À l’usage des groupes de pratique et groupes autogérés








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  • Créer la phase avec la personne accompagnée


Une personne se met au centre du groupe et se donne une auto-empathie silencieuse pendant quelques minutes. Chacun se relie au cheminement qu’il perçoit pour elle. A la fin, comparer les perceptions.
Variantes :

  • Même exercice de base, mais quand un écoutant a l’impression que l’accompagné remonte dans sa tête, il le signale en levant la main.



  • La qualité de présence


Se mettre par paire accompagné/accompagnant. L’accompagnant prend un temps de centrage et l’accompagné lui signale quand il ressent une présence porteuse.
Ensuite, l’accompagné se donne de l’auto-empathie à voix haute et l’accompagnant lui offre sa présence en silence.

  • La sensibilité corporelle


Se mettre par paire. L’accompagné se relie à ses ressentis physiques et l’accompagnant lui indique dans quelle partie il a la sensation que se produit un travail.
Variantes :

  • Même exercice de base, mais l’accompagnant décrit les sensations physiques de l’accompagné.

  • Même exercice de base, mais l’accompagnant ferme les yeux.



  • Le détachement empathique


Former des paires. L’accompagnant prend un temps de centrage. L’accompagné se donne de l’auto-empathie à voix haute et la tâche de l’accompagnant est de le suivre tout en conservant sa qualité de centrage. S’il la perd, il demande un arrêt, le temps de la recouvrer.
Variantes :

  • Même exercice de base, mais l’accompagnant se relie à ses sensations à l’arrière de son corps, ou dans l’espace derrière son corps, et essaie de conserver cette attention.



Quelques différences entre Ecoute Empathique (EE)

Et accompagnement Auto-Empathique (AAE)

L’écoute empathique





  • Une des forces de l’écoute empathique est de pouvoir s’employer dans presque toutes les situations.




  • L’écouté s’adresse à l’écoutant et a tendance à vouloir lui expliquer ce dont il parle.




  • Dans les premières minutes, au mieux, il y a une focalisation par l’écouté sur son histoire, la situation ou le stimulus.




  • Il y a interaction entre l’écoutant et l’écouté, et il y a besoin de signaux pour marquer ce lien, par exemple le croisement des regards.




  • L’écoutant investit l’espace avant.




  • Il y a un rythme régulier de relance de l’écoutant pour soutenir l’écouté dans son attention, comme une vague qui va et vient.




  • Les longs moments de silence ne se vivent que pendant les moments de « shift »




  • « shift » : changement, nouvelle prise de conscience à partir du lien avec mes besoins profonds.




  • Il n’y a jamais de questions ouvertes ni de suggestions d’écoute corporelle.




  • L’EE sert à l’écoutant à clarifier l’accompagnement le plus opportun à proposer à l’écouté : la poursuite de l’écoute empathique, un accompagnement auto-empathique, un jeu de rôle.




  • Le plus souvent, l’écouté n’atteint pas les niveaux de shift d’accueil et de célébration.




  • Pour un travail de guérison, la durée moyenne de l’écoute empathique est plus longue que celle de l’AAE.


L’accompagnement auto-empathique





  • L’accompagnement auto-empathique ne se prête pas pour une personne trop prise par ses croyances, trop attachée à son histoire ou trop coupée de son corps.




  • Il demande une certaine capacité d’introspection et de l’autonomie de la personne accompagnée.




  • L’accompagné porte son attention sur son ressenti intérieur et l’accompagnant l’aide à garder cette attention, tout en veillant à se faire oublier.




  • L’accompagné est invité à ne plus porter son attention sur l’histoire, la situation ou le stimulus de départ, mais d’accueillir son sentiment dans l’instant, idéalement dans une écoute non intentionnelle.




  • Tant que l’accompagné est en lien avec ses sentiments et ses besoins, l’accompagnant lui offre un soutien silencieux. De longs moments de silence peuvent être fréquents.




  • Les changements de rythme sont plus marqués que dans une EE.




  • Le lien avec les besoins profonds se fait plus rapidement que dans une EE.




  • A partir d’un lien fort avec son axe, l’accompagnant n’investit pas l’espace avant, mais au contraire, l’espace arrière. Il veille à peu croiser le regard de l’accompagné, pour ne pas recréer un lien empathique.




  • Quand l’accompagné perd le lien avec ses sentiments et ses besoins, ou quand il se trouve au début d’une chaîne de besoins, l’accompagnant peut poser des questions ouvertes ou faire des suggestions d’attention corporelle.




  • Les niveaux de shift d’accueil et de célébration sont plus fréquemment atteints que dans une écoute empathique.




  • Sa durée est d’habitude de 10 à 60 minutes.



Quelques repères sur le jeu de rôle




  • Exemple : Un participant parle de sa belle-mère.

L’animateur écoute, constate qu’elle pèse sur les épaules du demandeur, qui reste accroché aux problèmes qu’elle lui pose. Les conditions sont remplies pour proposer un jeu de rôle.
Il y a toujours deux possibilités de jeu de rôle :


  • Extérieur. En l’occurrence avec la belle-mère du demandeur, incarnée par l’animateur.




