Ulysse occupe une place très importante dans l’Odyssée car IL en est le héros. En effet, en grec le titre de l’œuvre est éponyme. Le récit est alors fondé








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Introduction :

Ulysse occupe une place très importante dans l’Odyssée car il en est le héros. En effet, en grec le titre de l’œuvre est éponyme. Le récit est alors fondé autour de ce personnage extraordinaire car il est à la fois homme et dieu.

En effet, il est fils du divin Laërte et de la mortelle Anticlée. Son caractère extraordinaire lui donne un rôle essentiel. Homère a choisi de narrer ses aventures et de nous montrer l’importance de son personnage, Ulysse qui voyage pendant 20 ans pour retrouver sa patrie Ithaque, après être sorti vainqueur de la guerre de Troie.

On peut alors se demander quel type de personnage représente Ulysse ?

En quoi Ulysse est-il un personnage d’une ampleur particulière sur le plan littéraire comme sur le plan humain ?


  1. Le personnage littéraire Ulysse, héros de l’Odyssée.




    1. Le coté mythologique d’Ulysse


Fils de Laërte, roi d'Ithaque et d'Anticlée, Ulysse est de descendance divine par son père.

Anticlée l'a mis au monde, sur le mont Neriton, sur l'île d'Ithaque.
Roi d'Ithaque, petite île de la mer Ionienne, il a été dans sa jeunesse un élève du centaure Chiron. Cela souligne l’importance des Dieux dans l’Odyssée. Le merveilleux joue alors un rôle important dans l’Odyssée.

Dans le chant V : « elle s’assit en face du divin Ulysse » v198 p89, de même au vers 203 : « Fils de Laërte, enfant de Zeus, industrieux Ulysse »,

Dans le chant VI p105 vers 217 : « Alors Ulysse le divin dit aux suivantes », p109 vers 331 : « Elle craignait l’Oncle (Poséidon) qui poursuivit sans cesse de sa haine l’Egal des dieux, jusqu’à ce qu’il fut au pays ».

dans le chant VII Alcinoos suggère qu’Ulysse est un dieu descendu du ciel : « S’il est un dieu descendu du ciel jusqu'à nous » vers 199 p117, p118 v230 et p134 vers 381: « Ulysse le divin »,

dans le chant VIII p124 vers 17-18 : « le sage fils de Laërte »,  

Dans le chant IX vers 504 p155 : « Dis lui que tu la dois à Ulysse, Fléau des villes, fils de Laërte et noble citoyen d’Ithaque »,

Dans le chant X p167 vers 266 : « non ! pas là bas, enfant de Zeus, laisse moi donc ici »,de même il est fait référence à sa descendance divine p171 vers 401 : « Fils de Laërte, enfant de Zeus, industrieux Ulysse », puis à la même page au vers 419 : « à te voir de retour, enfant de Zeus, nous exultons autant que si nous ne retrouvions Ithaque, la patrie ! », puis p172 au vers 443 : « Enfant de Zeus, laissons le donc, si tu veux bien », plus loin, au vers 456 et 488 : « Fils de Laërte, enfant de Zeus, industrieux Ulysse »,

Dans le chant XI aux p189 vers 405, p191 vers 473, p195 vers 617 : « Fils de Laërte, enfant de Zeus, industrieux Ulysse »,

Dans le chant XIII : « Mais Poséidon n’oublia pas qu’il avait menacé jadis Ulysse égal aux dieux » v 127 p215, p222 v374 : « Fils de Laërte, enfant de Zeus, industrieux Ulysse ».
Etant de descendance divine, Ulysse est aussi un personnage mythologique car il est aidé par les dieux. La déesse Athéna est sa plus grande adjuvante. Il entretient une relation fraternelle d’égal à égal avec elle. Athéna l’aide :

Dans le chant  V p84 vers 5-6 : « Athéna leur contait toutes les angoisses d’Ulysse, n’oubliant rien, soucieuse qu’il fut chez la nymphe », p94 vers 382 : « Alors Pallas, fille de Zeus, eut une idée : ayant barré la route à tous les autres vents, leur ayant ordonné à tous de se coucher, elle ouvrit un chemin dans la houle au borée rapide, afin qu’Ulysse, échappant aux génies de mort, put aborder chez les grands rameurs Phéaciens. », p97 vers 491 : « Athéna vint verser le sommeil sur ses yeux pour mettre fin plus vite à sa lourde fatigue, enveloppant d’un voile ses paupières. ».

