Le monde est-il vraiment ce qu’il parait ?








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Le monde est-il vraiment ce qu’il parait ?



J’ai écrit la nouvelle qui va suivre en 2013. Soit un an après la première publication de ce livre. Il serait donc logique de la lire en dernier, mais pour d’obscures raisons de stratégie commerciale, il me faut la placer en première position. Je vous conseillerais néanmoins d’en réserver sa lecture pour le final. Car comme dans mes œuvres musicales, et dans la vie en général, j’aime tout ce qui va crescendo et finit en apothéose.

J’ai donc ajouté cette dernière nouvelle qui s’intitule « Le monde réel » (ce qui tombe fichtre bien) car il me semblait qu’il manquait quelque chose. Une vision de ce fameux monde réel justement.
En effet j’ai toujours eu l’étrange sentiment que le monde n’est pas ce qu’il parait être.
Déjà Platon avait développé cette intuition avec son allégorie de la caverne.
Voici de quoi il est question : Cette histoire philosophique est une allégorie (histoire qui permet d’exposer une idée) qui met en scène des hommes enchaînés et immobilisés dans une caverne. Ceux-ci tournant le dos à l’entrée, ne voient que leurs ombres et celles projetées d'objets derrière eux. Elle expose en termes imagés la capacité toute relative des hommes à accéder à la connaissance de la réalité, ainsi que la non moins difficile transmission de cette connaissance.

La science actuelle nous conforte également dans le sens où il faut justement se méfier de nos sens . De l’interprétation toute personnelle qu’ils transmettent pour traduire une forme de réalité.
Voici pour l’illustrer un intéressant extrait de « Dieu et la science ». Un livre du philosophe Jean Guitton dialoguant avec les frères Bogdanov (qui quoi qu’on en dise, sont loin d’être aussi sots qu’ils sont vilains ;-)

« La seule évidence d’un monde extérieur réside dans nos perceptions vues à travers nos sens. Ainsi l’esprit humain ne perçoit pas ce qui est là mais ce qu’il croit être là. :
Notre faculté de voir dépend de la rétine qui absorbe la lumière du monde extérieur, puis transmet des signaux au cerveau. Pourtant la rétine ne perçoit pas la couleur. Car en fait il n’y a ni lumière, ni couleur en soi . Il y a seulement des ondes électromagnétiques. De même il n’y a ni sons, ni musique. Seulement des variations momentanées de la pression de l’air sur nos tympans. Il n’y a pas non plus de chaud ni de froid : seulement des molécules en mouvement avec plus ou moins d’énergie cinétique etc… » 
(Cet extrait et d’autres sur la mécanique et les champs quantiques figurent également dans mon livre « Enquêtes sur le sens de la vie » )

Tout ne serait donc qu’apparence liée à notre statut d’être humain. En une vision qui nous est individuelle.
A partir de cette constatation, l’étape logique suivante consiste à exprimer nos doutes
en temps qu’observateur car nous sommes en même temps les acteurs de cette réalité.
L’étude de la physique quantique fait souvent référence au fait que la conscience de l’observateur, intervient dans l’existence de l’objet observé
Voici un autre extrait de ce(s) livre(s) qui exprime assez bien ma pensée :

« Notre champ de conscience pourrait appartenir au même continuum que le champ quantique : L’acte même d’observation, autrement dit la conscience de l’observateur, intervient dans la définition et plus profondément encore, dans l’existence de l’objet observé : l’observateur et la chose observée forment un seul et même système. Cette interprétation du réel, directement issue des travaux de l’école de Copenhague (courant de pensée scientifique) abolit toute distinction fondamentale entre matière,
conscience et esprit : seule demeure une interaction mystérieuse entre ces trois éléments d’une même Totalité ».

Une autre réflexion personnelle me fait en déduire qu’il est probable que tout soit lié dans le continuum espace temps. Les bouddhistes expriment assez clairement que dans ce monde « Tout est Un » Tout est lié. Que nos actions présentes découlent directement de nos vies passées. Cela est d’ailleurs symboliquement et fort bien exprimé dans le film Cloud Atlas d’Andy et Lana Wachowski, les concepteurs et réalisateurs de Matrix. Cloud Atlas se déroule sur cinq siècles et s’interroge sur les questions existentielles qui ne cessent de hanter les hommes. Il met en scène des êtres liés les uns aux autres comme un chapelet à travers le temps. Il suggère ainsi que chaque individu a un cheminement personnel qui traverse les siècles. Les âmes se réincarnent et renouvellent leurs liens entre elles à l’infini. Nos erreurs pouvant être corrigées... ou répétées. (Lien vers le livre original)

