Création d’entreprise, auto-entrepreneuriat, reprise








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Si les entreprises pérennes entre 1997 et 2007 ont contribué pour 63% à la valeur ajoutée de ce secteur, les entreprises nouvelles ont contribué pour 37%.

« La productivité dans le commerce : l’impact du renouvellement des entreprises, de l’innovation et de l’appartenance à un réseau » ouvrage, « les entreprises en France », édition 2013, INSEE, octobre
Les données américaines montrent que la croissance de la productivité du commerce de détail dans les années 1990 est presque entièrement due à l’entrée d’établissements plus productifs et à la sortie d’établissements moins productifs ; de plus, l’appartenance à une chaîne de magasins suggèrent que les gains de productivité liés au remplacement d’un établissement sortant, n’appartenant pas à une chaîne par un établissement entrant intégré à une chaîne nationale, sont considérables. Qu’en est-il pour la France ?
L’analyse porte sur la période 1997-2007, jugée homogène. Le nombre d’entreprises du commerce est passé de 459 000 à 452 000; les entreprises pérennes (présentes aux deux dates extrêmes) sont au nombre de 188 000 (41%), alors que 271 000 entreprises sont sortantes et 264 000 entrantes.

En 2007, les pérennes contribuent à 63% de la valeur ajoutée et à près de 60% des heures rémunérées (les entrantes réalisant le complément), contre respectivement 58% et 54% en 1997 ; les pérennes ont ainsi accentué leurs apports entre 1997 et 2007.





Pérennes

Sortantes

Entrantes

Ensemble

1997

2007

1997

2007

Nombre d’entreprises n milliers

188

188

271

264

459

452

Valeur ajoutée (Mds€)

54,0

80,8

39,2

48,1

93,2

128,9

Effectifs EQTP

1 402,8

1 857,1

1 221,6

1 263,0

2 624,4

3 120,1

Productivité horaire (en €)

20,3

24,9

17,2

22,2

18,8

23,8


En moyenne, la valeur ajoutée du commerce a progressé de 4% par an en volume entre 1997 et 2007, les heures de 1% et la productivité horaire de 3% ; les entreprises pérennes contribuent à 75% de l’évolution de la valeur ajoutée et à 56% de l’évolution de la productivité horaire, tandis que le solde des entrées-sorties en porte le complément, soit 25% de la croissance de la valeur ajoutée et 44 % de celle de productivité.
S’agissant de la croissance de la productivité du travail, la contribution des entreprises pérennes (56 %) passe essentiellement par un effet d’expansion interne aux entreprises, alors que les entrantes contribuent pour 30% et les sortantes à 14%.

Une étude à un niveau sectoriel plus fin conduit à des résultats similaires pour les divisions du commerce automobile, de gros et de détail, à ceci près que le renouvellement des entreprises contribue encore davantage à la croissance de la productivité dans le commerce de détail (pour 52 %) et moins dans l’automobile (29%).

Plus de la moitié des entreprises pérennes comptant parmi les 25 % plus productives en 1997 figurent encore parmi les plus productives en 2007 ; de même, les 25 % moins productives restent en majorité dans leur classe ; les entrantes qui survivent sont dès le départ, plus productives que les entreprises qu’elles remplacent ; la taille, le capital et la part de personnel qualifié ont également un lien positif avec la productivité du travail.
Les innovations se sont succédées à un rythme soutenu dans le commerce au cours des années 1990 : diversification des attentes des consommateurs, logistique, gestion des stocks, traitement des prix ont été bouleversés par l’informatisation ; les innovations organisationnelles dans les circuits de distribution ont également changé les modalités de la concurrence. Les entreprises innovantes sont en moyenne plus productives de 15% que les entreprises non innovantes en 2005 ; parmi les entrantes qui ne survivent pas, celles qui sont innovantes seraient moins productives que celles qui ne le sont pas, et il en est de même pour la catégorie des sortantes ; toutefois, les innovations portées par des entreprises de très petite taille échappent à l’enquête qui ne porte que sur les entreprises de plus de dix salariés.
Les réseaux d’enseigne et de distribution fournissent aux unités qui les composent un allègement de leurs charges d’approvisionnement, de ventes et de marketing, ainsi que pour les entreprises innovantes, un soutien essentiel à leur R&D; en 2005, on compte un millier de réseaux regroupant 120 000 points de vente sur un total de 430 000, et réalisant 84% du chiffre d’affaire de ces secteurs ; les réseaux intégrés (entreprises possédant plusieurs établissements en propre)  représentaient en 2005, 40% des points de vente et 55 % du chiffre d’affaires des réseaux du commerce de détail, les groupements (18% des points de vente et 29% du chiffre d’affaires), la franchise (16% et 9%) et la licence de marque (12% et 2%).

Les données disponibles pour cette étude ne permettent pas d’analyser de manière générale l’effet de l’appartenance à un réseau, mais seulement d’avoir une première approche à partir des seuls réseaux « intégrés »; ces derniers sont majoritaires dans les secteurs de l’habillement-chaussure, l’aménagement de l’habitat, les grands magasins et magasins divers non spécialisés et les autres commerces non alimentaires spécialisés. Au terme d’une analyse « toutes choses égales par ailleurs », les entreprises pérennes multi-établissements n’apparaissent pas avoir d’avantage en termes de productivité sur les entreprises pérennes mono-établissement.

On retrouve par ailleurs des effets déjà mis en évidence : les entrantes qui survivent ont une productivité similaire aux pérennes, tandis que les sortantes et les entrantes qui ne survivent pas sont toujours moins productives.

