en retour.

C’est donc une forme d’interactivité. En effet le simple fait de croire en une assertion comme par exemple: « L’homme est fondamentalement un être bon », crée cette possibilité au niveau de l’individu, puis par effet boule de neige à l’échelle de la planète.
Celui qui coupe une rose dérange une étoile

Cependant, me direz-vous, si le monde est ce que j’en fais, pourquoi ne puis-je pas mieux décider du cours de mon destin ? Pourquoi ne puis-je y réaliser mes rêves ?  En clair, comment çà marche ?

La réponse est dans la question : Il faut simplement chercher le mode d’emploi.

Chercher comment l’on fonctionne et à quoi l’on pourrait bien servir, est à mes yeux, sinon le sens de la vie, tout du moins le but de notre vie. Cela ne se fait pas tout seul, ni très vite. Comme nous l’avons vu avec le Dalaï Lama, il faut pour cela  multiplier de bonnes et mauvaises expériences et savoir les analyser pour progresser.

 Le plus gros souci pour modeler le monde à notre guise est que n'y étant pas seuls il faut "faire avec" les multiples autres souhaits de nos congénères, qui heureusement aspirent à peu prés aux mêmes désirs que nous de façon générale.  (En gros réussir leur vie via l’amélioration de leurs conditions matérielles, croitre et se multiplier). Il nous faut donc « faire avec » nos semblables qui malheureusement développent leurs egos la plupart du temps via des rapports de force insupportables à nos dépends (en assouvissant leurs pulsions de pouvoir et de domination comme nous l’a rappelé le Professeur Labori) .

 En effet, autrui nous fait être. Le problème est que si l'autre nous fait être à sa convenance, il peut donc aussi nous déformer à volonté. Pour comprendre l’autre, il faut garder à l’esprit que les humains sont un peu comme des éponges.  Ils ont tendance à épouser les idées d'autrui avant de fabriquer leur propre jugement. Et le plus souvent ils adoptent celles du plus grand nombre, parce que c'est plus facile de vivre dans le moule qu'en écart de la société.

Intervention Mahfoud sur la société, la foule , la matrice, la peur d’être seuls ou un danger.

Comme vous le voyez nous vivons dans un monde d’interactivité. Et si cette interactivité règne partout dans le monde des hommes, alors c’est probablement également le cas dans l’univers.
Je pense en effet qu’à un niveau plus subtil,  tout sur cette planète baigne dans un flux infini de créativité et qu’il suffit d’y puiser pour donner vie à ce que nous souhaitons.

En examinant la biodiversité, il apparaît clairement que le monde végétal et animal se transforme sans cesse en fonction de la nécessité de la survie de l’espèce. La sélection naturelle intervenant constamment pour réguler le tout, afin de maintenir une sorte de grand plan d’ensemble, allant du plus petit au plus grand, du plus faible au plus fort. Car tout est lié, tout est interconnecté.

Mahfoud : La mort se nourrit de la vie, l’équilibre, l’énergie...

Pour l’homme, sa  formidable adaptation vient sans nul doute du fait qu’il a su saisir cette énergie créatrice environnante. D'abord pour y survivre , ensuite pour modeler le monde selon ses désirs.

Car  ce qui est certain, c'est que nous  interagissons, nous, ensemble des cerveaux humains avec la planète et même probablement avec l'univers. Non seulement par nos actions physiques mais également  par des sortes de champs de force interactifs .

En effet, le monde n'est pas ce qu'il semble être. L’énergie et la matière par exemple ne sont que deux aspects différents d’une même réalité.

«  Nous savons à présent grâce à la physique quantique que tout ce que ce que nous percevons comme de la matière dure n'est pour l'essentiel que de l'espace vide traversé par un courant d'énergie. La  physique quantique permet d’observer que si nous considérons ces courants d'énergie  à des échelles de plus en plus petites, des résultats spectaculaires s'ensuivent. Tous les objets prenant simultanément une nature d’onde et de particule dans les échelles microscopiques.

De plus, des expériences ont montré que si l'on découpe des petits fragments d'énergie, ceux qu'on appelle des particules élémentaires et qu'on les observe, le simple fait de les observer suffit à modifier le résultat de l'observation. Comme si ces particules subissaient l'influence du résultat attendu par l'expérimentateur.

 En d'autres termes, le fond même de l'univers à sa source, ressemble à une sorte d'énergie pure, malléable selon les intentions humaines, d'une manière qui pose un défi à notre vieille explication mécaniste du monde.

