Création d’entreprise, auto-entrepreneuriat, reprise








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55% des dirigeants de plus de 55 ans, du ressort des CCI de PACA, n’ont pas songé à la transmission de leur entreprise ; parmi ceux qui y ont songé, la moitié souhaite une mise en relation avec des repreneurs, 24% de l’information/conseil et 9% un accompagnement

« Transmission d'entreprise : les besoins des cédants potentiels d’entreprise en PACA », CCI PACA, avril

Cette étude est réalisée dans le cadre du programme « Performance Cession-Reprise », financée avec le soutien du Fonds Social Européen ; elle intervient suite à l’envoi d’un courrier de sensibilisation et d’une campagne téléphonique de qualification des chefs d’entreprise de 55 ans et plus (23 348 dirigeants interrogés, 9 874 répondants, un taux de réponse de 42%)

En 2013, sur les 195 587 entreprises enregistrées au Registre du Commerce et des Sociétés en PACA, 55 738 ont un chef d’entreprise d’au moins 55 ans, soit 28 % des entreprises régionales, concernant environ 283 648 emplois.
Les freins : 55 % ont déclaré ne pas avoir songé à la transmission d’entreprise.

Chez les dirigeants qui n’ont pas songé à la transmission, 62 % considèrent qu’il est trop tôt pour y penser ; par ailleurs, ils évoquent des freins psychologiques (pas prêt à prendre sa retraite, à confier son entreprise à quelqu’un d’autre...), des freins matériels (environnement économique dégradé, incapacité à transmettre le savoir-faire), des difficultés financières ou techniques. ; à ces 62 %, s’ajoutent 30 % de répondants qui souhaitent poursuivre leur activité sans donner de précision
37% des dirigeants de plus de 55 ans songent à transmettre leur entreprise (44% dans les HCR)

Parmi les dirigeants qui songent à transmettre leur entreprise, un quart n’ont pas fixé d’échéance ; pour les autres, 28% l’envisagent dans les 6 mois, 68 % dans moins de 2 ans et 11% à un horizon de 5 ans et plus.

Parmi les secteurs d’activité, les industries agroalimentaires (boulangeries-pâtisseries en majorité) se démarquent avec un taux de projet à très court terme (52% avec une échéance inférieure à un an).

La retraite est la raison avancée par 91 % des dirigeants ayant songé à la transmission ; d’autres raisons évoquées sont peu nombreuses : souhait de changement d’activité (3%), projet de développement de l’entreprise (0,7%).
Pour la grande majorité, les dirigeants envisagent de céder leur entreprise à un tiers qui prendrait leur succession (71%). La transmission à un membre de la famille est envisagée par un quart d’entre eux. Peu de dirigeants projettent de transmettre leur entreprise à un de leurs salariés (3 %) ou à une autre entreprise (2 %)
L’obstacle principal réside dans le fait de trouver un repreneur fiable qui va pérenniser l’entreprise (26%), ou tout simplement savoir où trouver un repreneur (22%) ; 24% disent la difficulté de trouver un interlocuteur pour s’informer et être conseillé sur les démarches à accomplir et 9% pour un conseil plus appuyé (4% l’évaluation, 3% la présentation à un repreneur, 2% réaliser un état des lieux).
Traduits en termes d’attente :

  • Etre mis en relation avec des repreneurs  (48%) : ce besoin est plus souvent exprimé dans le commerce de détail (54%) et moins souvent dans le secteur de la construction (un tiers). Il l’est aussi davantage par les moins de 10 salariés (49% contre 35% pour les plus de 10 salariés).

  • Etre informé et conseillé sur les démarches à réaliser (24%) ; ce besoin est plus présent dans la construction et les services (hors tourisme), avec 27% et dans les plus de 10 salariés (29 contre 24 en moyenne)

  • Etre accompagné dans la démarche de transmission (9%) : Il implique une aide technique à chaque étape de l’opération de transmission, principalement lors des premières démarches.


31 % des répondants ont souhaité un contact avec leur CCI : 1 885 ont demandé un rendez-vous avec un conseiller de leur CCI (19%) ; 1 152 souhaitent être recontactés dans quelques mois sur le sujet (12%). La demande de contact diminue dès que l’effectif de l’entreprise atteint 20 salariés (19% contre 31 en moyenne)

Entrepreneuriat, sensibilisation à l’entrepreneuriat

L’étude GEM 2013 constate à nouveau un décalage important entre l’intention des français à créer/reprendre une entreprise dans les 3 ans et le fait de passer à l’acte ; n’est-ce pas le décalage entre un statut social jugé valorisant et la capacité à en endosser les habits ?

