PRÉface








télécharger 1.52 Mb.
titrePRÉface
page8/30
date de publication28.03.2017
taille1.52 Mb.
typeDocumentos
p.21-bal.com > loi > Documentos
1   ...   4   5   6   7   8   9   10   11   ...   30
les éléments regroupés à l’ouest de Varsovie. Le XXVe C. A. Rés. et les éléments qui se trouvaient avec lui étaient coupés ; par le sud ils étaient attaqués par les éléments de la 5e Armée russe s’avançant sur la gare de Koliouschki.

Les combats dans lesquels se trouvèrent alors engagés la 3e D. G. général Litzmann, le XXVe C. A. Rés. et le corps de cav. von Richthofen ont été fort bien décrits par le capitaine von WulfTen dans une monographie. Je puis donc y renvoyer le lecteur. À Posen, loin du champ de bataille, nous apprîmes par les radios ennemis avec quelle confiance les Russes considéraient la situation, comment ils se préparaient aux combats décisifs, comment ils triomphaient à la pensée de faire prisonniers plusieurs corps d’armée allemands. Déjà, ils faisaient avancer des trains pour évacuer les prisonniers. Je ne puis dire tout ce que je ressentis. Qu’est-ce qui était en jeu ? Non seulement la capture de tant de braves soldats accompagnée du triomphe de l’ennemi, mais une campagne perdue ! Après cette défaite, il aurait fallu ramener en arrière la 9e Armée. Quelle aurait été alors la fin de 1914 ?

L’épisode de Brzeziny se termina par un brillant fait d’armes. Les troupes allemandes, cernées, se frayèrent, dans la nuit du 24 au 25 novembre, un chemin vers le nord. Elles firent plus de 10.000 prisonniers et capturèrent de nombreux canons.

Les éléments dégagés furent arrêtés entre le XXe C. A. et le I. C. À. Rés. Il se constitua un front plus continu, contre lequel se brisèrent les violentes attaques des Russes.

Le grand objectif, la destruction de l’armée russe dans la boucle de la Vistule, n’était pas atteint. Nous n’avions pas disposé des forces nécessaires.

Pendant ce temps, le général von Conrad avait ordonné, pour le 17 novembre, l’attaque de l’Armée Boehm-Ermolli, du détachement d’armée von Wovrsch et des armées austro-hon-groises qui se trouvaient au sud jusqu’à Cracovie. Les combats engagés donnèrent quelques succès locaux. Mais ils perdirent bientôt leur vigueur. Ils n’eurent plus d’intérêt stratégique.

Jusqu’à la fin de novembre, les Russes pressèrent, de leur côté, très fortement la 9e Armée et ils attaquèrent aussi plus au sud, sans obtenir nulle part de succès considérable.

À la fin novembre et au commencement de décembre, j’eus encore une fois l’occasion de poursuivre un moment l’ancien plan offensif, lorsqu’arrivèrent la lre D. R. de la 8e Armée et enfin les renforts du front occidental ; il est vrai qu’en engageant ces forces, j’avais aussi à tenir compte de la nécessité de repousser les attaques ennemies, en particulier au Ier C. R.

Le corps Zastrow réussit à prendre Ziechanow et Pzasnych. Les Russes avaient porté une partie des forces qu’ils avaient là, sur la rive gauche de la Vistule. Mais les divisions de cavalerie ne progressèrent pas plus loin, le temps étant devenu trop défavorable. Les chevaux n’étaient pas encore ferrés pour l’hiver. Bientôt, l’ennemi passa à la contre-attaque. Nous dûmes nous replier sur Mlawa.

Dans la boucle de la Vistule, il y eut de nouveau des combats offensifs extrêmement acharnés.

Le IIIe C. A. Rés. et le XIIIe C. A. furent placés sous les ordres de la 9e Armée et engagés à son extrême aile gauche. Vu la situation difficile du Ier C. A. Rés., les éléments étaient engagés au fur et à mesure de leur arrivée. Il n’y eut pas une action d’ensemble. J’aurais peut-être mieux fait de provoquer la formation d’un détachement d’armée, immédiatement sous les ordres du commandant en chef de l’Est. Nous aurions eu ainsi une influence plus marquée sur les opérations.

