Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies








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6.4 L'argent ou le nerf de la guerre
Plusieurs réunions ont été consacrées aux contributions multiformes mais surtout financières et provenant de milieux les plus divers en faveur de la guerre du FPR. C’est le cas de la réunion sur le rapport de renseignements émanant d’agents de la région de Kabale-Ruhengeri[Preuve N°045]; la réunion sur la contribution de l'Ouganda à l'invasion du Rwanda, tenue à Kampala en présence de représentants américains[Preuve n°046], les réunions sur la contribution tanzanienne au profit du FPR[Preuves n°047 ; 048 ; 049]; la réunion sur les engagements des Etats-Unis d'Amérique auprès du FPR [Preuve n°050]; la réunion sur les apports britanniques[preuve n°051]; la réunion sur la contribution de Madhvan30 Group of Companies [Preuve N°052]; la réunion sur les contributions des hommes d'affaires rwandais [Preuve n°053] et la réunion de Texas State University aux Etats-Unis[Preuve n°054].
Malgré tous ces soutiens, les plans de Museveni et Kagame n'ont pas toujours fonctionné selon leur souhait et n’ont pas toujours abouti aux résultats escomptés dans les délais impartis en raison notamment de la popularité dont jouissait le Président Habyarimana au sein de la population et de l'ascendant réel qu'il conservait même sur le camp des Hutu les plus radicaux.

6.5 L'assassinat du Président Melchior Ndadaye, un signe avant-coureur
Après avoir dressé le régime de Kigali contre ses opposants accusés, à tort ou à raison, de complicité avec l’ennemi extérieur, le FPR a tenté, sans succès, d’inciter les Hutu à une guerre civile entre eux, procédant notamment à des assassinats de leaders politiques comme Félicien Gatabazi, Chef du parti PSD; Emmanuel Gapyisi, un des ténors du MDR et fondateur du « Forum Paix et Démocratie » et tant d’autres encore.

Dans ses tentatives souvent réussies de couvrir ses forfaits en les rejetant sur ses adversaires, le FPR a eu recours à une campagne médiatique très agressive de désinformation, d'intoxication et de sabotage. Mais l’assassinat du Président burundais, Melchior Ndadaye, un Hutu démocratiquement élu et l'un des observateurs aux négociations de paix entre Kigali et le FPR, n’aura pas non plus, du moins dans l’immédiat, une influence déterminante sur les événements comme l’escomptaient Museveni et Kagame.

Président du Front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU) fondé par lui en 1986 et reconnu comme parti politique en 1992,  Melchior Ndandaye avait survécu à une série de tentatives d’assassinat avant d’être investi comme Président du Burundi le 10 juillet 1993. A ce sujet on peut parler de la tentative avortée du 03 juillet 1993. La planification de l'assassinat remonte au temps où il était Président du parti FRODEBU. Celui-ci sera, après son assassinat, présidé respectivement par Sylvestre Ntibantunganya (1993-1995), Jean Minani (1995-2006).
L'assassinat du Président Ndadaye va finalement se réaliser avec succès dans une indescriptible barbarie le 21 octobre 1993. Cet assassinat avait été planifié dans tous ses détails au cours de la réunion du 13 mars 1992 tenue dans le palais présidentiel de Kampala (document REF 369/DRP1/XIX) [preuve n°055]. A cette réunion qui n’était ni la première ni la dernière du genre, participaient entre autres, le rwandais Paul Kagame, les burundais Busokoza (major) et Paul Kamana(LT) et les ougandais  Kahinda Otaffire, Karate et Mwesigye. Il faut surtout noter la participation à cette réunion de trois grandes figures britanniques : La Baronne Linda Chalker, Tiny Rowlands, Margaret Thatcher qui étaient accompagnés d'autres échelons de la société londonienne [preuve n°056].
Au cours de cette réunion, Museveni a justifié le mobile de son crime et sa stratégie en ces termes" : «… if not to finish Burundi let us finish Ndadaye. President Melchior Ndadaye whose election took into power could not temporarily end 31 years of Tutsi military rule in Burundi but could be a warning alarm on Rwanda and Uganda »[prevue n°057].

