Ama est une ong de défense des droits du peuple amazigh








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DÉMOCRATIE, AUTONOMIE ET IDENTITE AMAZIGHE
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AMA est une ONG de défense des droits du peuple amazigh;

Publiée au Moniteur belge le 01/03/2012 –ASBL / N° d’entreprise: 844.083.805.
DÉMOCRATIE, AUTONOMIE ET IDENTITE AMAZIGHE*


Par Dr. Mimoun CHARQI


Quelle est la relation entre la démocratie, la régionalisation et l'identité amazighe? En fait, il y a une là grande interaction vu que toutes ces questions sont étroitement liées et que l'une ne peut pas exister sans l'autre. C'est un débat sans fin où les opinions abondent et où il est difficile d’avoir un consensus sur la vision de ce qui devrait être...

Qui pourrait dire qu'il n’est pas en faveur de la démocratie, de la régionalisation avancée et de l'identité et/ou de la question amazigh? En fait, même ceux qui ne sont pas pour ne le déclarent pas ouvertement.


Presque tout le monde reconnaît et salue certaines réalisations importantes effectuées au Maroc, notamment en matière de liberté d'expression. Aujourd'hui plus que de par le passé, on peut dire que chacun peut s'exprimer plus ou moins librement sur les sujets politiques, sociaux, droits de l'homme et autres.
L’analyse du triptyque «Démocratie - Autonomie - Amazigh" peut se faire à travers un diagnostic général sur la base de l'histoire du Maroc avant d’expliquer cette corrélation dans le présent et ce qu'il pourrait en être à l'avenir.


I. Diagnostic

Trois étapes peuvent être distinguée au titre du diagnostic à savoir celle d’avant les protectorats, celle durant les protectorats et celle du Maroc indépendant.

1. Avant les protectorats: la démocratie directe, le Bled Siba et le Bled El Makhzen

Avant les protectorats, l’empire chérifien empire marocain était basé sur le Bled El Makhzen et le Bled Siba. Dans le Rif et ailleurs dans le pays, les tribus et confédérations de tribus étaient organisées et agissaient comme de véritables «républiques». La démocratie était directe. Les Agraw ou jmaat assemblées des propriétaires terriens élisaient chaque année leurs dirigeants. L’autonomie était large dans les tribus qui élisaient leurs représentants. L’élection était formalisée par Dahir du Sultan, vénéré et reconnu comme un leader religieux et spirituel, qui cependant n’exercait aucun pouvoir réel sur les tribus-républiques du bled siba. Le Sultan n’exerçait un pouvoir effectif que sur le territoire du Bled El Makhzen.


L’usage de la langue amazighe était important et généralisé dans le pays alors, tandis que la langue arabe était l'apanage de l'élite, des gens d'origine arabe, des lettrés et foukaha.
L’identité amazighe était préservée et cohabitait avec la culture arabe sans aucun type d’exclusion programmée. En outre, la loi islamique elle-même, (la charia), depuis le début de la conquête arabe, a été adaptée et a pris en compte les réalités et les coutumes locales ainsi que le droit coutumier amazighe.
2. Pendant les protectorats: agression, domination et résistance

Avec les protectorats, la démocratie européenne ne s'applique pas aux autochtones. Les modèles administratif et juridique sont importés par les protectorats français et espagnol. La France introduit le modèle jacobin basé sur l’Etat centralisé et les embryons ont été semés pour ce qui sera le futur Etat indépendant marocain. La liberté et l’autonomie des tribus sont reléguées à l'histoire et au passé.


Dans le territoire sous administration française, la Résidence générale française, montre un grand l'intérêt pour la langue et la culture amazighes, des anthropologues, des linguistes et des sociologues s’intéressent à la culture et à l’identité amazighe pour assurer et renforcer leur domination et leur main mise territoriale, militaire, administrative, ...


Le Collège "berbère" forme l'élite indigène et la France propose le Dahir berbère et les tribunaux de droit coutumier amazigh, auxquels les «nationalistes» s'opposent.