L’aile gauche de la 9e Armée était maintenant assez forte pour qu’il n’y eût plus rien à craindre ; elle put, lentement, progresser à travers les positions ennemies, vers la Bzoura ; mais ce ne furent que des combats purement frontaux, il n’y avait plus d’enveloppement de grand style. En même temps, nous pouvions attaquer sur le front descendant jusqu’au détachement d’armée Woyrsch inclus. Le IIe C. A. avait été engagé au sud de Sieradz, la 48e D. R. alla renforcer le front du corps de Breslau. L’attaque du IIe C. A., au début de décembre, eut un plein succès ; il réalisa une forte avance dans la direction de Lodz. Il est malheureux que cette poussée ne se soit pas produite 15 jour plus tôt.

Les Russes évacuèrent Lodz le 6 décembre et reculèrent derrière la Miazga. Plus au sud, nous gagnâmes aussi du ter-, rain, les Russes s’y étant affaiblis dans la seconde quinzaine de novembre, afin de tenir Lodz.

Le 15 décembre, à l’aile nord, Lowitch fut pris ; d’autres progrès locaux furent réalisés sur le front.

Au sud de Cracovie, la situation s’était tendue vers la fin novembre. Le commandement de l’armée austro-hongroise avait instamment demandé une division pour renforcer son front. Ce n’est qu’à contre-cœur que nous y envoyâmes la 47e

D. R. Au point de vue théorique, cela semblait être une faute. Les événements nous donnèrent raison. La division arriva juste à temps pour la bataille, Le général von Conrad cherchait à réaliser un enveloppement de l’aile sud des Russes par les Carpathes. Il avait, pour y parvenir, fortement aminci son front. Par la bataille très disputée de Limanow-Lapanow, du 3 au 14 décembre, il réussit à battre les Russes à l’ouest du Dunajek ; c’était un beau succès des armées austro-hongroises après toutes les difficultés qu’elles avaient eues depuis le début de la campagne.

Sous la poussée de nos progrès en Pologne et en Galicie, le front russe se replia derrière la Bzoura—secteur de Rawka — le cours supérieur de la Pilitza, la Nida et le Dunajek.

La manœuvre enveloppante du général Boroevic par les Carpathes, entre San et Dunajek, se heurta bientôt à des forces ennemies supérieures, qui, elles-mêmes, passèrent à l’offensive. Une situation commença à se développer qui devait être de la plus grande importance pour les décisions de 1915.

Dans la boucle de la Vistule, en particulier sur le front de la 9e Armée, il y eut encore une série de combats locaux dont il eût mieux valu s’abstenir. Nous connaissions encore trop peu la guerre de tranchées. On « bataillait » beaucoup trop. J’aurais dû intervenir avec plus de netteté, comme je l’ai fait plus tard. Les pertes risquaient d’être hors de proportion avec le gain. Le devoir du commandement est de veiller à cela.

Sur la rive nord de la Vistule, les Russes occupèrent Plozk et poussèrent jusqu’à la hauteur de Wlozlawek. Nous pûmes garder les hauteurs de la rive droite de la Vistule à l’est de la ville qui dominent le chemin de fer. Mais la 9e Armée présentait son flanc sur une étendue considérable entre le confluent de la Bzoura et le Wlozlawek. Ce secteur nécessitait une attention constante. La Vistule ne gela pas. La 9e Armée ne fut pas mise en danger.

À la frontière sud de notre pays, à l’est de la Vistule, la situation resta sans changement. La 8e Armée, au prix de combats incessants et très tendus, maintint l’essentiel de ses positions. Une progression des Russes dans une partie de notre position des lacs de Mazurie n’avait qu’une importance locale.

Sur tous les fronts, on se mit à travailler activement à l’organisation des positions.

Pendant les opérations, nous eûmes fort à faire avec les chemins de fer, que nous avions si méthodiquement détruits peu de temps auparavant. Nous nous mîmes au travail de toute notre force, mais il fallut longtemps pour que la circulation redevînt normale. La troupe, très fatiguée, eut à en souffrir. Il fut particulièrement regrettable de ne pas pouvoir lui faire parvenir, en temps voulu, les colis de Noël. C’était un gros problème pour le chemin de fer. Nous étions encore au temps où les cadeaux de l’intérieur arrivaient en grand nombre. Les permissions ne purent pas non plus être données comme on l’aurait voulu.

