Republique de guinee travail – Justice – Solidarité








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DIVISION X : AUTRES IMPÔTS PERCUS AU PROFIT DES COLLECTIVITES LOCALES




CHAPITRE I : Impôt minimum de développement local 339 à 342



CHAPITRE II : Taxe sur les armes à feu

Section I : - Assiette 343 à 353

Section II : - Tarif de la taxe 354
TITRE II : FISCALITE INDIRECTE
DIVISION I : TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
Dispositions générales 355

Section I : - Champ d’application 356 à 364

Section II : - Fait générateur et exigibilité 365 à 366

Section III : - Bases d’impositions et taux 367 à 373

Section IV : - déduction

1- Droit à déduction 374 à 375

2- Exclusion du droit à déduction 376 à 377

3- Limitation du droit à déduction 378 à 380

4- Régularisations 381

Section V : - Obligations 382 à 410
DIVISION II: TAXE SUR LES ACTIVITES FINANCIERES 411 à 420
DIVISION III : TAXE SUR LES ASSURANCES
Dispositions générales 421

Section I : - Champ d’application 422

Section II : - Exonérations 423

Section III : - Base d’imposition et liquidation 424

Section IV : - Taux 425

Section V : - Liquidation et paiement de la taxe 426 à 427
DIVISION IV : TAXES SPECIFIQUES
CHAPITRE I – Taxe sur les boissons alcoolisées
Section I : - Personnes et affaires imposables 428 à 429

Section II : - Exonérations 430

Section III: - Fait générateur 431

Section IV : -Assiette et liquidation 432 à 433

Section V : - Obligations des redevables 434 à 436
CHAPITRE II – Taxe sur les tabacs et cigarettes 437 à 446
CHAPITRE III – Contentieux des impôts indirects 447 à 481
CHAPITRE IV – Dispositions générales 482 à 484
TITRE III: AUTRES IMPÔTS, REDEVANCES, DROITS ET TAXES

CHAPITRE I – Fonds de promotion et de développement du tourisme
Dispositions générales 485 à 488

Section I : - Taxe de promotion touristique 489 à 495

Section II : - Taxe de plage 496 à 501

Section III: - Taxe sur la location de véhicule 502 à 507
CHAPITRE II – Redevance sur les antennes paraboliques 508 à 510
CHAPITRE III – Taxe et redevances applicables à l’exploitation

artisanale et à la commercialisation du diamant et autres gemmes 511 à 512
CHAPITRE IV – Prélèvement sur les billets de loterie 513
CHAPITRE V – Redevances sur les licences de pêches industrielles 514 à 518


TITRE IV : ENREGISTREMENT ET TIMBRE

CHAPITRE I – Les droits d’enregistrement
Section I : - Dispositions générales 519 à 524

Section II : - Assiette et liquidation

1- Détermination de la valeur 525 à 529

2- Liquidation 530 à 534

3- Délais 535 à 538

4- Bureau d’enregistrement 539 à 545

Section III: - Recouvrement 546 à 553

Section IV : - Droit de contrôle 554 à 582

Section V : - Déclarations 583 à 584

Section VI : - pénalités 585 à 591

Section VII : - prescription et restitution

1- Prescription 592

2- Restitution 593 à 595
CHAPITRE II – Les droits de timbre
Section I : - Dispositions générales 596 à 598

Section II : - Assiette et liquidation 599 à 625
CHAPITRE III – Dispositions communes à l’enregistrement et au timbre 626 à 646


TITRE V : PROCEDURES FISCALES
DIVISION I : DROITS DE COMMUNICATION ET DE VERIFICATION
Dispositions générales 647

Section I : - Droit de communication 648 à 653

Section II : - Droit de contrôle 654 à 667

Section III : - Délais de reprises, de réclamations et de compensation

1- Délais de prescriptions 668 à 670

2- Délais de réclamations 671

3- Compensations 672
DIVISION II : RECOUVREMENT
Section I : - Dispositions générales 673 à 681

Section II : - La commission d’Appel Fiscal (CAF)