A l’identique, dans la zone sous administration espagnole, les militaires montrent le même intérêt à tout ce qui est amazigh, la coutume, l'identité linguistique, la culture afin de mieux consolider leur pouvoir.
A cette période, les identités amazighe et musulmane sont réaffirmées, notamment avec la résistance et la lutte contre les colons français et espagnols.


Dans le Rif, au cours de cinq années de guerre, le président Mohamed Abdelkrim El Khattabi met en place les structures d’un Etat rifain sous le nom de «République des tribus confédérées du Rif ». Pendant cette période de résistance, les espagnols proposent à Abdelkrim un Rif autonome dans le cadre du régime du protectorat, ce qu’il rejette catégoriquement.


3. La période du Maroc indépendant

L'indépendance politique du Maroc a été construite sur une contradiction, puisque le nouvel Etat naissant se délaisse des tribus et de la structure républicaine des tribus qui ont dominé la scène qui précède le colonialisme européen. C'est la fin de l'autonomie et la liberté des tribus.


Avec la politique d'arabisation, la langue amazighe commence à perdre du terrain. D'autre part, le terme «régionalisation» commence à émerger. L’Etat introduit timidement une politique de régionalisation sous tutelle. À plusieurs reprises, dans leurs discours, feu Hassan II et Mohammed VI se réfèrent à des termes tels que la «décentralisation», la «concentration», l’«autonomie», les «landers» allemands, la "régionalisation avancée" ... Dans les discours royaux, il est fait référence souvent à la démocratie, à la primauté du droit,...


Avec le règne actuel, le discours sur le «processus démocratique», se poursuit. De nouvelles idées émergent comme «le nouveau concept de l'autorité». Dans le «discours Ajdir » (17 Octobre 2001), il est décidé de créer l’«IRCAM» (l'Institut royal de la culture amazighe), et quelques années plus tard une télévision amazighe voit le jour... Cependant, le mouvement amazigh, insatisfait, revendique toujours des droits fondamentaux, tels que la reconnaissance de l'identité, de la culture et des droits des Amazighs, ...


Au cours des dernières années, le débat a porté, entre autres, sur la «régionalisation avancée», la «réforme constitutionnelle» et «l'identité amazighe », ...


II. Perspectives

Le pays est «un train de sénateurs». Les réformes ne se terminent pas dans le temps, prennent le temps pour se développer et donc à produire des fruits. Chacun sait quand elles commencent, mais personne ne sait quand elles terminent et si elles viendront à terme un jour.
Les réformes et les étapes vers la démocratie se font par doses homéopathiques, Avec le printemps des peuples, au Maroc, à la fois le mouvement du 20 Février, comme le mouvement amazigh, ont fait entendre leurs voix. Plus de cinquante militants sont derrière les barreaux, dont des militants amazighs. La voix de la rue semble avoir été calmée, du moins pour l'instant, grâce à l'idée de la réforme constitutionnelle et de la répression...


Trois idées peuvent être retenues qui se chevauchent au demeurant : la Constitution, l'autonomie et la question amazighe.
1. La Régionalisation: un projet de « régionalisation avancée » tronqué

Un comité consultatif a été formé pour mener une large consultation et qui a invité pour cela les partis politiques, les syndicats, la société civile et des experts. Le Roi a précisé dans ses orientations qu’il fallait prendre en considération l'histoire et la réalité du Maroc, et par conséquent penser un modèle de régionalisation marocain qui ne serait pas importé. In fine, le Comité consultatif pour la régionalisation propose un modèle de régionalisation jacobin, sous tutelle du pouvoir central, loin de permettre une réelle autonomie régionale libératrice. La division proposée des régions ne tient guère compte de la volonté et de l'ambition des populations concernées.

