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Adresse aux lectrices et aux lecteurs


Dominique Wautier
L’ouvrage que vous avez sous les yeux est, en quelque sorte, un atlas portatif, un topo-guide, sinon un GPS. Ses cartes et schémas facilitent des excursions dans les diverses modalités et les nombreux lieux d’exercice d’une profession que l’on pense connaître, alors que - à côté de quelques grands axes - elle fréquente bien de sous-bois, de ruelles et de hameaux ignorés.

Ces Carnets sont dédiés aux étudiants qui se préparent au métier d’éducateur, et à ceux qui, l’ayant pratiqué quelque peu, viennent l’approfondir ou découvrir de nouvelles facettes, notamment pour acquérir une qualification en Enseignement de promotion sociale, ou lors de formations continuées.

Dans la foulée, « Les Carnets de l’éducateur » veulent participer à la valorisation du métier. Les éducateurs (spécialisés, sociaux, en vie associative, en milieu scolaire…) occupent - parmi les professionnels les plus directement en contact avec les populations en difficulté sociale, économique, culturelle - une place privilégiée pour soutenir, susciter la prise de parole et la participation de ces publics dans notre univers social.

Cette édition 2013 est la cinquième ! Depuis 1996, première sortie avec l’aide du Fonds social ISAJH, les Carnets ont été revus tous les 4 ans, parce que ce monde vit, comme beaucoup d’autres, des changements de tout ordre. Une législature par-ci, une directive européenne par-là, des arrêtés d’application en sus, nous voilà à devoir remettre l’ouvrage sur le métier et les boussoles dans le bon sens pour que les baladins ne s’égarent pas trop.

Que contiennent ces 3 carnets ?

  • Le premier vise à cerner les contours de la profession pour tenter d’en dégager les éléments transversaux et essentiels. Ce qui en fait le cœur, les nervures, les rhizomes qui parcourent au jour le jour un métier de « travail sur autrui » mais qui aussi s’exerce en équipe, avec d’autres.

  • Le second parcourt les territoires où il s’exerce principalement. Il y a de vastes contrées comme l’aide à la jeunesse et l’aide aux personnes handicapées, dont le paysage s’est tellement diversifié ! Il y a des régions plus cernées mais historiques : l’accueil des adultes, le milieu scolaire, et de nouveaux quartiers où les éducateurs s’avancent, parfois masqués sous le vocable d’intervenant ou travailleur social : en rue, en milieu pénitentiaire…

  • Le troisième reprend les principales données relatives aux Conditions de travail, par exemple les types de contrats, les salaires, la durée du temps de travail, etc. C’est la partie immergée du « Memento du non-marchand » également produit par Rhizome et disponible par abonnement électronique.

Dernières notices

  • Notre guide du routard est un produit collectif. Les auteurs, membres de l’Asbl Rhizome, ont également fait appel à des personnes ressources pour obtenir des informations actualisées ou vérifier l’exactitude des écrits, et à des témoignages d’éducateurs pérégrinant dans des contrées différentes, nous faisant découvrir tant le « noyau dur » du tronc commun que ses multiples branches et feuillages.




  • Rhizome est une toute petite association, composée de bénévoles. Chaque auteur est intervenu à ce titre, et est entièrement responsable de son texte. Si chacun a toutefois à cœur de vérifier ses écrits, nous ne sommes pas à l’abri d’erreurs que nous vous serions reconnaissants de signaler, tout comme vos avis ou critiques, créant ainsi un échange profitable à tous.