L’histoire qui va suivre même si elle possède quelques points communs n’a pas été inspirée par ce film que j’ai vu après coup. Elle est née d’un hasard ( ?) suite à quelques recherches sur la relativité du temps d’où a surgi un personnage qui m’était alors inconnu : Henri Bergson *.
Cette époque coïncidant avec la vie d’un autre personnage célèbre qui a laissé une empreinte indélébile sur mon enfance, et probablement teinté la suite des événements du cours de ma vie, j’ai tenté de relier les deux en un curieux melting pot assez imprévisible.
Comme vous allez le découvrir.

* Henri Bergson (1859 -1941), normalien, professeur de philosophie à la carrière internationale reconnue a publié quatre principaux ouvrages : Essai sur les données immédiates de la conscience, ensuite Matière et mémoire , puis L'Évolution créatrice et enfin Les Deux Sources de la morale et de la religion

Le monde réel


«  La seule chose que la philosophie puisse faire, c’est d’aider les autres à éprouver une intuition semblable à la sienne."
«  Partout où quelque chose vit, il y a, ouvert quelque part, un registre où le temps s'inscrit. » Henri Bergson (1859-1941)


Je me nomme Henri Bergson. J’ai 81 ans. Du moins c’est ce qu’indique ma pièce d’identité. Car dans le monde réel, je n’ai plus d’âge. Je sais que je suis indissociable de la durée.
Pourquoi ? Parce que le temps malgré les apparences n’est qu’une vue de l’esprit. Le temps, vu par les hommes, ne sert qu’à rythmer le cours de leurs vies afin de leur donner des repères dans l’espace temps.
Mais en réalité c’est un flux continu, c’est un élan vital. En fait l’instant ne meurt jamais. Il dure, il continue d’être . Rien ne se perd. Tout subsiste. Tout se répète.
Il suffit pour s’en convaincre de prendre conscience du mouvement qu’est la roue de l’histoire humaine. Notre histoire est jalonnée de crises économiques, de conflits, de guerres, suivies de périodes de paix, d’empathie, de solidarité et de spiritualité. Une roue qui tourne et se répète sans cesse sans que jamais les hommes ne parviennent à la bloquer, à l’enrayer.
Pour qu’elle raison ? Parce que le monde n’est pas ce qu’il semble être.
Mais patience. Je vais tout vous révéler. Seulement je vous préviens, l’histoire que je vais vous conter défie l’imagination. Si vous faites partie des rationalistes, des cartésiens sceptiques, passez votre chemin car vous perdrez votre temps. A moins qu’au contraire mon histoire ne vous ouvre les portes de l’esprit en semant le doute sur tout ce que l’on vous a déjà enseigné ?


Chapitre I

Où le rêve de voler vers d’autres horizons s’achève en envol



1869
Mes plus anciens souvenirs datent de cette année là. J’avais 10 ans. Mon compagnon de jeu préféré s’appelait alors Michel. Quand à notre terrain de jeu … Hé bien il faut tout d’abord que je vous situe le cadre de mon enfance. J’ai le souvenir d’une ville en bord de Loire où des navires sont à quai sur deux et trois rangs. Pas de bateaux à vapeur encore à cette époque. Non des clippers, des trois-mâts goélettes, de lourds bâtiments de la marine marchande*.
Un jour de fête nationale où l’activité du port était quasiment inexistante, Michel et moi tentâmes le diable - le diable, oui hélas c’est bien le mot - en franchissant la planche tremblante qui reliait l’un des clippers au quai . Et c’est ainsi que nous mirent les pieds sur le pont , tout aussi tremblotants mais rassérénés par le vent de l’aventure,.
Aucune trace de gardien ou matelots. Sans doute partis festoyer dans la plus proche buvette du voisinage. Et là, quelle joie !. Les panneaux de la cale étaient restés ouverts. Les odeurs fortes qui s’en dégagent me montent à la tête ! Odeur de l’âcre émanation du goudron mêlé au parfum des épices. Michel et moi, on prend de l’assurance. L’on s’encourage l’un l’autre . L’on court vers la dunette. Toujours pas trace de marins. Elle n’est remplie que de senteurs marine. Une atmosphère d’océan. Moi et mon copain nous enhardissons alors sur le pont sans chercher à nous cacher davantage. Michel me lance un défi. Au premier de nous deux qui arrivera au sommet d’un des trois mats qui semblent nous braver *. Chiche ! Je grimpe dans les haubans, me hisse à leurs hunes. Plus vite, mon compagnon sur le mât jumeau me devance de près d’un mètre. Je redouble d’effort et accélère le mouvement. Je me sens léger, bourré d’énergie, indestructible. Et ce qui devait arriver arriva. Car lorsqu’on le tente, le diable n’est jamais loin. Ma main saisit une drisse, mais elle me glisse entre les doigts. Voulant la rattraper mon pied dérape. Emporté par le mouvement et accéléré par le poids de mon corps, c’est la chute. Une atroce chute de quelques 15 mètres … qui se termine en un fracas aussi terrible que la douleur à laquelle il est lié. Celui de mes côtes brisées. Et pire encore je ressens une horrible sensation de manque d’air car le choc m’a totalement coupé le souffle. Mes poumons ne répondent plus. Impossible de respirer. Rapidement un épais brouillard m’enveloppe de ses ténèbres. Et puis…