1- Compétence de la Commission 682 à 683

2- Procédure de saisine de la Commission 684 à 687

3- Effets des avis de la Commission 688

4- Procédure de saisie mobilière et de confiscation. 689 à 691
- ANNEXES -

Page

Annexe 1 : Décret D/95/354/PRG/SGG du 28/12/1995portant application de la TVA 168
Annexe 2 : Arrêté A/96/3330/MF/SGG du 18/06/1996 portant application de la TVA 172
Annexe 3 : Décret D/97/153/PRG/SGG du 15/07/1997 portant modalités d’application

de la taxe sur la valeur ajoutée aux entreprises titulaires de titres miniers et de permis de recherche minière 176
Annexe 4 : Licences – modalités d’affichage 178
Annexe 5 : Instruction n°196/414/PM/MBRSP du 13/12/1996 portant mesure

d’application du régime fiscal des marchés publics et projets publics 179
Annexe 6 : Arrêté n°6902/MEF/CAB/99 du 15/12/1999 portant aménagement de la réglementation en matière de chèque trésor série spéciale 185
Annexe 7 : Arrêté n°355/MEF/CAB/SGG/02 du 01/02/2002 fixant le montant minimum de la Taxe Professionnelle Unique 187
Annexe 8 : Arrêté n°A/99/5330/MEF du 30/09/1999 portant fixation des tarifs des droits de timbre et des actes administratifs publics 192
Annexe 9 : Loi L/93/027/CTRN portant création de l’Avis à Tiers Détenteur 200
Annexe 10 : Code des Investissements 202
Annexe 11 : Code minier 216
TITRE I - FISCALITE DIRECTE -
DIVISION I : IMPOT SUR LE REVENU
CHAPITRE 1

Dispositions Générales
Art.1. - : Il est perçu au profit du Budget National un impôt annuel unique sur le revenu des personnes physiques appelé impôt sur le revenu.
Cet impôt atteint, sous réserve des dispositions de la présente division instituant des retenues à la source ou prélèvements libératoires, le revenu net global du contribuable déterminé conformément aux dispositions des articles 16 à 19 du présent code. Ce revenu net global est constitué par le total des revenus nets catégoriels suivants :

Revenus fonciers;

Traitements salaires, pensions et rentes viagères ;

Bénéfices industriels commerciaux et artisanaux ;

Bénéfices non commerciaux ;

Bénéfices agricoles ;

Revenus des capitaux mobiliers sous réserve des dispositions de l’article 191 du présent code.
Les plus-values immobilières non professionnelles sont imposables à l’impôt sur le revenu selon les modalités particulières prévues a l’article 163 du présent code.
Les revenus nets catégoriels sont déterminés conformément aux dispositions des articles 33 a 197 du présent code.
SECTION I PERSONNES IMPOSABLES
I - Champ d’application territorial de l’impôt sur le revenu.
Art.2. - Sous réserve des dispositions des conventions internationales relatives aux doubles impositions, les personnes physiques dont le domicile fiscal est situé en Guinée sont, quelle que soit leur nationalité, imposables à l’impôt sur le revenu sur l’ensemble de leurs revenus de source guinéenne comme de source étrangère.
Sous la réserve visée au précédent alinéa les personnes physiques dont le domicile fiscal est situé hors de la Guinée sont passibles de cet impôt en raison de leurs seuls revenus de source guinéenne.
Art.3. - Pour l’application des dispositions du présent code, la Guinée s’entend du territoire de la République de Guinée y compris les eaux territoriales ainsi que des zones maritimes sur lesquelles la République de Guinée exerce des droits exclusifs en matière de recherche et d’exploitation des ressources naturelles.
Art.4. - Sont considérées comme ayant leur domicile fiscal en Guinée :

a) Les personnes qui disposent en Guinée d’un foyer d’habitation permanent ou qui y séjournent plus de six mois dans l’année ;

b) Celles qui exercent en Guinée une activité professionnelle salariée ou non, à moins qu’elles ne justifient que cette activité y est exercée à titre accessoire par rapport à leur activité principale exercée a l’étranger ; les personnes qui apportent une telle justification demeurent concernées, le cas échéant, par les dispositions du présent code prévoyant l’assujettissement a l’impôt sur le revenu des personnes domiciliées hors de Guinée au titre de leurs revenus de source guinéenne ;

c) Celles qui ont en Guinée le centre de leurs intérêts économiques.
Art.5. – I. Sont considérés comme revenus de source guinéenne :
a. Les revenus d’immeubles sis en Guinée ou de droits relatifs à ces immeubles ;

b. Les revenus d’exploitations industrielles commerciales, artisanales, agricoles forestières ou minières sises en Guinée ;

c. Les revenus tirés d’activités professionnelles salariées ou non, exercées en Guinée ou d’opérations de caractère lucratif au sens de l’article 138 et réalisées en Guinée ;

d. Les revenus de valeurs mobilières guinéennes et de tous autres capitaux mobiliers placés en Guinée ;