  • Éducateur ou éducatrice ? Toutes les données le montrent : les éducateurs sont majoritairement… des éducatrices. Alors pourquoi ne pas avoir intitulé ce livre « Les Carnets de l’éducatrice ? ». Ce serait, sans conteste, plus logique et plus démocratique. Toutefois, l’usage et les règles de la langue française (un tantinet imprégnée par la domination masculine) recommandent le genre masculin quand il s’agit de désigner un collectif dans lequel se retrouvent les deux genres. Le terme « éducateur » deviendrait-il dès lors un « épicène »1, c’est-à-dire un « nom bisexué » ? Pas tout à fait, car il ne s’agit pas d’un nom et il est clairement marqué au niveau du genre2 (ce qui n’est pas le cas de prénoms tels Alix, Camille ou Dominique). Mais il désigne cependant, dans notre esprit, les professionnels des deux genres. Convenons qu’il s’agit d’un « quasi-épicène »…




  • Vous voici à l’orée de votre randonnée. Qu’elle vous fasse découvrir les exigences et les richesses de ce métier. Vous y entreverrez aussi des contradictions, des complexités de mauvais aloi, des labyrinthes, des circuits en marguerite, des voies sans issue, des risques d’éboulement… Il est aussi question pour nous de savoir créer des chemins de traverse, entre des professionnels de disciplines différentes et entre divers secteurs.

Les auteurs

Remarque : je n’ai pas reçu l’actualisation du texte des auteurs en noir.
• Michel DAVAGLE, conseiller juridique près de l’ASBL NERIOS de Huy, chargé de cours au Centre de promotion sociale pour éducateurs à Liège (CPSE).

Michel Davagle , conseiller juridique près des ASBL SEMAFOR et SEMAFORMA d’Ans.

• Mireille GILLES, chargée de cours au Centre d’enseignement supérieur pour adultes à Roux (CESA) et à l’institut provincial de formation sociale (Namur).

• Françoise HUVELLE, licenciée en Sciences de l’Education, chef éducatrice dans un centre de jour, chargée de cours au CESA, école de promotion sociale formant des éducateurs, intervenante auprès d’équipes éducatives.

  • Luc ISTACE

• Jacques VANHAVERBEKE, chef éducateur pendant 20 ans dans un SAAE, chargé de cours au Centre d’enseignement supérieur pour adultes à Roux (CESA), formateur et accompagnateur d’équipes de professionnels.

• Pierre VAN HOYE, éducateur pendant plus de 25 ans, professeur de pratique professionnelle au Centre de promotion sociale pour éducateurs à Liège (CPSE).

• Jehan WACQUEZ, éducateur pendant 20 ans dans le secteur de la santé mentale avec un public d’enfants et d’adolescents, formateur au Centre de Formation Educationnel Liégeois, Haute Ecole Libre Mosane.

• Dominique WAUTIER, pérégrine depuis trois décennies dans les nombreux méandres, lacets et zigzags du non-marchand

• Michèle VAN DEN EYNDE, directrice du Centre thérapeutique et culturel « Le Gué » à Woluwe-St-Lambert, professeur d’encadrement de stage au CESA (section psychopathologie). Participe activement (administratrice du C.A.) à la « Plate-forme de Concertation pour la Santé Mentale en Région de Bruxelles-Capitale » depuis de nombreuses années.
AINSI QUE :

  • Emmanuel Renard, Educateur spécialisé et philosophe, HELMo-CFEL

  • Bernard De Backer : sociologue, chercheur au Conseil bruxellois de coordination sociopolitique

  • François – Joseph Warlet, Magistrat

  • Stéphane Heugens

  • Francis Mulder

  • Virginie Bellefroid, Tiphaine Dedonder, et Albert Baiwir del’AWIPH


Corrections ortho :

  • Stéphane Heughens

  • Lizzie Stengele



Premier carnet : les contours de la profession

Repères historiques
Dominique Wautier 


http://www.educ.be/histoire/
Histoire

Ces quelques repères visent à donner un aperçu de l’évolution de la profession d’éducateur en parallèle avec celle de certains aspects politiques, économique et sociaux, de la fin du 19ème siècle à celle du 20ème3 . En ce qui concerne le 21ème, c’est dans l’ensemble de ces Carnets que vous trouverez les informations actualisées sur l’évolution du métier et des lieux où il s’exerce.