En outre, le projet de régionalisation du comité consultatif n'est en rien conforme au projet proposé par le Maroc pour le modèle d'autonomie pour le Sahara occidental. Après plus de trois ans (3 Janvier 2010), le débat semble avoir refroidi et n'est plus une priorité pour l'Etat. Toutefois, le Maroc a la possibilité d'agir en toute souveraineté afin de régler non seulement un problème politique, mais aussi pour surmonter les difficultés et les problèmes du sous-développement,... Nous nous retrouvons avec deux modèles qui n'ont rien comparable l’un à l'autre: d'abord, le plan d'autonomie pour le Sahara, en date du 11 Avril 2007, et ensuite le projet du Comité consultatif sur la régionalisation.


Le mouvement amazigh pour sa part défend le droit à l'autonomie régionale. Plusieurs déclarations comme celle de Nador, celle d’Al Hoceima et le projet de manifeste de Tamazgha sont fondés sur le droit à l'autonomie des régions.

2. La Constitution: le problème de la mise en oeuvre

Une réforme constitutionnelle a eu lieu après une large consultation, (comme ce fut le cas pour la question de la régionalisation), suivi d’un référendum constitutionnel. La Constitution apporte des réformes formulées en termes de principes. Cependant, les lois organiques et autres qui doivent compléter la Constitution sont lentes à venir. Jusqu'ici il n'y a rien de nouveau au sujet de leur planification et encore moins sur la phase dans laquelle elles se trouvent. L’édifice juridique est loin d'être terminé et les institutions (y compris la Chambre des conseillers) sont loin d'être en conformité avec les dispositions constitutionnelles. Ainsi, la phase de transition continue à perdurer dans le temps.


3. La question amazighe: relégation aux calendes grecques

La question amazighe est étroitement liée à la mise en œuvre de l'ensemble de l’édifice et des institutions juridiques qui peuvent la promouvoir... Mais, encore une fois, la loi organique devant fixer les conditions dans lesquelles doit être mise en œuvre la formalisation de l'amazigh (comme patrimoine commun de tous les Marocains) ne fait pas partie des priorités du gouvernement. Nous sommes encore loin des décrets et autres textes qui devraient compléter la future loi organique qui n'existe pas même au stade de projet.


Une institution telle que l'IRCAM est mise de côté... La télévision amazighe fait plus dans le folklore que dans le culturel ... Le gouvernement dit avoir cinq ans pour préparer les lois organiques, y compris celle relative à la langue et à l'identité amazighe...

Considérations finales

La gestion de la transition du pays vers la démocratie est pleine de contradictions. D’un côté le discours, la théorie, la loi et les principes déclarés et, de l’autre, la réalité, l'application et la pratique qui laissent à désirer. Il est clair que le Maroc par rapport à ce qui s'est passé dans d'autres pays comme la Tunisie, la Libye, l'Egypte, la Syrie, ... fait figure d’« exception », comme le disent l’État et plusieurs observateurs. Cependant, le pouvoir doit être conscient que les problèmes sont trop graves et sérieux pour ne pas être traités de manière idoine et appropriée, en temps opportun.


La question amazighe ne se limite pas à la langue, et encore moins au folklore. C'est une question de langue, d'identité, de droits économiques, civils, politiques, économiques, sociaux, culturels,... C'est aussi le droit à l'autonomie des régions. La démocratie n'est pas un vain mot. La clé est la participation, la justice et la responsabilisation des populations et communautés locales pour leurs destins.


Enfin, sans démocratie, pas d’autonomie ni d’identité amazighe, sans autonomie, pas de démocratie, ni identité amazigh, et sans identité amazighe, il n’y a pas de démocratie, ni d’autonomie.

*Communication livrée au séminaire sur « LOS AMAZIGHES: Historia, Sociedad, Política y Cultura ». En Granada, del 18 al 20 de noviembre, au siège de la Fundación Euro árabe à l’occasion du millénaire de la fondation de la ville de Grenade par la dynastie amazighe des Zirides.

