Photo Michel Chartrand: L’abbaye Sainte-Marie des Deux-Montagnes à Sainte-Marthe-sur-le-Lac nous a été ouverte durant quatre jours. Les 38 moniales qui y vivent








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Dossier: femmes de Dieu



Photo Michel Chartrand:L’abbaye Sainte-Marie des Deux-Montagnes à Sainte-Marthe-sur-le-Lac nous a été ouverte durant quatre jours. Les 38 moniales qui y vivent nous ont parlé de leur quotidien parsemé de prières, de messes en latin, de chant et...

Publié le 7 Octobre 2011

Publié le 7 Octobre 2011

Valérie Schmaltz  



Dominus vobiscum (Le Seigneur soit avec vous)

Les mains tendues en signe de bienvenue, elles sont venues vers nous, vêtues de leurs longues robes noires et de leur voile monastique.

Sujets :

Québec

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Nosce te ipsum (Connais-toi toi-même)

Dans ce couloir abbatial où pénètre une lumière tamisée et nuancée par l’effet du verre coloré des fenêtres, ces femmes de Dieu étonnent, déconcertent, peut-être même intimident au premier contact.

Ces religieuses qui, pendant quatre jours, ouvriront les portes de l’abbaye Sainte-Marie des Deux-Montagnes (Sainte-Marthe-sur-le-Lac) pour nous parler de leur quotidien, de leur choix d’être cloîtrées, mais aussi et surtout de leur joie de vivre, nous surprendront à moult reprises.

Le regard illuminé par la certitude de se savoir pleinement heureuses, l’attitude accueillante et avenante qui le confirme, elles sont désarçonnantes pour qui croit (ou croyait) au monastère austère et froid, au cloître pénitencier et au parloir rigide.

Nous les verrons prier, travailler, chanter (en latin), dessiner, jouer du piano, de la harpe, de l’orgue, et ce, au son des cloches qui, jour après jour, rappellent que la vie religieuse a encore une place au Québec.

In situ (Sur le lieu même)

Cette première rencontre se dessine par la présence de trois religieuses : sœur Bernadette, sœur Marie-Madeleine et sœur Marie-Laetitia. Les autres nous rejoindrons dans les prochains jours, nous dit-on.

En cet après-midi, nous sommes reçus dans le Chapitre, lieu de rencontre où la mère Abbesse accueille ses moniales pour la lecture. L’endroit est plutôt désert à l’heure qu’il est, les sœurs vaquant à leurs occupations. Trônant au milieu de la pièce, deux magnifiques pianos en attente d’être touché. Sœur Bernadette et sœur Marie-Madeleine nous réserveront d’ailleurs une surprise, le lendemain, en s’invitant à un duel musical des plus surprenant.

Assises en demi-cercle, elles collaborent avec aisance, attestant qu’elles ne sont nullement troublées par la présence du caméraman qui gravite autour d’elles.

Étudiantes au Cégep durant les années 1970, professeur d’éducation physique au secondaire, secrétaire médicale, ou encore infirmière, elles ont connu une autre vie, peut-être même quelques flirts ici et là, des demandes en mariage, avant d’opter pour le monastère, le cloître.

Au fil des heures passées avec les moniales, la réclusion prendra d’ailleurs un autre sens, une autre dimension. La clôture que l’on aperçoit autour de l’abbaye n’évoque plus la détention. Elle n’enferme ni la solitude ni l’isolement. Elle offre un cadre spécifique à une liberté atypique.

Bienvenue à l’abbaye Sainte-Marie des Deux-Montagnes, lieu sacré où la pensée de Dieu est omniprésente chez celles qui y vivent.

ertinet fidem in Deo habere (L'important est d'avoir foi en Dieu)



Photo Michel Chartrand: Le Chapitre, une salle capitulaire réservée aux lectures de la mère Abbesse. C’est ici que les moniales prennent place pour l’écouter.

Publié le 7 Octobre 2011

Publié le 7 Octobre 2011

Valérie Schmaltz  



Les moniales bénédictines de la Congrégation de Solesmes de Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Elles sont 38 à résider à l’Abbaye Sainte-Marie des Deux-Montagnes. À leur annulaire se rattache la bague, l’alliance les unissant au Seigneur.

Sujets :

école de prière

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Nosce te ipsum (Connais-toi toi-même)

À la fois sœurs, mais aussi épouses fidèles du Christ, elles sont liées par la foi, cette croyance assurée de l’esprit envers quelque chose. Une adhésion qui ne découle pas d’un choix intellectuel entre un monde avec Dieu ou un monde sans Dieu, mais comme «l'assurance de la vérité de la présence de Dieu.»

«La foi est une relation personnelle avec le Seigneur», explique sœur Marie-Laetita, la plus jeune des religieuses cloîtrées, aussi désignée comme la sportive des petites foulées de santé. «C’est l’adhésion d’une pensée et d’une connaissance avec une personne divine », ajoute Sœur Geneviève.

Ab imo pectore (Du fond du cœur)

Dans cette salle capitulaire réservée aux lectures de la mère Abbesse, elles sont toutes présentes ou presque. Installées sur des chaises en bois, les moniales bénédictines devisent successivement du rôle de la foi dans la vie. Telles de petites abeilles virevoltant autour d’une ruche, elles attendent, un tantinet excitées, de prendre la parole.





Toutes unies par la même pensée envers le Seigneur, elles consentent à une vérité, une évidence même. Le cloître leur permet d’étudier et d’approfondir davantage la parole de Dieu, s’assurant ainsi d’une foi de plus en plus lumineuse au cours des années.