Ce lâche et sauvage assassinat survenu soit près de cent jours après l’accession au pouvoir de Melchior Ndadaye et deux mois après la signature des accords de paix d’Arusha pour le Rwanda, fut enregistré par les services ougandais en des termes extrêmement sadiques: « Results : successful as put early by Museveni »! [Preuve N°058]. Le président assassiné avait été l'un des plus actifs observateurs aux négociations d'Arusha et l’un des milliers de «sacrifices utiles au chaos fertile» qu’alimentait incessamment l’agression ougandaise depuis 1990.

6.6 Le Royaume-Uni, un paradis pour criminels?
Interrogé par BBC au sujet de la mort de Melchior Ndadaye, dans le cadre de l'émission «Imvo n'imvano» du 27/10 au 02/11/2007, le Lieutenant Paul Kamana, condamné à mort par contumace,-il est aujourd'hui réfugié en Angleterre-, se confiait au journaliste Ally Yusufu Mugenzi en ces termes : « J’ai participé à ce coup, mais je n’en suis pas le planificateur. Je n'en suis qu'un simple exécutant ». Quant à la question relative à la planification de cet assassinat, Paul Kamana a répondu : « On ne prépare pas un coup d’état en un jour. Cela peut même prendre une année voire plusieurs années ». Une chose est sûre : l'exil de Paul Kamana au Royaume-Uni n’est pas le fruit du hasard. Il s'agit manifestement d'un arrangement dans lequel plusieurs responsables politiques britanniques, ougandais, rwandais et burundais trouvent chacun ses comptes. Mais jusqu’à quand ce ''secret'' sera-t-il protégé?
Dans une autre réunion tenue le 10 septembre 1993 à Kampala State House de Nakasero, les conjurés avaient également planifié d’assassiner trois ministres Hutu du Burundi dont les noms ne sont pas précisés dans les documents. A cette réunion, la délégation burundaise comprenait le LT. Paul Kamana, Eugène Rugarama et Pierre Ntukazi tandis que la délégation ougandaise était composée du Col Kahinda Ottafire, Capt Karate et Lt. Col Mwesigye. Le mode opératoire de la mission d’assassinat indique que les ministres visés devaient être invités à Kampala et qu'un accident planifié devait les surprendre dans la jonction entre Kampala Road et Jinja Road. Les documents ne précisent pas les suites du plan. [Preuve n°059].
Malgré ces ingérences flagrantes dans ses affaires internes, le Burundi semble avoir réussi son processus électoral au terme d'élections jugées libres, transparentes et démocratiques tenues en 2005. Au cours de ce processus, les Burundais auront démontré une grande maturité politique notamment à travers une participation massive aux scrutins dans une sérénité exemplaire. Ils ont élu leurs représentants de la base au sommet. Reste à savoir si le couple Museveni-Kagame renoncera à son plan de « libération régionale » qui concerne aussi le Burundi. Le Rwanda du FPR peut-il digérer une démocratisation progressive mais apparemment irréversible engagée chez son voisin du sud? Dans quelle mesure la persistance de l'instabilité au Burundi ferait-elle le jeu du régime de Kigali? Toujours est-il que les Burundais sont inquiets, s'interrogeant avec angoisse sur les intentions réelles du FNL-Palipehutu qui donne l’impression de jouer le jeu de Museveni dont les plans sont désormais connus et celles des partisans de Hussein Rajabu31 qui avait fait sensation en prenant partie pour Kagame face à la menace des mandats internationaux délivrés par le juge Bruguière.


