Underground un Québécois à Paris Roland Michel Tremblay Éditions T. G., Paris Du même auteur, publiés chez l’éditeur iDLivre : L'Anarchiste (Poésie) Denfert-Rochereau (Roman) L'Attente de Paris (Roman) L'Éclectisme (Essai)








titreUnderground un Québécois à Paris Roland Michel Tremblay Éditions T. G., Paris Du même auteur, publiés chez l’éditeur iDLivre : L'Anarchiste (Poésie) Denfert-Rochereau (Roman) L'Attente de Paris (Roman) L'Éclectisme (Essai)
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date de publication14.04.2017
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Citizen qui est très écœurant. « Hatfield's failure to help gays lamented », est le titre. Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, notre province voisine, enfin, deux provinces à l'est de l'Ontario, était connu comme étant gay : « [...] it was well-known in the gay community that Hatfield, premier of New Brunswick from 1970-1987, was homosexual. "I find it ironic that Mr. Hatfield was in power for 17 years and never did anything for the community," Williams told the inquiry during public hearings. [...] [Ironique ? Moi je trouve ça écœurant !] Another witness at the blood inquiry said Hatfield's determination to keep his homosexuality secret from New Brunswickers is likely one of the reasons he wouldn't support gay rights. » Quand quelqu'un qui est lui-même gay est prêt à discriminer les gays de peur que l'on pense qu'il soit gay et qu'il perde le pouvoir, on est rendu bien bas. Comme en Ontario, des députés hétéros ont peur de se faire prendre pour des queers (tapettes) parce qu'ils appuieraient un projet de loi aidant les homosexuels. J'en appelle aux gays de la planète, il faut sortir de l'ombre, ne pas avoir peur de crier partout qui nous sommes ! A le dire à ma famille, je n'ai rien expérimenté de bien affreux. Il y a cette période noire de six mois à un an où ils passent à travers les cinq étapes de la mort pour ensuite renaître dans l'acceptation et l'amour. Je ne conseille cependant pas à ceux qui habitent encore chez leurs parents de leur annoncer une telle nouvelle. Ma famille semble trouver cela normal maintenant. Ma mère me dit que je ne peux pas laisser Sébastien pour aller à Paris. Ma sœur accepte le fait que c'est aussi sérieux entre moi et Sébastien qu'entre elle et François malgré leur maison qui achève d'être construite. Bref, plus il y en a qui sortent de l'ombre, plus ça semble normal, moins on souffre. Sans compter qu'il y aura de moins en moins de gays qui vont vainement se marier avec des gens du sexe opposé, ou d'autres qui vont faire des choses aussi insensées que le Hatfield du Nouveau-Brunswick.

Parlant des gays, la parade de 100 000 personnes pour le Stonewall a été dénoncée dans le Citizen, paraît que ce serait 1 200 000 personnes (6 juillet). Il est dit que la parade prenait quatre heures pour passer n'importe quel point. Le gars d'Ottawa se lamente également que les photos qu'on en a rapportées c'est les quelques travestis et nus qu'il y avait alors qu'on a oublié de dire que la plupart étaient en jeans et t-shirt. Ce qu'il questionne c'est l'intérêt des médias à nous montrer comme des gens loin du monde ordinaire. Il est vrai que 100 000 personnes c'est impossible, parce qu'il y avait 100 000 personnes HIV positive aux Gay Games, disait Edward. Ils ne peuvent tout de même pas tous être porteurs du VIH ? C'est doublement impossible parce qu'à Toronto la semaine suivante, une parade pour les gays a attiré cela 100 000 personnes. Je ne crois pas que ce puisse être les mêmes personnes (?). Parlons-en de cette parade à Toronto, dans La Presse du 4 juillet on a un article de grandeur moyenne, dans le Citizen du 4 juillet on a qu'une photo avec deux lignes pour la légende. The Sun of Ottawa (4 juillet, en page couverture, caractères qui dépassent les marges du journal) : "100,000 gays vow fight for rights." The Sun nous montre une photo en page 2, effrayante, si c'est ça l'image que l'on veut transmettre des gays, ça fait peur. Voyez le résumé qu'ils nous offrent : "Toronto's Gay and Lesbian Pride Day ran the gamut yesterday from the divine to the outrageous: 2,000 attended religious ceremony at Maple Leaf Gardens. Bare-breasted woman with pierced nipples hawked T-shirts. Man wearing jockstrap and army boots gave a shoeshine to guy dressed in a tartan mini-skirt." Dans cet article on parle des politiciens qui sont justement gays, mais dans le placard : « Toronto Coun. Kyle Rae also poured scorn on "closeted gay men" in the legislature "who betrayed our community." Rae called the unnamed politicians "some of the most repugnant hypocrites I have ever encountered" and slammed a legislature composed of "cowards and opportunists". » Je n'aurais pu mieux dire. Ainsi il faut être abonné à trois journaux pour être bien informé. Un sleazy pour être au courant des mythes et préjugés qui alimentent le peuple (The Sun ou Le Journal de Montréal en l'occurrence) et deux dits politically correct. Deux, parce qu'ils ont chacun des lignes éditoriales à respecter, et, pour une raison ou une autre, ne divulguent jamais toutes les informations. Même que souvent ils les déforment.