Le temps se présente d’abord comme durée. C’est un flux continu, un devenir irréversible, spontané, non répétitif, imprévisible, créatif, c’est un élan vital. (Henri Bergson)

Chapitre II

Qui nous fera constater que l’humanité
sortie de l’élément liquide
aspire à y retourner


1969
Dans mon berceau je ressens sans cesse un malaise indicible et profond. La plupart de mes rêves se terminent brutalement par une sensation de chute qui n’en finit pas … avant de me réveiller brutalement en sursaut. Mais heureusement cette sensation on ne peut plus désagréable finit néanmoins par s’estomper au fil du temps. En fait pratiquement dés que j’ai appris à tenir sur mes pieds sans ne plus tomber.
J’ai maintenant 10 ans. Mon papa m’a appris l’année dernière à nager. Sur un tabouret ! En m’inculquant et me faisant reproduire les mouvements de la brasse et du crawl. Drôle d’idée, car c’était très déplaisant. Par contre dés que j’ai reproduit cet apprentissage dans l’élément liquide, j’ai adoré çà. La mer m’a toujours attiré et pouvoir la parcourir me transporte. Percer ses secrets me rend fou de joie. Car sous sa surface se cachent des trésors. Un peu plus tard, avec un simple masque, un tuba et des palmes j’y ai découvert un nouveau monde. Le monde de l’apesanteur. Ici nous ne pesons plus rien. L’homme se fait poisson. Il vole et devient liquide dans l’élément liquide. Mobile dans l’élément mobile. Mobilis in Mobile, telle la devise inscrite dans le premier sous marin de l’humanité. Celui de « Vingt mille lieues sous les mers ». Mon livre de chevet préféré d’ailleurs. Je l’ai lu et relu au moins cinq fois. J’ignore pourquoi mais tout ce qu’écrit cet homme né d’un temps qui n’est plus depuis bien long-temps m’inspire. C’est ainsi que dans mon imaginaire d’enfant, mon corps devint un sous marin nommé Nautilus. Bien entendu, j’en suis le capitaine. Mon bureau et ma cabine se trouvent dans mon œil gauche. Le droit étant réservé à l’équipe de pilotage du vaisseau. Vaisseau qui est par ailleurs amphibie. Et bien évidemment j’ai un équipage dévoué qui obéit sans sourciller à mes capricieux élans d’aventures sous marines, surgies tout droit de mon imagination. Toutes bien entendu finissaient au mieux grâce à mes qualités de capitaine, liées à la perfection de mon navire. Et comme la plupart des enfants, pour ressentir à chaque fois un peu plus les bienfaits de l’adrénaline, il fallait à chaque fois que l’aventure se montre un peu plus périlleuse. Que nous goutions à chaque fois un peu plus à l’excitation du danger.
C’est ainsi qu’un jour d’automne, je décidai de profiter des éléments déchainés avec des vagues aux creux de près de deux mètres pour lancer mon Nautilus dans de nouvelles aventures. L’enjeu sera d’aller le plus loin possible et de nous laisser emporter par les éléments déchainés, tout comme le malheureux Nautilus dans le maelstrom. Juste pour ressentir les toutes dernières émotions du capitaine Nemo avant sa chute dans les profondeurs indicibles de l’océan.
Les premières vagues sont excitantes et tout se passe comme dans un rêve. Le vaisseau lutte avec brio contre les éléments déchainés. Ce qui me pousse à pousser à fond les machines pour gagner au plus vite la pleine mer. Puis vient le moment de retourner au port pour recharger les batteries des machines qui commencent à s’épuiser. Mais il y a un problème. Un fort courant que nous n’avions pas détecté nous repousse de la berge et nous pousse sans cesse un peu plus vers le large. Ce maudit maelstrom assurément. Malgré toute la vigueur et la fougue de mon jeune âge, impossible de se rapprocher de la côte. Pire ! Les flots déchainés en cet endroit regagnent d’intensité. Ils me portent, puis me roulent et me tordent en mille sens. Je ne sais plus où se trouve le fond de l’océan, ni où se cache la surface et le ciel . Ce ciel que j’aurais en cet instant, tant de plaisir à admirer de nouveau. C’est toujours au moment où nous sommes dépossédés de quelque chose que nous nous rendons compte à quel point nous y étions attachés. Celui qui perd l’usage d’un membre ou d’un organe sensoriel regrette ainsi toute sa vie les moments où il en profitait sans connaitre son bonheur . Qu’elle idée idiote m’a prit de vouloir ressentir la fin du Nautilus. C’est très réussi, car ce sera aussi la mienne, pour de vrai ! Je suffoque. Plus d’oxygène. L’eau entre à grand flots par mes ballasts et dévaste l’intérieur du vaisseau. Mes dernières pensées vont vers ce maudit capitaine Nemo et son créateur qui vont causer ma perte. Au secours ! Je sens que je m’enfonce tandis que les cellules de mes poumons éclatent les unes après les autres. Je coule vers les profondeurs de l’infini. Je sombre douloureusement vers un gouffre noir … une lueur …