7. Les négociations de paix ou le temps des pompiers-pyromanes
Du 1er octobre 1990 au 06 avril 1994, toutes proportions gardées, une série d’imprévus ont fait muer la guerre éclair en une sorte de bourbier «irakien» ou «vietnamien». Le pire de tous ces imprévus fut le désistement de Julius Nyerere qui revint sur son accord préalable d’autoriser l’assassinat de son homologue rwandais sur le sol tanzanien. Nyerere était prêt à tout sauf à faire assassiner Habyarimana sur le sol de son pays. Il avança, pour justifier sa rebuffade, le prétexte de l’immunité diplomatique. Par la suite, plusieurs propositions d’assassiner Nyerere avant Habyarimana furent rejetées en bloc par les parrains américain et britannique, plaidant pour la concentration de tous les efforts sur la cible initiale, à savoir le Président Juvénal Habyarimana [Preuve n°060].
L’autre imprévu non moins important fut l’ouverture au multipartisme au Rwanda. Non seulement Museveni et Kagame n’avaient pas initialement prévu de négocier la paix, mais ils n’avaient pas non plus sur leur agenda l’option pour une solution politique négociée. Ils n’avaient donc pas prévu les techniques de négociations de paix. Pire encore, ils seront très surpris de se retrouver autour d’une table de «négociations de paix» avec des négociateurs issus d’un gouvernement dirigé par l'opposition, en lieu et place de Habyarimana. Petit à petit, les cartes de simulacres de négociations de paix finissaient par s’épuiser. A peine enclenchée, l'offensive provisoire d'octobre 1990 s'était soldée par un échec lamentable. Mais un ultime effort devait conduire à l'assassinat du chef de l'Etat rwandais alors vu par Museveni comme le seul obstacle à sa guerre définitive. Cet assassinat allait mettre un terme non seulement au simulacre des accords de paix mais aussi à provoquer l'effondrement de l’ordre public en paralysant complètement une opposition démocratique intérieure aveuglée par l’évidence apparente d’un accord de paix qui n'en était pas un. L’option apparente pour une solution politique négociée n'était en réalité que la partie émergée d’une réalité beaucoup plus complexe.



    1. Les parrains anglo-saxons volent au secours de leurs pions


Afin de calmer les esprits qui commençaient à s'échauffer, une importante réunion s'est tenue à Westminster le 20 décembre 1993 avec une participation anglo-saxonne aussi conséquente que déterminante. Selon les résolutions prises à l'issue de cette réunion, les gouvernements britannique et américain ont concocté un plan pour le FPR afin de lui permettre de monter d’un cran dans ses simulacres de négociations de paix avec ses adversaires. Cette armada de « voies et moyens » lui permettait de gagner du temps tout en simulant à merveille la volonté de participer à un gouvernement de transition à base élargie.
Selon des documents ultra secrets émanant des services ougandais, les accords d’Arusha furent conclus dans la seule et unique intention de sortir du simulacre de négociations de paix avec le gouvernement de transition pour concentrer les négociations entre Habyarimana et le FPR derrière lequel se dissimulaient les Etats-Unis et le royaume-Uni. Ce simulacre d'accords d’Arusha élaboré aux Etats-Unis avant le 04 août 1993 voulait garantir au FPR la possibilité d’installer un contingent de ses forces dans la capitale rwandaise. En décembre 1993 un contingent formé de 600 rebelles du FPR a reçu l'autorisation d’entrer à Kigali. Avec la complicité d’Anastase Gasana32 qui a négocié l’accord pourtant rejeté par Boniface Ngulinzira33, le FPR put donc franchir le rubicon. La réunion du 20 décembre 1993 de Westminster au Royaume-Uni a pris des résolutions dites «resolutions of Westminster, UK» qu'on pourrait résumer en quelques points ci-après : «Le gouvernement britannique a accepté de déployer son “manpower planning unit” d’Angola au Rwanda sur demande des Etats-Unis. Les Etats-Unis ont blâmé le FPR pour ses massacres en masse du 08 février 1993 dans le Nord du Rwanda, massacres ayant fait 40.000 victimes. Les plans élaborés par le gouvernement britannique en vue d'assassiner deux ministres rwandais (dont les noms ne sont pas précisés) furent rejetés par l’Ouganda, les Etats-Unis et la Tanzanie, plaidant pour la concentration de tous les efforts sur l’assassinat de Habyarimana» [Preuve n°061].
On a souvent reproché au Président Habyarimana d'avoir assimilé les accords de paix d'Arusha à de simples chiffons de papier. Mais pourquoi passe-t-on délibérément sous silence le geste mémorable de Paul Kagame qui, s’adressant à ses troupes après la signature de ces accords, avait affirmé que la kalachnikov serait le seul vrai référendum. Afin de parer à toute éventualité, le FPR/APR et ses alliés iront jusqu’à sacrifier des casques bleus présents au Rwanda. Tous ces sacrifices étaient planifiés avec l’entente et la complicité de la MINUAR, des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Belgique. Il s’agissait d’un stratagème pour enclencher le retrait immédiat de la MINUAR et ainsi justifier la guerre totale et finale jusque-là toujours latente. Il faut se rappeler que la réunion du 20 décembre 1993 avait décidé que l'assassinat de Habyarimana surviendrait au plus tard fin janvier 1994 [Preuve N°062]. Mais les participants à la réunion de Westminster auront visiblement estimé que l’assassinat de Juvénal Habyarimana était insuffisant.

