Chapitre 1 : instruction, éducation, psychopédagogie








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date de publication31.03.2017
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La psychologie de l'enfant  

 

Introduction

 

Le thème abordé dans notre étude tourne autour de l’enfant. Nous pensons que les arguments avancés dans cette étude aideront les parents et les moniteurs pour une meilleure organisation et adaptation dans l’encadrement des enfants.

 

Les résultats des recherches des grands psychologues comme PIAGET et ROUSSEAU ont permis de comprendre que l’enfant n’est pas "un adulte en miniature"  mais une créature qu’il faut aborder en tenant compte de son évolution physique et psychique dans le cadre de son éducation. En effet l’enfant doit cesser d’apparaître comme "un adulte réduction", dont il est permis d’interpréter les comportements en fonction de "la mentalité adulte". Il ne pense ni n’agit comme l’homme. on ne peut donc le comprendre qu’en fonction de ses propres structures mentales- un double effort est donc nécessaire : il faut d’une part s’efforcer de connaître ses structures et d’autre part, faire preuve d’imagination dans une véritable décentration psychologique- l’objet de la psychologie de l’enfant définit ainsi, par voie de conséquence, la méthode devant s’imposer pour son éducation.

 

L’enfant est un être en perpétuel devenir : il importe donc de suivre son évolution pas à pas, en observateur et en expérimentateur, en se plaçant dans le courant du développement.

Nous nous efforcerons de vous en donner quelques détails à travers les chapitres suivants :

Chapitre1 : définitions : éducation, instruction, psychopédagogie

 

Chapitre 2 : les étapes de l’évolution de l’enfant

 

Chapitre 3 : connaissance de l’adolescence

 

Chapitre 4 : la place des activités ludiques dans la vie de l’enfant

 

Chapitre 5 : l’ordre et la discipline

 

Chapitre 6 : l’émulation

 

Chapitre 7 : la famille, l’école de dimanche

 

Chapitre 8 : quelques citations bibliques

 

 

Chapitre 1 : instruction, éducation, psychopédagogie
A/   L’instruction

Elle consiste à donner des connaissances, un savoir à une personne ; elle est plutôt théorique. Instruire c’est faire connaître, inculquer une connaissance à quelqu’un (Deut11 :19-20).


B/   L’éducation

C’est l’action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore « mures » afin de leur donner  les atouts nécessaires à leur intégration dans n’importe quelle société donnée.

Elle est l’art d’élever les enfants. Sous une autre forme, l’éducation a toujours existé, depuis qu’il y a des pères et des mères qui apprennent à leurs enfants à parler, à manger, à se vêtir, à se garder des dangers, à s’intégrer dans leur société.

Peu à peu, le développement constant de la civilisation et l’élargissement des connaissances ont rendu très difficile pour les parents la tâche de donner à leurs enfants une préparation suffisante à la vie.

Pour suppléer à l’insuffisance des familles, une institution nouvelle est née, l’école. des spécialistes se sont chargés de l’éducation et de l’instruction de l ‘enfance. Avec le temps ils ont inventé des techniques qui s’améliorent au fur et à mesure que progressent les données psychologiques de l’enfant.
C/ La Pédagogie

On peut définir la pédagogie comme une science basée sur la connaissance de l’enfant. Elle donne les règles à suivre pour instruire et éduquer les enfants. La pédagogie traite de la théorie de l’éducation.

D/ La psychologie

Elle se définit d’un point de vue global comme la science de la conduite ; il faut entendre non seulement le comportement observable mais encore l’action sur l’entourage.

E/ La psychopédagogie

Elle est quant à elle la science de l’éducation qui prend en considération la dynamique de la psychologie et les étapes du développement de l’enfant pour une meilleure adaptation de l’enseignement et des méthodes.

PIAGET est l’un des auteurs dont elle s’inspire.

 

IMPLICATION SPIRITUELLE

 

Plusieurs passages de la bible nous invitent à instruire et à éduquer l’enfant selon la voie du Seigneur.

Il convient de connaître l’enfant qui est au centre de l’instruction et de l’éducation afin de lui apporter un enseignement adapté selon les étapes de son évolution que nous aborderons dans le prochain chapitre.

 

Chapitre 2 : les étapes de l’évolution de l’enfant


 

Ce chapitre est de loin le plus important de notre étude. Il nous aidera à comprendre l’enfant dans toute sa personnalité (physique, psychologique, psychique, …) et par conséquent à apprendre à mieux jouer notre rôle d’éducateur.