Bon, je vais partir pour Jonquière mardi en autobus ou mercredi en train. Je n'ai plus le choix, ils sont en train de capoter là-bas. J'ai dit à ma sœur que je vais partir pour New York, ils ont commencé à paniquer. Encore des plans de nègres ! A very racist comment, mais je leur ai dit qu'ils me connaissaient, ben oui, encore des plans de nègres.

Là j'ai le cœur gros comme cela fait longtemps que je ne l'avais pas eu. J'avais de l'appréhension avant de débarquer à Jonquière, je voudrais maintenant repartir aussitôt. Premièrement j'arrive dans cette nouvelle maison de mon père que je ne connais pas et ne veux pas connaître. Je me sens mal quand je suis chez les autres, je n'ai qu'une envie, c'est de partir. Je ne suis pas chez moi et je n'ai pas la disposition psychologique pour passer deux semaines ici. Sébastien m'a appelé hier, il a été refusé en génie. Ce fut la crise de la décennie. Ses parents en ont perdu la raison, tu parles, qu'est-ce qu'ils ont à voir là-dedans. Ils sont plus dépressifs que l'enfant et ça rend l'enfant malade. Parce que le Sébastien n'arrêtait pas de me dire qu'il n'allait pas entrer en génie même s'il était accepté, qu'il travaillerait sur sa musique à Ottawa ou à New York. Il disait même que la meilleure chose ce serait de ne pas être accepté, ça faciliterait les décisions. Mais c'est que quand ça arrive le message est clair, tu n'es rien, tu n'es pas foutu d'entrer dans un programme où tous les flots du secondaire entrent, avec des bourses même. Tu as vraiment l'impression que la société te ferme la première porte de toute et que ta misère est écrite sur ton relevé de notes. Il avait besoin de moi et je n'y étais pas. Mais là, je me demande bien ce qui pourrait nous empêcher d'aller à New York. Ses parents exagèrent, ils n'arrêtaient pas de lui demander ce qu'il allait faire s'il n'était pas accepté. Maintenant, ils l'obligent à garder son emploi à plein temps à la BNR alors que Sébastien ne peut plus le sentir ce job-là tellement il y a du stress et des problèmes. Là ses parents lui disent que Sébastien est con, qu'il aurait dû faire ci ou ça, entre autres, s'inscrire à l'Université de Carleton plutôt qu'à Ottawa. De toute façon, je m'interroge sur l'Université d'Ottawa. Comment moi, Sara et Sébastien avons pu être refusés chacun dans des programmes différents alors que nous avons déjà un diplôme universitaire ? Le génie en plus, c'est supposé être ouvert, les gens qui ont 70 % et qui sortent du collège réussissent à entrer, comme Deschênes. J'ai l'impression que le petit sondage pourri que fait le magazine MacLean depuis quelques années y est pour quelque chose. On pense aider les étudiants à choisir les bonnes universités en comparant les institutions, tout ce qu'on réussit à faire c'est augmenter les exigences d'acceptation et de grossir les bourses aux meilleurs étudiants du monde entier au détriment des autres. Ainsi, fière de sa campagne de 34 millions de dollars, l'Université d'Ottawa refuse tout le monde et paye davantage les meilleurs étudiants étrangers pour qu'ils changent d'université. Ce qui fait que l'accès aux études, ce n'est plus dans leur vocabulaire. C'est drôle, j'ai l'impression que je vais être refusé moi aussi. Ce serait là matière à faire un article dans le journal et une enquête, parce que l'an passé j'avais une moyenne pondérée bien plus basse et j'avais un diplôme en moins.