e. Les plus-values mentionnées à l’article 160 du présent code et les profits tirés d’opérations définies à l’article 90 du présent code, lorsqu’ils sont relatifs à des fonds de commerce exploités en Guinée ainsi qu’à des immeubles situés en Guinée à des droits immobiliers s’y rapportant ou à des actions et parts de sociétés dont l’actif est constitué principalement par de tels biens et droit.
II. Sont également considérés comme des revenus de source guinéenne lorsque le débiteur des revenus a son domicile fiscal en Guinée ou y est établi :
a. Les pensions et rentes viagères ;

b. Les produits perçus par les inventeurs ou au titre de droits d’auteur ainsi que tous les produits tirés de la propriété industrielle ou commerciale et de droits assimilés ;

c. Les sommes payées en rémunération des prestations de toute nature fournies ou utilisées en Guinée. Une prestation est utilisée en Guinée si le lieu de l’utilisation effective de la prestation se situe en Guinée.
Art.6. - Nonobstant toute disposition contraire du présent code sont passibles en Guinée de l’impôt sur le revenu tous revenus dont l’imposition est attribuée à la Guinée par une convention internationale relative aux doubles impositions.
Art.7.- Lorsqu’un contribuable précédemment domicilié à l’étranger transfère son domicile en Guinée, les revenus dont l’imposition est entraînée par l’établissement du domicile en Guinée ne sont comptés qu’à partir du jour de cet établissement.
Art.8.- Le contribuable domicilié en Guinée qui transfère son domicile à l’étranger est passible de l’impôt sur le revenu à raison des revenus dont il a disposé pendant l’année et ce, jusqu’à la date de son départ, des bénéfices industriels et commerciaux qu’il a réalisés depuis la fin du dernier exercice taxé, et de tous revenus qu’il a acquis sans en avoir la disposition antérieurement à son départ.
Les revenus visés au présent article sont imposés d’après les règles applicables au premier janvier de l’année du départ.
Une déclaration provisoire des revenus imposables en vertu du présent article est produite dans les dix jours qui précèdent la date du départ. Elle est soumise aux règles et sanctions prévues à l’égard des déclarations des trois premiers mois de l’année suivant celle du départ.
A défaut de déclaration rectificative souscrite dans ce délai, la déclaration provisoire est considérée comme confirmée par l’intéressée avec toutes les conséquences qui découlent des indications qui s’y trouvent contenues.
Les cotisations dues sont calculées dès réception de la déclaration provisoire. Elles sont immédiatement exigibles et recouvrées par anticipation.
II. Unité d’imposition.
Art.9. -Chaque contribuable majeur célibataire ou marié est imposable en raison de ses revenus personnels et de ceux des enfants dont il a la charge.
Sont considérés comme étant à la charge du contribuable ses enfants mineurs ou infirmes vivant sous son toit.
Le contribuable peut toutefois réclamer des impositions distinctes pour ses enfants mineurs ou infirmes vivant sous son toit qui tirent un revenu de leur propre travail ou d’une fortune indépendante de la sienne. Lesdits enfants distinctement imposés cessent alors d’être considérés comme étant à la charge du contribuable notamment en vue de la détermination du revenus, sous réserve des dispositions de l’article 20 du présent code.
Dans le cas de contribuables mariés, leurs enfants mineurs ou infirmes sont considérés comme étant à la charge du mari.
Leur charge est toutefois attribuée à l’épouse ou à défaut à l’ascendant ou descendant ayant la responsabilité effective des enfants mineurs ou infirmes lorsque le mari est empêché notamment s’il est hors d’état de manifester sa volonté en raison de son incapacité, de son absence ,de son éloignement ou de toute autre cause.
La charge d’enfants mineurs ou infirmes est également attribuée sur sa demande, à l’épouse qui établit en avoir effectivement la charge personnelle et exclusive.
Le contribuable bénéficie d’un abattement sur son revenu imposable à raison des enfants dont il à la charge, dans les conditions et limites fixées à l’article 18 du présent code.
En aucun cas le bénéfice de l’abattement visé à l’alinéa précèdent ne peut être accordé pour les mêmes enfants à deux ou plusieurs conjoints.
Art.10.- Nonobstant les dispositions de l’article 9 les contribuables mariés domiciliés en Guinée peuvent réclamer une imposition unique qui est établie au nom du chef de famille sur l’ensemble des revenus du foyer.
