Note concernant les noms de personnes








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Jour un : Je croyais que l’on me donnerait une cellule de malade qui ressemblerait à une prison. Mais je dispose d’un appartement avec une pièce pour dormir, une autre pour travailler, une autre pour m’amuser et une autre encore pour mes ablutions et dans laquelle je peux pratiquer mes exercices de gymnastique. Je suis content et détendu. Mon lit me convient bien et je ne dois me brancher sur aucun appareil avant de dormir. Chic !

Dans la pièce affectée au travail, il existe un écran et ses périphériques comme partout sur la Terre, ce que je regrette ! Mais, et ça me plaît énormément, rien ne m’oblige à le brancher !

Dans la pièce où je peux jouer, j’utiliserai les consoles de jeux seulement quand je le souhaiterai. Mais j’y ai également trouvé des jeux concrets qui me permettent de construire ce que je veux à l’aide d’éléments que je peux assembler selon mon goût. Je dispose de cartes à jouer, de puzzles et de plein d’autres trucs sympathiques dont je ne sais rien. La salle de gymnastique comporte un espalier, des appareils à muscler et une douche munie de nombreux accessoires qui me permettent d’en tirer le maximum de confort. Je ne trouve rien d’autre à écrire.

Jour deux.

Mes livres personnels voyagent encore et me parviendront plus tard, mais Maximus m’a montré la bibliothèque. Celle-ci, m’a-t-il dit, contient environ dix mille livres. Il m’a donné l’autorisation de m’y rendre à chaque fois que je le voudrai, mais en dehors des heures de cours. Je peux prendre jusqu’à six livres à la fois et les garder deux semaines. Mais, comme dit mon Magister, je peux m’éviter cette peine en consultant tous ces livres sur mon écran. À moi de voir si je préfère me coltiner les bouquins ou utiliser l’ordinateur ?

Je peux aller et venir à mon gré dans la forteresse, mais en accord avec Maximus, il me faut préserver six heures par jour pour recevoir son enseignement. Dans les couloirs nous croisons plusieurs groupes de personnes vacant à leurs occupations. J’ai entr’aperçu, ainsi quelques uns de mes futurs camarades (?) de classe ! Mais d’une façon générale je vois plus d’adultes et de vieillards que d’enfants. Il existe partout dans Gibraltar, ça et là, des squares non grillagés où s’ébattent quelques singes magots. Les habitants disent que, jadis, ils proliféraient dans ces lieux et que la population les considère comme des porte-bonheur. Je ne comprends pas très bien à quoi peut correspondre cette notion.

Comme il paraît que je n’ai nullement un caractère sociable, je me moque de la répartition par âge des autres habitants ! Aucun des jeunes aperçus dans les couloirs ou dans la bibliothèque ne m’a particulièrement impressionné, mais j’ai trouvé particulièrement sympathique une demoiselle vue dans le jardin. Maximus m’a dit qu’elle se nomme Clarina et qu’elle appartient au groupe des gens à soigner. Je m’en souviendrai.

Ce qui me marque, dans nos conversations avec Maximus, est que personne d’autre ne semble branché sur notre dialogue ! Tout se passe entre nous deux et nul autre ne sait de quoi nous parlons. Quel soulagement et quelle détente ! En deux jours, je ne reçois pas un seul coup de fil ! Tant mieux !

Jour trois.

Mes cours viennent de commencer et le premier concernait ma matière favorite : les mathématiques. Maximus a regroupé les quatre adolescents qui suivent son enseignement dans une immense salle qui pourrait en contenir deux cents. Je n’éprouve pas la moindre difficulté à comprendre ce qu’il nous explique et je l’intègre même bien mieux que lorsque j’étudiais sur l’écran familial. Pourtant, je ne peux pas repasser en boucle les passages difficiles comme j’en gardais la possibilité à la maison. Maximus explique bien et de façon imagée. Son enseignement me plaît. Je n’ai échangé aucun mot avec les autres élèves, chacun reste sur son quant à soi. Tant mieux ! Je n’éprouve aucun besoin de les décrire pour l’instant. Je constate simplement une absence totale de chalum entre nous.

