Récit – «Je veux devenir footballeur professionnel» – Episode 1








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Récit – « Je veux devenir footballeur professionnel » – Episode 1

Laurent 10 août 2011 14

EspoirsduFootball.com vous propose de suivre les récits de Matthieu Bideau, qui rêvait de devenir footballeur professionnel et qui est désormais responsable du recrutement du centre de formation du FC Nantes, longtemps reconnu pour abriter la plus belle école de football de France.

Chers internautes,

Le texte ci-dessous intitulé « Je veux devenir footballeur professionnel ! » est une humble réflexion qui germe en moi depuis longtemps maintenant. Pourquoi l’écrire me direz vous ?

Tout simplement parce qu’au vu du grand nombre d’appels reçus de parents, de grand parents voir d’enfants pour des renseignements afin « d’intégrer un centre de formation » … Du nombre de CV reçus au quotidien … Ou encore de la pile de DVD accumulés sur mon bureau … Il me tenait à coeur d’éclairer, encore une fois sans aucune prétention et à la lumière de mon ressenti, nos jeunes adolescents sur les moyens d’accéder à leur rêve, tout en les mettant en garde sur les mauvais côtés du milieu, pour enfin envisager les différentes voies de « relance » dans le football en général. En effet il est coutume de dire que le milieu du football professionnel fonctionne en vase clos, certes, mais soyez sûr qu’il existe quelques places à prendre pour tout passionné avide de percer dans ce dernier.

Les quelques lignes sur mon parcours personnel en introduction n’ont rien de démagogique ni de narcissique, loin de là, mais il me semblait primordial de les écrire pour donner de l’appui à mes propos.
Dans le milieu du football professionnel encore plus que dans n’importe quel domaine professionnel on ne peut faire l’unanimité du fait de la mise en lumière des personnes réussissant à s’imposer dans cette « jungle » … Alors prenez ce que vous souhaitez prendre … Jetez ce que vous voulez jeter … Et questionnez si vous souhaitez questionner.

Bonne lecture à tous.

Matthieu BIDEAU

« UN ALLER RETOUR EXPRESS EN CENTRE DE FORMATION »

Tout a commencé pour moi dans le « milieu du terrain » (Cf. Un bel ouvrage de Denis Robert) à la fin de la saison de l’année 1996 par une invitation du prestigieux Football Club de Nantes Atlantique pour participer à un tournoi international à Vigneux de Bretagne (44). Je touchais du bout des doigts le rêve de tous les mômes de mon âge !

Repéré par un observateur lors d’un match de 15 ans DH avec mon équipe de Douarnenez (29), j’allais avoir la chance de démontrer mes qualités de footballeur. Une semaine plus tard et un titre de meilleur joueur en poche (« Un jour de chance j’en conviens ! » LOL. Guy Hillion, recruteur chez les canaris à l’époque, et aujourd’hui à Chelsea, s’en rendra compte par la suite … Mais trop tard … Comme quoi ! …), je signais une convention de deux ans avec ce grand club dont la réputation dépassait les frontières de l’hexagone pour son fameux jeu « à la nantaise ». Tout simplement ENORME !

Une adaptation difficile, un niveau technique moyen pour un milieu relayeur, un manque de vivacité et une révision des catégories revues à l’année civile et me voilà dans le bureau de Loïc Amisse (mon coach de l’époque) le lundi 14 avril 1997 pour faire le bilan de ma première saison passée au centre de formation.
Je me revois encore monter les marches d’un pas lent et inquiet puis frapper à cette grande porte blanche. Accueilli par un sourire sincère et apaisant la pression retombe alors. A peine assis « le coach » me dit : « Matthieu c’est bien, tu as bien progressé … Mais ce ne sera pas assez ! ».

Cette phrase restera à jamais gravée dans ma mémoire, le ciel venait de me tomber sur la tête. Les yeux dans le vague, mes premières pensées sont pour ma famille. La peur de décevoir mes parents et mes deux frères m’envahit alors. Je ne me souviens pas d’un seul mot de plus de cette trop longue discussion. Pas de contestation sur une convention non respectée, pas d’états d’âmes envers qui que ce soit … Juste une impression bizarre et usante mélangeant honte et colère …

Mon autre « grand » souvenir reste le moment du départ. Je devais quitter une chambre, un éducateur, des dirigeants et surtout des copains que l’on ne m’avait pas réellement laissé le temps de connaître. C’est sous des trombes d’eau et à travers une vitre de voiture que je voyais en quelques secondes disparaître une chance de réaliser mon rêve. Je quittais La Jonelière après dix mois seulement et à 17 ans je prenais la première « claque » de ma vie. Et une belle …

« RETOUR A UNE VIE NORMALE … »

Depuis mon départ du Centre José Arribas de l’eau a coulé sous les ponts.
Un passage à Saint Brieuc pour passer le baccalauréat (1998) tout en jouant en 17 ans Nationaux au Stade Briochin … Quatre années de faculté en STAPS à Brest (1999 à 2002) et de nombreuses joutes en DH senior en Bretagne sous les maillots de Pont l’Abbé et du stade Quimpérois … Un brevet d’état de football dans mes bagages et me voilà devenu enseignant d’EPS à Pierrefitte sur Seine dans le fameux « 9-3 » (A la rentrée 2003) et défenseur central en DSR à Sarcelles.