  • Intérieur. Pour cet exemple, avec un jeu entre une part qui aimerait se débarrasser de « l’emmerdeuse » et une autre qui est culpabilisée par cette idée.



Le jeu de rôle nécessite une double compétence : une d’empathie et une d’authenticité. Si l’animateur se met à la place de la belle-mère, comment traduire ses paroles et sa conduite de façon vulnérable, sans la trahir ou créer un monde artificiellement gentil ?
Il y a au moins deux manières de jouer le rôle :


  • Une manière normative, en jouant avec réalisme l’attitude que la belle-mère a vis-à-vis de son beau-fils. Ce qui va demander au beau-fils de faire l’essentiel du travail de CNV. C’est apprenant, mais souvent bien difficile pour les participants.




  • Une manière « girafe », en incarnant l’énergie de la personne, mais en traduisant ses sentiments et ses besoins cachés, ainsi qu’en exprimant ses défenses (si la belle-mère est tendue, elle le restera, mais arrivera à l’exprimer).


Chacun a la capacité d’incarner n’importe quel être humain, car nous avons le potentiel de tous les êtres humains en nous. Cela demande de faire confiance, de s’ouvrir à une sensibilité, de laisser venir les sentiments et les besoins.
Se laisser embarquer par le rôle consiste à le laisser émerger à l’intérieur de soi. C’est joyeux de s’approcher de la sensibilité d’autrui.
Travailler cet aspect de l’incarnation peut nous aider à nous rendre compte que nous avons du mal avec telle défense d’autrui (parce que nous recelons la même).
Le jeu de rôle est un cadeau qui nous permet de mieux nous connaître et qui nous aide à grandir.


  • Autre exemple de jeu de rôle avec un stimulus extérieur


Pour clarifier, prenons un autre exemple avec comme stimulus une personne qui s’est mise en colère.
Si l’animateur joue le « coléreux », il garde quelque chose de l’énergie de la colère, mais il va pouvoir parler du besoin qui est derrière. Il a gagné une capacité à se dire, mais sa difficulté à gérer son émotion reste présente.
La colère est souvent une défense, il y a derrière la tristesse, la peur ou l’impuissance.
C’est la capacité d’autonomie du demandeur qui conditionne la forme du jeu de rôle :


  • S’il est très focalisé sur le stimulus, je choisis le jeu de rôle en girafe.




  • S’il a peu besoin d’empathie et souhaite préparer un entretien, je peux prendre un rôle en chacal.


Le demandeur dit ce qu’il a envie de dire dans le moment présent, la situation passée n’étant qu’un point de départ pour entrer dans le présent, d’où l’inutilité d’une anamnèse longue.

Si vous voulez plus d’éléments sur le jeu de rôle, je lui ai consacré un document assez approfondi que vous trouverez à sa place alphabétique dans la rubrique « documents partagés » de mon site. Il vous suffit de cliquer sur le lien :

http://www.voie-de-l-ecoute.com/03_DOCUMENTS_PARTAGES.html



  • Exercices pour travailler le jeu de rôle :




  • La phase empathique

Convenir d’une personne connue. Chacun prend un temps de centrage pour se mettre dans sa peau.
Celui qui a proposé la personne l’interviewe.
Chacun respecte ses ressentis physique et émotionnel, en se mettant dans cette peau et apprivoise une personnalité différente.
Qu’est-ce que ça fait en tant qu’homme de se retrouver dans la peau d’une femme (ou inversement) ? Quelles peuvent être les sensations physiques d’un sportif d’élite ?
Tout est contenu dans l’ouverture aux ressentis.
Variantes :

  • Poursuivre avec un chat, un chien ou un autre animal.

  • Faites-vous le porte-parole d’une plante, d’un objet ou d’une partie de votre corps.




  • Se mettre à la place des « bourreaux »

Prendre une personne dont le comportement nous est insupportable.
Aller voir en profondeur la construction du système de défense qui fait qu’une personne a tué, violé ou autre, et l’expliquer au groupe… En veillant à jouer dans le respect de nos limites.
Si je suis réactivé par l’autre, c’est que je touche une limite interne. Ce qui est insupportable chez l’autre, c’est moi.



  • Parler pour « l’emmerdeur »

Choisir une personne dont le comportement nous emmerde.
Prendre un temps pour se mettre à sa place et parler sur soi-même à partir de sa position.


  • La sagesse de la vie

Incarner à tour de rôle la vie.
Prendre un temps de centrage, puis répondre aux questions du groupe, pas à partir de la tête, mais de l’inspiration de l’instant.