7.2 Les merveilles du mensonge politique
Dans le contexte de blocage consécutif au refus de Julius Nyerere d'autoriser l'assassinat du président rwandais sur le sol tanzanien, le changement de cadre introduit par la réunion de Westminster a considérablement modifié la donne tactique (locale) par une nouvelle redistribution des cartes. Il y avait d’une part un plan d’illusion trompeuse dont la fonction consistait à faire baisser la garde à l'ennemi, et de l’autre, un plan précis bien que discret basé sur une détermination sans faille en faveur de l'option militaire. Car en face d’un adversaire sensible au dialogue et apparemment prêt à négocier tel que se présentait le FPR, pourquoi encore batailler? Ce stratagème d’accords de paix devait allait en tout cas fonctionner. Il aura permis au FPR d’imposer le départ du Rwanda des troupes françaises interposées entre ses forces et celles de l’armée gouvernementale. Faisant valoir l’urgence d’une solution politique négociée par ailleurs favorablement saluée et soutenue par la quasi-totalité des citoyens de l’intérieur en liesse, le FPR et ses alliés ont réussi à persuader Paris de se retirer. Parallèlement, le FPR a eu l’autorisation d’installer ses troupes au cœur de la capitale Kigali, ce qui lui permettait ensuite non seulement de mieux donner la chasse à sa cible prioritaire à savoir le président Juvénal Habyarimana, mais encore de troubler l’eau et d'attraper un plus grand nombre de poissons tout en tirant le plus grand profit du brouillard. En effet, selon Sun Tsu dans son fameux ouvrage « L’art de la guerre »,  lorsque les eaux d’un fleuve se troublent, les repères disparaissent et le souci central devient l’espoir d’un éclaircissement ou d’une occasion soudaine. Plus la vigilance du président rwandais compliquait la tâche des commandos du FPR, plus les éléments de ce dernier multipliaient les actions de sabotage à l’intérieur du pays afin de justifier son obstruction à la formation du GTBE.
Cependant, le temps imparti au FPR pour assassiner ce dernier va expirer fin janvier 1994 sans enregistrer le moindre succès sauf l’émergence des craintes de plus en plus généralisées quant à ses réelles intentions et à sa bonne foi dans la signature des accords de paix d’Arusha du 04 août 1993. Le rapport relatif à l'échec d'abattre le président rwandais concluait ainsi : «The boys did not know Kigali itself » (Preuve n° 60). Il faudra recourir à un plan ultime pour sauver le FPR dont les cartes venaient de s’épuiser. Car en effet, ayant compris le jeu du FPR et soutenu par Paris, le Président Habyarimana se préparait à une guerre contre l’Ouganda. Car en effet, protecteur du FPR, l’Ouganda apparaissait de plus en plus comme la source réelle du conflit armé. Sur demande expresse de son parrain François Mitterrand, Habyarimana avait accepté toutes les conditions imposées par le FPR sans aucune réserve. Tout manquement manifeste de celui-ci dans la mise en place du GTBE allait enclencher la reprise de la guerre dans laquelle la France était prête à s’impliquer directement. Il est incontestable que le noyau dur du FPR et le camp des radicaux de la mouvance présidentielle privilégiaient l’option maximaliste au détriment d’une solution politique négociée pourtant saluée par la grande majorité de la population.
Le recrutement des «Interahamwe» faisait suite à un recrutement massif du FPR aussitôt après la signature des accords d’Arusha. Dans cette seule période, le mouvement rebelle a recruté 6.700 hommes contre un nombre disproportionné de 5.00034 hommes composant les FAR. Afin de sauver le FPR des foudres de l’opposition démocratique qui s’est sentie trahie et qui menaçait de se rallier au régime Habyarimana pour l’aider à conclure la guerre en échange d’une plus grande ouverture démocratique, il aura fallu organiser in extremis le simulacre du Sommet régional de Dar es Salaam tenu le 06/04/1994.
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