Plusieurs fois interpellé lors des matches de catégories de jeunes à Sarcelles par la présence de nombreux « hommes à calepin » sur le bord du terrain j’en venais à me renseigner sur leur fonction auprès d’Atedoumba Nzete, manager général du club de Sarcelles. « Ce sont des recruteurs de club pros ! » me dit-il… « Ici ils sont en moyenne cinq ou six par match pour observer nos jeunes et découvrir les Philippe Christanval de demain ».

Dans mon Finistère natal, à quinze ans, donc en 1995, on en croisait un par an, et encore … A Sarcelles, en 2003, j’en croisais dix par week end. Dingue !

Je décidais dès le lendemain matin d’envoyer mon CV aux quarante clubs pros recensés en France en croisant les doigts pour que mon cursus et ma disponibilité sur cette région phare en terme de futurs talents me donnent un coup de pouce.

Trois semaines après la date d’envoi, et quatre réponses positives reçues, je signais un engagement d’observateur en faveur de mon club de toujours, le Football Club de Nantes Atlantique (Qui recherchait au même moment des « yeux » sur la région Ile de France). En effet mon parcours « post » centre de formation et les très bonnes impressions laissées auprès des gens là bas me donnaient l’opportunité de devenir le repère du FCNA à Paris, dans un premier temps en tant que bénévole, et ce pour le centre de formation. Top !



« LA RICHESSE DES BANLIEUES FRANCAISES »

Issu d’un milieu social plutôt favorisé, je ne le renie pas, je découvrais en région parisienne une autre France, la France des banlieues avec tout ce que cela engendre : Misère sociale, misère culturelle, problèmes de langues, de délinquance, de logement mais aussi et surtout un nombre incalculable de mômes attachants, pétris de talents et prêts à tout pour avoir la chance que je n’avais pas pu, ou su saisir.
La volonté de réussir, « la rage de vaincre », l’espoir de gravir l’échelle sociale, la grande majorité de ces gamins avaient un atout que je n’avais pas eu : Un mental, pas toujours maîtrisé certes mais un vrai mental à exploiter.

Un an plus tard je devenais responsable du recrutement en Ile de France (2004) pour les canaris, à mon plus grand bonheur. Je devais dès lors mettre un terme à ma fulgurante carrière de joueur ! On ne m’a d’ailleurs jamais sollicité pour faire un jubilé mais c’est pas grave … Hormis mes heures d’enseignement en EPS à Pierrefitte je passais l’essentiel de mon temps à arpenter les terrains de football du bassin parisien.

Tous les ans en moyenne trois enfants quittaient la région pour rejoindre le célèbre centre José Arribas. Mon objectif : Donner à ces enfants une chance de réaliser leur rêve de devenir footballeur professionnel. Et peut être inconsciemment un désir fort de vivre à travers eux, un rêve jamais atteint !



Pendant quatre saisons, mon collègue de toujours à mes côtés sur Paris, débauché à l’époque à Lens (Philippe Casagrande), et moi-même, faisions que le FCNA gagnait du terrain en Ile de France chaque année. Les « parisiens » recrutés étant performants avec le désormais FCN, et internationaux, (Loïc Nego, Vincent Sasso, Lionel Carole, Sofianne Hanni …), Laurent Guyot, alors directeur de la formation nantaise me proposait à l’aube de la saison 2008-2009 de me mettre en disponibilité de l’Education Nationale pour travailler à plein temps pour le FCNA en tant que responsable du recrutement pour le centre de formation. Grâce à beaucoup de kilomètres parcourus, d’un accompagnement des joueurs quasi sans failles, de Philippe Casagrande (cité ci avant), mais surtout grâce aux joueurs recrutés au travers desquels tout recruteur existe, je devenais, 11 ans après avoir été écarté de la Jonelière, celui qui allait pouvoir choisir les futurs pensionnaires de ce lieu magique.