Toute vérité est une route tracée à travers la réalité.
Que la réalité soit si souvent niée malgré son évidence immédiate, cela résulte de ce que l’intelligence construit un moi superficiel, analogue au corps, et voile ainsi le moi réel et profond, qui n’est que création et durée.
La durée est une présence du temps à la conscience; comme si le sujet ( le moi profond ) coïncidait avec l’objet (le temps qui dure) . Henri bergson



Chapitre III

Où nous nous apercevrons que l’ivresse de la vitesse coupe le souffle à nos dépends


2069
J’ai 10 ans. Depuis ma naissance, je suis atteint d’une maladie rare des poumons qui m’oblige à utiliser l’aide d’un respirateur artificiel. Respirateur heureusement portatif grâce à la miniaturisation. Et cela m’arrange bien car j’adore me promener et ressentir le vent et la vitesse sur ma peau. Mon grand frère Julius m’emmène parfois faire un tour sur sa Motofly de 3eme génération. Grâce à de puissants turbo réacteurs miniaturisés, cette merveilleuse invention permet de voguer à 2 mètres au dessus du sol. Et surtout d’atteindre de fantastiques vitesses de plus de 200 km/h. Je sais c’est interdit ! Il faut se rendre dans un flyerdrome pour pouvoir en profiter. Dans notre monde d’ailleurs, il me semble que tout est interdit. Mais bon je ne peux pas me plaindre car si je n’étais pas né du bon côté de la barrière Nord/Sud qui sépare désormais notre petite planète, je ne serais déjà plus de ce monde, ne pouvant même pas respirer par moi même. Or respirer c’est non seulement vital mais c’est l’essence de la vie elle-même. La méditation, le yoga ne sont rien d’autre que des exercices de respiration qui vous font découvrir d’autres mondes. Votre monde intérieur. Grâce à mon respirateur, je peux modifier la cadence et la profondeur des inspirations/expirations. Chose que tout le monde fait naturellement, mais le fait de pouvoir les doser avec une machine m’a fait découvrir tout le potentiel de ce que la respiration procure. Je plains beaucoup les malheureux fumeurs qui dans le temps jadis mourraient tous du cancer du poumon.
Mais je m’égare dans le cours de mon récit. Revenons-en au présent. Aujourd’hui est un grand jour. Pour mon anniversaire j’ai réussi à apitoyer Julius afin qu’il me laisse enfin conduire sa Motofly . Ca a été difficile car c’est le tout dernier modèle et il a dû travailler dur pour se l’acheter. En fait ce n’est pas la première fois que je la conduis mais à chaque fois il était derrière moi et n’avait de cesse de me brimer et de m’engueuler. Alors j’ai rongé mon frein et bien progressé dans l’art de son pilotage. Cette fois ci ce sera donc enfin une petite ballade en solo. Il ne risque pas d’arriver grand-chose car il a choisi une longue plage de sable d’une dizaine de kilomètres, sur la côte Atlantique où nous habitons. Elle est d’ailleurs déserte en cette saison.
Nous y voila enfin. Après de derniers sempiternels conseils, j’enfourche la monture et met doucement les gaz. Un Dziii calme et rassurant m’élève à quelques centimètres du sol par sustentation magnétique. Un procédé électromagnétique qui permet d’échapper partiellement à la pesanteur de la gravité. Déjà l’on a l’impression de voguer. Mais le plus excitant , c’est dès lors que l’on commence à mettre les gaz. La machine, sorte de mélange très design entre les scooters d’antan et les jets skis actuels nous élève alors majestueusement du sol au fur et à mesure que l’on met les gaz.
