Formation de sensibilisation à la radicalisation








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Les monarchies du Golfe ont en effet toutes un pouvoir sunnite, les alaouites, branche dissidente du chiisme, du clan Al-Assad dirigent en Syrie, pays à majorité sunnite, et au Liban, les chiites doivent partager le pouvoir avec les autres groupes confessionnels (musulmans sunnites, druzes et chrétiens). «L’Iran est le seul pays où la religion d’Etat est le chiisme», rappelle Laurence Louër. En Irak, les chiites sont majoritaires et au pouvoir, mais la religion est l’islam.

La rivalité entre sunnisme et chiisme s’incarne depuis la révolution iranienne de 1979 dans l’opposition entre les deux grandes puissances de la région: Arabie Saoudite et Iran, respectivement soutenues par l’Occident pour la première et un axe russo-chinois pour la seconde.

Présentation rapide des différents courants de pensée de l’Islam : de l’Islam classique à l’Islam réformiste
(A l’intérieur des différentes branches de l’Islam ce sont développés depuis le VIIIème siècle, différents courants de pensée comme pour les autres religions monothéistes. La riche intervention de Mr Karim Bouda est complétée par des notes supplémentaires.)
Les courants de pensée de l’Islam classique


  1. L'islam populaire avec ses traditions et pratiques rituelles est un islam de la convivialité. Les familles marocaines immigrées en Belgique ou en France appartiennent à cet islam.




  1. Le soufisme, un humanisme et un style de vie entièrement tourné vers la spiritualité. Il fascine le monde occidental et suscite des conversions.

Les soufis sont la branche mystique de l’Islam. Environ 40% du monde musulman, sunnites et chiites, est lié à une quelconque fraternité soufie. Le soufisme s’est développé en Islam parmi ceux qui cherchaient des relations plus affectives avec Dieu. Chaque confrérie a son maître-guide spirituel. Parlant en des termes poétiques qui scandalisaient les docteurs de la Loi sunnites et chiites, ils étaient autrefois jugés hérétiques et combattus. C’est AL-UHAZALI au XIIe siècle qui a réconcilié l’Islam classique avec les courants mystiques, ce qui a permis l’apparition des grandes confréries. L’Espagnol IBN ARABI, mort en 1240, est considéré comme le plus grand maître soufi. Le soufisme est un humanisme et un style de vie entièrement tourné vers la spiritualité et l’excellence du comportement.


  1. L'islam laïcisant (moderne) : des intellectuels réformateurs revisitent le Coran et d'autres textes fondateurs pour un Islam moderne. Ils proposent une critique historique et font une analyse littéraire (l'Hijtihad). En général, ils résident à l'étranger (en Europe, en Amérique)


Les différents courants de pensée de l’Islam réformiste (à partir du XVIIIe s.)
Le terme « réforme » a une signification particulière en islam. Il ne faut pas assimiler ce terme à une forme de progressisme politique. Le mot arabe signifiant « réforme » est islah, toujours connoté positivement, et fréquemment associé à tadjid, qui signifie « renouvellement ». Si ce renouvellement est souvent perçu comme nécessaire, il ne doit pas être systématiquement apparenté à une quête de nouveauté. Le réformisme islamique est un courant philosophico-religieux né au XIXème siècle qui souhaite un retour vers la pureté des textes originaux (comme au temps de la réforme Luthérienne) et visant à débarrasser la religion des commentaires qui l’auraient éloignée de ses sources.
Nous sommes témoins aujourd’hui de la naissance de multiples courants islamistes plus radicaux les uns que les autres qui cherchent à étendre la domination islamique dans le monde entier par le djihad. Parmi eux, on distingue entre autre le Wahhabisme et le Salafisme: le premier est un mouvement religieux et politique arabe et musulman sunnite d’inspiration hanbalite fondé par Mohammed ibn Abd el-Wahhâb (1703 – 1792) vers 1745. L’intention de ce dernier était de ramener l’islam à sa pureté d’origine. Ses fidèles rejettent toute tradition extérieure au Coran et à la Sunna. Cette alliance est à l’origine de la diffusion de la doctrine la plus radicale de l’Islam, l’idéologie dite « islamiste ». Le wahhabisme est étroitement lié à la notion de « salafisme », (en arabe : « as-salafiyya » provient du mot salaf, « prédécesseur » ou « ancêtre »), un courant fondamentaliste dont il se distingue difficilement et dont la description est l’objet de débats. Le salafisme est un dérivé du wahhabisme, mais ces deux doctrines prônent toutes les deux un Islam radical et rigoriste, en opposition à la modernité du mode de vie occidental.


  1. L'islam conventionnel qui est souvent l'islam "officiel" des régimes politiques (Arabie Saoudite, Etats pétroliers du Golfe, Iran…). L’influence des wahhabites, est un courant fermé à la modernité. Cet islam dispose d’un important réseau bancaire et financier. Ils aident à construire des mosquées dans le tiers monde.




  1. L’islam politique (l’islamisme) avec ses deux tendances légaliste et radicale violente qui toutes deux font appel au djihad et au martyr.