Conscient que si j’avais été muté en Bourgogne ou en Alsace je ne serai sûrement jamais à ce poste, je restais lucide sur la chance que j’avais d’intégrer cette structure … La boucle était bouclée sans même m’en rendre compte ! Je savourais quelques jours en me disant que ce qui m’arrivait était quasi unique … Puis me remettais rapidement au boulot … Car il y en avait à l’époque et il y en a toujours beaucoup aujourd’hui…

« QUEL METIER AIMERAIS TU FAIRE PLUS TARD ? »

« Quel métier aimerais-tu faire plus tard ? ». « Footballeur professionnel Monsieur ! ». Cette réponse spontanée dans les salles de classe de collège voir même de lycée, peu souvent prise au sérieux par les adultes, est récurrente depuis maintenant nombre d’années chez les adolescents. Elle est aujourd’hui omniprésente, parfois obsessionnelle, et pourtant peu d’enfants arrivent à concrétiser ce projet fastidieux. Ceux qu’ils idolâtrent par dessus tout sont ces joueurs surmédiatisés, ces génies du ballon rond, avec leurs grosses voitures, leurs looks branchés et leurs jolies blondes assorties.

Cette élite du football est cependant réservée à un minimum de joueurs. Les Cristiano Ronaldo, Ronaldhino, Samuel Etoo et autres Karim Benzema , une fois terminés leurs carrières ont assuré le train de vie de deux ou trois générations s’ils sont raisonnables et surtout bien aiguillés. Mais ce n’est qu’une minorité ! Nos gamins ne voient pas les « rejets » des centres de formation (dont je fais partie) qui luttent pour obtenir un contrat fédéral en CFA jusque 30 ans ou encore les jeunes joueurs qui s’exilent en D3 portugaise ou en D2 belge pour rebondir. Pas simple quand la voie royale vous échappe !

Le football est devenu un tel phénomène de société, accessible à tous, un football historiquement très populaire, que le rêve d’entrer dans ce cercle fermé des joueurs professionnels « à forts revenus » fascine nos enfants. Cet eldorado est en effet une idéale porte de sortie pour nos jeunes à qui l’on rabâche que le chômage fait des ravages, que le temps des trente glorieuses est à jamais révolu …Alors pourquoi ne pas tout mettre en œuvre pour accéder aux portes du bonheur : « Gagner sa vie en jouant au football ! ». Le fait que de plus en plus d’enfants issus de quartiers dits « sensibles » arrivent au haut niveau renforcent cet état de fait : « Nous aussi on veut sortir de la cité grâce au football ! ».

Ce souhait est légitime puisque tout est mis en œuvre au quotidien pour leur faire croire que le chemin qui mène à la gloire est accessible. L’exemple de la télé réalité qui met sur le devant de la scène de véritables inconnus entretient allègrement cet état de fait. Il est évidemment normal à 14 ans de s’imaginer lever un point rageur devant un kop en folie pour célébrer un but d’anthologie, mais il est aussi important de réellement ouvrir les yeux de nos jeunes sur le réel parcours du combattant qui mène à un moment de bonheur intense qu’est la signature d’un premier contrat professionnel. Ce que nos jeunes oublient, ou ne connaissent pas, ce sont tous ces inconnus qui un jour ont sacrifié leurs études, leurs familles parfois, leurs autres grosses qualités (notamment scolaires) ou encore leurs pays d’origine, pour tenter l’aventure, et qui sont aujourd’hui « dans la galère ».

Le jeu en vaut-il la chandelle ? Faut-il persister pour atteindre un métier qui par définition est éphémère ? Peu importe, nos jeunes y croient dur comme fer et l’objet de ce récit est double et réside au carrefour de ce paradoxe :

Entrevoir les moyens d’optimiser ses chances d’atteindre le haut niveau en football, tout en abordant les dérives du milieu puis envisager les possibles voies de relance dans les divers métiers ou activités autour du ballon rond.

LES FILIERES D’ACCES AU HAUT NIVEAU EN FOOTBALL

Quand dans « le milieu du terrain », on évoque les noms de Ribéry, Faubert, Carrière, Abidal, Piquionne … On parle de « joueurs au parcours atypique ». Cela veut-il dire qu’il existe un parcours « typique », une marche à suivre, un parcours obligatoire voire idéal ?

Les différents parcours sont liés, analysés et expliqués par rapport à la date d’entrée du joueur « dans le milieu », bien évidemment non pas le milieu du football mais bel et bien le « milieu professionnel ».

La filière (trop) précoce

Certains gamins sont aujourd’hui liés à des clubs professionnels par les fameux ANS (Accord de non sollicitation) dès l’âge de treize ans. Quel intérêt pour le club ? Se dire qu’il a peut être mis la main sur un génie avant les autres et que par conséquent il a fait un énorme « coup ». Quel inconvénient pour le club ? Etre obligé de proposer un contrat à ce joueur même si son évolution globale est négative. Quel intérêt pour l’enfant et sa famille ? Des avantages en nature dès le plus jeune âge, battre le fer tant qu’ il est chaud car on ne sait de quoi demain sera fait.