LETTRE OUVERTE de l’AMA A M. BAN KI-MOON

du 1 janvier 2014/2964
A Son Excellence,

    M. Ban Ki-moon,

Secrétaire Général des Nations Unies

 

Objet : Protestation de l’élection des états du Maroc et d’Algérie au Conseil des

Droits de l’Homme de l’ONU à l’occasion de la célébration du

65ème anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des

Droits de l'Homme

 

Excellence,

 

A l’occasion de la célébration du 65ème anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, j’ai l’honneur d’appeler votre attention sur la situation des droits humains de deux pays de notre région de Tamazgha (Afrique du Nord) qui viennent d’être récemment élus au sein du Conseil des Droits humains de l’ONU le 12 novembre dernier.
Sachez, Excellence Ban Ki-moon, que lorsque le monde célèbre la triste disparition de notre grand héros africain Nelson Mandela, pour avoir réussi à casser le système d’apartheid anti-noir au sud de notre continent, permettant aux africains de se réconcilier avec eux-mêmes et de permettre aux africains noirs d’accéder au summum du pouvoir par la démocratie, nos deux états de l’Afrique septentrionale, à l’autre bout de ce continent qui porte un nom amazigh, continuent à pratiquer encore une politique d’apartheid à l’encontre des citoyens autochtones, en l’occurrence les amazighs, une politique pratiquée depuis leurs indépendances respectifs en 1956 et 1962, assez subtile et très bien dissimilée par rapport à celle des sud-africains, vu que les amazighs, sont dans leur grande majorité, des africains blancs, qui subissent de la discrimination de la part d’une minorité qui se donne des généalogies « arabes », et qui a la même couleur de peau qu’eux. Alors, en quoi se manifeste la dite politique d’apartheid institutionnalisée de ces deux états qui ont fermé des frontières séparant le peuple de Tamazgha (Afrique du Nord ou « Afrique blanche » comme l’appelle certains anthropologues), depuis déjà vingt ans?
Royaume du Maroc :
Par rapport au Maroc, avec l’avènement de jeune roi Mohamed VI, un si grand espoir était ouvert lorsqu’ il a pris l’initiative de la création de l’instance Equité et Réconciliation, inspiré justement de l’Afrique du Sud, pour se pencher sur les graves violations des droits humains des années de plomb, sous le règne de défunt dictateur Hassan II. La dite instance a permis à certaines victimes de s’exprimer et de les récompenser par certaines maigres compensations financières, mais elle n’a jamais abordé le crime contre l’humanité commis à l’encontre des populations amazighes civiles de la région du Rif durant les années 58-59, ni éclaircir les nombreux assassinats politiques commis à l’encontre des membres de l’armée de libération dont Abbas Mesaadi, ni encore traduire les responsables des dits crimes devant les tribunaux, et non plus, il n’a déclenché une vraie politique de développement économique régional intégré des régions amazighophones comme l’un des moyens de réconciliation nationale, et qui comptent avec le grand nombre des victimes de ces années de plomb. Et encore moins, permettre aux citoyens amazighs, qui conforme la majorité de la population marocaine d’accéder à un certain partage de pouvoir, et cela tout en essayant d’ interdire toute formation politique amazighe, comme ça était le cas de triste interdiction du Parti Démocrate Amazigh Marocains (PDAM) par ordre judiciaire le 1 janvier 2010, alors qu’on continue à autoriser la création de partis politiques sur les bases de l’idéologie arabo-musulmane, et qui surpasse la trentaine dont le Parti de Justice et Développement (PJD) au pouvoir en est l’éloquence. Ces dernières formations, qu’elles soient au gouvernement ou dans l’opposition, continuent à exclure encore le fait amazigh et qui continuent à parler de « Maghreb Arabe » comme s’elles se trouvent au lointain Proche Orient et malgré le fait que la constitution marocaine du 1 juillet 2011 reconnaît définitivement l’identité et la langue amazighes.