Dans le chant VI p100 vers 13 : «  C’est chez ce roi que se rendrait Pallas aux yeux brillants pour hâter le retour du généreux Ulysse. », p103 vers 139 : « Seule resta l’enfant d’Alcinoos ; car Athéna lui donnait du courage et chassait la peur de ses membres. », p106 vers 229 : « Alors Pallas, fille de Zeus, le fit paraître plus grand, plus vigoureux, déroulant sur sa nuque une toison bouclée comme la fleur de jacinthe. ».

Dans le chant VII, p112 vers 14 : «  Ulysse pour gagner la ville se leva ; Pallas par bienveillance l’entoura d’une vapeur, de peur qu’en le croisant un de ces altiers Phéaciens ne l’insultât ou ne lui demandât son nom. Comme il allait entrer dans la charmante ville, Pallas aux yeux étincelants vint au devant de lui sous l’aspect d’une jeune enfant portant sa cruche. ».

Dans le chant VIII, p124 vers 18 Athéna fait paraître Ulysse plus respectable : « La déesse avait répandu une grâce magique sur sa tête et ses épaules et l’avait fait paraître encore plus grand et vigoureux afin qu’il inspirât de l’amitié aux Phéaciens, mais aussi de la crainte et du respect, et qu’il gagnât dans les nombreux concours où ils allaient le défier. »

Dans le chant XIII p217 vers 185 : « Cependant que priaient le seigneur Poséidon les conseillers et gouverneurs de Phéacie debout près de l’autel, Ulysse s’éveillait dans sa patrie ; après sa longue absence, il ne la reconnaissait pas car la fille de Zeus l’avait enveloppé d’un brouillard pour qu’il demeurât invisible, qu’elle put tout lui expliquer et que sa femme, ses amis, son peuple fusse dupes jusqu’à ce qu’il châtiât tous les excès des prétendants. », puis au vers 352 p221 : « Pallas chassa la nue, et la terre apparue », vers 361, « Athéna dont l’œil étincelle répondit : « rassure toi et ne prends point soucis de tout cela ! Mais dans le fond de l’antre merveilleux dépêchons nous de déposer ces biens, pour que tu les retrouves saufs. Réfléchissons ensuite à la meilleure des issues.»
Leucothée est une déesse de la mer s’opposant à Poséidon qui pourtant l’a mise au monde car contrairement à lui, elle sauve les voyageurs des intempéries : p93 vers 333 : « Alors Ino (la déesse blanche) le vit : c’était la fille de Calmos, simple femme aux beaux pieds naguère, aujourd’hui Leucothée, dans les flots de la mer jouissant des honneurs divins. De voir Ulysse errer, souffrir ainsi, lui fit pitié : elle vint se poser sur son bateau et dit : pauvre Ulysse, pourquoi l’Ebranleur de la terre te hait il tellement, t’accable t il de tant de mots ? Quel qu’en soit son désir, il n’aura pas ta vie. Voici comment agir : car tu n’as pas l’air emprunté. Quitte ces vêtements et abandonne cette barque aux bourrasques, puis tâche en nageant d’aborder au pays Phéacien où le destin t’offre un refuge. Prends ce voile divin et étends le sur ta poitrine : tu n’auras plus à craindre la souffrance ni la mort. », Le voile divin montre encore une fois la présence du merveilleux dans le récit et en particulier de la divinité. Cette aide apportée par Leucothée renforce le caractère mythologique d’Ulysse.
Hermès est lui aussi un Dieu adjuvant, c’est le messager des Dieux. Il intervient :