Quels inconvénients pour ces derniers ? Perdre éventuellement la motivation de s’entraîner, de jouer, de prendre du plaisir car de toute façon le club est dans l’obligation de proposer un contrat à la date anniversaire des 15 ans du joueur quoiqu’il arrive entre la signature de ce dit ANS et l’entrée au centre de formation du club avec lequel il a contracté. Se bloquer la possibilité de choisir entre différentes structures aux profils et orientations différentes. Porter sur ses épaules, dès treize ans, le poids de l’obligation d’être performant (Est-ce vraiment le but à cet âge ?).

Les joueurs ayant signés aussi tôt arrivent rarement au bout de ce long chemin menant au premier contrat professionnel (Cf. Statistiques de la FFF). Et pourtant cette « course aux génies » s’emballe de jour en jour, est source de pressions terribles, de mensonges sans noms et beaucoup de clubs continuent à adopter ce genre de stratégie de recrutement avec pour seul argument : « Si on ne le fait pas signer maintenant on va le perdre ! ».

A cet âge trois solutions pour nos apprentis footballeurs. La première (et la meilleure à mon humble avis), rester dans son club amateur en attendant d’être prêt à partir. Si votre enfant est sollicité à douze ans, il le sera sûrement à quatorze.

La seconde, le must du must, la Mecque du football en France en terme de formation de jeunes d’après beaucoup de gens, est l’ Institut National du Footballeur à Clairefontaine (INF). Cette structure fédérale très cotée, qui a aujourd’hui 10 petites sœurs éparpillées en France, a pour but de former sur une durée de deux ans une vingtaine de jeunes footballeurs arrivés à l’âge de treize ans (avant intégration d’un centre de formation pour les trois quart d’entre eux). Les avantages : Acquisition d’un certain statut, qualité du cadre de travail (terrains, service médical, hébergement, restauration), qualité des contenus distillés, proximité géographique avec sa famille. Les inconvénients : Une indemnité de formation à payer par les clubs professionnels en fin de préformation, une étiquette de joueurs de l’INF (ou autres) pas toujours positive car pas facile à gérer, une routine de fonctionnement peu adaptée à cet âge, une découverte brutale d’un « football métier » et non plus d’un « football plaisir », une très rapide hiérarchisation des joueurs au sein d’une génération, le sentiment d’être dans un véritable marché au joueur (Joueurs sur le terrain, recruteurs derrière des grillages, surenchères sur certains, délaissement total de quelques autres…), une adaptation peu performante de cette structure aux différents rythmes scolaires de nos enfants.

La troisième voie envisageable à cet âge, les centres de préformation (réservoirs des centres de formation) des clubs professionnels. Pour intégrer ces structures une condition préalable : Avoir échoué aux tests d’entrée de la structure fédérale dont dépend votre district. Les avantages : S’imprégner très jeune d’une culture club et d’un fonctionnement spécifique. Les inconvénients : Souvent un éloignement de la famille préjudiciable à cet âge, un quotidien de footballeur en formation qui peut apparaître comme usant au moment le plus décisif.

En résumé, hormis pour quitter un contexte familial ou socio-économique délicat, il y a très peu d’intérêts à s’éloigner du foyer familial à treize ans pour intégrer quelconque structure de haut niveau. Dans cette période de pré adolescence, voire d’adolescence pour certains, une année au contact de sa famille, de ses copains…Bref de sa vie d’enfant, est une chose primordiale en terme d’équilibre et d’épanouissement. Il est néanmoins capital de signer une licence dans un club amateur doté d’éducateurs diplômés et de structures propices à l’apprentissage.

La filière classique

La grande majorité des joueurs intègre les centres de formation entre quatorze et seize ans. Ils sont alors en troisième voire en seconde, ont deux ou trois ans de football à onze derrière eux et sont psychologiquement, et athlétiquement, mieux armés pour « encaisser » le travail qui les attend. A cet âge deux types d’engagement possibles : Soit la signature d’une convention de formation (accords non officiels signés entre le joueur, sa famille et le club et qui concernent une rémunération, des billets de transports, l’hébergement des proches lors des visites, …), soit la signature d’un contrat aspirant (contrat de travail signé entre le joueur et le club, qui se réfère à la charte du football professionnel et qui est enregistré à la Ligue de Football Professionnel). La durée maximale de ces engagements est de trois ans. La convention peut être rompue à la fin de chaque saison de façon unilatérale (sous certaines conditions), le contrat aspirant non. Soyez sûr qu’un club proposera un contrat aspirant si votre enfant est un très bon footballeur.

A dix sept ans vient l’heure du bilan. Soit vous signez un contrat de dit de stagiaire professionnel de deux ans, soit on vous fait comprendre qu’il va falloir aller voir ailleurs (Quelques joueurs, notamment internationaux, sautent ce palier pour signer immédiatement un contrat professionnel de trois ans). C’est à cet âge que l’écrémage est sévère, trois situations sont alors possibles : Soit vous êtes chanceux (et travailleur !), et dans ce cas vous continuez l’aventure menant au contrat professionnel, soit vous cherchez une autre structure professionnelle (à la recherche d’un joueur à votre poste, structure souvent de niveau inférieur), soit vous rentrez chez papa et maman et vous reprenez « votre vie d’avant ».