Chez moi, je commence le montage d’une grue de chantier que j’équiperai ensuite d’un petit moteur si tout va bien. Quelle joie de pouvoir me lancer, sans plans ni conseils, dans l’exécution de ce que je veux obtenir ! Je peux même changer d’idée en cours de route, tout démonter et reprendre avec autre chose, si je le décide. J’ai énormément de plaisir de cette liberté totale dont je profite ! Mais, à part Maximus, à qui donc pourrais-je montrer mes réalisations ? Avec qui est ce que je pourrais me réjouir de mon œuvre ? J’entrevois le but des thérapeutes ! Ils veulent m’amener à préférer une intégration dans les groupes divers à un isolement qui me deviendra trop pénible ! Je crois qu’ils se trompent !

Je le déclare tout net au groupe des soignants qui me reçoivent pour un premier examen et me soumettent à des tests divers. Pourtant, ils savent tout de moi et de mon passé grâce à Nounou. Ces médecins et psychologues, tous dans la cinquantaine, affichent ici de ne se connecter en permanence, et entre eux, qu’en vision directe et en phonie simple. Ils évitent donc le laryngophone en ma présence, mais gardent les casques d’écoutes sur la tête. Une sorte de position intermédiaire entre eux et moi. Je ne me sens pas agressé et je réponds avec sincérité à toutes les questions. Ils disent que je ne dois pas modifier mes réactions naturelles car il n’existe pas de « bonnes » ou de « mauvaises » réponses.

Je crois que, cela, je le savais depuis le début ! Rien d’autre à écrire sur cette journée. Demain je sors du Centre et vais me promener en ville. Un autre patient qui est en traitement depuis deux ans m’accompagnera si je le demande. Il se nomme Bernardo et sa guérison définitive se profile à l’horizon de une ou deux années. Maximus dit que lorsque Bernardo est arrivé en ces lieux il était incapable de parler. On se demandait même s’il comprenait ce qu’il entendait ? Il vient de fêter ses quatorze ans.

Je ne crois pas que je vais lui demander de venir avec moi demain ! Je préfère y aller avec un simple gardien adulte et tenter de me débrouiller comme cela. En cas d’incident il me suffira de rebrousser chemin. Maximus a précisé que la population de l’îlot sait que nous réagissons autrement que les autres enfants et il explique ainsi la nécessité de notre uniforme qui les aide à nous repérer.

Jour Quatre.

Je ne vois rien de spécial à dire sur l’intérieur de la forteresse, les habitations ne dépassent pas le sixième niveau et je considère tout cet ensemble comme un immeuble qui se trouverait couché sur le flanc entre les murailles de la forteresse. Les distributeurs de crédits ou de rations se présentent exactement comme les nôtres et, de plus, je ne possède pas encore mes cartes. Je dois les recevoir demain matin, début de mois ! Les temples de Nounou montrent la même forme qu’ailleurs et tout le monde peut y entrer, choisir une cabine et consulter.

Par contre, il existe, à l’extérieur du château, un groupement de petits commerces et un artisanat, uniquement réservés aux autochtones et aux quelques visiteurs et touristes qui viennent du continent. Je ne sais pas s’il s’agit d’un conservatoire de biotope humain ou simplement la prolongation d’habitudes ancestrales. Je me dis que je poserai la question ce soir à l’écran et je me réponds, aussitôt : Non, pas à l’écran ! À Maximus, bien sûr ! Je dois me corriger de mes anciens réflexes conditionnés !

Le soleil brille et chauffe plus que chez moi, je regarde longuement une échoppe de vendeur de chapeaux et je choisis mentalement celui que j’achèterai lorsque je pourrai utiliser ma carte. Un peu plus loin, j’agis de même pour une paire de lunettes solaires bien noires. La zone commerciale me paraît étroite et encercle les murailles sur une largeur variable mais qui ne dépasse jamais les cent mètres. Il m’a fallu, en traînant, moins de six heures pour tout parcourir et jeter un coup d’œil d’ensemble. La faim m’a ramené vers mon appartement et son distributeur. Demain, la période d’adaptation primaire se termine et mon traitement va commencer en même temps que mes cours reprendront. Rien de tout cela ne m’inquiète. Les miens ne me manquent pas ou plus exactement, ne me manquent pas encore. Je trouve plus d’avantages que d’inconvénients à ma nouvelle vie. Après tout, le problème de ma réinsertion sociale, concerne Maximus, Nounou et qui on voudra. Moi, je me sens prêt à me plier à tout ce qu’on ne cherchera pas à m’imposer de force.
Les Magisters.

