La technique du chant et l’enregistrement








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De nos jours, l’ère microphonique favorisant en cela les aspirations de certaine école mélodiste ultra-moderne et les pruderies des snobismes de cénacles, a levé les mots d’ordre d’une qualité à tout prix, d’une absence de « pointes », donc d’éclat, d’une correction et d’une froideur de bon aloi. La foule des auditeurs de la radio et des disques s’en est mêlée, qui a trop tendance à demander aux artistes du chant les mêmes jeux innocents et l’absence de timbre qui ont rendu fameux un Tino Rossi ou un Bing CROSBY. Il est évident que pour une ouïe indigente la carrière posthume d’une cantatrice comme TETRAZZINI n’est pas des plus populaires, et cependant quelle vocaliste admirable et quelle inégalable reine du Théâtre elle fut ! En revanche, un ténor aussi charmant que Ferrucio TAGLIAVINI comment souvent, pour plaire au Moloch Micro, des cantilènes où un falsetto nouveau riche risque de faire perdre de vue l’interprète de choix qu’il peut devenir sur scène, dès qu’il s’en donne la peine. SCHIPA, GIGLI ont donné dans ce travers, dont se gardèrent soigneusement CARUSO et PERTILE. On peut assurer qu’une voix traitée ainsi que celles de certaines « coloratures » modernes eût été un monstre sans emploi pour les dilettantes (j’emploie de vocable dans son acception la plus noble), pour les exigeants dilettantes des deux siècles derniers. Ce sont le microphone et le disque qui ont inventé et donné droit de cité à ce monstre sans corps et sans emploi que nos contemporains, avides de simplification journalistique, notamment donc des « coloratures ». En effet, parmi les rôles qu’on leur attribue avec ingénuité, Lakmé est un vrai soprano lyrique, crée par Melle Van ZANDT qui, à l’Opéra-Comique, était célèbre dans le rôle de Mignon : on la surnommait « Mignon Van ZANDT » ! Rosine, pour sa part, est originellement une mezzo, chacun sait cela, et toute sa partie est terriblement « centrale » ! Quant à l’illustre créatrice de la Poupée des Contes d’Hoffmann, Melle ISAAC, elle fut à l’Opéra une éblouissante Marguerite Faust et chanta Carme, salle Favart, à la reprise de 1883 où elle succédait à GALLI-MARIE ! VIOLETTA, GILDA, et autres héroïnes vocalisantes de VERDI furent créées et jouées à l’origine par des cantatrices que nous classerions délibérément parmi les sopranos dramatiques. Par tous ces traits on peut bien se représenter ce qu’il faut penser du concept de « colorature » et l’on doit conclure qu’avant l’ère « microphonique » et contemporaine des ISAAC, MIOLAN-CARVALHO et d’autres Christine NILSSON, Mme Lily PONS eût eu bien peu de chances d’amonceler les lauriers sur la charmante tête de sa Lakmé ou de sa Lucia !

Quant aux révélations lyriques les plus « lancées » des dernières années, Mmes Victoria LOS ANGELESE et Renata TEBALDI, il est évident que, sacrifiant de gaîté de cœur aux terribles blandices de la « voix de micro », elles vont irrémédiablement à leur perte ; voix de superbes qualités, sensibles et cérébrales tout à la fois, mais dont l’aigu se racornit et s’abrège de saison en saison. Mais que faire ? Les referendums internationaux de Radio, les critiques mondaines des journaux les plus parisiens, les « oscars » de toutes sortes encouragent régulièrement ces artistes doués qui, pour plaire davantage encore à leurs laudateurs et surtout pour charmer plus encore leur propre ouïe mal éduquée, filent eux-mêmes le suaire de leurs moyens vocaux ! Avec cette « voix de micro », qu’on ne saurait trop stigmatiser, nous tenons sans doute un des plus inexorables fossoyeurs d’énergies vocales à notre époque. Sans inconvénients trop graves, si on se contente de la réserver à la chanson de charme, elle s’avère d’une nocivité suprême dans le chant sérieux, d’opéra ou de concert. Elle entraîne détimbrage et grossissement d’où serrage et appuis bas. N’est-il pas navrant, par exemple, de confronter les premiers disques « Victor » d’Amélita GALLI-CURCI avec ses derniers enregistrements électriques de Londres ? On peut suivre dans son cas l’évolution d’une voix charmante, et sans doute tirer des conclusions sur les causes de sa détérioration. L’exemple de la GALLI-CURCI symbolise une création spécifique de l’Age du Disque : la voix et la carrière phonographiques. Scénique au début, malgré un penchant natif à la nonchalance, l’organe a perdu peu à peu toute architecture et toute certitude, par la pratique des sons languides et relâchés en arrière du « masque », à son propre anéantissement.