A dix neuf ans tombe le verdict. Soit on compte sur vous à l’échelon supérieur et vous paraphez un contrat professionnel de un à trois ans en faveur de votre club formateur, soit vous êtes prié de faire vos valises. Dur … Quand depuis quatre ou cinq ans on vit jour et nuit avec un seul et unique objectif: Devenir joueur professionnel de football. C’est comme si vous appâtiez un chien mal dressé avec de la nourriture pour qu’il vous suive vers la maison et qu’au dernier moment vous ne lui donniez pas sa récompense… Il aurait juste envie de vous mordre !

La filière « atypique »

C’est la filière en développement ! De plus en plus de joueurs d’une vingtaine d’années (ou parfois plus) débarquent en ligue un ou en ligue deux sans être passés par les structures citées ci avant. On aime à dire que ces joueurs « sont passés au travers des mailles du filet ». De très gros poissons auraient donc échappés à nos pêcheurs de talents ! Pourquoi ? Car dans un contexte socio économique de plus en plus difficile, nombre de jeunes (de quartiers souvent très populaires ou « sensibles » pour reprendre un terme à la mode) n’ont pas la possibilité d’intégrer les meilleurs clubs amateurs de leurs régions et donc d’être vus en priorité. Ils sont parfois aussi entraînés à l’adolescence vers des pratiques alternatives les déviant du phénomène football qu’ils retrouvent un peu plus tard et encore plus motivés. Ou tout simplement certains joueurs éclatent véritablement sur le tard.

Le plus marquant chez ces joueurs, c’est cette fraîcheur qui se dégage de leurs propos et de leurs jeux. Franchement pendant de long mois ils m’ont donné l’impression qu’ils jouaient le match de leurs vies à chaque rencontre. Comme s’ils se disaient que ça n’allait pas durer ! Cette fraîcheur mentale n’a pas de prix ! Trop de joueurs aujourd’hui dans nos centres de formation semblent être trop vite « gavés » car trop souvent et trop tôt enflammés. En effet, pour ces joueurs qui n’avaient jamais eu, ou qui n’avaient plus l’espoir de jouer en professionnel, fouler une pelouse de ligue un relève du miracle. Par comparaison, un joueur de vingt ans (en formation depuis cinq ans) qui joue son premier match en ligue un, est certes ému et anxieux, mais il est tellement conditionné à cela depuis des mois et des mois qu’au bout du compte cela n’est qu’une suite logique à son processus de formation. Il lui manque ce côté crédule, cette naïveté, cette sincère joie, ce large sourire, d’un joueur débarquant du milieu amateur. Passé d’une centaine de spectateurs à des stades de quarante mille places, passé d’une troisième mi temps au bar des sports à une boîte de nuit people, passé de l’anonymat aux feux des projecteurs, passé du football loisir au football métier en quelques petites semaines, voilà le plus dur à gérer dans ce type parcours.
Les atouts de ces deux ou trois joueurs émergeant tous les ans de nos championnats amateurs : Une jeunesse accomplie comme tout le monde, un éloignement de sa famille au moment opportun, une rage de prouver son talent au « milieu du terrain » et surtout un plaisir de s’entraîner au quotidien.

Récit – « Je veux devenir footballeur professionnel » – Episode 2

Laurent 12 août 2011 4

Deuxième épisode du récit de
Matthieu Bideau, responsable de la cellule de recrutement du FC Nantes « Je veux devenir footballeur professionnel ». Dans cette partie, il décrit les choix stratégiques qui se posent au jeune footballeur, choix du club amateur, du club professionnel et choix de l’agent sportif.

Les choix stratégiques du jeune footballeur et de ses proches

Le choix du club amateur

Les parents amènent toujours leurs enfants vers le club le plus proche du domicile familial de façon très naturelle mais aussi et surtout très compréhensible (Problèmes de transport, problèmes financiers, attachement au quartier ou à la commune …).

Néanmoins, une vraie réflexion est à mener si l’objectif de l’adolescent (et non de ses parents !) est de mettre toutes les chances de son côté pour devenir professionnel. Tout club amateur est dirigé par un comité directeur qui nomme un responsable des catégories de jeunes qui a pour but premier de développer une « politique de formation » en collaboration avec les éducateurs mis à sa disposition. La qualité technique des éducateurs (et donc de leurs séances), la qualité humaine de ces derniers, l’orientation donnée en terme de formation, les objectifs définis par le président du club ou encore la progression devant être cohérente entre les différentes catégories, sont très variées suivant les clubs.