⁄⁄ Période de 1800 à 1950

Avant la seconde guerre mondiale, on ne parle pas d’éducateurs en Belgique. Le « personnel » des orphelinats et des quelques écoles et internats pour enfants handicapés est constitué essentiellement de religieux. Dans les « maisons de correction » accueillant les jeunes ayant commis des délits et relevant directement des pouvoirs publics, le personnel est composé essentiellement de surveillants et d’instituteurs. Dans les chauffoirs, asiles et maisons d’accueil, ce sont souvent des religieux ou des bénévoles, voire d’anciens pensionnaires qui assurent la direction, l’accueil et la gestion quotidienne.

Un point commun à ces institutions, tant publiques que privées, réside dans l’absence ou le peu de qualification spécifique du personnel éducatif qui doit surtout montrer de la « bonne volonté », un intérêt pour les enfants, le sens de la « bonne éducation », une disponibilité et un dévouement à toute épreuve.

Si une première école destinée aux éducatrices voit le jour en 1938 (le Parnasse à Bruxelles), il faut attendre la fin des années 40 et surtout des années 50 pour voir un véritable dispositif de formation se mettre en place, le « moniteur » devenant progressivement « éducateur ». Des écoles pionnières dans la formation des éducateurs au niveau de l’enseignement supérieur se créent : l’école des cadres de l’Abbaye d’Aulne à Gozée -Thuin) et le Centre de formation éducationnelle à Liège. Proposant des modèles d’éducateurs différents - le « meneur d’hommes » - scoutisme - d’un côté, le modèle personnaliste (humanisme chrétien) de l’autre, ces deux modèles serviront de pôle de référence aux écoles qui se créeront par la suite.


QUELQUES DATES

1830 Création de l’Etat belge.

⁄⁄ Révolution industrielle au XIXe siècle

La situation socio-économique de la classe ouvrière est catastrophique : pauvreté, misère, promiscuité dominent. Isolement et déstructuration des liens communautaires traditionnels pour les ouvriers migrants dans les villes.

1877 Création de la première école pour enfants handicapés (sourds et aveugles) par les Frères de la Charité à Gand.

1880 et suivantes : création de « chauffoirs » et « asiles » pour vagabonds et ouvriers itinérants au chômage (Namur, Liège, Bruxelles), ceci au plus fort de la crise économique de 1884-1886.

1886 Création de l’Œuvre de l’hospitalité de nuit à Bruxelles (futur « Home Baudouin »).

1887 Premier asile de nuit pour femmes (« Home Victor Du Pré »).

1889 Loi réglementant le travail des enfants.

1891 Nouvelle loi sur le vagabondage et le placement des mineurs. Création de maisons pénitentiaires, d’écoles de réforme pour les jeunes mendiants et vagabonds.
⁄⁄ Début du XXe siècle

1912 Loi « Carton de Wiart » sur la protection de la jeunesse.

1914 Instruction obligatoire de 6 ans à 14 ans.

1918 Création de l’Œuvre nationale de l’enfance (ONE).
⁄⁄ Entre-deux guerres

Années 1920 et 30 : Création des premières « maison d’accueil » pour adultes en difficulté.

1936 Loi sur les congés payés.

1937 Fondation des « Petits Riens ».

1938 Création de l’Ecole supérieure d’éducatrices du Parnasse à Bruxelles.
⁄⁄ Période de 1950 à 1970

L’élément détonateur retenu par l’Histoire et qui va précipiter la prise de conscience de la nécessité d’une formation solide pour les éducateurs est celui du « scandale de Saint-Hubert » (1956), institution qui sera qualifiée de « bagne pour enfants ». Des actes de violence et de maltraitance sont perpétrés par des membres du personnel et ces pratiques seront vigoureusement dénoncées par J. BRUNIN, ancien pupille de l’Assistance et ex-pensionnaire de cette institution. Plus tard, d’autres scandales (Braschaat, Marcinelle...) viendront montrer à l’évidence combien il est important de former le personnel des institutions pour enfants.