Je suis dépressif parce que c'est déprimant de retourner chez tes parents et de devoir justifier chacune des choses de ta vie, justifier chacune des choses que tu vas faire. Ainsi, expliquer que je vais aller à New York, je suis fort surpris, ils ont tous bien réagi à cette idée. Du moins, ils n'ont pas fait de crise. Comme dirait Sébastien, ils sont habitués au Roland et à ses idées de fou. Après cela, je me demande bien ce qui pourrait les surprendre. Même leur dire que j'ai rencontré un sugar daddy comme M. Wilkins et que j'ai décidé de le suivre dans sa maison d'Angleterre ne les surprendrait pas. Bref, on s'est bien engueulé, maintenant je suis prêt à retourner à Ottawa. Je sais maintenant que ma vie n'est plus ici et que le plus loin je reste de mon passé, le mieux c'est.

Je devrais arrêter de faire des blagues plates, genre, que personne ne va venir à mon mariage parce que ça va se passer en Ontario et que c'est le bout du monde. Autre blague, j'ai reçu une lettre de Toronto pour un emploi de moniteur de langue seconde dans le nord de l'Ontario et on s'adresse à moi dans les termes de madame. Alors j'ai dit que je n'avais pas encore changé de sexe que je sache, que cela allait venir, mais pas tout de suite. Je me demande quelle portée peuvent avoir de telles blagues même s'ils rient fort. En tout cas, ça enlève les tabous et c'est ça qui compte. Mais il faut que j'arrête de parler de Sébastien, ils vont croire que je fais une obsession et que je suis prêt à le suivre au bout du monde, jusqu'à New York. Eh bien, ils auraient raison de le croire. Il me faut poster mes lettres de demande d'emploi à New York.

Plus ça avance, plus je suis convaincu que ça ne vaut pas la peine d'aller à New York. On vient enfin de lâcher le morceau à l'ambassade américaine à Montréal, cela peut prendre de six mois à un an avant que le service d'immigration et de naturalisation des Etats-Unis analyse ma demande. Edward m'a envoyé les annonces du New York Times, ils recherchent des bilingues, mais à l'heure actuelle je ne saurais dire si je suis effectivement bilingue dans leur définition.