Dans le chant X, p166 vers 277 : « Hermès à la baguette d’or vint au devant de moi qui m’approchais de la maison, sous l’aspect, d’un jeune homme à sa première barbe dans le charme de cet âge. Il me tendit et me dit ces paroles : « ou vas-tu, malheureux, seul parmi ces collines, sans connaître les lieux ? Tes compagnons sont chez Circé, parqués comme des porcs dans des cachettes bien fermées. Viens-tu les délivrer ? Mais crois moi, à ton tour, tu ne pourras rentrer, tu resteras avec les autres. Néanmoins, je veux te tirer de peine et te sauver. Tiens ! Prends cette bonne herbe avant de gagner les demeures de Circé : son pouvoir t’évitera le jour fatal. ».
Ulysse raconte son arrivée sur l’île d’Eolie et l’aide que lui apporta le dieu du vent, Eole :

Dans le chant X p160 vers 17 « Quand je voulus partir et le priai de m’y aider, loin de me refuser, il organisa mon retour. ».
Mais les dieux ne sont pas les seuls êtres merveilleux à aider Ulysse et donc à contribuer à son caractère mythologique; la sorcière Circé et la magicienne Calypso, avec qui il entretient un amour charnel, lui apporteront une aide indispensable pour la poursuite de ses aventures :

Dans le chant V, p88 après que Hermès soit venu prévenir Calypso de l’ordre de Zeus (délivrer Ulysse), la magicienne propose à Ulysse de l’aider à préparer son départ vers 165 : « «  Moi, j’y déposerai le vin pourpre, le pain et l’eau en suffisance, en sorte que tu n’aies pas faim, et je te vêtirai, puis ferai souffler un bon vin, afin que sain et sauf tu retrouves ton lieu natal, s’il plait du moins aux dieux qui possèdent le ciel immense et, mieux que moi, peuvent décider et parfaire ». »,

Dans le chant X, p173 vers 490 Circé, après avoir hébergé et nourri Ulysse et ses compagnons, donne des indications au héros pour descendre aux Enfers et poursuivre ses aventures : «  Mais il vous faut d’abord entreprendre un autre voyage vers les maisons d’Hadès et de la grande Perséphone afin d’y consulter l’âme du Thébain Tirésias, devin aveugle, mais encore doué de sens ; car, même mort, Perséphone lui a laissé, à lui seul, la sagesse : les autres ne sont qu’un vol d’ombre… »

Ulysse en recevant de l’aide, reçoit aussi des objets magiques à caractère merveilleux et renforçant ainsi son coté mythologique :

Dans le chant V, p93 vers 346 : « Prends ce voile divin et étends le sur ta poitrine : tu n’auras plus à craindre la souffrance ni la mort. ».

Dans le chant X, p161 vers 34 : « Et cependant, mes compagnons parlaient tous à la fois affirmant que je rapportais de l’or et de l’argent, cadeaux d’Eole, généreux fils d’Hippotas. Et ils allaient disant, se regardant les uns les autres : «  Hélas ! Voyez comment il est aimé et respecté de tout le monde en quelque ville qu’il débarque ! Du pillage de Troie, il ramenait déjà de beaux trésors ; et nous qui avons fait pourtant la même route, nous rentrerons chez nous les mains vides ! Et voila maintenant ce qu’Eole par amitié lui a donné… Allons ! vite ! Voyons ce qu’il en est, comment d’or et d’argent il y a dans cette outre ! ». Tels étaient leurs propos ; ce mauvais dessein l’emporta, ils défirent le nœud, tous les vents sautèrent dehors, l’ouragan vite déchainé les rejeta au large, tout en pleurs, loin de la patrie. », Ensuite Hermès donne un antidote à Ulysse contre le sort de la magicienne Circé qui consiste à transformer en pourceaux les êtres humains p168 vers 287 : « Tiens ! Prends cette bonne herbe avant de gagner les demeures de Circé : son pouvoir t’évitera le jour fatal. »

2. Ulysse, un personnage d’exception

Le héros de l’Odyssée est bel et bien un personnage d’exception car il est doté de qualités exceptionnelles, les meilleures possibles.