Quelques repères sur le jeu de rôle en mouvement


L’animateur définit avec la personne demandeuse les parties essentielles du système. Il n’est pas nécessaire d’être exhaustif, si une partie manque, cela se révélera au cours de l’interaction.
Quand les différentes parties ont été placées dans le cercle par la personne demandeuse, l’animateur l’invite à s’asseoir (sauf s’il s’est désigné comme une des parties, ce qui est envisageable dans certaines configurations) et à s’imprégner du mouvement en cours.
L’animateur questionne chaque partie sur son ressenti de l’instant, dans le sens du mouvement d’énergie, puis la personne demandeuse.
A partir de là, il va procéder à des reconfigurations du système et donner la place au besoin d’empathie le plus fort à chaque instant.
L’important pour l‘animateur est de ne pas penser à ce qui serait bon, mais de se mettre dans un état de disponibilité aux messages du système.
A partir de ce vide, ses pieds le mènent à l’un ou à l’autre, en respectant le mouvement de l’énergie.


  • Exercices pour travailler le jeu de rôle en mouvement :




  • Le positionnement dans l’espace

  • Une personne décrit une situation qui la touche. Ensuite, elle évoque un à un les différentes composantes de ce système.




  • Au fur et à mesure, celui qui le sent va se placer dans le cercle en tant que la partie évoquée.




  • Quand toutes les parties sont posées, elles interagissent en silence lentement entre elles.




  • Partager à la fin sur ce qui s’est passé.


Variante :

  • Les volontaires essaient à tour de rôle de placer dans l’espace les éléments de ce système. A la fin, la personne concernée fait des retours sur les différentes tentatives.




  • Se relier aux ressentis d’autrui

  • Une personne décrit une situation qui la touche.




  • Le groupe définit ensemble une de ses parts intérieures.




  • Chacun se relie à cette part et décrit les ressentis corporels qui lui viennent, puis les ressentis émotionnels et enfin les ressentis besoinnels.



  • Ressentir l’urgence du besoin d’empathie

  • Choisir un sujet qui touche trois personnes.




  • Elles se mettent debout face à face et elles échangent entre elles.




  • A tour de rôle, chacun expérimente de donner de l’empathie à celle qui en a le plus besoin à chaque instant.




  • L’action juste

  • Chacun prend un temps de centrage, puis se relie au besoin de l’instant.




  • Il laisse venir l’action qu’il est juste d’accomplir pour les cinq prochaines minutes.


Quelques repères sur l’écoute auto-empathique


Pour démarrer le processus d’auto-empathie, je me relie à un espace en moi de tranquillité.


  • Cette tranquillité est toujours potentiellement présente, quel que soit mon degré apparent d’agitation. La difficulté est de créer ou de retrouver l’accès à cette part, la plus intime de moi-même.




  • La disponibilité de la part écoutante va permettre l’émergence des parts écoutées. L’ouverture de cet espace ne demande pas forcément beaucoup de temps. L’auto-empathie minute (ou seconde) peut se faire tout au long de la journée.




  • Quand la part écoutante est vraiment sans intention et sans but, son ouverture va permettre que je me laisse faire par l’émergence des sentiments et des besoins. S’ils me surprennent dans l’instant, c’est un indice que mon attention est juste.




  • Il est important de pas chercher les sentiments et les besoins, parce qu’eux me cherchent déjà. Je n’ai qu’à être disponible et ils surgissent. Plus je les laisse venir, plus des besoins profonds émergent.




  • De même que pour une écoute empathique de l’autre, la qualité d’écoute de moi implique un certain détachement vis-à-vis de ce qui émerge. Ce recul permet d’aller au fond des choses.




  • Si la part écoutante se laisse trop contaminer par la tension de la part écoutée, il n’y a plus d’écoute possible. Il faut donc conserver un certain recul : j’accueille la tension, mais je ne m’identifie pas à la tension, elle reste l’objet de mon écoute.




  • Mais, attention, si je veux être détaché, je vais créer une nouvelle tension. Ce sera par l’accueil de ce vouloir que je me reconnecterai à mon détachement.




  • Il n’y a aucune hiérarchie à l’intérieur des sentiments, pas plus que de sentiments « positifs » ou «négatifs ». La joie n’est pas mieux que la tristesse. La peur n’a pas moins de sens que la tranquillité.




  • Muscler notre écoute, c’est développer une équanimité envers toutes les émotions et tous les sentiments. Cela permet aux sens et aux spécificités de chaque sentiment d’émerger.




  • L’aboutissement de tout processus d’écoute se produit quand j’accède organiquement à la tranquillité et à la célébration. Je peux vérifier que je l’ai atteint, quand j’ai spontanément l’élan de dire merci à mon stimulus. Je n’arriverai pas à cet état tant que je chercherai à y parvenir.




  • Par contre, j’y accède en accueillant ce qui est à chaque instant. Je retrouve ainsi mon état naturel, la sérénité, quand j’ai pris le temps d’accueillir tout ce qui est agité en moi.



  • Exercices pour travailler l’auto-empathie :




  • Ancrer la tranquillité en soi.

  • Chacun prend un temps pour conscientiser les procédures qui l’aident à être dans la tranquillité, puis il les partage en grand groupe.




  • Ensuite, chacun teste pour lui-même celles qu’il apprécie le plus, en plusieurs temps de cinq minutes.
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