Lorsque l’épouse ou les épouses du contribuable disposent de revenus personnels ceux-ci dans le cas d’exercice de l’option prévue au premier alinéa entrent dans la base imposable imputable au contribuable sous réserve des dispositions afférentes aux retenues à la source et prélèvements libératoires prévues à la présente division.
L’imposition sur la base des revenus du foyer fiscal ouvre droit au bénéfice du contribuable au titre de son épouse ou de chacune de ses épouses à l’abattement prévu à l’article 18 du présent code, dans la limite du nombre maximum de personnes à charge prévu par ce dernier texte.
L’option en faveur de l’imposition des revenus du foyer vaut pour l’année d’imposition au titre de laquelle elle est demandée.
Art.11.- Toute personne majeure âgée de moins de vingt sept ans au 31 décembre de l’année d’imposition et poursuivant des études ou se trouvant en apprentissage peut demander à ne pas faire l’objet d’une imposition distincte. Sous réserve de l’acceptation du contribuable dont elle était un enfant à charge avant sa majorité cette personne est regardée comme demeurant à la charge dudit contribuable.
Art.12. - En cas de décès du contribuable l’impôt sur le revenu est établi en raison des revenus non taxés dont le défunt a disposé pendant l’année de son décès, des bénéfices industriels et commerciaux qu’il a réalisés depuis la fin du dernier exercice taxé et des revenus que le contribuable défunt a acquis sans en avoir la disposition antérieurement à son décès. Il en est de même des revenus dont la distribution ou le versement résultent du décès du contribuable.
Ces revenus sont imposés d’après les règles applicables au premier janvier de l’année au cours de laquelle est intervenu le décès.
La déclaration des revenus imposables en vertu du présent article est produite par les ayants droit du défunt dans les six mois de la date du décès. L’imposition est établie au nom de la succession. Les demandes d’éclaircissement et de justifications ainsi que les notifications de l’Administration fiscale peuvent être valablement adressées à l’un quelconque des ayants droit ou des signataires de la déclaration de succession.
Toutefois dans le cas des contribuables mariés ayant opté pour l’imposition unique sur l’ensemble des revenus du foyer l’imposition est établie au nom du ou des conjoints survivants.
III. Associés des sociétés de personnes
Art.13.- Les associés des sociétés en nom collectif et les commandités des sociétés en commandite simple sont, lorsque ces sociétés n’ont pas opté pour leur assujettissement à l’impôt sur les sociétés, personnellement soumis à l’impôt sur le revenu pour la part des bénéfices sociaux correspondant à leurs droit dans la société. Il en est de même, sous les mêmes conditions :
a. des membres de sociétés civiles qui ne revêtent pas en droit ou en fait l’une des formes des sociétés visées au paragraphe I de l’article 202 du présent code et qui ne se livrent pas à une exploitation ou à des opérations visées aux articles 87 a 90 ;
b. des membres des associations en participation qui sont indéfiniment responsables et dont les noms et adresses ont été indiqués à l’administration ;
c. des indivisaires et des membres de sociétés de fait.
Les associés desdites sociétés ou lesdits indivisaires imposables à l’impôt sur le revenu dans les conditions prévues à l’alinéa premier sont tenus de déposer la déclaration visée à l’article 20 et d’y faire figurer dans le cadre approprié, la part de bénéfices sociaux correspondant à leurs droits dans la société ou l’indivision.
SECTION II. - EXEMPTIONS
Art.14.- Les agents diplomatiques et consulaires des pays étrangers établis en Guinée sont exemptés de l’impôt sur le revenu en ce qui concerne les revenus liés à l’exercice de leurs fonctions diplomatiques ou consulaires à la condition qu’ils ne soient pas guinéens et dans la mesure ou les pays qu’ils représentent accordent les mêmes avantages aux agents diplomatiques et consulaires guinéens.
SECTION III. - LIEU D’IMPOSITION
Art.15.- Pour les contribuables domiciliés en Guinée l’impôt est établi au lieu de leur résidence ou en cas de pluralité de résidences au lieu où le contribuable est réputé posséder sa principale habitation.
Pour les contribuables domiciliés hors de Guinée le lieu d’imposition est fixé par arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances.