La rédaction des décrets d’administration pour la Pologne occupée nous prit beaucoup de temps ; ils sont aujourd’hui sans aucun intérêt. Le pays n’eut pas à se plaindre, même en tenant compte des réquisitions que nous dûmes effectuer pour les précieuses matières premières de guerre, comme l’exigeait notre situation.

On négocia avec l’Autriche-Hongrie au sujet de la délimitation nouvelle des deux zones d’étapes. Les accords conclus par moi en septembre, dans des conditions différentes, demandaient naturellement à être modifiés. Malheureusement, le G. Q. G. et Berlin, sans doute sur l’invitation de l’Autriche-Hongrie, intervinrent dans les négociations. Intervention peu heureuse, car ils ne connaissaient pas la situation. Mais cela encore est sans intérêt. Mon service m’obligeait à m’occuper de toute une série de questions à la fois politiques et militaires ; elles me causèrent plus d’ennui que de satisfaction.

La fierté que nous éprouvions de la tournure prise par les événements fut diminuée par suite d’un revers. L’armée austro» hongroise n’avait pas été heureuse en Serbie. Elle avait, à la fin de novembre, poussé fort en avant dans le pays. Belgrade était tombé le 2 décembre. L’Autriche-Hongrie avait exulté. Mais* pendant les jours de la prise de Lodz et de la bataille de Limanowa, les troupes austro-hongroises, battues, abandonnaient la Serbie. Elles n’étaient pas un instrument de guerre sûr. Elles avaient, au début, sous-estimé leurs adversaires ; maintenant, elles tombaient dans le défaut contraire en les surestimant, et le nombre seul suffisait à les effrayer. Cette superstition, accompagnée d’un certain sentiment de faiblesse vis-à-vis des ennemis, n’a plus quitté une armée qui pourtant avait été brave au début.

Au château de Posen, une vie harmonieuse commença à l’État-Major. Nous étions liés par les inquiétudes supportées en commun, comme aussi par. la gloire acquise. On avait pris l’habitude de rester ensemble le soir un certain temps encore après le repas. Nous étions assis autour d’une table ronde sur laquelle se trouvait une palme, présent de Sa Majesté notre impératrice, une vraie Allemande, pour qui j’ai toujours la plus profonde vénération.

Pour moi, ces quelques instants étaient un moment de repos dans le labeur presque accablant de ces quelques mois de guerre.

Une grande lutte était terminée. De nouveaux événements se préparaient. L’Allemagne et l’Autriche-Hongrie étaient sauvées du danger de l’invasion russe. Tous les plans du grand-duc avaient échoué. Son attaque sur la frontière orientale de la Prusse, “ l’avance sur la rive ouest de la Vistule, et ainsi tous les espoirs de l’Entente en une issue victorieuse de la guerre, pour 1914, avaient avorté. L’abandon d’une partie de l’Est de la Prusse Orientale et d’une grande partie de la Galicie, bien que pénible, était peu de chose auprès de ce résultat.

La seconde partie de la campagne de Pologne avait été, elle aussi, une action glorieuse. L’histoire de la guerre en connaît peu de semblables.

Nos troupes qui, depuis le commencement d’août, avaient été constamment en combat ou en mouvement, s’étaient montrées au-dessus de tout éloge. Elles venaient de nouveau de vaincre contre des forces près de deux fois supérieures. Il avait fallu de tels chefs et de tels soldats pour pouvoir réaliser des intentions audacieuses, même contre un ennemi supérieur en force.

Honneur et souvenir éternel à l’armée allemande de 1914 !