Un dispositif de formation (1958) : c’est le premier pas, le premier jalon de la reconnaissance sociale de l’utilité du travail socio-éducatif, où l’on peut considérer cette période comme signe explicite du début de la professionnalisation de l’éducateur. Les événements successifs qui marqueront ensuite l’émergence de la profession vont s’articuler avec l’évolution des dispositifs juridique et législatif du secteur. Comme nous pouvons le voir dans le tableau récapitulatif, les moments forts de la professionnalisation vont d’abord épouser le « tempo » de la mise en place des structures socio-éducatives.

Les années 60 -« Golden Sixties » - voient un déploiement important de mesures en faveur des personnes handicapées et des malades mentaux, tant sur le plan de leur protection que de leur prise en charge médicale, sociale ou psychologique. Dans le secteur de la jeunesse, une nouvelle loi vient modifier profondément celle de 1912 et met également l’accent sur le principe de protection des enfants et des jeunes.

Par ailleurs, une autre loi va permettre le développement de la formation professionnelle de tout adulte (organisée, entre autres, par l’Enseignement de Promotion sociale), via la loi sur les crédits d’heures.

Du côté des éducateurs, nous retiendrons surtout le développement des écoles qui répondent ainsi à la demande croissante - en nombre et en qualité - de ceux qui travaillent avec les personnes en difficulté, ainsi que la participation des éducateurs belges à la première rencontre internationale des professionnels du secteur.

QUELQUES DATES

1948 Début de la formation des « moniteurs ».

1951 Majorité pénale à 18 ans.

1951 Création de l’AIEJI : Association internationale des éducateurs de jeunes inadaptés.

1952 Constitution de l’ABEJI : Association belge des éducateurs de jeunes inadaptés.
1953 Première proposition de loi sur la protection du titre d’éducateur.

1954 Deuxième congrès, à Bruxelles, de l’AIEJI « Les aspects essentiels du travail de l’éducateur spécialisé ».

1956 Scandale de St-Hubert « le bagne pour enfants ». Création d’un fonds d’assistance prenant en charge les soins de centaines de personnes handicapées.

1958 Premières écoles d’éducateurs dans l’enseignement supérieur (plein exercice).

1963 Création du « Fonds Marron » et Loi organisant les ateliers protégés.

1964 Loi instaurant l’Enseignement de Promotion sociale.

1964 Premières formations d’éducateurs du niveau secondaire en Promotion sociale.

1965 Nouvelle loi sur la protection de la jeunesse. Instauration des comités de protection de la jeunesse (CPJ).

1967 Arrêté royal N°81 créant le Fonds de soins médico-socio-pédagogiques pour handicapés, dit « Fonds 81 ».

1969 Loi sur la protection des personnes malades.

1969 Formations d’éducateurs du niveau supérieur de type court en Promotion sociale.
⁄⁄ Années 1970

Ces années vont profiter des effets des mesures prises précédemment. On assiste à la floraison des services d’hébergement, particulièrement dans le secteur des personnes handicapées. C’est « l’âge d’or » des constructions d’IMP (internats et semi-internats) qui suivent d’abord le développement de l’enseignement spécial. Des moyens importants sont dégagés pour l’ensemble du secteur. Un paradoxe : c’est dans ces mêmes années 70 que se développe la crise économique, liée au choc pétrolier.

Dans le domaine politique, le dispositif qui va présider à la réforme de l’Etat belge - la fédéralisation- se met en place.

Chez les éducateurs, plus nombreux et mieux formés, un long mouvement de revendication se développe et aboutit à la création de la Commission paritaire des maisons d’éducation et d’hébergement (319), à la signature d’une convention collective de travail octroyant de meilleures conditions de travail.

Par ailleurs, les premiers projets de loi sur le statut de l’éducateur sont déposés.

QUELQUES DATES

1970 Création de l’enseignement spécial.

1970 Apparition du terme « éducateur social » après le septième congrès de l’AIEJI à Versailles sur le thème « le rôle social de l’éducateur de jeunes inadaptés ». L’ABEJI devient FNES (fédération nationale des éducateurs sociaux).

1971 A l’initiative de la FNES, premier arrêt de travail et manifestation des éducateurs à Bruxelles. Création de l’UDES (union des éducateurs sociaux): revendications d’un statut avec la FNES.