C’est ce que je viens de faire et c’est divin. J’ai promis de ne pas dépasser 80 cm du sol en restant tranquillement à la vitesse de 60 km/h. Mais c’est trop tentant. Je vais pousser légèrement plus. Julius qui m’épie de loin d’un air inquiet ne verra certainement pas la différence . Hop ! Me voilà à 90 km/h . La machine s’est légèrement cabrée pour monter à 1 mètre. Un coup d’œil sur Julius en zoomant par la rétro-caméra . Non c’est tout bon ! L’excitation me gagne. Et la plage est toujours déserte. Seuls les mouettes et cormoran s’écartent en piaillant affolés à mon passage. Allez, un dernier petit coup d’accélérateur et je reviens tous de suite à la vitesse initiale. Yeah… 120, c’est divin ! L’adrénaline commence à me monter au cerveau. Il faut que je fasse juste une petite pointe. Je vais me faire engueuler mais tant pis. J’en ai besoin. Il le faut, c’est trop bon ! Cette fois je tourne les gaz à fond. La machine se cabre fortement et me projette telle une catapulte . Mon exaltation est à son comble. J’ai l’impression de trouer l’espace temps. Je me sens… Dieu porté par les Hells angels du ciel. Hélas le bonheur dans cette vie est un état par trop éphémère et le drame, qui n’est jamais loin, se précipite alors dans la brèche qui lui est ouverte.
Soudain un essaim de cormorans surgi de nulle part me fouette de plein fouet. J’en reçois un en plein visage et malgré le casque en matière auto-absorbante, la douleur me coupe le souffle. Par réflexe, je cherche à attraper mon respirateur pour remonter sa puissance. Très mauvaise idée ! Car en me penchant pour l’extirper de son logement, (une petite poche couleur chair collée directement à ma peau au niveau du plexus) je ne contrôle plus mon destrier volant qu’avec ma main gauche . Il devient ce faisant trop difficile à maitriser car en pleine décélération. Il fait alors une embardée et se projette dans une forêt d’eucalyptus longeant la plage. Des branches me fouettent sauvagement le corps … avant d’être projeté violemment et piteusement contre un tronc d’arbre. Puis de retomber dans un grand fracas (d’explosion ?) à l’envers. Je suis toujours assis dessus ou plutôt dessous. Je cherche en vain à m’extirper de là, mais impossible, je suis bloqué par le poids de la machine , elle-même immobilisée par des branches. Le turbo moteur tourne toujours. Des feuilles et des ramures s’engouffrent dans un de ses réacteurs. Alors elles s’enflamment et je constate horrifié que très rapidement l’incendie s’étend à l’arbre. Le poids de la divine machine, qui tout d’un coup s’est métamorphosée en instrument de l’enfer m’écrase toujours davantage. Ma peur est a son comble. Je me met à transpirer abondamment. D’autant plus que le respirateur ne suit pas la cadence de mon cœur qui bat la chamade. C’est horrible, je vais mourir dans les flammes. Brûlé vif ou asphyxié car la fumée à présent m’étouffe et mes poumons sont en feu. Un feu brulant de la Géhenne . Ses flammes me lèchent de leur langue de feu. Palsambleu ! Je vais mour…
Et alors que je perds connaissance, je me sens élevé par une main puissante qui m’extirpe de cet océan déchainé de flammes. La main de … Dieu ?

L’expérience des mystiques nous permet de soutenir non seulement la probabilité des conceptions concernant l’origine de l’élan vital, mais aussi l’affirmation de l’existence de Dieu, que l’on ne peut prouver avec des arguments logiques. Les mystiques enseignent aussi que Dieu est amour, et rien n’empêche le philosophe de développer l’idée, soulevée par eux, que le monde n’est qu’un aspect palpable de cet amour et du besoin divin d’amour. En vertu de l’expérience des mystiques, confirmée par les conclusions de la psychologie, on peut aussi affirmer avec une probabilité allant jusqu'à la certitude la survie après la mort."(H.B)
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