SECTION IV - REVENU IMPOSABLE
Art.16. - I. En ce qui concerne les contribuables domiciliés en Guinée, le revenu imposable est constitué par le total des revenus nets catégoriels mis à la disposition du contribuable et des enfants qui sont à sa charge, ou du foyer fiscal en cas d’option pour l’imposition unique des conjoints prévue par l’article 10, au cours de l’année d’imposition sous déduction des charges visées a l’article 17 ci après, ainsi que des abattements visés aux articles 9, 10 et 18.
De la base imposable ainsi définie sont toutefois exclus ceux des revenus du contribuable ou du foyer fiscal qui ont fait l’objet d’une retenue à la source ou d’un prélèvement libératoire.
En vue de la détermination du revenu imposable sont additionnés les revenus nets catégoriels dont le contribuable ou le foyer fiscal a disposés évalués conformément aux règles prévues pour chaque catégorie de revenus par les articles 50 à 197. Lorsque le résultat net constate au titre d’une catégorie de revenus s’avère déficitaire ce déficit n’est pas imputable sur les autres revenus du contribuable ou du foyer fiscal il est, sous réserve des dispositions de l’article 162-III, reportable sur les résultats bénéficiaires constatés au titre de la même catégorie au cours des années suivantes.
De manière générale le revenu net correspondant aux diverses catégories de revenus énumérées à l’article 1 est déterminé d’après leur produit respectif pendant l’année d’imposition. II est constitué par l’excédent du produit brut effectivement réalisé, y compris la valeur des profits et avantages dont le contribuable a joui en nature sur les dépenses effectuées en vue de l’acquisition et de la conservation du revenu.
En ce qui concerne les revenus trouvant leur sources hors de Guinée, les règles fixées par le présent code pour leur détermination forfaitaire ne sont pas applicables.
II. - En ce qui concerne les contribuables dont le domicile fiscal est situé hors de Guinée le revenu imposable est constitué par le total des revenus nets de source guinéenne mis a la disposition du contribuable au cours de l’année d’imposition sous la seule déduction des revenus qui ont fait l’objet d’une retenue a la source ou d’un prélèvement forfaitaire libératoire.
Les revenus nets catégoriels de source guinéenne des personnes qui n’ont pas leur domicile fiscal en Guinée sont déterminés selon les règles applicables aux revenus de même nature perçus par les personnes qui ont leur domicile fiscal en Guinée. Lorsqu’elles ne sont pas libératoires de l’impôt sur le revenu les retenues à la source ou prélèvements effectués sur les revenus en cause viennent le cas échéant s’imputer sur l’impôt sur le revenu calculé sur les bases ci-dessus. L’excédent éventuel de ces retenues a la source et prélèvements par rapport au montant d’impôt finalement dû n’est pas restituable.
Les personnes physiques exerçant des activités en Guinée ou y possédant des biens sans y avoir leur domicile fiscal peuvent être invitées par l’administration fiscale à designer dans un délai de trois mois à compter de la réception de cette demande un représentant en Guinée autorisé a recevoir les communications relatives a l’assiette, au recouvrement et au contentieux de l’impôt.
Art.17.- Du total des revenus nets mis à sa disposition au cours de l’année d’imposition le contribuable domicilié en Guinée qui est imposable selon le régime normal d’imposition visé à l’article 20 peut déduire lorsqu’elles n’entrent pas en compte pour la détermination des revenus nets catégoriels, les charges ci-après :
1°/ Les intérêts afférents aux annuités de remboursement des emprunts souscrits pour l’acquisition, la construction ou les grosses réparations du logement dont le propriétaire se réserve la jouissance à titre d’habitation principale ;
2°/ Les pensions alimentaires versées en exécution d’une décision de justice;
3°/ Les cotisations de sécurité sociale et assimilées qui n’ont pas été déduites d’un revenu brut catégoriel ;
4°/ Les dons et subventions aux œuvres et organismes à caractère philanthropique, social éducatif, scientifique, culturel ou sportif, dans la limite de 1% du revenu net global, sous réserve de la présentation de justification ;
5°/ Une somme égale à 10% du montant du loyer annuel payé au titre de son habitation principale par le contribuable qui n’en est pas propriétaire dans la limite de 30.000 francs guinéens sous réserve de la présentation de justificatifs.
Le contribuable qui prétend à la déduction des charges ci-dessus énumérées doit les faire figurer dans la déclaration d’ensemble de ses revenus visée à l’article 20-V. En aucun cas, le bénéfice des déductions concernées ne peut être accordé pour les mêmes charges à deux ou plusieurs conjoints produisant des déclarations séparées.