1972 La FNES et l’UDES fusionnent en une union professionnelle des éducateurs sociaux (UPES) qui cesse bientôt ses activités au bénéfice des organisations syndicales.

1974 Premières grèves des éducateurs. Installation de la commission paritaire 319. Première convention collective de travail.

1975 Deuxième grève des éducateurs. Dépôt d’un projet de loi sur le statut de l’éducateur.

1976 Loi organique sur les CPAS – centres publics d’aide sociale.

1976 Création de l’APDES (association professionnelle des éducateurs sociaux).

1976 8 mai : journée de rencontre des « enfants du juge » organisée par le CJEF •Conseil de la jeunesse d’expression française.

1977 Première édition du « Livre blanc sur la protection de la jeunesse » par le CJEF - Début de la communautarisation des structures de l’aide à la jeunesse.

1977 Nouvelle grève des éducateurs.

1978 Dépôt d’un nouveau projet de loi sur le statut de l’éducateur.

1979 Constitution du GEERES (groupe européen d’échanges et de recherches en éducation sociale).

⁄⁄ Années 1980

Les modifications profondes de l’Etat belge vont produire tous leurs effets ; les compétences fédérales, régionales et communautaires sont redéfinies. Les politiques et les modes de gestion se différencient entre le « Nord » et le « Sud ».

En Communauté française, c’est le développement du « milieu ouvert » qui a la cote et les restrictions financières, qui touchent déjà les autres secteurs d’activités, atteignent maintenant le champ socio-éducatif.

De leur côté des éducateurs continuent à revendiquer un statut professionnel d’une part et l’harmonisation des programmes d’études dans l’enseignement supérieur d’autre part. Cette action aura notamment pour effet de conférer une équivalence entre le diplôme de plein exercice et celui de promotion sociale.

La mise en place du grand marché européen incite les associations d’éducateurs des pays membres, à définir et à nommer la profession, ainsi qu’à préciser la durée minimale de la formation. Par ailleurs, les besoins sociaux augmentent et se modifient. Les éducateurs élargissent leurs lieux d’intervention : centres pour toxicomanes, alphabétisation, écoles de devoirs, maisons de quartier, services d’accompagnement et entreprises d’apprentissage professionnel (qui deviendront les EFT, entreprises de formation par le travail).
QUELQUES DATES

1980 La protection de la jeunesse est transférée à la Communauté française.

1980 Dépôt du troisième projet de loi sur le statut de l’éducateur.

1981 Première reconnaissance des AMO (services d’action en milieu ouvert).

1982 Dépôt d’un quatrième projet de loi sur le statut de l’éducateur.

1987 Arrêtés de reconnaissance des SPEP (services de prestation éducative et philanthropique) et des COE (centre d’orientation éducative).

1986 Harmonisation des programmes de formation des éducateurs de l’enseigne•

1987 ment supérieur de type court (plein exercice et promotion sociale). Toutes les formations passent à trois ans minimum.

1988 Extension des compétences communautaires en matière de protection de la jeunesse.

⁄⁄ Années 1990

De nouvelles modifications législatives se répercutent sur les pratiques du secteur: la majorité civile à 18 ans, le décret de l’aide à la jeunesse, le passage du « Fonds 81 » aux Régions wallonne et bruxelloise et la création de l’AWIPH (Agence wallonnepour l’intégration des personnes handicapées).

Par ailleurs, des fonds importants sont dégagés au niveau fédéral (Ministère de l’Intérieur), dans le cadre de mesures sécuritaires: les « contrats de sécurité ».

Du côté des éducateurs, c’est la concrétisation des efforts déployés par les associations pour la reconnaissance de la profession : le projet de loi sur le statut est voté en avril 94 et publié au Moniteur belge en avril 96. Cependant, les arrêtés d’application de cette loi n’ont pas vu le jour. De plus, un recours a été introduit par la Communauté flamande et la Cour d’arbitrage a annulé le premier article de la loi.