LA BATAILLE D’HIVER DE MAZURIE EN FÉVRIER-MARS 1915

I

La campagne de 1914 n’avait pas amené la décision. Je ne pouvais pas encore voir comment on pourrait l’obtenir en 1915. Vers la fin de l’année, on avait constitué quatre nouveaux corps d’armée qui devaient être à même de combattre en février. Les expériences faites avec les formations nouvelles de 1914 avaient été mises à profit. On avait obtenu des unités plus solides en donnant à chaque compagnie un noyau d’officiers, de sous-officiers et d’hommes de troupe pris parmi les meilleurs combattants. Les emplois supérieurs étaient également bien pourvus. Naturellement, mon désir était que ces quatre corps d’armée fussent engagés à l’Est, pour continuer à marteler les Russes et amoindrir leur force de résistance autant qu’il était en notre pouvoir. Nous avions l’intention de frapper un nouveau coup en Prusse orientale. Il eût été également désirable d’en frapper un dans les Carpathes si, dès le temps de paix, le réseau stratégique des chemins de fer hongrois eût été mieux préparé.

Dès la fin de 1914, le commandement suprême austro-hongrois craignait la chute de Przemysl pour le printemps ; et il redoutait aussi une invasion de forces ennemies considérables en Hongrie. Les Russes avaient continué leur offensive contre l’armée du général Boroevic et atteint la crête des Carpathes. Le général von Conrad voulait donc lui-même passer maintenant à une contre-offensive de grand style et par là, en même temps, dégager Przemysl.

Il me paraissait nécessaire d’appuyer l’armée austro-hongroise des Carpathes, étant donnée sa situation et surtout si l’armée russe ne pouvait être vigoureusement attaquée autre part. Il était encore douteux qu’on pût le faire en Prusse Orientale : nous ne savions pas encore si nous obtiendrions les quatre corps en question. Je dus donc demander l’envoi en Hongrie de forces allemandes prélevées sur les armées du commandant en chef de l’Est. La 9e Armée, en Pologne, avait un secteur étroit. Les positions s’organisaient. Cette guerre avait appris que, dans la guerre de position, les unités sur la défensive pouvaient tenir un secteur bien plus étendu qu’on n’avait cru jusque-là ; on pouvait prélever sur la 9e Armée un certain nombre de divisions pour les employer ailleurs. Je ne voulais Das de la continuation de l’offensive frontale, soit en Pologne, soit au Sud de la Pilitza, ce dernier point ayant fait l’*objet d’une proposition. On put disposer en faveur du front hongrois de l’E. M. du IIe C. A., de la lre D. I., de la 48e D. R., en outre d’une brigade renforcée à trois régiments, dont on forma plus tard une division de la garde et de la 5e D. Cav. On préleva en même temps d’autres unités qui furent mises comme réserves à la disposition du commandant en chef de l’Est. Si, avec l’aide des renforts annoncés, le général von Conrad pouvait exécuter l’offensive prévue, cela valait mieux qu’une défense passive.

Le général von Conrad, de son côté, décida d’affaiblir autant que possible les troupes de la frontière serbe et de transporter tout ce dont on pouvait disposer vers les Carpathes. Il avait l’intention, avec les forces principales, entre le col d’LTchok et le col de Doukla, de porter son gros effort dans la direction de Przemysl. Plus à l’est, les troupes allemandes renforcées par des formations austro-hongroises, sous la dénomination d’Armée allemande du sud et le commandement du général von Limin-gen, chef particulièrement habile et énergique, devaient suivre Pavanee des forces principales sur Przemysl et couvrir leur flanc droit.
1   ...   4   5   6   7   8   9   10   11   ...   30

similaire:

PRÉface iconPRÉface

PRÉface iconPreface

PRÉface iconPréface

PRÉface iconPRÉface

PRÉface iconPRÉface

PRÉface iconNotre préface

PRÉface iconQuand les compagnons du Groupes Fresnes-Antony de la Fédération Anarchiste...

PRÉface iconSommaire Préface : Un peu d’histoire Introduction : Présentation des Actes du Congrès
«L’homme est le meilleur ami de la femme, à condition que l'un comme l'autre apprennent à se faire respecter.»

PRÉface iconPréface
«Nouvel hypnotisme» et le «Diagnostic de la suggestibilité». Nous voulions auparavant recueillir de nouveaux matériaux, afin de mettre...

PRÉface iconPréface de Jack London
«le bon vieux temps». La faim et le manque de logements que j’ai pu constater sévissaient pourtant à l’état chronique, et la situation...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com