En effet, sa première qualité est la ruse, il est doté d’une intelligence exceptionnelle, c’est d’ailleurs ce qui lui donne la réputation du plus rusé des hommes après la guerre de Troie. Dans l’Odyssée, il est doté d’épithètes, on l’appelle par exemple « l’ingénieux Ulysse », cette appellation est celle que l’on voit apparaître le plus souvent pour le nommer. Elle apparaît 12 fois des chants V à XIII de l’Odyssée: Dans le chant VII, vers 207 p117 p118 vers 240.

Dans le chant VIII, p128 vers 165, p135 vers 412 et vers 463 et vers 474 et vers 486 p137

Dans le chant IX, p 142 vers 1,

Dans le chant XI p188 vers 355,

Dans le chant XIII p220 vers 311, p222 vers 382, p223 vers 416.

Il est fait référence à sa ruse à quelques moments dans le texte par exemple :

Dans le chant IX, page 149 vers 282 : « ce rusé discours », puis p154 vers 445 : « mon poids d’homme rusé ».
On peut aussi dire qu’Ulysse est un personnage d’exception car il fait preuve d’une force extraordinaire face à toutes sortes de monstres, d’êtres magiques, créatures mythologiques et cela contribue au plaisir du lecteur :

Dans le chant X, p163 En arrivant chez les Lestrygons, Ulysse doit se battre contre ces géants vers 125 : «  Pendant qu’ils les massacraient dans la profondeur du port, je tirai le long de ma cuisse mon épée et tranchai les amarres du bateau à la proue bleue ; puis, d’une voix pressante, j’invitai mes compagnons à presser sur leur rame afin d’éviter le désastre ; tous à la fois firent écumer l’eau, craignant la mort. Avec joie, je fuyais vers le large, loin des falaises en surplomb ; mais là bas, tous les autres bateaux sombraient. Nous reprîmes alors lamer avec tristesse, heureux d’être vivant mais pleurant nos compagnons morts. »

Dans le chant IX, p152 Ulysse prend l’initiative de chauffer un pieu d’olivier en vue de s’attaquer au Cyclope et donne du courage à ses compagnons pour qu’ils l’aident à cette tâche vers 382 : « Eux, s’emparant du pieu d’olivier acéré, l’enfoncèrent dans l’œil ; moi, appuyant par en dessous, je tournai, comme on fore une poutre pour un bateau à la tarière, en bas les aides manient la courroie qu’ils tiennent aux deux bouts, cependant que la mèche tourne : ainsi, tenant dans l’œil le pieu affuté  à la flamme, nous tournions et le sang coulait autour du pieu brulant. ».

Dans le chant XII, p 202 Ulysse doit résister aux Sirènes, créatures extraordinaires dont la vois est enchanteresse. Il est le seul à pouvoir entendre leur voix, une fois encore cela montre bien le coté mythologique du personnage d’Ulysse. Vers 160 : « Moi seul puis écouter leur voix ; mais liez moi par des liens douloureux, que je ne puisse pas bouger, debout sur l’emplanture, attachez y moi par des cordes, et si je vous enjoins, vous presse de me détacher, il faudra redoubler l’emprise de mes liens ! ». Puis, à la suite des Sirènes, vinrent en second temps les horribles monstres Charybde et Scylla qui dévorent quelques compagnons d’Ulysse. Le héros tente de fuir les créatures : vers 256 : «  Là, le monstre les dévora devant son antre, hurlants, tendant les bras vers moi dans un affreuse lutte. Ce fut là le plus déplorable des coups que je souffris en explorant les passes de la mer. Puis, quand nous eûmes fui les écueils terrifiants de Charybde et Scylla, nous gagnâmes l’ile admirable du soleil, là vivaient les belles vaches au front large et toutes les brebis du soleil, dieu d’En Haut. ». On peut dire qu’Ulysse est visiblement protégé par le destin et le lecteur sait qu’il n’échouera pas.