Que l’objectif de l’enfant soit uniquement le plaisir de jouer ou au contraire de réellement s’entraîner pour progresser, l’importance de l’encadrement est primordiale. Il n’est pas rare dans de très jeunes catégories qu’un éducateur sorte immédiatement un enfant qui vient de rater un penalty alors qu’il devrait l’encourager et le pousser à tirer et marquer le prochain pour le remettre en confiance. Il n’est pas non plus rare de voir des enfants le week-end systématiquement assis sur un banc de touche. On voit également (rarement certes…) des éducateurs non qualifiés demander à des enfants de douze ans de faire des pompes et autres abdominaux. Bien évidemment ces éducateurs ne font pas ce genre de choses sciemment, ils ne sont juste pas formés en psychologie, anatomie ou autre préparation athlétique.

Pour que l’enfant s’épanouisse et vive pleinement sa passion la qualité de l’encadrement d’un club amateur est extrêmement importante. De plus en plus d’enfants arrêtent malheureusement le football très jeune car frustré et/ou marqué par des attitudes d’adultes peu responsables. Les jeunes sont également très durs entre eux … Beaucoup d’enfants se trouvent en perte de confiance ou d’estime de soi à cause d’un niveau de pratique « moyen ».

L’ampleur du phénomène football fait que « l’enfant compétent en football » est très souvent un enfant mis en avant par ses jeunes pairs. Il faut donc rester attentif au ressenti de l’enfant et ne pas le forcer à continuer s’il se trouve en difficulté.

Le choix du poste

Jusque sa première année treize ans, dans l’absolu, le joueur doit avoir joué plus ou moins longtemps, à plusieurs postes.

Deux objectifs à cela : Développer des habiletés dans tous les domaines du jeu et ressentir les difficultés inhérentes aux différents placements sur le terrain pour gagner en tolérance vis-à-vis de ses partenaires. Vient ensuite le temps de se spécialiser à un poste en particulier. Les bons joueurs sur un terrain à onze sont souvent « utilisés » par les éducateurs aux postes qui constituent la fameuse « colonne vertébrale de l’équipe » : Défenseur central, milieu récupérateur et attaquant de pointe. Il arrive qu’un éducateur fasse jouer son meilleur joueur en position offensive et dès le score assuré en sa faveur fasse redescendre ce dernier d’un ou deux crans. Pourquoi pas ? Ce phénomène quasi automatique est à la base de la relative facilité de trouver un bon joueur (souvent en avance morphologique chez les petits) à ces différents postes.

Vous pouvez être sûrs que si vous demandez à un petit phénomène du ballon rond à quel poste il joue en club il vous répondra dans la seconde : « En dix monsieur ! ». Ce fameux poste de numéro dix qui fait tant fantasmer nos jeunes et qui tend d’ailleurs à disparaître au fil des ans. La question que l’on peut se poser est la suivante : Le joueur ne serait-il pas plus performant à un autre poste ? C’est la question que nous nous posons quand nous supervisons ces joueurs qui sont utilisés à des postes clés, et ceci très légitimement, dans le but de faire gagner l’équipe.

Ne soyez pas surpris si une fois intégré un club professionnel votre enfant change de poste, c’est une pratique courante. Trouver des joueurs performants sur les côtés est devenu difficile car ce ne sont pas d’une part forcément les postes rêvés de nos enfants et d’autre part ces postes nécessitent un savant mélange de vitesse, d’endurance et de dribble (pour les milieux excentrés). De plus ils touchent en général moins de ballons que leurs « amis axiaux ».

Sans parler de « phénomènes » les « joueurs rares » sont les défenseurs latéraux, les milieux excentrés mais aussi les gardiens de but. Comme nous le disions ci avant ces postes ne sont pas de réelles vocations. Par exemple le gardien chez les petits est souvent choisi parmi les joueurs de champs les moins performants, sauf quand papa ou grand père est un ancien portier . Le problème des attaquants de pointe est encore un autre problème. Tous nos jeunes talents en herbe veulent jouer à ce poste mais se rendent très vite compte de la difficulté et de la frustration qu’engendre le fait de toucher trop peu de ballons et d’avoir en permanence sur le dos des défenseurs qui aiment le duel.



Le choix du club professionnel

« Encore faut-il avoir le choix !» me direz-vous. Alors imaginons que vous l’avez … Le phénomène de bouche à oreille marche souvent très rapidement, en tout cas sur une région que je connais bien en l’occurrence la région parisienne. Si un club qui figure parmi le « top 5 des centres de formation » vous contacte soyez sûrs que les autres ne seront pas longs à vous appeler.