Enregistrement : Air de Titania, de Mignon, par GALLI-CURCI (disque His master’s voice).

Comme vous l’avez entendu, la place du son est basse, la justesse imparfaite. « Qu’elle chante bien ! » s’exclamant les ignorants

« C’est une source…un oiseau… » Et de la prôner aux aspirantes cantatrices, extasiées. « Casse-cou » ! Devrait-on bien plutôt leur crier.

Et c’est ainsi que le micro, qui pourrait être un instrument précieux de contrôle et de perfectionnement, est sorti de ses attributions scientifiques, créant des modes, sanctionnant des canons d’esthétique, édulcorant les forces vives du bel-canto, et voilà pourquoi votre fille est muette – ou en passe de le devenir !

Les archives du phonographe mettent à notre disposition des exemples de tous les genres de voix de tous les défauts possibles d’émission. Il n’y a qu’à se pencher, sans même se donner la peine de trop choisir, pour cerner l’erreur, dévoiler les fausses places de sons. Voici une ravissante mélodie de Reynaldo HAHN : le Printemps, interprétée avec une grâce et un art prenants, mais avec une émission terriblement nasale et serrée sur cette tessiture de soprano.

Enregistrement : Le Printemps, de Reynaldo HAHN

(Disque Odéon français).

Un travers commun à tant d’artistes, et même des plus cotés (car on peut être très réputé, quelquefois célèbre, et être pétri de défauts), est donc le grossissement, particulièrement des voyelles dans le médium. Que d’embûches sème la prononciation du français, avec ses nasales, ses sons ouverts et plats comme « a » « é », « o » ouverts ! Le chanteur français ne possède pour se sauver ni les consonnes incisives de la langue allemande, soutien et défense des artistes germaniques, ni la simplicité des voyelles fermées sur lesquelles les italiens, pour leur part, doivent bâtir toutes leurs interprétations. Le français est sans nul doute une des langues les plus difficilement chantables qui soient. Voici un exemple typique de médium bas et grossi :

Enregistrement : Air de Rozenn, du Roi d’Ys,

d’Edouard LALO (Disque Columbia).

L’interprète de cet air du Roi d’Ys « grossissait » sur un médium sombre, avantageux et noir. Mais on peut également chanter clair, et grossir tout de même. Quel médium moins sombre, plus enfantin, que celui de Mme TOTI DAL MONTE ? Et cependant cette voix est aussi épaissie, serrée, avec un médium plat et des aigus placés sur la gorge.

Enregistrement : Entrée de Madame Butterfly,

de PUCCINI, par TOTI DAL MONTE (Disque Gramophone).

Si le français est une langue ardue pour le chant, il est donc évident qu’il ne suffit pas de s’exprimer en italien pour bien placer sa voix ! D’innombrables cas vous prouveraient que l’on fait un peu trop béatement confiance, dans certains milieux amateurs, à la vocalité transalpine. Il y a eu et il y a en Italie un petit nombre d’admirables chanteurs, à peu près exempts de défauts importants ; on peut y dénombrer aussi une bonne pléiade de sujets intéressants, puis une grande quantité d’éléments qui font ce qu’ils peuvent !

Voici encore une chanteuse italienne, lyrique celle-là, et qui jouit actuellement d’un engouement excessif : Renata TEBALDI. Son interprétation de l’air de Manon Lescaut de PUCCINI vous prouvera, après la Philine de la GALLI-CURCI, que la voix trop lâchée, baîllée sur des appuis insuffisamment soulevés, s’accompagne le plus souvent de contractions et d’affaiblissement de l’aigu.

Enregistrement : Air « In quelle trine morbide » de Manon Lescaut de PUCCINI, par Renata TEBALDI (Disque Decca).