Le vieux monsieur Dupuis, le pensionnaire chez ma mère, est surprenant. Il m'a raconté ses épisodes avec les hôpitaux. Il est genre très grincheux et exige des soins. Fumeur et alcolo, les hôpitaux ne veulent plus rien savoir de lui. Amédée, lui, est cardiaque et son médecin refuse de l'aider pour la simple raison qu'il fume ! Heureusement qu'on peut encore changer de médecin, mais ça vous montre quel genre de conscience nourrit nos médecins, infirmiers et infirmières. Bientôt on ne va pas aider les sidéens parce que c'est un châtiment de Dieu selon les religieux. Ils le crient d'ailleurs qu'on devrait nous laisser mourir. Ça, ça se voit déjà dans les hôpitaux. A Montréal, les sidéens doivent s'orienter vers les centres spécialisés, la majorité des autres centres refusent de s'occuper d'eux à ce que j'ai lu dans les journaux. Que dire des femmes qui ne sont plus en mariage pour une raison ou pour une autre ? Selon certains religieux américains : they do not deserve anything! Voilà où notre société en est avec l'égalité entre les humains. Bientôt il faudra être dans une famille traditionnelle au sens de la religion, avoir un comportement sans reproche aux yeux de l'Etat, n'avoir rien fait pour tomber malade, et encore, où dessine-t-on la frontière entre ce qui est recherché ou non ? Une tumeur au cerveau apparaît-elle parce que l'on regarde des films pornos ? Imaginez un instant que l'on décide de ne plus traiter les maladies vénériennes, qu'adviendrait-il éventuellement ? En théorie, avec notre société parfaite, il n'y aurait aucun problème. Ceux qui ont péché finiraient par en mourir. Mais enlevez-vous ça de la tête, la société n'est pas parfaite, elle ne le sera jamais ! Et une majorité finirait par crever des différentes MTS. Je vous dis qu'il ne faut pas rester trop loin de ce qu'une gang de malades est capable de dire pour protéger ses propres intérêts, il faut toujours être là pour les dénoncer. Sinon, ça ne serait pas long que ça deviendrait invivable ici. Et ça, il n'y a pas grand-monde qui semble vouloir le voir. Sheep sheep sheep, alléluia, et ils pourront faire ce qu'ils veulent de nous au nom de leur Dieu hypothétique dont on se fout pas mal.

Je suis sorti hier avec Lévesque dans un bar straight de Chicoutimi. J'ai rencontré ma cousine Marie-Pier. Je lui ai dit que j'étais gay parce que je savais qu'elle le savait. Bien sûr, elle m'a répondu qu'elle le savait depuis longtemps. Elle dit que c'est son frère qui le lui a dit. Paraît que c'est moi qui le lui aurais dit. Cela me surprend. Ou bien j'avais vraiment bu, ou bien c'est là le pire mensonge que l'on puisse entendre. Ça paye de vouloir leur dire, c'est là qu'on comprend qu'ils savent depuis longtemps. Marie-Pier me disait que l'homosexualité c'était quelque chose qui courait vite de bouche à oreille dans la famille. Elle a commencé par me dire que, si j'étais heureux là-dedans, elle était bien contente pour moi. Son ton était tellement méprisant que je suis resté mal. Ensuite elle a dit que la famille ne serait pas plus surprise d'apprendre que j'ai le sida. Tabarnack ! Est-ce que je t'accuse d'avoir des champignons dans le vagin, ou des morpions, parce que tu sors souvent sans ton copain dans le bar où on flirte le plus en ville, moé ? P'tite crisse d'enfant pure, sors donc un peu pour voir si tous les gays ont le sida ! J'y ai dit qu'il fallait que je retourne voir mes amis, ça me donne un avant-goût de ce qui se dit dans la famille.

On m'a beaucoup dragué au Zénith. C'est la première fois qu'on me drague autant dans un bar straight. Est-ce parce que j'ai vieilli un peu ? ou bien c'était le gros bouton qui avait décidé de me pousser sur le menton ? Le meilleur c'est qu'il ne paraissait pas avant que je décide de le squeezer pour faire sortir le blanc et le sang. Mais c'était un bouton non squeezable, il n'y avait rien dedans et je m'obstinais à faire sortir le tout. Résultat, la première chose que Dominique m'a dite lorsque je suis sorti de la salle de bain, c'est qu'il fallait me cacher ça au plus vite. Odette a essayé, Dominique a essayé, ma mère a essayé, du fond de teint, du rouge à lèvre couleur peau, un fond + un tube à beige, bref, des millénaires de perfectionnements en maquillage n'ont rien donné. Je suis vraiment déçu, le maquillage, ça ne marche pas ! J'aimais mieux sortir avec une grosse tache rouge sur le menton qu'avec une tache de peinture qui paraissait. Voyez, ça ne m'a pas empêché d'être dragué.

