D’Aptitude à l’Expertise Médicale








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L’aide-ménagère :


En fonction des besoins de la victime handicapée ou des demandes formulées par son entourage, différents types d’interventions sont possibles pour faciliter sa vie quotidienne.

L'aide-ménagère participe à l'entretien quotidien du logement, aux courses, aux repas, mais aussi aux soins sommaires d'hygiène et de toilette courante, par contre, elle ne donne aucun soin de nature médicale (à la différence de soins infirmiers à domicile).


      1. L’aide humaine spécialisée :


Englobe tous les intervenants auxiliaires médicaux délivrant de soins avec notamment le personnel infirmier (aide à la toilette, nursing, prévention des escarres, aide à l’exonération, soins médicaux, etc…), les masseurs kinésithérapeutes diplômés d’état (aide au lever et au coucher, verticalisation, mobilisation, entretien musculo-articulaire), les orthophonistes, les pédicures, les ergothérapeutes, etc….



    1. Les différents types d’aidants :




      1. L’aide familial (23) :


L’aidant familial peut être toute personne qui a un lien familial avec la personne aidée. Si le bénéficiaire de l’aide perçoit la prestation de compensation, il pourra dédommager ou salarier l’aidant selon des conditions légalement définies.

L’aidant familial peut être dédommagé s’il s’agit du conjoint, du concubin ou du partenaire avec lequel a été conclu un pacte civil de solidarité, d’un ascendant (parents, grands-parents…), d’un descendant (enfants, petits-enfants…) et d’un collatéral jusqu’au 4° degré du bénéficiaire de l’aide (frère, neveu, nièce, petit-neveu ou petite-nièce…).

L’aidant familial peut être salarié quel que soit son lien familial avec le bénéficiaire si l’état de ce dernier nécessite à la fois une aide totale pour la plupart des actes essentiels et une présence constante ou quasi constante pour des besoins de soins. Si ce n’est pas le cas, le salariat n’est pas possible lorsque l’aidant familial est un obligé alimentaire de 1er degré (parents ou enfants) du bénéficiaire, son conjoint, son concubin ou la personne avec laquelle il a conclu un PACS. Le membre de la famille ne doit pas être à la retraite, en revanche, il doit cesser ou renoncer totalement ou partiellement à une activité professionnelle.


      1. Le service prestataire :


Ce type de structure propose une prestation complète dont elle a l’entière responsabilité : elle comprend la mise à disposition d’une aide humaine adaptée aux besoins de la victime ainsi que la gestion de tous les aspects administratifs. La victime passe un contrat avec la structure prestataire dont elle est le client.


      1. Les associations en mandataire :


La victime est adhérente ou client d’un service mandataire : selon le « mandat » qui la lie à ce service ce dernier lui soumet des candidats pour un recrutement.


      1. L’emploi direct :


Cette formule offre le plus d’indépendance mais aussi est la plus exigeante : la victime est l’employeur à part entière et en assume la responsabilité et la gestion. La victime recrute les personnes dont elle a besoin et prend totalement en charge les aspects administratifs (contrats de travail, rémunération des salariés, paiement des charges sociales, etc…). Cette formule exige de la part de la victime une pleine possession de ses fonctions supérieures qui sera difficilement envisageable chez les traumatisés crâniens présentant des séquelles cognitives.



  1. CHAPITRE 3 : LES EXEMPLES D’OUTILS D’EVALUATION PROPOSES PAR DES PARTENAIRES ET DES EXPERTS EN FRANCE :



    1. Les outils associatifs :




      1. Les travaux de l’Association des Paralysés de France :




        1. L’outil d’aide à la détermination des moyens de compensation à préconiser :


L’association des paralysés de France a proposé en juillet 2003 un outil d’aide à la détermination des moyens de compensation dont l’objectif est de répondre de façon individualisée aux besoins de la personne pour l’aider à « compenser ses incapacités, à vivre comme tout un chacun et à réaliser ses projets ». Ce référentiel doit être rempli « si possible par la personne ou au moins avec elle » et il suppose que l’équipe se déplace dans le milieu habituel de vie de la personne.

Le document se structure suivant quatre axes : les besoins, l’environnement, les types d’aides, les souhaits et les propositions.
La grille distingue quatre grands types de besoins :

    • Les besoins physiologiques : respiration, alimentation, élimination, sommeil, repos…

    • Les besoins liés à la vie quotidienne : autour du lever, coucher, habillage, déshabillage, autour de la toilette et de l’accompagnement aux toilettes, les repas, les déplacements, les activités domestiques, les activités financières et administratives, la sécurité, la nuit.

    • Les besoins liés à la vie sociale et affective : la communication, les fonctions mentales, la scolarisation, la formation, le travail, les liens sociaux, la vie familiale, la vie sexuelle, les loisirs et les vacances.

la grille procède à une analyse de l’environnement qui peut être soit facilitateur soit un obstacle et distingue :

    • Les réseaux (familial, amical, voisinage, de type scolaire ou professionnel), l’emploi, les revenus, les services environnants, les accessibilités (logement, quartier, transport…), les éléments naturels (climat, bruit…), les systèmes réglementaires (circuits administratifs et système d’information).