    1. L’islamisme légaliste : est présent à tous les niveaux (armée, police, médias, administration …) et sa popularité est grande. Il présente des partis politiques aux élections et essaie de former un Etat dans l’Etat. Ce sont par exemple les Frères Musulmans, le FIS en Algérie, le Refah en Turquie, le Hezbollah en Palestine, la Ligue Arabe Européenne d’Abou Jahjah, l’organisation « Foi et Pratique » en Europe.


b) L’islamisme fondamentaliste et révolutionnaire : cherche à promouvoir un Etat musulman par la violence et le terrorisme. Par exemple le GIA en Algérie, les Talibans en Afghanistan, Al Qaida, le Hamas au Liban, l’Ayatollah Khomeiny en Iran, l’organisation « Parti de la Libération » basée à Londres.

Des précisions sur des mots : islamiste, salafiste et djihadiste

Pour résumer le salafiste (de salaf, ancêtre) veut vivre dans l’imitation du Prophète et de ses premiers compagnons, y compris dans leur aspect extérieur. Tandis que l’islamiste veut ré-islamiser les champs social, judiciaire, administratif, et surtout économique et politique, le salafiste exige que tout musulman s’habille comme le Prophète et ses compagnons au VIIe siècle, porte la barbe comme eux et vive de la même façon. Le djihadiste veut combattre les « mécréants », tous ceux jugés impurs à l’islam, concernant autant les musulmans que les non-musulmans et revendiquant l’universalité d’un territoire, le retour d’un califat.
L’islamiste radicalisé ou radical
L’Islam dit radical est une expression à la française, pour qualifier ceux convertis de longue et de fraiche date qui ont basculé soudain dans un autre monde: celui du terrorisme, ou du pré-terrorisme,  de la volonté de faire le « Jihad par l’épée », de partir guerroyer en terre étrangère contre l’ennemi américain, chrétien, juif, les mécréants, les apostats, les mauvais musulmans, ou de s’attaquer à des cibles nationales. On les appelait auparavant, les islamistes.

Mais le printemps arabe est venu bouleverser la donne. Car de nombreux partis dits islamistes (c’est à dire fidèle aux préceptes de la loi Islamique) sont arrivés au pouvoir par les urnes. Leurs idées ne font pas (ex Tunisie, Egypte, Libye…) l’unanimité, mais ces islamistes ont été élus par les urnes. Il a donc fallu que les médias notamment trouvent une autre expression plus parlante. Et c’est là qu’arrive « l’islam  Radical » appellation  qui n’est pas satisfaisante pour autant, puisque certains  musulmans ont des opinions « radicales », sans pour autant nourrir une seule seconde l’idée de basculer dans l’action violente. L’Islam radical de Jeremy Louis Sydney n’est pas celui d’un frère musulman, érudit… L’islam radical est encore moins une branche dérivée de l’Islam qui aurait été théorisé par des Imams. Entendre comme cela pu être le cas, sur divers médias: « Is s’étaient convertis récemment à l’Islam radical » est pure hérésie. Ce n’est pas un phénomène nouveau, contrairement à ce qui peut être dit ici et là. Depuis plus de dix ans déjà, et notamment après les attentats du 11 septembre 2001, des réseaux structurés opérationnels, des filières d’acheminement d’apprentis terroristes, ou des loups solitaires s’étant auto-radicalisés, parfois  en prison, parfois seuls, en ayant fait leur apprentissage  sur le « net » ont sans cesse été interpellés et neutralisés par les services de lutte anti-terroriste français.
Le salafiste

Le mot salafiste vient de salaf, « ancêtres » ou « pieux prédécesseurs », quête de l’authenticité et retour à la pureté des sources. Ce concept appartient à l’islam sunnite Le Salafiste prône un retour à l’ancien temps celui d’un Islam « pur » le respect de la sunna (la loi immuable de L’islam). Au contraire de l’islamisme, le salafisme n’est donc ni un mouvement religieux à revendication politique, ni une organisation à proprement parler, plutôt une tendance de « régénération » de la foi et de réislamisation de la société. Un salafiste peut être considéré comme un musulman « ultra-orthodoxe ».

Il faut distinguer deux notions de salafisme : celle des réformistes du début du XIXe siècle (Jamal ed-Dine al-Afghani et Mohammed Abduh), qui veulent alors imposer une réforme au sens quasi luthérien du terme (c’est-à-dire une lecture épurée des textes) ; et celle des salafistes actuels, davantage un littéralisme aveugle qui rejette toute innovation (bida’a).

Le salafisme s’impose progressivement dans tout le monde musulman. Il suit les préceptes de la finance islamique conceptualisés par les théologiens saoudiens. Ce néo-fondamentalisme traditionnaliste se révèle parfois une passerelle intellectuelle vers l’extrémisme et le jihad planétaire.