Le médium est flou, assez bas, laissant présager un aigu pénible et un hiatus à plus ou moins brève échéance. De fait le contre si bémol, laborieux, change de timbre, sur une sorte de mélange de voix mixte et de voix gutturale.

Autre générateur de grossissement, le tubage permanent est une hydre exterminatrice, du moins pour nous autres Français qui avons l’usage d’une langue infiniment nuancée, redoutable par ses nasales, et ses voyelles ouvertes, qui rendent précaire ce qu’on est convenu de nommer « la voix au masque ». Les chanteurs de langue germanique ou encore les Russes peuvent se le permettre et peuvent même ériger le tubage (qui s’obtient en donnant, à l’exécution, la prééminence absolue au son « ou » sombré à fond) en règle absolue de leur méthode.

Voici un exemplaire très ancien et rarissime de l’air de Fidélio, par Lilli LEHMANN, la grande cantatrice allemande, auteur d’un traité de chant que tout le monde a lui et qui demeure très obscur dans sa traduction française.

Enregistrement : Air de Fidélio, de BEETHOVEN, Par Lilli LEHMANN. (Disque Odéon, système acoustique).

Voilà un bel exemple de tubage intégral, qu’autorise la structure de l’allemand, hérissé de consonnes qu’il convient de marteler, de faire exploser ou siffler et qui, du coup, retiennent la voix haute dans les résonateurs. Mais, appliqué à notre langue, le résultat devient proprement catastrophique : appui bas, décoloration du médium sur lequel la prononciation apparaît approximative, stridence des aigus. Ecoutons un fragment de l’Immolation de Brunnehilde, du Crépuscule des Dieux, chanté en français – qui s’en douterait ? – par une titulaire française.

Enregistrement : Extrait du Finale du Crépuscule des Dieux, De Wagner (Disque Odéon)

Un défaut assez curieux, sur lequel une cantatrice très connue a bâti toute sa méthode, est ce que on pourrait appeler « le souffle à vide » ; la voix, dont aucune partie n’est véritablement articulée au masque, mais au contraire toute bâillée sur la position de l’extrême aigu, donc du « mixte », repose inconditionnellement sur le jeu du souffle qui, de ce fait, fonctionne à vide et crée cette voix factice.

Enregistrement : Extrait de l’Air de La Fille du Régiment, de DONIZETTI, (Disque Columbia américain).

Beaucoup d’autres dossiers pourraient être ouverts, beaucoup d’autres procès de cet ordre pourraient être instruits, beaucoup d’autres vices, dont certains pathologiques, pourraient être décelés dans la galerie des chanteurs les plus en vue de chaque langue et de chaque nationalité. Bornons-nous à ces quelques exemples et demandons-nous bien plutôt quels modèles souverains l’enregistrement met à notre disposition. Pour aussi vastes qu’elles apparaissent, les archives phonographiques du « bel canto » mettent à notre discrétion bien peu de prototypes d’une vocalité parfaite. Il ne s’agit évidemment pas de ces chanteurs habiles, qui camouflent sous les voiles du style et de l’interprétation une vocalité approximative ; qui, dotés par la nature d’un organe authentique de fort ténor, tiennent l’emploi de baryton ; ni de ces sopranos qui se travestissent, fût-ce avec charme, en dugazons et en mezzos de petit calibre… Il convient de bien établir cette distinction entre les artistes adroits, détenteurs d’une technique personnelle mise au service d’un tempérament artistique d’élite (parmi ceux-ci on peut compter, par exemple, Conchita SUPERVIA, Edmond CLEMENT, Ernest VAN DYCK, Fernando DE LUCIA, Claudia MUZIO, Tito SCHIPA, Benjamino GIGLI lui-même) et les quelques très rares dépositaires de la grande méthode sans fraude et sans à peu près ; celle qui rendait possible de façon courante l’exécution d’un répertoire héroïque et désormais caduc : Les Huguenots, Guillaume Tell, Les Puritains, Le Comte Ory, La Dame Blanche, etc… Les meilleurs représentants de cette grande école appartiennent à une époque depuis longtemps révolue : le disque, à ses premiers balbutiements, a fixé quelques-uns d’entre eux : ESCALAÏS, NOTE, GILION, MELBA, BONINSEGNA, LITVINNE, TETRAZZINI, et plus près de nous le ténor PERTILE, le baryton STRACCIARI, les basses de ANGELIS et PASERO, Rosetta PAMPANINI, EBE STIGNANI. Dans une telle liste, et sans être taxé le moins du monde de xénophilie, il y aurait relativement peu de place pour le français. C’est que certains autres pays étrangers, l’Allemagne et surtout l’Italie, même s’ils sont touchés, et le fait est indubitable, par la dégénérescence de la technique vocale, ont tout de même conservé quelques traditions et même une école nationale. En France, il n’y a plus rien de cohérent comme enseignement, sinon des efforts particuliers et condamnés de ce fait à une audience et à une portée restreintes.

