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date de publication13.04.2017
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porfastef[1]


FACULTE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATION (FASTEF)

DEPARTEMENT D’HISTOIRE - GEOGRAPHIE

SECTION: F1C1 LHG - GROUPE 4


LE NEOLITHIQUE AU SAHARA



Présenté par :

Donatien BARAYE

Mamadou Samba BATHILY

Abou BARRY

Demba Bodiel BITEYE

Alassane Sadio BOCOUM

Malamine BODIAN

Elimane BOUSSO

Sous l’encadrement de :

M. Babacar DIAGNE




Année Universitaire: 2012-2013


SOMMAIRE

INTRODUCTION

  1. MILIEU PHYSIQUE ET LE PEUPLEMENT

    1. MILIEU PHYSIQUE

    2. LE PEUPLEMENT



  1. LA CIVILISATION DU SAHARA AU NEOLITHIQUE

    1. MODE DE VIE

    2. L’INDUSTRIE ET L’ART

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE / WEBOGRAPHIE

RESUME

INTRODUCTION

Utilisé pour la première fois par John Lubbock, le terme néolithique provient du grec qui veut dire (néo) : nouveau et (lithos) : pierre. Cette période de l’histoire du Sahara correspond avec l’apparition de nouvelles techniques industrielles en particulier l’art rupestre, l’art de la céramique, le polissage de la pierre, le début de la domestication, de l’agriculture, de l’urbanisme.

Le néolithique commence pour de nombreux historiens entre 10.000 et 5.000 ans avant J-C. le Sahara est une immense zone géographique qui couvre la majeure partie du Nord de l’Afrique. Offrant des conditions climatiques et physiques attractives, le Sahara connu une migration de population venant du Proche-Orient. Mais au fil du temps, ces conditions vont se dégrader pour nous donner l’image d’un Sahara aride.

Cependant, il est important de noter que ce cadre physique abritait une population autochtone durant ce processus.

  1. MILIEU PHYSIQUE ET HUMAIN

  1. LE MILIEU PHYSIQUE

Durant le néolithique, l’humidité va transformer le Sahara en une multitude de climats régionaux, alternant des zones verdoyantes et des espaces plus secs. Dans cette vaste étendue, la faune et la flore rivalisent d’ardeur. La faune se caractérise par des espèces dites éthiopiennes comprenant des rhinocéros, des crocodiles, des hippopotames, des zèbres, des buffles, des girafes et des phacochères. Des fossiles de grand silure, de perche, de tortue d’eau douce ont été découvert ; attestant la présence de points d’eau. D’autres animaux comme les caprins et les antilopes vivaient dans cette région de l’Afrique. Par ailleurs, la flore était luxuriante avec des noyers, des tilleuls, des saules, des frênes etc. La bruyère couvre certains étages montagnards.

Toutefois, le Sahara connaissait des variations climatiques radicales. La vie progressait sous l’influence des points d’eau. Ce sont ces lacs qui rendront possibles l’installation de peuple de type soudanien et capsien.

  1. LE PEUPLEMENT

  • Le type soudanien : il est considéré comme la plus ancienne vague de migrants qui a suivi un mouvement d’Est en d’Ouest. Il s’est d’abord installé sur le bord du Nil. Cet individu habite sur une grande superficie vers le nord où il a pénétré d’une part le Hoggar jusqu’à la marge septentrionale de l’enceinte pretassilienne et d’autre part vers le Sahara en partant du Tilemsi. A l’Est, il ne dépasse la partie orientale de l’Aouker. La découverte de nombreux gisements dans l’outillage et la richesse dans la fabrique de la céramique caractérise ce type d’homme. En effet, ils étaient des pécheurs, chasseurs, cueilleurs et adoptaient leurs objets à leur profession respective : la chasse à l’arc et au javelot comme en témoigne les armatures de pointes de flèche, la pèche à harpon et la confection de perles en pierres dures. Ces hommes ont dû connaitre la navigation ; ils ont sans doute circulé dans les lacs avec des barques à roseau. La diversité des gisements (Tassili, Tilemsi…) de même que les outils et objets à céramique retrouvés dans les différents sites font reconnaitre la brillante civilisation de ce peuplement soudanien.

  • Le type capsien : Un peu plus tard le néolithique capsien qui résulte de la néolithisation sur place du vieux capsien nord africain, va commencer son mouvement vers le sud. Il parviendra en Mauritanie du Nord – Est, atteindra Hoggar puis Meniet. Sa limite à l’Est est plus imprécise faute de monographies. Les hommes de tradition capsienne s’adonnaient à des activités telles que la chasse, la pêche et l’art céramique.