Les phases essentielles de l’évolution psychique de l’enfant correspondent sensiblement aux étapes de son développement physique. Les deux peuvent ne pas se superposer mais rien n’empêche qu’elles marchent en parfaite correspondance. A chacun de ses stades, on doit considérer l’enfant comme un être à part, ses goûts, ses raisonnements, ses jugements, ses actes révèlent chaque fois qu’il n’est plus ce qu’il a été précédemment et qu’il n’est pas encore ce qu’il deviendra plus tard.
Première période : Jusqu'à 6 ans
De trois à huit mois, le bébé commence à s’intéresser à ce qu’on lui montre, aux mouvements de ses mains ; il reconnaît les objets familiers et les personnes qui vivent autour de lui. Les bruits, les sons le captivent : c’est la période des intérêts sensoriels.

 

A partir d’un an et à mesure que son langage se perfectionne, apparaît sa première activité intellectuelle. Il rapporte tout à lui – il se révèle naturellement accaparant et jaloux – c’est l’âge de l’égocentrisme et des intérêts subjectifs.

 

Entre trois et six ans, le pourquoi des choses préoccupe l’enfant – les données fournies directement par les sens ne suffisent plus à satisfaire sa curiosité – il pose sans cesse des questions – une sorte d’ivresse de causalité le poursuit : les pourquoi se succèdent tout le long de la journée – si gênantes que soient parfois ses interminables questions, n’étouffons pas chez l’enfant cet instinct questionneur, notre meilleur auxiliaire pour son instruction.
Deuxième préiode : De 6 à 12 ans
L’enfant se rend compte de ce qu’il pense et de ce qu’il dit – il parle beaucoup – il s’efforce de traduire en actes les idées qui lui trottent dans la tête – sa mémoire emmagasine -  son attention devient volontaire ; il commence à raisonner et à juger – son esprit critique s’éveille.

C’est vers sept ans qu’il cesse d’ajouter foi spontanément aux contes de fées.
Troisième période : de 12 à 15 ans
L’enfant sent monter la vie à lui, il se sent vivre. Il a des idées personnelles, son sens critique commence à poindre, sa volonté s’affermit – à mesure qu’il grandit il devient capable de maintenir son attention sur une suite de faits qui s’enchaînent – il les associe – il voit des ressemblances et des différences – il les coordonne en un tout de plus en plus logique.

L’enfant se sent à présent à mesure d’aborder et de comprendre des sujets moins puérils. Les histoires imaginaires cessent de le passionner ; mais en revanche, les histoires d’aventures vécues retiennent davantage son intention.

 

DIRECTIVES PEDAGOGIQUES

 

L’évolution tant physique qu’intellectuelle s’échelonne sur une période relativement considérable de la vie humaine, plus du quart pour la majorité des hommes.

L’éducateur doit tenir compte de ce lent processus de transformation pour ne proposer à l’enfant que des activités en rapport avec son âge, son degré de développement.

On ne saurait connaître un enfant et comprendre ses réactions si on ignore les caractéristiques de son âge. On ne saurait aussi le connaître si s’en tenant à ces idées générales, on néglige l’observation du cas concret et précis qu’il représente. La référence au stade évolutif doit se compléter de la référence à la personnalité.


 

DIRECTIVES SPIRITUELLES

 

Proverbes 22/6 : Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre et quant il sera vieux, il ne s’en détournera pas.

Il faut noter que l’enfance représente une période de la vie extrêmement riche et extrêmement importante en elle-même.

Il est indispensable d’aborder cette période de la vie humaine avec beaucoup plus de sérieux – selon notre texte biblique la suite de l’existence en dépend en grande partie.

Selon cette étude, nous pensons que la période idéale pour la conversion de l’enfant se situe entre 6 et 12 ans. Pendant cette période, l’enfant se rend compte de ce qu’il pense ; il commence à raisonner – son esprit critique s’éveille- il est donc capable de prendre une décision en ce qui concerne le bien et le mal. Bien sûr, il ne faut pas attendre la période de la conversion pour donner l’enseignement biblique ; certains enfants étonnent par leur connaissance avant l’âge de 6 ans.