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Art.18.- Du total des revenus nets mis à sa disposition au cours de l’année d’imposition, le contribuable domicilié en Guinée et imposable selon le régime normal d’imposition visé à l’article 20 peut déduire une somme égale à 30.000 francs guinéens pour chaque enfant dont il a la charge, ainsi que pour son épouse ou chacune de ses épouses dans le cas d’option en faveur de l’imposition des revenus du foyer prévus à l’article 10, dans la limite d’un nombre maximum de six personnes.
Les situations de famille à prendre en considération pour la détermination du revenu imposable sont celles existant au 1er janvier de l’année de l’imposition, année de réalisation des revenus.
Art.19. - Lorsqu’au cours d’une année, un contribuable a réalisé un revenu exceptionnel et que le montant de ce revenu exceptionnel dépasse la moyenne des revenus nets au titre des trois dernières années, l’intéressé peut demander que ce revenu exceptionnel soit réparti pour l’établissement de l’impôt sur le revenu, sur l’année de sa réalisation et les années antérieures non couvertes par la prescription. Cette disposition est notamment applicable pour l’imposition de la plus-value d’un fonds de commerce à la suite du décès de l’exploitant.
La même faculté est accordée au contribuable qui, par suite de circonstances indépendantes de sa volonté, a eu, au cours d’une même année, la disposition de revenus correspondants, par la date normale de leur échéance, à une période de plusieurs années.
A peine de forclusion, la demande doit être déposée avant le 31 mars de l’année suivant celle de la réalisation du revenu exceptionnel.

SECTION V.- OBLIGATIONS DECLARATIVES – CONTRÔLE
I. Dispositions générales- Régime normal et régime simplifié d’imposition.
Art.20. -I- L’impôt sur le revenu est en principe établi au vu de déclarations déposées par le contribuable. Il est cependant institué un régime normal et un régime simplifié d’imposition
II- Les contribuables auxquels s’applique le régime simplifié d’imposition sont dispensés de l’obligation de souscrire une déclaration d’ensemble de leurs revenus.
Le régime simplifié d’imposition est applicable de plein droit aux contribuables domiciliés en Guinée, n’ayant pas exercé l’option prévue à l’article 10, qui :

1° - perçoivent exclusivement des traitements, salaires, pensions ou rentes viagères de source guinéenne, assujettis aux retenues à la source prévues aux articles 61 et 66. Il en est ainsi même si plusieurs traitements, pensions ou rentes concourent à la formation du revenu imposable à un même contribuable ;

2°- réalisent exclusivement des bénéfices industriels ou commerciaux, ou des bénéfices non commerciaux, ou des bénéfices agricoles, faisant l’objet d’un prélèvement proportionnel liquidé sur une base forfaitaire, dans les conditions prévues aux articles 150 et 157 ;

3°- réalisent exclusivement des plus-values immobilières non professionnelles soumises au prélèvement libératoire prévu à l’article 163 ;

4° - perçoivent exclusivement des revenus de capitaux mobiliers ayant supporté une retenue à la source libératoire dans les conditions prévues à l’article 191 ou exonérés.
III. Les contribuables qui ne se trouvent pas dans l’une des situations énumérées au II ci-dessus relèvent du régime normal d’imposition. Il en est ainsi des contribuables qui :

perçoivent ou réalisent des revenus provenant de plusieurs des catégories énumérées à l’article 1, sous réserve des dispositions des articles 163 et 191 du présent code ;

sont dans l’obligation de déposer une déclaration d’ensemble de leurs revenus par application des dispositions des articles 108, 142, 156 ou 197 du présent code.
Sont en outre obligatoirement assujettis au régime normal d’imposition :

Les contribuables mariés qui ont exercé l’option prévue à l’article 10 ;

