Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies








télécharger 494.96 Kb.
titreMémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies
page1/16
date de publication08.11.2016
taille494.96 Kb.
typeDocumentos
p.21-bal.com > loi > Documentos
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   16
Génocide rwandais : Le peuple crie justice !

 

 

 

 

 

 
 

 

 

Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies



 

 

 

Plaidoyer pour une enquête globale, objective et impartiale sur le génocide rwandais et ses conséquences :
Résultats d'investigations menées par la Cellule de la Documentation & Sécurité du
Partenariat-Intwari.

 

Février 2008

 
Liste des abréviations et acronymes

AFDL Alliance des Forces Démocratiques de Libération

APR Armée Patriotique Rwandaise

CDR Coalition pour la Défense de la République

CVTD Convention de Vienne sur le droit des traités

DIR Dialogue Inter Rwandais

DMI Directorate of Military Intelligence

EAC East African Community

ESO External Security Organisation

FAR Forces Armées Rwandaises

FDC Forces Démocratiques de changement

FOCA Forces Combattantes Abacunguzi

FPR Front patriotique rwandais

GTBE Gouvernement de transition à base élargie

ICN Intelligence communications network

IRC International Rescue Committee

ISO Internal Security Organization

ITT International Telephone and Telegraph

JDR Jeunesse démocratique rwandaise

MDR Mouvement démocratique républicain

MINUAR Mission des nations Unies au Rwanda

MONUOR Mission d’observation des Nations Unies en Ouganda et au Rwanda

MRND Mouvement révolutionnaire national pour le développement

NRM National Resistance Movement

NRA National Resistance Army

ONU Organisation des Nations Unies

PDC Parti démocrate chrétien

PL Parti Libéral

PPU Presidential Protection Unit

PSD Parti Social Démocrate

RAGL Région de l’Afrique des Grands Lacs

RDC République démocratique du Congo

RDF Rwanda Defence Forces

TIP Tutsi International Power

SPLA Armée populaire de libération du Soudan

UPDF Uganda Peoples Defence Force

URSS Union des républiques socialistes soviétiques

1. Synthèse

Un criminel de guerre promu «Héros» du Rwanda et de l'humanité!
Le juge espagnol Fernando Andreu Merelles a lancé, mercredi 6 février 2008, des mandats d'arrêts à l'encontre de quarante hauts responsables de l'armée rwandaise pour actes de génocide, crimes de guerre et terrorisme1 commis au Rwanda et en République démocratique du Congo entre le 1er octobre 1990 et 2002. Le général Paul Kagame2, dont la responsabilité est désignée sans ambiguïté, est épargné, pour l'instant, en raison de son statut de chef d'Etat en exercice.
A la faveur de sa victoire militaire sur les forces du régime Habyarimana et solidement soutenu par ses puissants parrains américains et anglais, le général Paul Kagame s'est imposé au peuple rwandais comme son « Sauveur » et son «Libérateur»! Le «Héros» partout célébré pour avoir arrêté un génocide pourtant entièrement consommé. Curieusement, l’article 14 de la Constitution rwandaise affirme en des termes clairs et précis que le génocide s’est étalé sur la période du 01 octobre 1990 au 31 décembre 1994 : «L'Etat, dans les limites de ses capacités, prend des mesures spéciales pour le bien-être des rescapés démunis à cause du génocide commis au Rwanda du 1er octobre 1990 au 31 décembre 1994, des personnes handicapées, des personnes sans ressources, des personnes âgées ainsi que d'autres personnes vulnérables». Comment, dans de telles conditions, ne pas se demander par quelle magie aucun membre Tutsi du FPR n’a jusqu'à ce jour été jugé, ni par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ni par les juridictions nationales rwandaises ou étrangères? Est-ce à dire qu'aucun d'entre eux n'ait trempé dans les crimes de guerre, crimes de viols, crimes de paix3, crimes contre l’humanité et crimes de génocide qui ont émaillé cette sombre période? 