Comme vous devriez le savoir, et comme on l’a déjà dénoncé devant le CERD en août 2010, la politique marocaine d’apartheid anti-amazigh s’affiche par les nouvelles cartes d’identité nationale où les citoyens amazighs sont signalés discrètement par la lettre « z » de la première écriture africaine qu’est le tifinagh. De même, sur les cartes distribuées de descendance religieuse de « shurfa », s’adjudant des généalogies proche-orientales « arabes », on exprime aux autorités de leur faciliter leurs taches administratives, au détriment des citoyens courants ! Même au sein du propre palais royal, tout personne qui manifeste de la sympathie avec les amazighes termine par être écartée, comme s’est passé avec l’intellectuel et ancien porte-parole du roi, Hassan Aourid, actuellement poursuivi par un procès judiciaire de la part d’un parti politique administrative, créée par un conseiller « arabe », pour avoir osé parlé de soutien indéfectible de l’état au dit parti. Ces conseillers, qui détiennent le vrai pouvoir sans que personne ne les a voté, ne se soucient jamais de continuer à pratiquer la même politique comme si le Maroc n’est qu’un état de « sujets arabes », et qui s’est matérialisé dernièrement par l’hommage royal uniquement aux artistes « arabes » lors de la dernière fête de trône, en oubliant délibérément des centaines et des milliers d’artistes amazighs. Le seul ministre pro-amazigh qui a proposé le changement du nom de dénomination raciste de l’UMA (Union du Maghreb Arabe) en Grand Maghreb, en l’occurrence l’ex-ministre des Affaires Extérieures Saaeddine El Othmani, en accord avec la nouvelle constitution, a été évincé lors de dernier remaniement gouvernemental, sans parler qu’il fût l’un des premiers à diligenter des aides humanitaires aux réfugiés touarègues et maures azawadiens de Mauritanie, du Niger et de Burkina Fasso, répondant favorablement à la requête de notre ONG . Le pouvoir que la constitution octroie au président du gouvernement appartenant au même parti que lui et qui ont récolté plus d’un millions de votes lors des dernières élections est dépassé par le pouvoir des conseillers royaux!!!
La Haute Autorité de L’Audiovisuel (HACA), qui ne compte sur aucun représentant amazigh au sein de son conseil d’administration, ne se manifeste jamais sur le non respect des cahiers de charge contre la SNRT et 2M SOREAD en ce qui concerne les programmes télévisés en langue amazighe. Pire, au moment de la confrontation publique entre les responsables de ces deux dernières sociétés et le ministre islamiste de la communication, c’était auteur d’un amazigh de payer les frais, à savoir M. Ahmed Ghazali. Ces conseillers « arabes », qu’il faut rappeler que personne ne les a voté, qui font et défont les responsables des institutions de l’Etat marocain, ne se soucient guère si le Maroc dégringole dans l’indice de développement humain, de l’indice de la corruption ni de la liberté d’expression, ni de la détérioration du système éducatif…Ils n’oseront jamais touché l’un des leurs comme M. Ahmed Lahlimi Alami, Haut Commissaire au Plan, un fervent cadre anti-amazigh, qui maquille honteusement les statistiques, et qui a falsifié délibérément le nombre des amazighophones, en les réduisant à un chiffre délirant de 8,4 millions, soit 28,4 %, lors de recensement de 2004 !!!
Quand aux autorisations de circulation des moyens de transport (taxis, camions, bus…) ainsi que les permis d’exploitation des gisements miniers sont souvent réservés prioritairement aux proches de ses conseillers, sans qu’il y ait souvent d’appel public !!!