Les cerveaux humains pourraient donc tout à fait être des générateurs d'idées interactifs, capables de recevoir de l’énergie de l’univers et de la transformer.

C’est pourquoi, de par sa capacité de réception des ondes créatrices dans lesquelles nous baignons, les postulats créés par les humains comme " l’homme est un être de pure bonté ", ou au contraire, " l’homme est une machine faite pour la guerre " ne dépend que de nous. Ou plus exactement du nombre de gens et de l’intensité, de la ferveur qu’ils mettent à  créer ce champ d’énergie.
Ce qui donnera naissance à l’une ou l’autre de ces réalités.

Ainsi si tous les gens du monde souhaitaient qu'une sorte de miracle arrive en unissant leurs pensées, leur " énergie " en même temps, il est plus que probable que leur souhait se réaliserait. C'est ce que l’on qualifie souvent de "miracle de la foi ".

Intervention Mahfoud sur les religions.

Et le sens de la vie dans tout cela ?
Nous venons de voir que le monde en fin de compte est ce que nous en faisons. Le sens de notre vie n’est peut être que d’encourager notre volonté inventive à parvenir à bâtir un monde idéal. En un sens, l’être humain peut être considéré comme une sorte d’entité créatrice, probablement en interaction avec des forces invisibles qui nous échappent. Qu’importe le nom qu’on leur donne, ou qu’on lui donne.
6mn10 - 26mn 30

***

- Découvrons à présent la vision du sens de la vie d’un grand scientifique comme Albert Einstein et de l’écrivain à succès Bernard Werber.


Albert Einstein, cet immense physicien a immortalisé son nom à la postérité grâce à ses prestigieux travaux sur la relativité, mais également de par ses points de vue théologiques et ses pensées philosophiques. Il reste cité à tout bout de champ tel n'importe quel grand philosophe et pour cause... Petite anecdote au sujet de ses travaux. Einstein était un intuitif. Il "rationnalisait" par le calcul mathématique tout ce qu'il pressentait.

Sonia

– Cher Albert Einstein, pourriez-vous nous donner votre vision du sens de la vie ?

Mahfoud

– En apparence, la vie n'a aucun sens, et pourtant, il est impossible qu'il n'y en ait pas un. 
Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu'il n'a aucune raison de vivre. Il n'y a d’ailleurs que deux façons de vivre sa vie : l'une en faisant comme si rien n'était un miracle, l'autre en faisant comme si tout était un miracle.

–  Et vous aviez choisi la seconde option. Pourriez-vous également nous livrer votre point de vue sur l’univers qui nous entoure, et de la place de l’homme en son sein ? Toujours philosophiquement parlant, j’entends.

– L’être humain fait l’expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparés du reste d’un Tout que nous appelons l’Univers. Une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une prison, nous restreignant à nos désirs personnels et à une affection réservée à nos proches. Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu’il embrasse tous les êtres vivants et la nature entière dans sa splendeur !

– La compassion ? Pensez-vous qu’elle fasse partie intégrante de la conscience que l’homme a de lui-même ? Une sorte de cadeau divin ? D’ailleurs, croyez-vous en Dieu, professeur ?

 Dans mon enfance, j’étais un garçon très religieux. Mais à 12 ans j’ai commencé à lire des livres scientifiques, des bouquins de vulgarisation, et je suis arrivé à la conclusion que la plupart des histoires racontés dans la Torah n’étaient que des récits Mythiques. J’ai cessé d’être croyant presque du jour au lendemain. S’il y a quelque chose en moi que l’on puisse appeler "religieux" ce serait mon admiration sans bornes pour les structures de l’univers.
Ce qui est certain, c’est que la plus belle chose que je puisse éprouver, c'est le côté mystérieux de la vie. C'est le sentiment profond qui se trouve au berceau de l'art et de la science véritable. »

La vision de Bernard Werber

 Il me semble intéressant d’avoir les points de vue sur la vie, de Bernard Werber, auteur Français de romans bizarres et innovants où se mêlent enquêtes policières, aventure,  fantastique, sagesse et philosophie vendus à plusieurs millions d’exemplaires sur toute la planète. Je m’explique son succès par le fait qu’il est quelqu’un de très en phase avec son temps.
Sonia

– Bernard Werber, pourriez vous nous donner votre vision du sens de la vie ? Comme je sais que la question est vaste et un peu personnelle, tout du moins quel est le but vers lequel nous voguons sur l’océan de la vie ?

Jacky
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