Parce que la foi augmente avec le temps? «Ha oui, oui, tout à fait!», confirme-t-on avec enthousiasme. «Les épreuves fortifient la foi», précise Sœur Martine. «Les difficultés nous emmènent vers le Seigneur. On sort de soi pour aimer plus. On a confiance au Seigneur, c’est un amour divin plus fort que l’amour humain», de compléter Sœur Agnès.

«Le Seigneur nous donne des éclairs dans notre vie. À mes débuts, en tant que novice, je me souviens de cette soif d’apprendre que j’avais, ce désir de parler de l’Évangile, de cette foi qui a tout changé dans ma vie», apporte Sœur Marie-Laetitia.

«La foi est une relation personnelle avec le Seigneur» - Sœur Marie-Laetita

Quidquid discis, tibi discis (Quoi que tu apprennes, tu l'apprends pour toi-même)

Parce qu’elles ne cesseront jamais de prier, d’adorer, d’aimer, d’apprendre, et de s’orienter vers le Seigneur, les moniales trouveront dans leur monastère cette école de prière qui répond si bien à leurs attentes.

En tant que religieuses contemplatives, leur vie intérieure est intense et particulièrement préservée des autres. L’endroit n’est pas un lieu d’épanchement ou de confidences sans fin, mais bien une demeure réservée au cheminement intérieur.

Tous les jours, aux Vêpres (16 h 30), elles louangent le Seigneur pour tous les éléments de la vie : la pluie, la tempête, le soleil, les jeunes, les moins jeunes, les arbres, les animaux, les fleurs…

Dans leurs yeux, la présence de Dieu irradie.

Nosce te ipsum (Connais-toi toi-même)



Photos Michel Chartrand: Toute en rire, sœur Bernadette témoigne, comme ses sœurs, de sa joie de vivre.

Publié le 7 Octobre 2011

Publié le 7 Octobre 2011

Valérie Schmaltz  



Les moniales bénédictines de la Congrégation de Solesmes de Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Plutôt rieuses, le visage constamment animé par des expressions de joie, elles se consultent, s’approuvent et ressentent de la fierté les unes envers les autres.

Les moniales bénédictines de la Congrégation de Solesmes de Sainte-Marthe-sur-le-Lac sont tout sauf des femmes austères aux pensées si mystérieuses qu’elles s’avèrent inaccessibles pour le commun des mortels. Si chacune cultive son jardin secret par le biais de la prière contemplative, il n’en demeure pas moins que la communication est facile et aisée. Le cloître ne séquestre en rien la sociabilité des soeurs.

Ainsi, comme en témoignent les souvenirs ci-après, l’engagement social et spirituel de plusieurs personnes significatives dans leur vie aura contribué à leur orientation religieuse. 

Place à un moment d’aveux intense et marquant.

De facto (dans les faits)

«J’ai été profondément marquée par le rapport que mon père entretenait avec Jésus, ce qui le reliait à lui, confesse sœur Bernadette. Mes parents vivaient de leur foi, mais c’est mon père qui s’est distingué par cette approche très vivante.»

Clairement touchée par le bonheur qui irradiait d’une religieuse, alors qu’elle était toute jeune, l’une d’elles, sœur Marie-Madeleine se souvient : «Ma tante, une sainte religieuse, était une femme rayonnante. Cependant, je n’ai pas tellement aimé la première religieuse que j’ai connue en 1ere année d’école primaire. Mais, ça ne m’a jamais empêché d’avoir la vocation», termine-t-elle, les yeux pétillants.

Sœur Gemma a connu l’abbaye à l’âge de neuf ans. Petite fille envoûtée par les chants grégoriens des religieuses qu’elle entendait en revenant de l’école, elle a mandaté sa sœur aînée de se renseigner sur l’âge requis pour entrer au monastère. «Quand j’ai su qu’il me restait seulement sept ans à attendre, j’étais folle de joie», évoque celle qui compte aujourd’hui 50 ans de vie monastique.

Même son de cloche pour sœur Colombe qui avoue avoir ressenti la vocation dans le ventre maternel. Pour cette dernière, seule la question «contemplative ou active?» s’imposait. «J’avais 19 ans, j’étais pressée, et il fallait que je choisisse rapidement; je ne voulais pas rater ma chance.»

Sœur Yvonne qui compte un jubilé d’or et deux frères prêtres accuse avec candeur être née avec un cœur d’enfant. «Je suis née avec un intérieur joyeux. Je vois tout avec un cœur d’enfant», dit-elle d’une voix délicate.

«Je suis née avec un intérieur joyeux. Je vois tout avec un cœur d’enfant» - Sœur Yvonne

Omnia vincit amor (L'amour subjugue tous les cœurs)

Ces moniales réunies tantôt par groupe tantôt par unité offrent un tableau saisissant. Se gaussant de bon cœur des aveux de l’une ou de l’autre, elles se rejoignent toutes dans cet amour infaillible qu’elles vouent à Jésus. Les yeux éclairés d’une ferveur sacrée qu’elles manifestent sans artifice, leur amour divin s’étend également à leur prochain. Oraisons pour les saints, prières pour leur famille ou pour des inconnus, elles participent, dans l’ombre, au bien-être de leur collectivité.

Cette vie monastique qu’elles ont toutes choisie dans la sérénité et qui leur permet une vie intérieure à la hauteur de leurs aspirations se reflète dans chaque parole et chaque geste qu’elles posent.

Mais qu’en est-il véritablement de leur quotidien? La suite dans le Nord Info du 15 octobre.

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