Il existe deux types de clubs professionnels : Les clubs dits, formateurs, et les autres. Le principe est simple : Un joueur titulaire en professionnel se blesse longuement ou décide de quitter le club en fin de saison. Là où huit fois sur dix le club formateur ira piocher dans son centre de formation (si joueur performant au poste en réserve bien évidemment), les autres clubs s’empresseront de mettre en activité leur cellule recrutement pour tenter de trouver un joueur confirmé opérationnel immédiatement mais plus coûteux. Les clubs formateurs s’appuient en effet sur leurs jeunes de façon plus spontanée et plus régulière, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont rarement dans le haut du classement sauf dans le cas d’une génération exceptionnelle (Sochaux et Rennes aujourd’hui).

Placer son enfant dans un centre de formation d’un club dit formateur augmente donc ses chances de signer un jour un premier contrat professionnel. Pourquoi certains clubs qui n’utilisent que très peu leurs jeunes au haut niveau investissent de telles sommes ans leurs centres de formations ? Tout simplement pour conserver le rayonnement et l’image du club dans les catégories de jeunes. Pour « sortir » de ces clubs il faut souvent avoir à la base des qualités vraiment au dessus de la moyenne, en d’autres termes être un monstre (Benzema à Lyon, Nasri à Marseille, Sakho au PSG, Hazard à Lille…).

Pour ne rien vous cacher les sommes proposées à des enfants de quinze ans peuvent atteindre 100 000 euros (répartis sur trois ou quatre ans), sans oublier un salaire mensuel de cadre, des primes diverses et bien d’autres choses encore. Ceci concerne trois ou quatre jeunes en France chaque année. En terme de motivation, d’équité et gestion de groupe ces pratiques sont plus que discutables. Encore une fois je ne juge pas, je constate.

Néanmoins un certain nombre de famille se laisse tenter par cette façade alléchante. Pourquoi pas ? Faut-il « assurer » en touchant de l’argent au départ dans un club surchargé de talents et voir après ou faut-il prendre un « risque financier » en signant dans un club moins « généreux » mais qui propose plus de chances de « sortir » au final ? Certaines situations sociales très complexes font parfois malheureusement que cette question ne se pose pas. J’en ferai peut être de même… Sûrement d’ailleurs. Dans le cas contraire prenez le temps d’y réfléchir à tête reposée ! Soit votre enfant est hyper talentueux et sérieux, dans ce cas, peu importe où il ira il y arrivera, soit il est « juste » très bon et une vraie réflexion est à mener.

D’autres éléments sont à prendre en compte avant la signature définitive : Quelle est la durée du contrat proposé ? Quelle importance est donnée au plan scolaire ? Y’a-t-il des joueurs de talent sous contrat au même poste dans les différentes catégories du club ? Ce club est-il loin du domicile familial ? Et surtout, dans quel club veut signer l’enfant ? En effet, le choix final doit revenir à l’enfant (après explications et analyses des parents), c’est lui qui va vivre au quotidien dans ce dernier, l’importance du feeling avec une ambiance, un groupe, est primordial pour une future réussite.

Pour finir sur ce thème, dites vous bien une chose : Le principal argumentaire de beaucoup de clubs professionnels est lié aux défauts de leurs concurrents. Quand vous sortirez d’un rendez vous posez vous cette question : Ont-ils pris du temps pour présenter et défendre leur club ou ont-ils passés leur temps à « descendre » les autres clubs ? La première démarche est légitime et respecte votre perspective de choix. La seconde est éthiquement très moyenne et cache souvent des lacunes non avouées.

Le choix du départ !

Ce moment est tellement important que je me permets d’être redondant avec un paragraphe précédent. Partir à treize ans, est-ce trop jeune ? Partir à seize ans, est-ce trop tard ? Pas de vérités, juste des constats. C’est comme la cigarette. Plus on commence tôt, plus l’arrêt est difficile et plus la chute est grande. Pour un joueur au talent connu de tous et au sérieux irréprochable, quel intérêt d’intégrer une structure de haut niveau à treize ans ? Etre au contact d’éducateurs compétents, jouer avec de bons joueurs, acquérir un certain statut…Oui mais quels sont les inconvénients ? « Etre cramé à dix huit ans », perdre ses repères dès le plus jeunes âge, être lassé de ces séances de football, de cette pression, se dire qu’intégrer un centre de formation est devenu logique…Bref, se reposer sur ses lauriers ou être physiquement et psychologiquement fatigué au moment où il faut donner le dernier coup de rein.

Je suis intimement persuadé que quitter son environnement familial avant l’âge de quinze ans est chose inutile. Au risque de froisser certains je peux vous assurer que nombre d’éducateurs dans les clubs amateurs sont largement plus compétents que certains éducateurs de clubs professionnels ou autres structures fédérales. Si votre enfant est très sollicité à douze ans, mettez le dans un club amateur sérieux, laissez le profiter encore de vous et de ses amis et le moment venu les « chasseurs de tête » reviendront vers vous. Ne croyez surtout pas que plus votre enfant part jeune, plus il a de chances de réussir au haut niveau, c’est faux ! Des joueurs comme Rothen ou Gallas ont eu la chance de trouver un club professionnel (en l’occurrence Caen) à la suite de leurs trois années à Clairefontaine (leurs côtes à l’époque étaient quasi nulle). Regardez où ils sont aujourd’hui ! Idem pour Sébastien Corchia aujourd’hui transféré à Sochaux après avoir intégré in extremis Le Mans après sa préformation à Clairefontaine.