  1. LA CIVILISATION DU SAHARA AU NEOLITHIQUE

« Alors que les pluies verdissent le Sahara autour du néolithique, ces occupants sont largement en avance sur le reste du monde dans le domaine technique (élevage et céramique) mais aussi artistique en produisant des chefs d’œuvre qui comptent parmi les plus beaux de l’humanité. Cette population saharienne est composée d’une multitude de groupes humains, provenant des migrations successives noirs, blancs, métisses tous différents mais unis dans une civilisation bovidienne que l’on peut considérer comme étant l’origine de l’Afrique actuelle. »

  1. MODE DE VIE

Le néolithique au Sahara est marqué par de profonds changements. Face à une faune et une flore généreuses, la population va augmenter ce qui n’est pas sans conséquence dans l’organisation de la vie. Cessant d’être un prédateur à part entière, l’homme va s’efforcer à se rapprocher de sa nourriture. Il commence à apprivoiser et à domestiquer les animaux. De plus, il développe l’agriculture. Aux anciennes activités : pêche, chasse et cueillette s’ajoutent l’élevage et l’agriculture, qui permettent de nourrir des populations beaucoup plus nombreuses. D’ailleurs, l’agriculture est considérée comme l’activité phare au Sahara du néolithique. Cela se justifie par les fossiles de graines ou pollens.

A cette époque, l’élevage occupe également une place importante surtout dans les zones où céréales et légumineuses sauvages sont rares ou absentes. C’est au cours de l’apogée du néolithique (-7000 à – 4000) qu’apparaissent les premiers signes de l’existence des sociétés pastorales dans le Sahara et particulièrement avec la découverte des tumulus de Nabta Playa, des restes de bovins, daté de 6450 ans avant JC. Etant le mode de vie favori, des mythes se développent autour de la vie pastorale (voir art rupestre). L’élevage concerne des espèces comme mouflon, Bos, les ovicapridés, l’ammotragus lervia…

La vie s’articulait entre la brousse durant les saisons de pluies et les dépressions où l’eau de surface était permanente. A partir de 9500 avant J-C, de petites communautés semi sédentaires s’installent au bord des lacs du Sud - Ouest du Sahara égyptien pour profiter de la large palette de ressources alimentaires végétales et animales. L’élevage et l’agriculture sont des garanties contre les aléas du milieu. Ceci est aussi une possibilité de rester en groupes au lieu de se disperser. Ce qui assure l’emprise du groupe sur le territoire. Au départ, la domestication est donc compatible avec le noyau traditionnel des croyances, des valeurs et des normes des chasseurs-cueilleurs. Le fait qu’un outillage de pierre fait de houes, de meules, de broyeurs, de poids à lester les bâtons à fouir et de pics soit présent un peu partout laisse penser à l’existence d’une agriculture forte.

Progressivement, cette nouvelle maîtrise de l’espace conduira à modifier le milieu naturel et à renouveler les cultures et les croyances. Cependant, la complexité de l’organisation sociale se perçoit dans divers sites du Bas Sahara. Au fil du temps, l’habitat revêt diverses formes. L’homme du néolithique passe des abris sous roche aux huttes rondes dont les traces apparaissent dans les représentations rupestres.

  1. L’INDUSTRIE ET L’ART

  • L’industrie : Le Sahara est le plus vaste musée en plein air au monde. On y observe une importante industrie lithique. Les habitants continuèrent à tailler la pierre pour en tirer une meilleure panoplie d’armatures (pointes de flèches) et un outillage généralement très léger fait de lamelles, de perçoirs, de grattoirs de formes multiples, des microlites géométriques, de scies etc. Au cours du néolithique, les hommes ont réalisé d’importantes avancées technologiques. Cette période se caractérise surtout par le polissage de la pierre. Elle est appliquée aux outils agricoles tels que des haches, des houes, des gouges, des ciseaux etc. Ce sont parfois des récipients en pierre dure, des projectiles, des labrets, des perles d’amazonite, de cornaline, de quartz et des billes. Il s’y ajoute une profusion de meules, de broyeurs, de pierres à lester les bâtons à fouir qui peuvent témoigner les traces d’une agriculture.

  • L’art : Le mot rupestre vient du mot latin « rupesta » qui signifie rocher. Les peintures et les gravures rupestres sont celles réalisées sur les rochers. Au néolithique, ce genre artistique s’est beaucoup développé à travers une riche production. Certains gisements montrent des scènes qui prouvent l’existence de croyances religieuses alors que d’autres montrent des scènes pastorales, de chasses qui témoignent l’importance du bétail dans la vie de ces hommes. Notons aussi le caractère coloré que revêt cet art. Sur ces représentations, les bovidés ont une bosse à l’arrière de la tête et sont peintes en teinte plate avec souvent une réserve centrale. Ces gravures sont localisées dans des sites comme Tassili – N-Ajjer (Alger). Des chefs d’œuvre mettent en scène deux hommes assis près d’un récipient aspirant une boisson à l’aide d’une paille dans le seul but de filtrer les boissons fermentées. Dans le Messak libyen, on voyait apparaître dans les figures rupestres un masque utilisé par les chasseurs pour cacher leur apparence face au gibier. L’art rupestre Idelesien présente de petits personnages avec des têtes arrondies et volumineuses.