 

Tout se déroule comme si au Rwanda la culpabilité et la justice devaient être à sens unique, la mémoire de la guerre et du génocide être sélective et exclusive. Le peuple rwandais est littéralement pris au piège de l’instrumentalisation du génocide des Tutsi. Ces derniers sont parfois considérés comme des «Juifs d’Afrique4» dans l'intention manifeste de prévenir la moindre tentative de «révisionnisme» susceptible de conduire à la relecture des événements tragiques survenus au Rwanda, une relecture qui, cependant, semble de plus en plus inéluctable. Tout se passe en effet comme si au Rwanda il n’y avait eu qu’une seule et unique partie belligérante, en l’occurrence celle où se retrouvent globalisés sans doute à tort tous les Hutu du Rwanda. On fait comme si les victimes étaient d'un seul camp, à savoir celui des Tutsi et les bourreaux de l'autre, à savoir celui des Hutu. On se retrouve piégé dans un schéma aussi cynique que simpliste dans lequel s'opposeraient à mort les «méchants» Hutu et les «gentils» Tutsi! Aux yeux de l’ONU, le FPR serait pourtant qualifié pour la mission délicate de réconcilier les composantes d’une nation dont il constitue, à notre avis, l'un des principaux fossoyeurs. Comment un Etat fondamentalement partial pourrait-il rassurer tous ses citoyens? 


Le FPR, juge et partie dans la tragédie rwandaise
Financées à coup de millions de dollars par des bailleurs de fonds en apparence sans scrupule, les fameuses juridictions «gacaca5» taillées sur mesure font rage dans le pays où elles attisent l'injustice, encouragent la délation et la haine et consacrent l'inégalité des citoyens devant la loi, au sein d'une société toujours aussi traumatisée par les conséquences d'une tragédie mal assumée.
Il s’agit manifestement d’une justice de vainqueur, taillée sur mesure et ayant pour mission d'assurer l’impunité à une certaine catégorie de la population rwandaise. Mais malgré tous les subterfuges utilisés, le gouvernement FPR ne parvient pas à  stabiliser en profondeur la situation politique dans le pays. Au contraire, des milliers de familles continuent d’être spoliées de leurs biens, d'autres sont détenus parfois depuis 14 ans et sans le moindre dossier, on relève tant de disparitions forcées et tant de gens contraints à l’exil. On assiste aujourd'hui à une situation politique toujours aussi instable et très dangereuse dans la mesure où le conflit rwandais est loin d’être résolu et de révéler sa cause et sa finalité véritables. Il s’est même considérablement régionalisé et internationalisé au point que l'on peut affirmer sans le moindre risque de se tromper que la source de la crise prévalant dans le Nord-Kivu en RDC se trouve bel et bien au Rwanda. Au chevet de la RDC depuis plusieurs années déjà, la Communauté internationale aurait dû s'en apercevoir mais rien n'indique réellement que la paix et la stabilité de cette région tant convoitée soient inscrites sur son agenda.

Le génocide des Tutsi, la partie visible de l'iceberg
Le génocide des Tutsi du Rwanda est une réalité indéniable. Mais aussi effroyable qu'il puisse paraître, ce génocide dans sa version officielle à plusieurs égards contestable, ne constitue que la partie visible de l'iceberg du génocide rwandais planifié par Museveni.
Dans une décision rendue le 1er décembre 2006 à Arusha, la chambre d'appel du Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR) a réitéré son « constat judiciaire » du génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda en 1994. Dans une précédente décision rendue le 16 juin 2006 dans le cadre du procès de trois dirigeants nationaux de l'ex-parti présidentiel, le Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND6), la chambre d'appel avait conclu que le génocide des Tutsi du Rwanda constituait « un fait de notoriété publique » faisant partie de l'histoire de l'humanité et qui n'est plus à démontrer.
La chambre d'appel du TPIR avait néanmoins tenu à souligner que le «constat judiciaire» du génocide ne dispense pas le Procureur d'apporter les preuves de sa thèse d'un plan du génocide. Il serait donc permis de poursuivre les investigations afin de découvrir le plan du génocide. C'est ce que nous avons tenté de faire en élucidant certains points qui nous semblaient cruciaux et que le Procureur a préféré ignorer soit par omission soit par action et pour des motifs encore mal expliqués.