A l’inverse, nombre de jeunes se sont perdus dans les sables mouvants du football. Des joueurs surcotés dans leur jeune âge et soumis à des pressions énormes depuis toujours et qui ne relèveront jamais la tête, ou trop tard pour faire une belle et longue carrière comme beaucoup de gens leur avaient promis. Comment en vouloir aux gamins ou même aux parents? Ce sont eux les premières victimes d’un recrutement, de négociations, de primes à la signature, d’avantages en nature… venus trop tôt. Et je n’ai jamais dis que je ne l’avais pas pratiqué ! Je constate aujourd’hui avec un peu de recul !

Le choix de l’agent sportif

Le joueur en formation peut avoir besoin à un moment ou à autre d’un agent. Le rôle de l’agent est de conseiller le joueur et sa famille sur des choix sportifs mais aussi et surtout sur des questions contractuelles. En cas de période délicate l’agent peut également obtenir un entretien avec le directeur du centre de formation afin de faire un bilan sur la situation du joueur. Il peut également aider le joueur à retrouver un club en cas d’échec dans une structure professionnelle. Ses missions sont larges et variées. Retenez cela : Vous devez avoir une confiance aveugle en votre agent (encore appelé manager ou conseiller).

Ce dernier ne se substitue pas aux parents pour les joueurs mineurs mais il est là pour leur expliquer les rouages du milieu et tout mettre en œuvre pour que le joueur évolue dans un contexte le plus propice possible à la réussite sportive au haut niveau. Proposer l’obtention d’un contrat, revoir les clauses d’un contrat, analyser et expliquer une performance sportive à l’enfant, expliquer aux parents les différents type de contrats (convention, contrat aspirant, contrat stagiaire…), faire un point avec l’éducateur de l’enfant, obtenir un contrat avec un équipementier, assurer l’enfant en cas de « perte de licence », faire redescendre sur terre un joueur et sa famille, booster ces derniers dans des moments difficiles. Il ne doit pas dire au joueur ce que ce dernier veut entendre pour le flatter et donc le conserver à coup sûr mais avec quelle finalité ; mais bel et bien le recadrer, l’orienter, le sermonner parfois s’il le faut …Voilà quelles peuvent être les missions d’un agent sportif avec un joueur mineur en cours de formation.

Un agent ne peut vous faire payer quelconque prestation. Les mandats signés avec un agent sportif ne peuvent excédés deux ans. Et chose à savoir un mandat signé avant 18 ans n’a aucune valeur légale ! Une chose est certaine, si votre enfant est très doué et si par chance il sort du lot une fois en centre de formation, beaucoup d’agents sportifs vont vous solliciter. Ils le font déjà à partir de treize ans … Ne signer jamais de mandat vous liant à un agent si ce dernier vous demande de l’argent pour ses services, s’il n’est pas licencié FIFA (condition obligatoire pour pouvoir exercer et vérifiable sur le site internet de la FFF) ou encore s’il s’occupe déjà d’une multitude de joueurs (cela me paraît logique).

Il existe trois types d’agents sportifs licenciés dans le milieu du football français : L’agent ou le collaborateur d’agent (Qui lui aussi a un vrai statut à la FFF) lié à a groupement d’agent (Type IMG) et qui par définition n’est pas autonome en terme de fonctionnement … L’agent très lié à un club (qui travaille de façon très préférentielle avec un club par intérêts réciproques) et l’agent totalement autonome qui travaille seul.

Pour ne pas confondre l’enfant et le joueur, pour ne pas mettre une pression supplémentaire à l’enfant, pour garder une distance entre le football et la cellule familiale mais aussi parfois pour rassurer l’enfant il est bon de déléguer cette partie du « travail » à une personne dont c’est le métier. Rencontrez en plusieurs, donnez vous le temps de « travailler » avec l’heureux élu sans signer de papiers dans un premier temps et engagez vous une fois que vous pouvez tout lui dire et tout lui confier sans perdre votre sommeil. Son service est gratuit et vous permet de vous décharger de toutes les missions qui pourraient nuire à votre relation parents, enfant qui doit rester saine. Il sera rémunéré lorsque le joueur en formation signera son premier contrat professionnel. Un agent est toujours très présent dans les bons moments, un vrai bon agent sera tout aussi présent dans les moments les plus durs. Sur ce dernier point, nombre de footballeurs, jeunes ou moins jeunes, pourraient écrire des livres, voir des encyclopédies !


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