Deux jours après je sortais avec Sylvain dans le bar gai MYF de Chicoutimi. On avait été au Vieux Pub avant, mais là c'est définitivement trop vieux. Bien sûr, tout le monde nous regardait. Au MYF, on me draguait un peu moins. C'était plus discret qu'au Zénith. Les gars et même les filles sont plus beaux au Saguenay-Lac-St-Jean qu'à Ottawa, Montréal, Paris ou New York. Ce n'est pas des blagues, ils sont vraiment tous beaux. Je me suis mis à m'inquiéter, en arrivant chez moi j'ai ressenti le besoin d'appeler Sébastien pour m'assurer qu'il existait encore. Il y en avait un sans gilet, un deuxième plus tard dans la soirée, sont crissement beaux, mais pas touche, si beau et sans gilet, ça a couché avec tout le monde. Sylvain ne s'intéresse à personne. Il n'a même pas regardé le monde je pense. C'est lui qui pourtant est libre et qui se lamente d'avoir eu juste un copain en trois ans, pendant huit mois seulement (le gars ne s'acceptait pas). On a rencontré Dominique sur place (pas ma sœur). Elle était beaucoup plus gentille qu'à notre première rencontre l'été d'avant. On aurait dit qu'elle était contente de voir du monde. C'est d'ailleurs ce qu'elle a dit lorsque l'on est allé au Privé, le bar de lesbiennes en bas du MYF. Elle dit que ces filles sont contentes de voir du monde quand il en arrive, et que du monde, c'était moi, Sylvain, elle et son amie. Je suppose qu'elle excluait cette dernière, en fait, le monde c'était elle tout court. Elle a une haute opinion d'elle-même et je comprends pourquoi. Selon Dom, la majorité des lesbiennes du bar étaient boutchs, en d'autres termes masculines. Dominique est tout ce qu'il y a de plus féminine, maquillage au premier plan. Excusez-moi, je ne désire pas entrer dans le débat des traîtresses chez les lesbiennes, c'est-à-dire celles qui se rasent le poil des jambes, je vous confesse que je m'en fous qu'elles soient poilues ou non. L'amie de Dominique, ô ironie, c'est ma grosse Allemande (qui n'en est pas une) aux-seins-lourds-qui-pendent-très-bas et qui fascinait mon cerveau l'été passé en même temps que je découvrais la pureté de certaines jeunes filles du bar le Caméléon. Cette fille est effrayante, habillée en grosse alternative, cheveux courts, j'étais presque heureux qu'elle me parle et qu'elle constate que je n'étais pas un beau petit garçon pur et que moi aussi j'écoutais Bérurier noir. Bref, c'était l'éléphant aux pieds d'argile. Elle est sensible, on sent qu'elle a besoin d'affection, et le mot marge, elle l'a pris dans son sens le plus large. Ce n'est pas moi qui accuse toutes les lesbiennes du Saguenay d'être des boutchs ! C'est Dom et son amie (qui n'est pas sa petite amie). Il y a que Dominique m'a vraiment pris pour un jeune con l'an passé et que cette année sa façon d'agir a changé du tout au tout sans que je puisse m'expliquer pourquoi. Elle disait que la semaine passée elle pensait justement à Sylvain et à moi. Etais-je flatté ? Je l'ignore. On a vu une petite fille pure danser comme une folle sur le plancher de danse du MYF, je lui ai demandé si elle la connaissait, elle m'a dit oui et que dans sa cervelle c'était vraiment Zérrrroooo. La façon dont elle m'a dit ça, ça méritait de se retrouver dans un film. Ensuite moi et Sylvain sommes allés à La Caverne, le nouveau bar de François, le gars à qui appartenait Amadéus le Disquaire dans le temps. On a exactement les mêmes goûts musicaux. Hier j'ai fait un peu le cave en me donnant en spectacle, seul sur la piste de danse. Mais lorsque je demande The Smiths et que la chanson qu'il met c'est
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