Il est nommé « Ulysse l’endurant », en grec poly-tlas signifiant « qui a beaucoup à supporter, aux milles épreuves » :

Dans le chant V, p88 vers 171, p94 vers 364.

Dans le chant VI, p 100 vers 1, p107 vers 249.

Dans le chant VII, p 112 vers 1, p116 vers 133 et 139, p117 vers 177, p121 vers 329 et 344

Dans le chant VIII, p129 vers 199, p 136 vers 446.

Dans le chant XIII, p219 vers 250.
Ulysse est aussi un personnage d’exception qui fait preuve de force car il descend aux Enfers et en revient vivant. Cette descente aux Enfers a lieu après l’année passée chez la sorcière Ciré. Le chant XI est consacré à cette descente. P178 vers 20 : «  Arrivés là, on fit échouer le bateau, on sortit le bétail, puis on longea les eaux de l’Océan jusqu’à l’endroit désigné par Circé.

Là, Pérymède, avec Euryloque, maintint les victimes ; tirant mon épée sur ma cuisse, je fis d’abord un trou d’une coudée carrée ; je répandis autour la libation à tous les morts, d’abord le lait miellé ensuite le vin doux, l’eau en troisième, et dessus, la farine blanche. ». Ici on peut noter que sa force dépasse celle de tous les autres.
Cette force est aussi soulignée au cours du récit.

On a une description de son physique exceptionnel :

Dans le chant VIII, p128 vers 133 : « A l’étranger, amis, demandons s’il connaît peut être ou pratiqua l’un de ces jeux : il n’est pas mal bâti, ces cuisses, ces mollets, ces deux bras au dessus, ce cou puissant, ce torse large : il a toute la force de la jeunesse ». » De même p129 aux vers 186 à 193 : « Là-dessus, sans quitter l’écharpe, il bondit, prit un disque plus grand, plus gros et de loin plus pesant que celui dont les Phéaciens s’étaient servi. L’ayant fait tournoyer, il le jeta de sa main forte. », Puis p130 des vers 214 à 229 : « Je ne suis pas tout à fait nul aux jeux des hommes ; et l’arc aux jolis bois polis, je sais aussi le manier. Le premier, je tuerais mon homme en tirant dans la masse des soldats ennemis, quand bien même des gens en nombre seraient auprès de lui et nous cribleraient de leurs flèches ! ».

p138 aux vers 514 à 520, L’aède chante les exploits d’Ulysse. Sa force est aussi montrée à travers sa violence : « Il dit comment les Grecs avaient pillé la ville, se répandant hors du cheval, quittant le piège creux ; comment chacun avait saccagé sa part de la ville, comment Ulysse avait cherché Déiphobe chez lui, tel Arès, avec Ménélas égal aux dieux ; comment il y risqua le plus atroce des combats et fut enfin vainqueur par Athéna la généreuse… ».

Dans le chant IX, p143 vers 54 : « On combattit en ligne, au flanc de nos vaisseaux rapides, on échangea les coups des lances de beau bronze ».
Cette force, ce caractère endurant chez Ulysse est au service de sa persévérance et son courage :

Il est donc nommé « l’industrieux Ulysse » :

Dans le chant V au vers 198 et 203 p89

Dans le chant X p171 vers 401, p172 au vers 456 et 488

Dans le chant XI aux p189 vers 405, p191 vers 473, p195 vers 617

Dans le chant XIII, p222 v374.
Il est très souvent fait référence à sa bravoure :

Dans le chant V, vers 233 p90 « Vaillant Ulysse », au vers 241 « Quand elle eut désigné au héros le lieu de ces arbres, la merveilleuse Calypso s’en retourna. » puis vers 299 « Ulysse sentit son cœur et ses genoux se rompre et, gémissant, dit à son âme courageuse : « Pauvre de moi ! Que va-t-il m’arriver encore ? » ».