« Le problématique passage des intentions d’entreprendre à l’action : global entrepreneurship monitor, résultats 2013 » EM lyon

Le rapport s’appuie sur deux enquêtes distinctes effectuées en juin 2013 ; la première réalisée sur une population d’adultes de 18 à 64 ans, avec un échantillon de 2000 personnes résidantes en France et représentatives de la population française (selon l’âge et le sexe). La seconde a été effectuée à partir d’un panel d’experts dans le domaine de l’entrepreneuriat résidant et opérant en France.

Le rapport s’intéresse principalement aux attitudes, aspirations et intentions de la population vis-à-vis de l’entrepreneuriat ainsi qu’aux comportements en matière de création d’entreprise ; il met en avant un indicateur clé qui mesure l’activité entrepreneuriale des pays, le TEA (Taux d’Ensemble de l’Activité Entrepreneuriale), lequel est complété par ses variantes renvoyant à divers aspects du phénomène étudié comme ceux distinguant les créations de nécessité et d’opportunité.
Le taux de l’activité entrepreneuriale (TEA) est de 4,5%, contre 5,2 en 2012 ; cet indicateur est « proche » entre 2004 et 2012 (entre 3 et 6%). Le rapport GEM international de 2012 positionnait la France (5,2%) dans les dernières places devant des pays comme le Japon (4%) et l’Italie (4,3%) et au même niveau que l’Allemagne (5,3%), le Danemark (5,4%), la Belgique (5,2%).

« Cette persistance à se maintenir à un faible niveau de dynamisme entrepreneurial est assez étonnante si l’on considère les intentions des Français en matière d’entrepreneuriat ».
En effet, l’enquête GEM demande aux personnes interrogées « si elles envisagent, seules ou avec d’autres personnes, de démarrer une affaire ou tout autre type d’auto-emploi dans les trois années à venir » ; en 2013, 13,7% formule leur intention de créer/reprendre une entreprise dans les trois prochaines années ; ce taux était de 17,7% en 2011 et de 17,3% en 2012. En rapprochant le résultat obtenu en 2013 de celui des autres pays comparables, on constate qu’il reste en dessous de celui de pays comme les Etats-Unis (16,6%), le Canada (17%) ou Singapour (20,3%) mais qu’il est supérieur à ceux de l’Allemagne (8,9%), ou des Pays-Bas (10,3%).

La France se distingue de plus par le fait que l’écart entre les intentions de création et les créations effectives (TEA) est l’un des plus élevés (-9,2%).
En 2013, 70% des français considèrent que le statut social des entrepreneurs est élevé, ce qui constitue un progrès considérable par rapport au début des années 2000 où ils n’étaient que 47% à penser cela.

Pour 55% des français, entreprendre, créer son entreprise est un choix de carrière désirable. Toutefois, des facteurs culturels, conjoncturels et institutionnels (système de protection sociale très généreux, code du travail, taxes et impôts, etc.) constituent des freins puissants sur la route de l’entrepreneuriat.

Autre frein : la peur de l’échec (45%), plus qu’en 2012 (43%), le taux le plus élevé de la décade. À cela s’ajoute un sentiment d’incapacité relative à entreprendre (33% contre 38).

Et plus important encore, les opportunités de création/reprise sont difficilement perçues, plus encore en 2013 qu’en 2012 (23% contre 38).
Alors que faire ?

« Il nous semble que les mesures les plus significatives sont liées à un changement de mentalité des français et des décideurs économiques et politiques en particulier. Vouloir enseigner l’entrepreneuriat dans les classes primaires et secondaires est un objectif pertinent et courageux ; d’autres pays, notamment la Finlande, l’ont fait avant nous. Cet objectif est une condition nécessaire du changement de mentalité souhaité. Néanmoins, l’enseignement n’est pas le seul levier sur lequel il convient d’agir. Mettre les discours en phase avec les réalités du monde tel qu’il est en en est un autre. Revoir les politiques publiques pour en faire des leviers de changement des facteurs institutionnels au bénéfice des comportements entrepreneuriaux constitue certainement un autre moyen. Tout cela ne sera possible qu’avec une très forte volonté politique, alimentée par une conscience aigüe des problèmes et situations qui freinent, voire bloquent, la nécessaire adaptation des structures et des règles qui gouvernent le fonctionnement de notre pays aux réalités et aux exigences d’un monde en profonde mutation. »

Pérennité, défaillances

Les défaillances du 1er trimestre 2014 sont en hausse de 3,4% au regard de 2013, notamment au sein des plus de 5 ans d’ancienneté.