Dans le domaine de l’activité professionnelle, les éducateurs semblent s’adapter à l’évolution des secteurs. Les écoles de formation font le plein, tout comme les modules de spécialisation et de post-graduat. Les formations universitaires pour adultes rencontrent un succès croissant auprès des éducateurs.

QUELQUES DATES

1991 Décret de l’aide à la jeunesse.

1991 Nouvelle proposition de loi sur le statut.

1993 Le projet de loi sur le statut de l’éducateur est voté à la Chambre.

1994 Accords de la St-Quentin : l’aide aux handicapés (Fonds 81) est confiée à la Région wallonne et à la COCOF et la CoCoCom à Bruxelles.

1994 La loi sur le statut de l’éducateur est votée au Sénat le 29 avril.

1996 Rapport Cornélis (avant-projet de loi concernant les mineurs délinquants). Projet de dépôt d’un « code de déontologie » pour l’ensemble du secteur de l’aide à la jeunesse.

1996 La loi sur le statut de l’éducateur est publiée au Moniteur belge (20 avril).

2000 Arrêté royal du 13 décembre modifiant le champ de compétence de la Commission paritaire 319 pour l’adapter aux nouveaux types de services existant

(M.B. 10/01/2001).

Années 2000

Les évolutions institutionnelles de l’Etat belge et les politiques européennes ont des répercussions sur l’organisation des secteurs. Des choses vont encore bouger vu la 6ème réforme de l’Etat décidée fin 2011. Vous trouverez tout au long de l’édition de ces Carnets les nouveaux services, agréments, les modifications entraînées qui, peu ou prou, auront des effets sur le parcours des éducateurs.

QUELQUES DATES

2000 Arrêté royal du 13 décembre modifiant le champ de compétence de la Commission paritaire 319 pour l’adapter aux nouveaux types de services existant (M.B. 10/01/2001).

2002 Création du Centre fermé d’Everberg cogéré par les trois Communautés.

2004 Décret Bologne.

2009 Création de 2 autres Centres fermés pour jeunes (à Tongres et à Saint-Hubert.

2010 Réforme des soins de santé mentale mise en oeuvre par les autorités fédérale et fédérées.

2011 Form’Educ organise un grand colloque à la Marlagne, et l’Association professionnelle des Educateurs spécialisés, APDES lance un appel à reconstruction.

2011 Avril - La Communauté française adopte l'appellation de Fédération Wallonie-Bruxelles.

2011 Octobre - Accord institutionnel pour la sixième réforme de l’Etat .

Frange : statut de l’éducateur


http://www.educ.be/utiles/
Utiles

Vous y trouverez les sites de:

L’Apef  (Association paritaire pour l’emploi et la formation).

Fonds ISAJH (Institutions et services d’aide aux jeunes et aux handicapés).

De Forméduc : association qui rassemble des formateurs représentant quasi toutes les écoles d’éducateurs spécialisés de la Communauté française de Belgique, tant de Promotion Sociale que de Plein Exercice.

Rhizome : asbl qui milite pour la valorisaiton de la profession d’éducateur. Ce sont ses membres qui éditent les « carnets de l’éducateur ».

Apdes :  association professionnelle des éducateurs spécialisé.
Le statut de l’éducateur

Le texte de loi

Loi du 29 avril 1994, publiée au Moniteur Belge le 20 avril 1996.

NB : Les articles repris en italique ont été annulés par la Cour d’Arbitrage. (Décision de la Cour d’Arbitrage du 17 décembre 1997, publiée au Moniteur Belge le 28 janvier 1998.)

 

Article 1er

Par éducateur-accompagnateur spécialisé au sens de la présente loi, on entend la personne qui, titulaire du diplôme prévu à l’article 2, favorise par la mise en œuvre de méthodes et de techniques spécifiques, le développement personnel, la maturation sociale et l’autonomie des personnes qu’il accompagne ou qu’il éduque. Il exerce sa profession soit au sein d’un établissement ou d’un service, soit dans le cadre de vie habituel des personnes concernées.

  

Article 2

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