Pérennité, Cessation, défaillance
L’artisanat de la région Centre manifeste des différences plutôt en sa faveur en matière de taux de pérennité à 5 ans quand on le compare aux autres créations

« Le devenir des entreprises artisanales 5 ans après leur création », observatoire des métiers de l’artisanat, CRMA de la région Centre, octobre
Pour l’ensemble des entreprises créées au cours du 1er semestre 2006 (source Sine), qu’elles soient artisanales ou non, le taux de survie à trois ans est de 67,6% pour l’ensemble des entreprises nouvelles et de 69% pour celles appartenant à l’artisanat (42% des entreprises nouvelles) ; à cinq ans, il est respectivement de 54,1% et de 55,1% pour l’artisanat.

La part des reprises artisanales est faible (12%) face à une grande majorité de créations “pures” ; leur taux de survie à cinq ans est de 75,6% (20 points de mieux que les créateurs) ; en 2009, trois ans après la création, il était déjà de 82% (contre 69% pour les créateurs)

Lorsque le chef d’entreprise est un artisan, le taux de survie est de 56% (51,3% pour les femmes), alors qu’il est quasiment égal pour l’ensemble des entreprises (54,2% contre 51,3%)

Les entreprises artisanales dont l’âge du dirigeant est compris entre 30 et 45 ans ont les taux de survie les plus élevés : 30-35 ans (61,3%), 35-40 ans (60,2%), et 40-45 ans (58,7%) ; les plus de 45 ans ont des taux moyens (54,7% pour les 45-50 ans, et 53,9% pour les 50 ans et plus), alors que les moins de 30 ans ont les taux les plus faibles (40,3% pour les moins de 25 ans et 41,5% pour les 25-30 ans.

La situation antérieure manifeste peu de différences : actif avant la création (55,5%), chômeurs et personnes sans activité (entre 54,2% et 54,7), alors que la différence est plus marquée pour l’ensemble des entreprises (actif avec 57,8%, chômeurs entre 50,9% et 51,8, inactifs avec 46,9%).

Les sans activité et sans formation connaissent les taux les plus faibles de pérennité, tout comme pour l’ensemble des créations ; mais les différences de diplômes et de qualification sont moins sensibles pour l’artisanat, sans doute parce que moins nécessaire pour l’exercice de ces métiers :





Diplôme

Qualification

2 et 3éme cycle enseig. sup

1er cycle

Bac

BEPC

CAP*

Aucun

Cadre

Employé, ouvrier

Agent maitrise, technicien

Sans activité, chef d’entreprise salarié**

Artisanat

61,1

58,8

55,7

55,8

47,6

57,3

55,6

53,7

46,6

Autres créateurs

60,7

59,2

54,7

54,7

46’4

57,4

54,0

48,7

56,8

*Regrouper BEPC et CAP est peu pertinent pour l’artisanat notamment (base de nombreux CAP, base de la formation d’un grand nombre d’artisan)

**Regrouper sans activité et chef d’entreprise est peu pertinent, mixant des sans expérience professionnelle et des ex dirigeants d’entreprise
Ceux ayant une expérience dans le même secteur d’activité ont toujours de meilleurs taux de pérennité (55,9% contre 56,9% pour l’ensemble), que ceux l’ayant dans un autre secteur (54,5% contre 51,3) ; toutefois l’écart était plus conséquent à 3 ans d’activité ; ceux sans expérience ne sont que 25,4% à pérenniser dans l’artisanat, mais tout de même 47,2% pour l’ensemble des créateurs (mais les activités de commerce et services y sont nombreuses).

Les entreprises artisanales sous la forme juridique de société ont un taux de survie de 56,3%, soit 2 points au dessus de celui des entreprises individuelles (12 points d’écart pour les autres créations : de 60,7% à 48,6), manifestant le peu d’importance de la forme juridique pour l’artisanat.

Une nette corrélation est observée entre le niveau des capitaux initiaux (apports personnels, de la famille et des associés et emprunts bancaires) et un taux de survie favorable tant pour les entreprises artisanales, que pour les autres entreprises :





160 000€ et +

80-160 000€

40-80 000€

16-40 000€

8-16 000€

2-8 000€

>2 000€

Artisanat

72,9

69,0

64,6

62,1

53,2

47,9

55,9

Autres créateurs

72,9

68,2

58,0

52,3

52,3

49,1

49,8


L’artisanat connait de meilleures pérennité pour les créations aux capitaux de 40 à 80 000€ ; pour une analyse plus fine, il faudrait identifier les activités de type commerce (tant dans l’artisanat que dans les autres créations) exigeant des capitaux d’installation plus importants que les activités de services et de construction.
Le taux de survie à 5 ans des entreprises artisanales est plus élevé lorsqu’elle est implantée en zone rurale (59,1%), plutôt qu’en zone urbaine (49,9%).

Enfin, les appuis reçus avant la création paraissent peu déterminants sur les taux de pérennité ; il faut nuancer ce propos au regard d’enquêtes précédentes montrant que les créateurs oublient volontairement ou inconsciemment avoir été accompagnés.

Ceci étant, l’artisanat manifeste quelques différences avec les autres créateurs : une «utilité» plus grande de la structure d’appui à la création et du conjoint, mais moins « d’utilité » de l’entourage professionnel et d’un expert spécialiste :








Organisme d’appui

à la création

Conjoint

Spécialiste dans son

Domaine (expert-comptable…)

Entourage

personnel

Entourage

professionnel

Seul

Artisan

Oui

58,2

59,0

56,5

55,8

54,0

54,0

Non

52,8

53,7

54,7

54,8

55,2

55,4

Ecart

+5,4

+5,3

+1,7

+1,0

-1,2

-1,4

Autres

Oui

54,8

57,1

58,8

56,1

60,2

50,6

Non

53,8

53,2

52,8

53,5

53,3

55,6

Ecart

+1,0

+3,9

+6,0

+2,6

+6,9

-5,0


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