Même si, en tant que militants amazighs, nous avons réussi à arracher quelques revendications comme la création de l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM) et la Télévision amazighe (TV8), la première vient d’être amputé de son conseil d’administration et la deuxième ne compte plus avec un budget et une direction autonomes ! Mais en ce qui concerne les engagements de l’état marocain suite aux revendications du Mouvement de la jeunesse du vingt février 2011 et du mouvement amazigh, notamment la reconnaissance, dans la constitution du 1 juillet 2011, de l’Amazighe en tant que langue officielle pour tous les marocains, celle-ci est restée lettre morte. Et en dépit du temps passé, les principes constitutionnels qui devaient être traduits sous forme de loi organique, de décrets, arrêtés et circulaires d’applications du caractère officiel de la langue africano-amazighe, le gouvernement ne manifeste aucune préoccupation et se soucie guère de l’interdiction des députés Fatma Tabaamrant et de Abdellatif Ouammou de parler en amazighe au sein du parlement. Pire, un parti politique qui était dans l’opposition, en l’occurrence RNI, vient de retirer son projet de loi un mois juste après son entrée au gouvernement. Quant à la loi organique devant préciser le droit à l’autonomie des régions de disposer d’eux-mêmes comme la meilleure forme de réconciliation de l’Etat avec ses citoyens autochtones, dans le cadre de la « régionalisation avancée », est toujours au stade de projets.
La perpétuation de la discrimination et de la ségrégation contre l’amazighité et les Amazighs au Maroc ne se manifestent pas seulement par le blocage de la mise en œuvre de l’officialisation de la langue amazighe, ainsi que la permanence de l’interdiction des prénoms amazighes et l’interdiction de l’utilisation de l’amazighe, à l’écrit et à l’oral, au sein des différentes institutions de l’Etat marocain, sinon aussi dans le blocage injustifiée de l’apprentissage de l’amazighe, de son frein à sa généralisation dans l’enseignement primaire et secondaire, de son exclusion des campagnes de l’alphabétisation des adultes et de son manque d’intégration dans les médias écrits et audio-visuels. Diverses promotions de diplômés en langue amazighe sont confinées au chômage. La ségrégation persiste en ce qui concerne le soutien de l’Etat  au cinéma, à l’art, aux associations, aux journaux, à la culture et aux auteurs amazighs.
Aussi, les prisonniers politiques amazighs, en l’occurrence Mustapha Oussaya et Hamid Aadouch continuent à être incarcérés à la prison de Meknès, sans que le Conseil Consultatif des Droits Humains ni le ministère de la Justice s’en préoccupent pour ouvrir de nouveau leur dossier juridique caractérisé par beaucoup d’anomalies, chose qu’ils ne ménagent pas lorsque il s’agit de prisonniers politiques d’extrême gauche ou de salafistes « arabes ».
Jusqu’à maintenant les cinq victimes amazighes brûlées de la province d’Alhoceima (Imad Alqadi, Jawad Benqaddour, Jamal Salmi, Samir Lbouazaoui et Nabil Jaafar) lors des manifestations pacifiques du vingt février 2011 ne sont toujours pas élucidés et l’état n’a diligenté aucune enquête approfondie pour délimiter les responsabilités, chose que les populations civiles du Rif sortent à chaque fois dans les rues pour élucider ce drame. De même les assassinats suspects de Kamal Hussaini à Ait Bouayach, de Karim Chaib à Sefrou, de Kamal Ammari et Mohamed Boudouroua à Safi, et de Fadwa Laaroui à Souk Sebt, et les procès de dizaines de prisonniers politiques du Mouvement du 20 février sont restés sans suite dans les coulisses des tribunaux marocains où la justice est malheureusement encore aux ordres !
A ce jour, le bilan des derniers gouvernements conservateurs est très négatif et très décevant en ce qui concerne la question amazighe. En outre, durant le mandat, on a pu relever des décisions racistes, des pratiques ségrégationnistes et des répressions inédites contre les populations Amazighs (Ayt Bu Ayache/Imzuren, Tinghir, Imider, Ayt Sgugu à Mrirt, Ait Baha au sud, Targuist, Amskroud…). La continuation de la spoliation des terres collectives des tribus amazighes avec des décrets coloniaux, et dont certaines parcelles sont offertes à des prix symboliques aux « émirs arabes »…
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