En dépit de tout ce qu’il n’a pu, venu trop tard, nous conserver de gloire vocale saine et de bonne facture, sachons gré à l’enregistrement d’avoir tout de même fixé d’illustres exemples – ce que nous pourrions appeler, après BAUDELAIRE : les Phares.

On nous a souvent demandé de dresser comme liste-type des voix les plus parfaitement établies que le disque met à notre disposition. L’occasion est belle pour accéder à ce vœu et voici, rangés dans le cadre habituelles des principales catégories de voix, les dix modèles que nous préconisons aux amateurs aussi bien qu’aux jeunes chanteurs en quête d’évangile. Dans la mesure du possible, nous avons écarté les gravures trop anciennes, dont le caractère vétuste risque de choquer d’abord les oreilles non initiées. Cependant, la supériorité d’une BONINSEGNA ou d’une TETRAZZINI est tellement écrasante sur toutes les meilleures qui leur ont succédé que nous ne pouvions nous résoudre à les évincer du palmarès. Quelques-uns des disques en question sont encore disponibles, par commandes spéciales, chez les éditeurs. Les autres sont depuis longtemps rayés des catalogues internationaux et il convient de les découvrir chez les collectionneurs les plus avisés.

Trois ténors : l’un italien, l’autre germanique, le troisième français.

Aureliano PERTILE :

Luisa Miller : « Quando le sere al placido »  (VERDI)

Manon Lescaut : « Guardate !… pazzo io son » (PUCCINI)

(La voix de son Maître)

Le Trouvère : « Ah ! si ben mio coll’essere » et « Di quella pira » (VERDI)

(La voix de son Maître)

Helge ROSWAENGE :

Der Rosenkavalier : Air du ténor italien (Richard STRAUSS)

(Gramophone allemand ou anglais)

Le Postillon de Longjumeau : « Ronde du Postillon » (ADAM)

(Gramophone allemand ou anglais)

César VEZZANI :

Jérusalem : « Je veux entendre encore » (VERDI)

(La Voix de son Maître, acoustique)

La Walkyrie : « O glaive promis par mon père » et « Chant du Printemps » (WAGNER)

(La Voix de son Maître)

(VEZZANI n’a pas, ou peu chanté WAGNER au cours de sa longue carrière. La fonction crée l’organe. Mais ses disques, et particulièrement celui-là, en peuvent témoigner, il était cependant, fût-ce par incidence, le parfait ténor wagnérien de langue française… et puis, en le choisissant, nous incorporons dans cette liste un bel exemple de chant français).

Baryton:

Riccardo STRACCIARI :

Don Carlos: “O Carlo, ascolta…” (VERDI)

(Odéon italien)

Le Barbier de Séville : “Largo al factotum” (ROSSINI)

(Columbia)

Basses :

Nazzareno de ANGELIS :

Mose : « Invocation » et « Prière » (ROSSINI)

(Columbia italien)

Don Carlos : « Dormiro sol… » (VERDI)

(Columbia italien)

Tancredi PASERO :

Luisa Miller et Nabucco : Deux airs (VERDI)

(Gramophone italien)

Les Vêpres Siciliennes : « O tu, Palermo » (VERDI)

La Sonnambula : « Vi ravviso » (BELLINI)

(Cétra)

Soprano aigu :

Luisa TETRAZZINI :

Le Barbier de Séville : « Una voce poco fa » (ROSSINI)

Rigoletto : « Caro nome » (VERDI)

(Gramophone italien ou anglais, réenregistrement)
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