Maximus commença la séance par le bref mot d’introduction suivant :

« Mes chers amis vous venez, comme moi, de lire le rapport remis par le jeune Giarou. J’aimerai entendre votre opinion sur ce cas et éventuellement vos pronostics ou conseils. Je précise, pour Anne Marthe, qui vient de rejoindre notre groupe, quelques données statistiques concernant les socio autistes. Actuellement, tous les cas repérés par Nounou se trouvent en traitement ici ou, après leur passage en ces lieux, en affectations spéciales. Je ne dirai rien de ces derniers qui ne nous concernent plus. Les inadaptés de Gibraltar constituent une toute petite minorité de la population de la Terre et croupiraient en maisons de santé sans les instructions précises de Nounou. Nous ne comptons que treize pensionnaires en ce moment et aucun autre « patient » n’arrivera avant au moins un an. Pourtant le groupe des thérapeutes, des Magisters ou Mentors, en y additionnant le personnel de fonctionnement, comprend, à ce jour, cent vingt deux personnes, toutes largement occupées par le travail à accomplir. La disproportion semble tellement énorme qu’elle mérite une explication. Nous posons régulièrement la question à Nounou laquelle nous répond que ce déséquilibre est parfaitement justifié par des projets qu’elle mène à moyen et long terme et dont nous ne devons rien savoir car cela influencerait notre comportement vis à vis des treize jeunes que nous devons aider. Voilà toute l’explication que nous pouvons recevoir ! Je souhaite maintenant entendre vos commentaires concernant le document rédigé par Giarou. Que chacun s’exprime et je tenterai, en fin de séance, de faire la synthèse du tout »

Maximus exerçait son ministère depuis fort longtemps et, parmi les présents, il était le seul qui ne bougerait plus. Les autres ne pouvaient pas, en général, tenir plus de deux ou trois ans dans ce système de Centre de Soins. En ce lieu, les communications avec leurs différents groupes devaient rétrécir et se ramener à l’essentiel compte tenu de la présence des enfants. Ils en souffraient énormément et prenaient de fréquents congés pour se remettre dans un bain social normal. Seul Maximus, supportait une telle vie. Ses collègues le pensaient un peu piqué ou fondu selon les cas, mais tous respectaient son savoir, sa compétence et sa façon de les mener. Tous savaient également qu’en une trentaine d’années d’exercice, il avait mené à bien la récupération d’une moyenne de trois individus par an.

Delphine se décida à commencer, puis, chacun à leur tour ils émirent leur opinion. Maximus donna ensuite ce bref résumé analytique :

« Nous croyons que le cas de ce Giarou restera assez exceptionnel dans nos archives. Nous n’avons jamais rencontré une telle indifférence à la rupture subie d’avec les siens, ni aucune résistance aussi élevée que la sienne quant aux perches tendues vers une amélioration. Le seul point à retenir pour l’instant, d’après vous, concerne l’intérêt apparent qu’il montre vis à vis d’une autre élève difficile : Clarina laquelle ne parle toujours pas, après six mois de soins. Ceci vient de la bascule hormonale de Giarou qui va l’amener sous peu vers l’adolescence. Il s’agit là d’une manifestation normale de son tropisme vers le sexe opposé. Mais peut-être y trouverons-nous le levier avec lequel nous pourrons agir sur son comportement ? Désormais nous tenterons de les réunir au cours d’un maximum de cours ou de soins autant que cela nous restera possible sans que la ficelle ne soit trop grosse. De plus, nous leur ménagerons des temps d’isolement suffisants pour que le contact psychologique se crée entre eux. À suivre …

… Je me permets toutefois d’observer qu’aucun d’entre vous n’a montré le moindre intérêt pour ce qui concerne les temps assez longs que Giarou a consacré à examiner les étalages du chapelier et du vendeur de lunettes solaires, ni à son étrange façon de dialoguer avec lui-même !

Mon expérience me conduit à penser que ces détails pourront se montrer très utiles pour la suite. Ce rapport va, comme toujours, subir une analyse détaillée et une interprétation des données relevées par Nounou. Merci à vous tous »
Le premier Vaisseau.