En France, dans les années 1980, les salafistes ont d’abord été assimilés à des fondamentalistes ou des traditionnalistes. Les années 1990 et la guerre civile algérienne ont donné une tribune aux prédicateurs salafistes dans les banlieues françaises, qui acquièrent une nouvelle visibilité grâce à l’Internet. Plus récemment, de jeunes convertis et d’autres issus de l’immigration ayant tenté la hijra (l’installation en Arabie séoudite) en sont revenus déçus. Se concevant comme un groupe social communautaire « puriste », confortés par l’émergence des salafistes tunisiens et égyptiens lors des « printemps arabes », ils contestent davantage l’influence des Frères musulmans.

Ces salafistes rejettent les valeurs occidentales. Pour eux, la société française n’existe pas. La loi islamique est plus forte que celle d’un pays. Ils ont noyauté quantité de mosquées en France, mais leur mouvement n’est pas violent par essence. Restent que certains salafistes ont basculé dans le jihadisme. Le Salafiste Jihadiste a pris naissance lors de la guerre d’Afghanistan. Il est aujourd’hui partout. En France comme ailleurs.
Les djihadistes
Les djihadistes salafistes sont considérés par les services de renseignement comme les plus dangereux des activistes potentiels. Ils pratiquent la Taqiya, un « art » spécifique, devenu essentiel dans le cadre de la constitution de groupes clandestins. La Taqiya c’est une pratique qui consiste à manier la dissimulation, à des fins diverses: Cacher ses pratiques religieuses pour échapper à des persécutions. Mentir pour tromper l’ennemi, avec la bénédiction d’Allah. La Taqiya est devenue une pratique essentielle dans le terrorisme d’aujourd’hui. Des manuels leurs enseignent l’art de la ruse, du mensonge permis, voire du reniement de sa propre religion, pour échapper aux soupçons. Quelles sont leurs terres de jihad ?

Le phénomène est apparu avec la première guerre d’Afghanistan (1979), contre les forces soviétiques. Depuis il n’a cessé de croitre. Les terres de Jihad sont celles où des conflits se sont succédés dans les Balkans, au Moyen-Orient, dans la Péninsule arabo-musulmane. Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Kosovo, Irak,  Libye, Syrie, Mali et corne d l’Afrique aujourd’hui. Ou des musulmans ont estimé qu’il fallait venir au secours d’autres musulmans, quitte à prendre les armes. Le phénomène est donc bien loin de s’arrêter, même de plus en plus de « candidats » partent maintenant, seuls, à l’aventure, dans l’espoir d’être pris en main sur les terrains par des combattants aguerris. D’autres ont regagné l’hexagone, parfois sur ordre, avec mission de bâtir d’authentiques réseaux opérationnels. Les hommes revenus bénéficient d’un réel charisme, et de l’auréole du vrai combattant d’Allah.
Les principaux courants du salafisme actuel : du salafisme au salafisme radical 

Aujourd’hui, le salafisme se décline en trois courants principaux :

  • Le salafisme « cheikhite » ou quiétiste, inspiré par le wahhabisme et les cheikhs implantés en Arabie saoudite, en Jordanie ou au Yémen, peut être considéré comme le plus littéraliste et le plus largement majoritaire à travers le monde. Uniquement préoccupé de vivre en symbiose avec les prescriptions coraniques, celui qui adopte cette forme de salafisme « de prédication » professe un certain mépris pour la vie sociale et politique et les courants engagés en politique, tels les Frères musulmans. Sous l’égide du cheikh Mohammad Nasser Al Dîn Al Albani (mort en 1999), du Yéménite Moukbil ou de l’imam algérien de Marseille, Abdelhadi Doudi, cette stratégie s’appuie sur une prédication non violente et non directement politique. La foi « revivifiée » doit naturellement transformer la société et, par-delà, le monde entier.


Remarque en Arable Saoudite actuelle, pays wahhabite revendiquant un salafisme officiel dit quiétiste c’est-à-dire modéré et opposé à l’idéologie djihadiste, le takfirisme, pratique la peine de mort, des décapitations, des lapidations, en référence à la charia, un ensemble de prescriptions et de normes théologiques, compilées au cours du Moyen Age, totalement étrangers à l’esprit des Lumières qui a donné lieu à la philosophie des droits de l’homme !


  • Al Sahwa al Islamiya (« le Réveil islamique »), une tendance directement inspirée d’un courant plus politique, conduite en 1991 par les deux cheikhs wahhabites Salman Al Awda et Safar Al Hawali contre feu le roi Fahd après la première guerre du Golfe. Il trouve son origine dans la vive protestation d’une partie des oulémas contre l’entrée de l’armée américaine en Arabie saoudite. L’influence des deux personnages a diminué en raison de la montée du salafisme radical et autres tendances réformistes. La référence la plus citée de ce courant reste le Syrien Mohammad Sourour, qui veut rétablir le pouvoir des religieux face aux politiques. A Birmingham, en Grande-Bretagne, il y a créé le Centre islamique, toujours en activité. Ce courant minoritaire accepte de se lancer dans la politique quand ils estiment que l’identité islamique est remise en cause en Occident. Nés et ayant grandi en Occident, ces salafistes sont prêts à négocier leurs votes auprès des élus. Dans ces cas, ils deviennent des concurrents directs des Frères musulmans, avec lesquels ils partagent alors une stratégie d’entrisme dans la vie politique et se disputent la même clientèle.



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