Remodelage de l'Afrique sur fond d'une guerre inavouable entre puissances dites «civilisées»
Après avoir remonté aux sources du drame rwandais qui n’est en réalité qu’un des maillons de la chaîne dans le cadre d’une conflagration mondiale, nous démontrons, preuves à l’appui, pourquoi l’agression de l’Ouganda contre le Rwanda a été orientée dans un certain sens, celui de la reconnaissance du génocide des seuls Tutsi alors que celui-ci s'inscrit indiscutablement dans le plan d'une plus large extermination qui, initialement, visait plutôt les Hutu du Rwanda.
Selon des documents ultrasecrets obtenus auprès des services de renseignements ougandais et rwandais, l'invasion armée du Rwanda par l'armée ougandaise sous le couvert d'un mouvement rebelle rwandais créé et armé à cet effet, obéissait avant tout à un plan ambitieux d'une «guerre de libération régionale» ayant pour objectif de fédérer dix7 pays africains sous l'autorité du Président ougandais Yoweri Kaguta Museveni. Réunifiés, ces 10 pays devaient former une région vitrine dénommée « Grande Région Unifiée; Great United Region » et devant disposer d’une « Armée Rouge de Réserve ; Reserve Red Army » comptant 2.000.000 hommes et prête à assujettir le reste de l’Afrique subsaharienne. Ne tarissant pas d'éloges pour le chef de l'Allemagne nazie Adolf Hitler, Museveni entendait agir avec le soutien du Royaume-Uni et des Etats-Unis manifestement décidés à chasser la France de l'Afrique où ils espéraient en outre contrer l'influence des puissances émergentes comme la Chine et l'Inde et imposer un ordre politique, économique et militaire totalement anglo-saxon sur le continent africain.

Au-delà de la problématique Hutu-Tutsi
On a acquis l'habitude trop simpliste d'analyser tout conflit qui se déroule en Afrique sous l'angle étroit de l'ethnisme et/ou du régionalisme. Ainsi plus de 7 millions de morts dans la RAGL en l'espace de 17 ans seraient à mettre sur le compte d'incessantes luttes ethniques et régionales dont le continent africain détiendrait le triste record! Des experts autoproclamés n'hésiteront pas à réduire la tragédie rwandaise à la résultante d'une haine atavique et séculaire entre les Hutu et les Tutsi en oubliant que, de l'aveu même du Ministre français des Affaires étrangères et européennes M. Bernard Kouchner8, au Rwanda, la France s'est heurtée aux Belges, aux Anglais et aux Américains. Le responsable français précise que cette confrontation se déroulait sur fond du jeu d'influences multiformes sur la RDC. Comment, dans un tel contexte, expliquer que près de 5 millions de Congolais tués en l'espace de 10 ans ne seraient que des dégâts collatéraux d'une guerre sans merci que se livreraient Hutu et Tutsi du Rwanda depuis des siècles? Notons pour comparaison que la 2ème guerre mondiale s'est soldée par 9 millions de morts au terme de 5 ans de combats dans lesquels étaient engagées les armées des principales puissances de l'époque. Si l'on voit actuellement ces pays dits «civilisés» intervenir de moins en moins ouvertement, cela ne réduit en rien leur influence néfaste dans les conflits qui déstructurent l'Afrique et d'autres parties du monde. 

  
Simplifier un continent jugé particulièrement complexe
Provoquée, alimentée et parfois portée à son paroxysme selon les intérêts des politiciens locaux eux-mêmes le plus souvent réduits à de simples pions entre les mains de leurs parrains étrangers, l'opposition Hutu-Tutsi constitue certes un créneau porteur en ce qui concerne le Rwanda et le Burundi. Mais la «guerre de libération régionale» chère aux Présidents Museveni et Kagame est autrement plus ambitieuse. Il faudra donc élargir ce créneau en assimilant les Hutu aux Bantous et les Tutsi aux Nilotiques en vue de mettre en place un schéma socioculturel pratiquement valable sur toute l'Afrique noire, un schéma aisément manipulable dans les dix pays à fédérer sous une entité solidement ancrée sur le modèle anglo-américain. Une précieuse longueur d'avance prise par les Anglais et les Américains par rapport à la France placée en position de bouc émissaire idéal s'agissant particulièrement du drame rwandais.