La construction du premier vaisseau destiné à rejoindre Proxima du Centaure débuta à peu près à la date où les parents de Giarou se rencontrèrent pour la première fois. Le montage complet devait, selon les programmes de Nounou, s’étendre sur environ soixante six années. Quand le héros de cette histoire vit le jour, vingt ans plus tard, les ouvriers et les transporteurs acheminaient encore lentement l’ensemble des matériaux vers la Lune.

Onze ans après, ce qui nous amène à l’époque du présent récit, l’ossature commençait à prendre forme et ils posaient les premières plaques de la coque extérieure. Il restait environ trente à quarante années de travaux pour en terminer avec cette tâche pharaonique. Cela occupait, surtout sur Terre, une multitude de gens, lesquels, sans cela, se seraient ’ennuyés et seraient devenus agressifs. Le principal travail d’un Président Mondial de l’époque consistait à fournir une activité à tous. En réalité, la réussite du projet importait moins que le maintient au travail de millions de personnes à raison de quatre heures au moins par jour. Le seul fait que la première ossature prenait forme entraîna une réunion des plus grands savants de la planète car il fallait choisir une option entre : terminer et lancer le vaisseau en cours ou mener de front plusieurs vaisseaux à la fois pour tenir compte des progrès qui viendraient dans le domaine de la propulsion ou celui de la survie des passagers.

Finalement, ils décidèrent que, dans le proche avenir, peu de nouveautés ne concerneraient l’ossature même ni le plan de base. Cette assertion ne concernait aucunement tout ce qui se rapportait aux revêtements extérieurs, aux systèmes de propulsion, aux normes psychosociologiques applicables aux passagers et surtout aux Navigateurs. Ils préconisèrent donc de lancer trois navires presque en même temps. Dès que la première ossature serait entièrement recouverte de sa coque extérieure, on lancerait les squelettes des deuxième et troisième vaisseaux. Simultanément, les installateurs poursuivraient les aménagements intérieurs du premier vaisseau sans marquer de solution de continuité durant les huit ou neuf années que cette opération demanderait. Le premier vaisseau partirait et les techniciens tiendraient compte des progrès forcément réalisés en dix ans de recherches ainsi que des remarques conséquentes au premier vol pour parachever le second vaisseau. Ils agiraient de même pour le troisième. Ainsi les savants repoussaient, encore de quelques décennies, la fin du travail entrepris.

Mais, dans la jeunesse de Giarou, les enfants ne connaissaient, de ce projet, que le seul et unique vaisseau en cours de montage. Les médias en fournissaient une image actualisée tous les mois.
Maximus.

Maximus se trouvait devant son communicateur personnel et attendait le verdict de Nounou. Moins d’une minute après l’introduction des données, il put y lire l’analyse de la machine et les instructions qu’elle donnait pour la suite :

« Mes prévisions concernant Giarou se vérifient et rendent cet individu particulièrement précieux pour l’avenir. Continuez à tenter de le ramener vers les normes, mais sachez que vous rencontrerez de nombreuses difficultés dans cette voie. Concernant les conclusions et propositions des Magisters je dirais qu’elles sont logiques pour eux, mais qu’elles ne doivent pas être appliquées telles quelles. Vous ne devez ni favoriser ni entraver les relations que lieront éventuellement Giarou et Clarina. Nous observerons leurs évolutions sans intervenir. Commencez, en supplément de programme, à orienter la jeune fille vers les sciences de la nature en insistant sur l’étude des plantes et celle de la nutrition. Cela entre dans mes plans. Formez, en plus de son traitement habituel, le jeune homme aux arts martiaux, à la navigation à voile et aux théories du zen. Surtout laissez-les évoluer par eux mêmes au sein de Gibraltar sans les tenir en laisse. Terminé »

Maximus ne put retenir un sourire ironique en lisant le message ! Après tant d’années il existait comme une véritable complicité entre la machine et lui. Il était l’un des rares à la soupçonner de posséder une forme d’intelligence propre mais il n’en parlait jamais. D’ailleurs à qui d’autre pouvait-il en parler ? Ainsi, Nounou concoctait un plan tordu au cours duquel Giarou et Clarina devraient survivre et cohabiter sans heurts durant quelques jours, voire quelques semaines, en utilisant leurs propres ressources ! Quelle grosse maligne, pensa-t-il affectueusement !
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