Les aides sont regroupées suivant cinq catégories : aide humaine, accompagnement, social, aides techniques, adaptations (du logement…), aide animalière.

Les souhaits et recommandations sont présentés en trois colonnes qui tiennent compte notamment de l’environnement : souhaits de la personne, propositions des professionnels, préconisations après accord.

Ce système donne une vision claire et relativement exhaustive de la situation de handicap et propose des solutions concrètes de compensation.

L’originalité de l’approche de l’APF est que le point de départ est le besoin, immédiatement transcrit en termes d’aide et de souhait. Cet outil est avant tout un support pour préciser et exprimer la demande de la personne.


        1. Les fiches FIESTA : (annexe 1)


L’Association des Paralysés de France a mis en place pour ses établissements et services un dossier dit FIESTA (Fichier Informatisé Epidémiologique et STAtistique) qui s’appuie sur le classement des causes des déficiences motrices.il s’agit essentiellement d’un instrument d’aide à la qualité. La fiche FIESTA comprend plusieurs chapitres : admission, données administratives, scolarité/formation/hébergement, origine du handicap, les déficiences motrices, les déficiences associées, les incapacités, les appareillages, les aides techniques et le besoin d’aide humaine et/ou technique. Les données qui sont étudiées permettent de faire un" état des lieux" à un moment donné.


      1. Les initiatives associatives : le MAP


L’union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapés mentales a élaboré en 2001 un « modèle d’accompagnement personnalisé (MAP) (annexe 2). Le point de départ de ce référentiel a été le constat de l’inadéquation de la grille AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources est une grille destinée à évaluer le degré de perte d’autonomie à partir du constat des activités effectuées ou non par la personne âgée dans sa vie quotidienne) à la situation des personnes handicapées mentales. Le modèle vise à décrire « l’expression d’autonomie » de toute personne observée dans son environnement habituel (domicile, institution) et se réfère à la CIF.

Les domaines d’évaluation sont dessinés autour de 5 sous-ensembles :

  • Relations et comportements (communication, sociabilité, comportement psychoaffectif, conscience de soi, rapport aux dangers, conventions sociales, sexualité, rapport à la nourriture, agressivité),

  • Activités domestiques et sociales (gestion personnelle de son budget et de ses biens, cuisine, ménage, transports, achats, suivi de la santé, activité de loisirs),

  • Pole sensoriel (voir, entendre, parler),

  • Aptitudes observée dans l’exercice d’activités,

  • Activités mentales et quotidiennes (cohérence, orientation, toilette, habillage, alimentation, élimination, transferts (se lever, se coucher, s’assoir), déplacement à l’intérieur, déplacement à l’extérieur, communication à distance).

Cette base d’analyses représente 36 variables, chacune d’elle comportant 3 modalités :

  • A : fait seul, totalement, habituellement, correctement, sans stimulation

  • B : fait partiellement, ou non habituellement ou non correctement

  • C : ne fait pas.

Le modèle MAP permet de déterminer 5 profils dont la charge d’accompagnement est significativement proche.

  • MAP 1 : les personnes nécessitent un accompagnement total et permanent du fait de troubles importants du comportement et/ou de la relation et d’une forte perte d’autonomie pour les actes de la vie domestique et sociale. Cet accompagnement est aussi indispensable pour éviter leur mise en danger et/ou celle d’autrui.

  • MAP 2 : les personnes ont besoin d’une stimulation et d’une surveillance fortes et pérennes dans les actes de la vie domestique et sociale.

  • MAP 3 : les personnes nécessitent l’accompagnement pour les acquisitions peu sûres et nécessitent donc en permanence des consolidations de pratiques pour la réalisation des actes de la vie quotidienne. Elles demandent conseil et accompagnement régulier pour la réalisation de toute activité.

  • MAP 4 : les personnes sont capables de bonne adaptation sociale et de mesurer les dangers. Leurs besoins ponctuels d’aide et de stimulation concernent l’ensemble des handicaps de la vie quotidienne. Cependant la perception et l’acceptation de leur handicap sont incertaines rendant leur fiabilité aléatoire.

  • MAP 5 : les personnes sont susceptibles d’organiser la vie quotidienne grâce à un accompagnement léger de soutien.

Ce référentiel est adapté à tous les types de handicap car il a été construit principalement autour du handicap mental et il intègre plus nettement les facteurs environnementaux.



    1. Les instruments mis au point par les professionnels de l’UNASSAD :


L’Union Nationale des Associations de Soins et Service à Domicile utilise « un guide d’évaluation de la situation de la personne âgée à domicile » et a élaboré en 2001 un outil dit de « Démarche d’Evaluation d’une Situation Individuelle et de Réponse (DESIR) ».


      1. Le guide de l’évaluation de la situation de la personne âgée à domicile


Il vise à préciser les points faibles et les points forts de la personne et à dégager les domaines pour lesquels « des réponses doivent être apportées afin de pallier les handicaps et de maintenir les aptitudes » et notamment d’évaluer les heures nécessaires en aide à domicile et garde et en passage du service de soins infirmiers à domicile (SSIAD).