les contribuables qui ont disposé au cours de l’année d’imposition d’au moins deux éléments de train de vie visés à l’article 31.
IV. Nonobstant les dispositions du II, tout contribuable peut opter pour le régime normal d’imposition.
Il se trouve en ce cas assujetti à toutes les règles et obligations propres à l’imposition sur la base des revenus d’ensemble déclarés par le contribuable.
L’option prévue au présent paragraphe est exprimée par le dépôt de la déclaration visée au V ci-après, conformément aux règles prévues aux articles 21 à 23. Elle vaut pour l’année de l’imposition au titre de laquelle elle a été exercée.
V.- Les contribuables relevant du régime normal d’imposition sont tenus de souscrire une déclaration d’ensemble de leurs revenus. La production des déclarations spéciales de bénéfices ou de revenu prévus aux articles 108, 145, et 197, ne dispense pas le contribuable de souscrire ladite déclaration d’ensemble des revenus.
VI.- Les contribuables relevant du régime simplifié d’imposition sont seulement tenus, le cas échéant, aux obligations déclaratives visées à l’articles 129 du présent code.
Art.21.- La souscription de la déclaration d’ensemble des revenus visée à l’article 20-V incombe au contribuable, qui signe cette déclaration.
Lorsque des conjoints ont opté pour l’imposition unique des revenus du foyer, la déclaration doit être signée par le chef de famille soit, en principe, le mari.
Dans le cas des mineurs non émancipés ou des incapables, la déclaration est signée par le père ou le tuteur.
Les personnes souscrivant une déclaration au nom de la succession d’un contribuable doivent préciser leur nom, prénoms et adresse.
D’une manière générale, la déclaration peut être signée par un mandataire, à condition qu’il puisse justifier d’un mandat spécial ou général en vertu duquel il agit.
Une déclaration non signée, ou signée de manière non conforme aux règles prévues au présent article, à la valeur d’un simple renseignement dépourvu de caractère probant.
Art.22. - 1- Le contribuable imposable selon le régime normal d’imposition doit faire parvenir à l’Administration fiscale la déclaration d’ensemble des revenus au plus tard le 31 mars de chaque année pour les revenus de l’année précédente. La déclaration doit être adressée à l’Administration chargée de l’assiette de l’impôt du lieu du domicile fiscal du contribuable.
2- Les dirigeants des personnes morales relevant de l’impôt sur les sociétés, les exploitants individuels relevant des bénéfices industriels et commerciaux ainsi que les contribuables soumis à l’impôt sur les bénéfices non commerciaux qui, à l’occasion de l’exercice de leur profession, versent à des tiers ne faisant pas partie de leur personnel salarié des commissions, courtages, ristournes, gratifications et autres rémunérations, doivent déclarer ces sommes avant le 31 mars de chaque année au moment du dépôt de leur déclaration de résultat lorsqu’elles dépassent un million de francs guinéens par an et par bénéficiaire.

La partie versante qui n’a pas déclaré les sommes visées au présent article perd le droit de les porter dans ses charges déductibles pour l’établissement de l’impôt sur les bénéfices.
3- les entreprises, sociétés ou associations qui procèdent à l’encaissement et au versement des droits d’auteur ou d’inventeur sont tenues de déclarer le montant des sommes dépassant un million de francs guinéens par an avant le 31 mars de chaque année.

(LF 1996, art 62)
II. Contenu de la déclaration.
Art.23.- Les déclarations prévues à l’article 20-V sont rédigées sur des imprimés établis par l’Administration fiscale conformément aux modèles arrêtés par le Ministre de l’Economie et des Finances. Les indications à fournir dans la déclaration d’ensemble sont destinées à permettre l’établissement de l’impôt dont le contribuable est redevable.
Cette déclaration comporte à cet effet des mentions relatives notamment :

1° à la situation et aux charges de famille, au domicile et au lieu d’exercice des activités professionnelles du contribuable,

2° aux différents éléments composant le revenu du contribuable, ou du foyer fiscal,

3° aux charges déductibles.
La déclaration doit, le cas échéant, être accompagnée de diverses indications ou documents relatifs à des situations particulières, notamment: la demande d’imposition unique des conjoints, la demande d’imposition séparée des enfants mineurs, la demande de rattachement des enfants majeurs, la demande d’étalement des revenus exceptionnels ou différés prévue à l’article 19.
Les annexes à la déclaration qui doivent le cas échéant être jointes à celle-ci, sont souscrites également sur des imprimés établis par l’Administration fiscale.
Le contribuable assujetti à l’obligation de souscrire une déclaration d’ensemble des revenus, ou exerçant l’option prévue à l’article 20-IV, doit y faire figurer l’ensemble des revenus perçus ou réalisés par lui-même, ses enfants à charge et, dans le cas d’option en faveur de l’imposition unique des conjoints, son épouse ou ses épouses, à l’exclusion toutefois :

des plus-values immobilières non professionnelles qui ont supporté le prélèvement libératoire prévu à l’article 163 ;