L’Afrique face à son destin
Le 26 Juillet 2007 à Dakar, le Président Nicolas Sarkozy a déclaré : «... le drame de l’Afrique, c’est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire ». Selon lui, le paysan africain, qui « depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles…étranger à l’idée de progrès ».
Cette déclaration a aussitôt déclenché de vives protestations tout en ayant le mérite de les provoquer. Car en effet la question relative à l'attitude des Africains face à leur destin commun reste posée. Car comment comprendre que, dans le contexte d'une mondialisation toujours plus franche,-d'aucuns diraient de plus en plus sauvage-, le politicien africain continue de manier les arguments de l'ethnisme et du tribalisme, faisant ainsi le bonheur de ceux qui ne regardent l'Afrique qu'à travers ses ressources naturelles et autres matières premières précieuses? C'est pourtant ce qui se passe dans la RAGL où des peuples entiers sont menacés d'extermination par des puissances dites «civilisées» et du «monde libre» qui se battent pour le contrôle de cette région dont le cœur se trouve être la RDC décrite à juste titre comme un «scandale géologique».
Comment admettre que, sous la conduite des seigneurs de guerre formés et lourdement armés par des Etats donneurs de leçons dans les domaines de la démocratie et des droits de l'homme, nos peuples soient massacrés au nom des rivalités économiques et culturelles entre les mondes anglophone et francophone? C'est pourtant ce qui s'est passé au Rwanda et qui se poursuit en RDC et dans toute la région. En effet, l’extension de « la guerre de libération régionale » à l’Ex-Zaïre, guerre dont Museveni est le leader et planificateur incontestable, était subordonnée à l’occupation du Rwanda par la NRA de l’Ouganda. Pour ce faire, celle-ci s’est déguisée en FPR qui, dans l’intention de dissimuler le génocide des Hutu planifié depuis 1989 en Ouganda et s’assurer d’un pouvoir sans fin et sans partage au Rwanda, dut passer par un plan transitoire d’incitation à l’extirpation de l’opposition démocratique en acte et en puissance (Tutsi et Hutu) avant l’extermination systématique des Hutu qualifiés par le duo Kagame/Museveni comme des « ennemis régionaux » et « obstacles majeurs » à la poursuite de la guerre de libération régionale. L’extermination des Hutu en toute impunité n’était possible que précédée par une guerre civile permettant au FPR de contourner le traité de paix d’Arusha et l’option pour une solution politique négociée, toutes les deux étant en réalité des simulacres au service de la récupération du Rwanda considéré comme un tremplin aux opérations à venir.
A cet effet, l’assassinat inévitable de Habyarimana devait agir comme le détonateur immédiat de l’effondrement de l’ordre public intérieur. C’est à ce moment précis que la guerre, longtemps subordonnée à l’assassinat préalable de Habyarimana, pouvait enfin commencer. Initialement prévue au milieu des années 1989, cette guerre a été différée et retardée par l’insuccès d’une série d’échecs d’actions commandos allant de la fin de 1988 au 13 mars 1990, date à laquelle une réunion d’évaluation des obstacles à l’assassinat du Président rwandais à l’intérieur de son pays a décidé de confier à Nyerere une mission de concevoir une stratégie ultime pour contourner la sécurité intérieure trop serrée autour de Habyarimana. Dans une autre réunion tenue le 20 avril 1990, Nyerere a proposé à Museveni de scinder la guerre initialement subordonnée à l’assassinat préalable de Habyarimana en deux guerres distinctes mais aux objectifs absolument complémentaires. Il s’agit de la guerre provisoire et de la guerre définitive sur lesquelles nous nous étendrons en détails tout au long de ce travail.

  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   16

similaire:

Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies iconProgramme des Nations Unies pour le Développement
«Sécurité, autonomisation et réintégration socio-économique des femmes victimes des violences basées sur le genre» (psar)

Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies iconOrganisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture

Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies iconRapports périodiques sur la mise en œuvre de la convention des Nations...

Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies iconProgramme des Nations Unies pour le développement (pnud)
«Soumission» désigne la réponse du soumissionnaire à l’appel d’offres, y compris le formulaire de soumission, la soumission technique...

Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies iconProgramme des nations unies pour le developpement (pnud)
«Vers des territoires moins émetteurs de ges et plus résistants aux Changements Climatiques» au Sénégal entend renforcer les capacités...

Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies iconAdresse :  
Dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de sanctuarisation des établissements scolaires annoncées par le Président de la République...

Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies iconMemorandum présenté à Madame Wallström, Commissaire européenne à l'environnement

Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies iconSolution d’edta disodique (Na 2 h 2 Y) : c edta = 0,0600 mol. L -1...
«Risque et Sécurité» des produits sont annexées au sujet et répertoriées dans les données

Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies iconFiche de donnees de securite
...

Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies iconAdresse de messagerie (e-mail) Equivalent de l'adresse postale pour...
«boîte aux lettres électronique» d'un correspondant, ce qui permet à d'autres utilisateurs du réseau de lui envoyer des messages....








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com