« Analyse 1er trimestre 2014 : défaillances et sauvegardes d’entreprises en France » Altares, avril
16 858 défaillances sont dénombrées au 1er trimestre 2014, en hausse de 3,4% au regard du premier trimestre 2013, mais à proximité de 2009 à 2012 (+0,9% au regard de la moyenne de ces 4 années) ; 71% ont été liquidées de suite, alors que 26,5% ont connu un règlement judiciaire et 2,5% une sauvegarde (412 entreprises) ; sur 12 mois glissants, le cap des 62 500 cessations de paiement franchi en janvier 2010 est désormais tout proche de 2013-2014 (62 400). 62 800 emplois ont été concernés.
Les hausses se concentrent sur la tranche de taille des sans salarié, qui regroupe aussi les entreprises dont on ne connait pas l’effectif (+13,5% ou 6 900 défaillances), ce qui rend difficile la comparaison avec les autres tailles, qui sont toutes en baisse ; en supposant que les défaillances non connues en termes de taille ont évolué de la même manière l’année antérieure, constat est fait que les plus petites tailles enregistrent les baisses les plus faibles (entre 1,1 et 7,7%), alors que les plus de 50 salariés ont connu les plus fortes baisses (entre 17 et 35%).



Nombre de salarié

0 ou inconnu

1-2

3-5

6-9

ST 1-9

10-19

20-49

50-99

100-199

200 et +

ST

+de 50

Total

1er trimestre 2014

6 900

4 874

2 459

1 122

8 455

718

277

59

24

13

96

16 446

1er trimestre 2013

6 079

4 927

2 546

1 215

8 688

709

299

71

37

16

124

15 899

Evolution en %

+13,5

-1,1

-3,4

-7,7

-2,7

+1,3

-7,4

-16,9

-35,1

-18,8

-22,6

+3,4

Répartition des entreprises 1erT 14

42,0

29,6

15,0

6,8

51,4

4,4

1,7

0,4

0,1




0,6

100


Les structures anciennes enregistrent les dégradations les plus sévères : les défaillances de moins de trois ans reculent de 8 %, celles de plus de 10 ans augmentent de 7,8 %.


Ancienneté de l’entreprise

Moins de 3 ans

3-5 ans

Moins de 5 ans

6-10 ans

11-15 ans

16-50 ans

+ de 50 ans

Total

1er trimestre 2014

2 587

5 238

7 825

4 239

1 719

2 598

65

16 446

1er trimestre 2013

2 805

5 098

7 903

3 930

1 578

2 446

42

15 899

Evolution en %

-7,8

+2,7

-1,0

+7,9

+8,9

+6,2

+54,8

+3,4

Répartition des entreprises 1erT 14

15,7

31,8

47,5

25,8

10,5

15,8

0,4

100


10 activités enregistrent une hausse de défaillances d’au moins 4%, 6 une faible hausse (bâtiment et commerce notamment), et 4 une baisse (activités tournées vers le BtoB); les 2/3 des défaillances sont localisées dans le bâtiment, le commerce et les services aux entreprises :


En nette hausse

Finances

Assurances

Activités récréatives

Santé

Agricul-

ture

Education

Activités

informatique

Immo-

bilier

Services techniques

entreprises

Commerce

Bouche et IAA

Trans-

ports

1er T 2014

115

189

199

369

185

220

683

1 000

404

499

1er T 2013

83

154

163

304

156

189

621

936

383

480

Evolution en %

+38,6

+22 ,7

+22,1

+21,4

+18,6

+16,4

+10,0

+6,8

+5,5

+4 0

Répartition 1erT

2014

0,7

1,1

1,2

2,2

1,1

1,3

4,2

6,1

2,5

3,0







En faible hausse

En baisse

Total




Services

à la personne

Commerce

réparation auto

Commerce

Détail

Services adm

Entreprises

Bâtiment

HCR

Communi-

cation

Industrie

Commerce

gros

1er T 2014

747

591

2 288

918

4 180

2 003

143

729

861

16 446

1er T 2013

722

575

2 228

894

4 088

1 967

156

783

886

15 899

Evolution en %

+3,5

+2,8

+2,7

+2,7

+2,3

+1,8

-8,3

-6,9

-2,8

-3,4

Répartition 1erT 2014

4,5

3,6

13,9

5,6

25,4

12,2

0,9

4,4

5,2

100


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