des revenus de capitaux mobiliers qui ont supporté les retenus à la source prévues aux articles 189 et 190 à condition qu’elles aient eu un caractère libératoire conformément aux dispositions de l’article 191.
Les contribuables dont le domicile fiscal est situé hors de la Guinée ne doivent toutefois déclarer que leurs seuls revenus de source guinéenne.
Les contribuables doivent joindre à leur déclaration de revenu les justifications des déductions auxquelles ils prétendent.
III. Contrôle – Rectification – Taxation d’office –
Art.24.- Les déclarations souscrites par les contribuables sont soumises au contrôle de l’Administration fiscale.
Celle-ci peut demander au contribuable des éclaircissements.
Elle peut en outre lui demander des justifications au sujet de sa situation et ses charges de famille, ainsi que des sommes retranchées de l’ensemble des revenus nets par application de l’article 17 du présent code.
Elle peut également lui demander des justifications lorsqu’elle a réuni des éléments permettant d’établir que le contribuable peut avoir des revenus plus importants que ceux qu’il a déclarés.
Art.25. - Les éclaircissements et justifications visés à l’article précédent peuvent être demandés verbalement ou par écrit.
Lorsque le contribuable a refusé de répondre à une demande verbale ou lorsque la réponse faite à cette demande est considérée par l’Administration comme équivalente à un refus de réponse sur tout ou partie des points à éclaircir, l’Administration fiscale doit renouveler sa demande par écrit. Cette demande est obligatoirement visée par un agent ayant au moins le grade d’inspecteur.
Toutes les demandes écrites doivent indiquer explicitement les points sur lesquels elles portent et fixer à l’intéressé un délai de quinze jours à compter de la date de réception pour fournir sa réponse. (LF 2001, art.24).
Art.26. - L’Administration fiscale a le droit de rectifier les déclarations mais elle doit au préalable adresser au contribuable les indications des éléments qu’elle se propose de retenir comme base de son imposition et l’inviter à se faire entendre ou à faire parvenir son acceptation ou ses observations dans un délai de quinze jours.
Le droit de rectification de l’Administration fiscale s’exerce sans préjudice du droit de réclamation du contribuable.
Art.27. - I.- Est taxé d’office :

1° Tout contribuable qui, après la demande et au terme du délai visé au second alinéa du I de l’article 29, n’a pas satisfait, alors qu’il s’y trouvait assujetti, à l’obligation de souscrire la déclaration prévue à l’article 20-V.

2° Tout contribuable qui s’est abstenu de répondre aux demandes d’éclaircissement ou de justifications de l’Administration fiscale formulées par écrit dans les conditions prévues par l’article 25.
II. L’Administration fiscale doit notifier au contribuable taxé d’office l’indication des éléments retenus comme base d’imposition ainsi que le montant de l’impôt et des pénalités correspondants, quinze jours au moins avant la mise en recouvrement de ceux-ci.(LF2001, art25)
Art.28. - En cas de désaccord avec l’Administration fiscale, le contribuable taxé d’office ne peut obtenir, par la voie contentieuse, la décharge ou la réduction de la cotisation qui lui a été assignée qu’en apportant la preuve de l’exagération du chiffre retenu comme base d’imposition par l’administration.
II supporte la totalité des frais de l’instance y compris ceux de l’expertise s’il y a lieu. Toutefois, si la base fixée par la juridiction compétente n’est pas supérieure de plus de 10% au chiffre produit par le contribuable, ces frais incombent au Budget National.

IV. Sanctions


Art.29.- I. Le montant de l’impôt est majoré de 10% avec un minimum de 10.000 FG pour le contribuable qui n’a pas souscrit de déclaration dans le délai prévu à l’article 22, alors qu’il s’y trouvait tenu.
Le contribuable qui a été invité par l’administration à régulariser sa situation et qui n’a pas déféré à cette demande dans un délai de quinze jour est taxé d’office. La majoration visée au premier alinéa est, en ce cas, portée à 50% avec un minimum de 100.000FG. (LF 2001, art.26).
II. Dans le cas où le revenu déclaré par un contribuable fait l’objet d’un redressement d’un montant inférieur ou égal au dixième du revenu net imposable, les droits supplémentaires correspondants ne sont assortis d’aucune pénalité.
Si l’insuffisance de déclaration excède le dixième du revenu net imposable après redressement, les droits supplémentaires correspondants aux revenus non déclarés sont majorés de 25%.
Les majorations visées au présent paragraphe ne s’appliquent qu’aux droits supplémentaires résultant d’une insuffisance de déclaration, que cette dernière ait été déposée ou non dans les délais.
Art.30.- Le contribuable qui, encaissant directement ou indirectement des revenus à l’étranger, ne les a pas mentionnés dans sa déclaration, est réputé les avoir omis. Il est tenu de verser le supplément d’impôt correspondant ainsi que la majoration des droits en sus.

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