La civilisation saharienne du néolithique témoigne la maturité technique de ces peuples. La céramique, très présente, peut ainsi se définir comme un vaste récipient de forme sphérique. Ces objets ou ces poteries ont un décor particulier où l’impression au peigne prédomine donnant parfois des motifs de lignes parallèles, de voies ferrées (way line). Ces motifs sont réalisés par impression alternées jointives d’aiguillons de silure utilisés en peigne naturel. Elle est présente en Afrique saharienne : du soudan à la Mauritanie. La poterie de style d’Arsa Ténébye porte un décor de grosses lames abondantes horizontales des registres d’impression pivotante.

CONCLUSION

En somme, la richesse et la valeur des gisements trouvés dans le Sahara montrent la grandeur de cette civilisation. Elle a su marquer l’histoire de l’humanité dans plusieurs domaines : mode vie, industrie et art. Vers la fin du deuxième millénaire avant Jésus Christ, les pluies se raréfient et les conditions de vie se dégradent. Ainsi, les sahariens se replient dans les derniers ilots de fraîcheur c’est-à-dire vers le Nil, le Niger et le Sénégal. Dans ce contexte, la métallurgie apparaît pour marquer la fin d’une civilisation lithique très riche et inaugurer une nouvelle ère.

BIBLIOGRAPHIE

  • Aumassip G. (1986), Le Bas-Sahara dans la préhistoire, Paris, CNRS

  • Hugo H. J. (1980), Préhistoire du Sahara, in Histoire générale de l’Afrique, tome 1, Paris, Jeune Afrique, UNESCO

  • Ki-Zerbo J. (1969), collection d’histoire des origines au VI° siècle après J-C, Paris, Hatiers

  • Ki-Zerbo J. (1978), Histoire de l’Afrique noire, d’hier à aujourd’hui, Paris, Hatier

WEBOGRAPHIE

www.google.sn

www.wikipédia.com

RESUME

INTRODUCTION

Le Sahara couvre une superficie de 8,5 millions de km² et est situé en général dans la partie nord de l’Afrique. Au néolithique, cet espace a connu une flore et une faune abondantes. Cette époque, appelée aussi l’âge de la pierre polie, se caractérisa par un développement technologique important favorable à une vie en communauté.

  1. LE MILIEU PHYSIQUE ET LE PEUPLEMENT

    1. LE MILIEU PHYSIQUE

Le Sahara n’a pas toujours été un désert. Au cours du néolithique, il connu une diversité climatique. La végétation y fut abondante avec une diversité d’espèces animales qui furent toutes victimes des variations climatiques importantes.

    1. LE PEUPLEMENT

La population du Sahara du néolithique est le produit d’un flux migratoire venant du Proche - Orient. Les recherches historiques y ont retrouvé plusieurs types d’homme que nous pouvons regrouper en deux catégories : le type soudanien et le type capsien. Ces hommes façonnent la pierre d’une autre manière c’est-à-dire le polissage. C’est l’âge de la pierre polie.

  1. LA CIVILISATION AU SAHARA NEOLITHIQUE

    1. MODE DE VIE

Le néolithique a connu des innovations technologiques et un accroissement de la population au Sahara. L’homme ne va plus vers ses sources d’alimentation mais fait en sorte de les domestiquer. Il se sédentarise de plus en plus. La pêche et la chasse sont reléguées au second plan par l’élevage et l’agriculture. Malgré l’importance de cette dernière, l’élevage fut l’activité dominante. Les sociétés pastorales ont marqué le néolithique par une maîtrise du milieu naturel et un développement culturel et religieux.

    1. L’INDUSTRIE ET L’ART

Considéré comme le plus vaste musée en plein air au monde, le Sahara est marqué par une importante industrie lithique et artistique de type céramique et rupestre. Les fouilles archéologiques ont montré de nombreux objets qui attestent le perfectionnement des techniques de polissage de la pierre.

CONCLUSION

Le style de vie pastorale a entraîné une diversité ethnique et culturelle du peuple saharien au néolithique. Ces caractéristiques ont conduit à l’émergence des peuples berbères du Sahara. D’autres vagues paléo berbères s’y ajoutent pour former le monde touareg. A la fin du deuxième millénaire avant J-C, le Sahara commence à changer pour devenir un immense désert.


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