Le terme « âme courageuse » est encore répétée p94 vers 355 : « Alors Ulysse l’endurant se pris à réfléchir et, gémissant, dit à son âme courageuse : « Pauvre de moi ! Je crains que quelque dieu ne me prépare un nouveau piège en m’invitant à quitter ce bateau ! ». » Et encore p95 au vers 407 : « Ulysse, alors, sentit son cœur et ses genoux se rompre et, gémissant, dit à son âme courageuse : « Hélas ! Quand Zeus enfin me permettrait de voir la terre inespérée, quand j’avais pu enfin franchir ces gouffres, je ne vois nulle part comment sortir de la mer grise ! ». » Puis, sa bravoure est nommée « âme vaillante » p97 au vers 364 : « Enfin, en gémissant, il dit à son âme vaillante : « Hélas ! Pauvre de moi ! Que va-t-il encore m’advenir ? ».

Dans le chant VI, vers 244 p106 Nausicaa trouvant Ulysse à son gout aimerait l’avoir comme époux : « Ah ! Si un tel héros pouvait être dit mon époux et habiter ici, s’il lui plaisait d’y demeurer… ».

Dans chant VIII, p138 aux vers 514 à 520, L’aède chante les exploits d’Ulysse : « Il dit comment les Grecs avaient pillé la ville, se répandant hors du cheval, quittant le piège creux ; comment chacun avait saccagé sa part de la ville, comment Ulysse avait cherché Déiphobe chez lui, tel Arès, avec Ménélas égal aux dieux ; comment il y risqua le plus atroce des combats et fut enfin vainqueur par Athéna la généreuse… ».

Dans le chant X, p172 aux vers 432 à 437 : « Descendons chez Circé, elle nous changera tous en cochons, ou en lions ou bien en loups pour que nous lui gardions bon gré mal gré son beau palais, comme fit le Géant, quand vinrent à sa bergerie nos compagnons, avec l’audacieux Ulysse : c’est à cause de lui, de ses fureurs, qu’ils ont péri ! » Puis p173 aux vers 504-516 : « Ne t’inquiète donc pas d’un pilote pour te guider ! Ayant dressé le mat et déployé les voiles blanches, laisse au Borée le soin d’emmener ton navire. Mais lorsque ton navire aura traversé l’Océan, tu verras un rivage plat et les grands bois de Perséphone, des saules aux fruits morts et de hauts peupliers. Echoue là ton bateau, près des remous de l’Océan, puis va trouver Hadès en son palais de pourriture. Là-bas, dans l’Achéron le Pyriphlégéthon se jette et le Cocyte issu des eaux de la Styx ; il s’élève une roche au confluent tonnant des fleuves : tu t’en approcheras, héros selon mon ordre. »

Dans le chant XI p180 aux vers 100-101 Ulysse descend aux Enfers et rencontre Tirésias qui lui raconte son avenir, et reconnaît la grandeur d’Ulysse : « Tu désires un doux retour, illustre Ulysse »