Il s’appuie sur :

  • Une fiche individuelle de renseignements,

  • Des questions sur le domaine de la vie psychique : capacités intellectuelles (mémoire, orientation, langage, calcul, écriture), évaluation des praxies (habillage, toilette, alimentation gestes de la vie quotidienne), évaluation des gnosies (images de la vie courante, objets, visages et familiers, son propre visage, sa propre image), évaluation psychique (dépression, anxiété, délire, hallucinations) , évaluation du comportement (comportement diurne, nocturne et surveillance), évaluation de la personnalité (affectivité, type relationnel, rapport à la vie sociale).

  • Des questions relatives au domaine de l’état somatique (évaluation sensorielle, évaluation des actes quotidiens, déplacements et transferts),

  • Des évaluations de l’intégration sociale (dans la vie quotidienne, activités sociales et relationnelles, évaluation des potentialités de la personne et de l’environnement pour la prise en charge.

Les réponses sont cotées : 0 (troubles importants) - 2 (troubles légers) - 4 (pas de troubles).

Ce guide est surtout destiné aux professionnels de l’aide à domicile.


      1. La démarche d’évaluation d’une situation individuelle et de réponse : le questionnaire DESIR


L’Union Nationale de l’Aide, des Soins et des Services aux Domiciles (UNASSAD) a initié un groupe de travail piloté par Florence Leduc (24), (25), (26) qui a proposé un questionnaire qui analyse la situation de la personne sous plusieurs angles et débouche sur des préconisations personnalisées. Le questionnaire DESIR comporte 5 grandes rubriques (annexe 3) ou figurent des cases à remplir mais aussi des commentaires. La cotation est à 2 niveaux pour les fonctions (défectueuse - absente) et pour les besoins d’aide à partir des activités (partielle - totale).
Il est à noter que cet outil s’appuie essentiellement et directement sur le concept de besoin d’aide et débouche sur des recommandations individualisées. Il intègre les facteurs environnementaux et l’avis de la personne. Il a été construit sur le situation des personnes âgées handicapées, il se veut adapté à toute situation de handicap.



    1. Deux instruments proposés par des experts :




      1. l’Echelle Globale d’Evaluation de l’Autonomie (EGEA) (27) (28)


Cet outil (annexe 4) a été mis en place par des experts, le Cedias-délégation ANCREAI Ile de France. Basée sur la Classification Internationale du Fonctionnement (CIF) cette échelle permet l’analyse des situations de vie, du point de vue du bien-être ou du mal être des personnes. Cette échelle prend corps dans une méthode qui permet de repérer les difficultés d’une personne dans différents domaines d’activités, en fonction des environnements de sa vie ordinaire, et d’évaluer les moyens spécifiques mobilisés ou nécessaires, en matière d’aides technique, d’accessibilité de dispositifs et d’aides spécialisés.

Cette échelle peut se décliner en trois versions :

  • la version « auto-administrée », qui vise à connaître la situation du point de vue de la personne elle-même et à renseigner ses attentes dans chaque domaine de situation,

  • la version « aidant », qui vise à connaître l’avis d’un proche ou d’un parent, voire d’un professionnel de sanitaire, ou du social qui rencontre régulièrement la personne,

  • et la version « établissements et services », qui vise à connaître l’avis des équipes d’accueil, d’accompagnement et de soins.


EGEA traite de 10 domaines et comporte 46 items. Les domaines sont la compréhension/apprentissages, l’accès à la connaissance, la communication, l’activité motrice et déplacements, le « prendre soin de soi », les relations avec autrui mais aussi les activités domestiques et les participations sociales.

Les 52 questions font l’objet de fiches techniques qui en explicitent le remplissage et chacune de ces questions fait référence à la capacité de la personne face à telle ou telle activité, à la réalisation effective de cette activité dans son environnement actuel et aux facteurs environnementaux (obstacles ou facilitateurs). Elle cherche à connaître les potentialités, les possibilités et les obstacles à l’intégration des personnes en difficulté, une personne pouvant avoir besoin, pour réaliser de manière complète ou partielle, une activité particulière (manger, se déplacer, réfléchir, écrire…) d’aide humaine (ou aide technique). La démarche consiste donc à mesurer le degré d’adéquation entre les incapacités de personnes et les obstacles de leur environnement.

Les échelles de difficultés sont ordonnées en quatre niveaux : aucune - quelques-unes - beaucoup - absolues.

l’EGEA propose une base commune qui peut ensuite se décliner au travers d’échelles spécifiques à chaque population et être enrichie par des items complémentaires. Cet outil est proposé aux professionnels mais aussi aux familles et aux individus directement concernés. La personne observée constitue l’acteur principal et privilégié de l’évaluation censé identifier ses besoins. Le recueil de ses attentes est indispensable pour déterminer les modalités de l’accompagnement.

L’intérêt de cet outil est de prendre en considération et d’expliciter les facteurs environnementaux dans l’évaluation des capacités et des réalisations effectives des personnes.

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