Dans le chant XII, p200 aux vers 80 à 88 Circé raconte à Ulysse son avenir et insiste sur sa bravoure et sa force : « A mi hauteur du roc, on voit une grotte embrumée tournée vers l’ombre de l’Erèbe ; et c’est sur elle que vous dirigerez votre navire, noble Ulysse. L’homme le plus musclé, tirant de son profond vaisseau, n’atteindrait pas le fond de cette grotte de ses flèches. Là demeure Scylla, la terrible aboyeuse ; sa voix semble la voix d’un petit chien qui vient de naitre, mais c’est un affreux monstre, et personne à la voir ne prend plaisir ; même un dieu craindrait la rencontre. ». La répétitive présence de la violence est incontestable. De même p203 aux vers 184-185 Ulysse ayant demandé d’être attaché au mat de son navire, doit résister aux Sirènes qui l’appellent : « Viens, Ulysse fameux, gloire éternelle de la Grèce, arrête ton navire afin d’écouter notre voix ! ». Cette forme de violence est différente car il subit la séduction des femmes qui ont un rôle important dans le récit. Cela montre aussi que sa navigation n’est pas sans danger.
D’autre part, le mérite d’Ulysse est souligné p208 aux vers 374 à 381 : « Rapide, Lampétie aux beaux voiles fut annoncer le meurtre de ses vaches au Soleil, dieu d’En Haut. Celui-ci invoqua les Immortels avec colère : « Zeus mon père, et vous tous, dieux toujours bienheureux, chatiez les compagnons du valeureux Ulysse, ils ont insolemment tué les vaches qui faisaient ma joie quand je montais vers le ciel constellé ou quand, du haut du ciel, je me retournais vers la terre. »

Dans le chant XIII, p223 des vers 411-413 : « Reste là près de lui et questionne-le longuement cependant que j’irai à Sparte aux belles femmes rappeler Télémaque, ton enfant, mon noble Ulysse ! »
Il a également la qualité d’être beau. En effet, l’Odyssée évoque sa beauté :

Dans le chant VI, p106 aux vers 229 -230 : « Alors Pallas, fille de Zeus, le fit paraître plus grand, plus vigoureux, déroulant sur sa nuque une toison bouclée comme la fleur de la jacinthe. » Puis plus loin, au vers 243 Nausicaa trouve très attirant Ulysse, sa beauté est donc mise en avant : « Ah ! Si un tel héros pouvait être dit mon époux ».

Dans le chant VIII, p128 aux vers 133 à 137 Laodamas, fils d’Alcinoos, prend la parole après les jeux pour mettre en avant les qualités physiques d’Ulysse : « A l’étranger, amis, demandons s’il connaît peut être ou pratiqua l’un de ces jeux : il n’est pas mal bâti, ces cuisses, ces mollets, ces deux bras au dessus, ce cou puissant, ce torse large : il a toute la force de la jeunesse ». 

Dans le chant XIII, p222 vers 397 à 402 Athéna dit à Ulysse qu’elle va le transformer et que sa beauté sera donc effacée : « Allons ! Je te rendrai méconnaissable à tous les yeux : je flétrirai ta belle peau sur ton corps souple, ferai tomber tes cheveux blond et te revêtirai de haillons qui rendront ta vie odieuse à tous ; j’éraillerai tes yeux si beaux jusqu’à présent pour que tu soies hideux à tous les prétendants ».

Cette beauté joue un rôle essentiel dans le jeu de séduction qui traverse l’Odyssée, notamment parce qu’il attire Calypso ou Circé, des êtres merveilleux (cela fait donc de lui un personnage mythologique), ou encore Nausicaa.


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«Tanguy» dans le film éponyme d’Étienne Chatillez, n’est guère plus enviable. L’enfant comblé, qui ne s’est jamais senti abandonné,...

Ulysse occupe une place très importante dans l’Odyssée car IL en est le héros. En effet, en grec le titre de l’œuvre est éponyme. Le récit est alors fondé iconMareau flambeaux valentine
«tous les matins du monde», livre de Pascal Quignard et film d’Alain Corneau relate l’apprentissage de la viole du musicien Marin...

Ulysse occupe une place très importante dans l’Odyssée car IL en est le héros. En effet, en grec le titre de l’œuvre est éponyme. Le récit est alors fondé iconRÉsumé Première partie : ‘’
«un curé patriote». En effet, c’est un fervent royaliste qui ne cessa de témoigner au régime impérial une réserve hostile, qui ne...








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