Il ressort aussi de notre analyse qu’il est nécessaire d’avoir au moins 3 classes  différentes d’enfants lors des regroupements à but éducatif et d’adapter le contenu du message à donner en fonction de chaque classe d’âges.

 

Chapitre 3 : connaissance de l’adolescence

 

L’adolescence est un processus plutôt qu’une période de maturation. Ce qui peut être entendu aussi bien sur le plan physiologique que sur le plan psychologique ou social. Maturation, cela veut dire marche vers une maturité qui peut être affective, intellectuelle, sociale ou physique. La maturité est aussi un processus d’acquisition des aptitudes, des qualités ou des qualifications nécessaires à un individu pour tenir sa place dans la société.

 

Du point de vue purement chronologique, les auteurs ne sont pas d’accord sur la détermination de la période précise de l’adolescence. certains la situent entre 13 et 21 ans. D’autres entre 12 et 19 ans. Cette instabilité permet simplement de dire que l’adolescence est la période de transition entre l’enfance et l’âge adulte.

 

Si l’adolescence est une période de transition ou si elle apparaît comme telle, c’est non seulement parce que les deux périodes qui la limitent et l’encadrent semblent plus facile à définir mais aussi parce qu’on peut y voir une sorte d’instance, instance de maturité et instance d’adulte.

 

I/ L’ADOLESCENCE DU POINT DE VUE SOCIOLOGIQUE ET ECONOMIQUE

 

L’insertion sociale de l’adolescent comme adulte avec les droits, les devoirs et pouvoirs qui sont ceux des adultes se fait de nos jours de plus en plus tard.

 

Le temps de plus en plus long nécessaire à l’apprentissage d’un métier, la prolongation de l’exercice professionnel des adultes accroissent cet allongement de la        période de transition, ce qui a des répercutions considérables sur le plan non seulement social, mais aussi psychologique d’une masse de plus en plus grande d’adolescentes et d’adolescents laissés en instance, c’est à dire en marge.

 

II/ L’ADOLESCENCE DU POINT DE VUE PSYCHOLOGIQUE ET PSYCHOSOCIAL

 

Plusieurs critères permettent de définir l’adolescence :

 

a)     la sexualité

 

Le développement de la sexualité est rapide et suscite des motivations puissantes. Ici le flirt est considéré comme le phénomène typique de l’adolescence. il comporte d’abord tous les jeux de la séduction et l’apprentissage des sentiments amoureux à l’occasion des relations interpersonnelles avec des partenaires de sexe opposé.

Se faire connaître et se faire reconnaître par l’autre dans une relation sentimentale et érotique est une expérience importante pour l’adolescent ou l’adolescente.

 

Par le flirt et à travers lui, l’adolescente et l’adolescent recherchent en quoi et comment ils peuvent plaire, jusqu’à quel point ils peuvent plaire et qu’est-ce qui plaît en eux ou en elles.

 

On comprend pourquoi l’échec sentimental, lorsqu’il prend une importance particulière, du fait de l’intensité de l’implication personnelle, atteint la personnalité même de l’adolescent ou de l’adolescente et remet en question tout son être.

 

De plus en plus surtout par suite à des transformations de la mentalité sociale et le développement des méthodes contraceptives, les expériences sexuelles directes remplacent le flirt et se font de plus en plus précoces.

 

La pression des besoins sexuels est à l’origine de nombreux autres problèmes de la conscience adolescente, car ces besoins entrent en conflit avec d’autres non moins naturels à cet âge tel que le besoin d’idéal.

 

b)     la révolte contre l’environnement social et besoin de recréer les valeurs

 

Après un début marqué par le narcissisme, l’effervescence de la rumination intérieure, le débat du « moi» avec lui-même, le romantisme, l’adolescence est surtout caractérisée par toutes les formes de la révolte, car on ne s’oppose soi-même qu’en s’opposant, on ne s’affirme qu’en niant. Les périodes antérieures d’opposition ne disposent pas de la puissance physique que l’individu découvre et retient à l’adolescence.

 

La révolte de l’adolescence comporte des critiques sur tous les fronts : critique de la famille, critique de la société, critique des valeurs, de la religion et de tout ce qui est admis par la société et les adultes.

  • Critique de la famille

Devenu capable de juger, l’adolescent met d’abord en jugement sa famille. Cette négation est sans doute nécessaire pour que les adolescents puissent parvenir à une construction personnelle des valeurs et finalement s’émanciper. De ce point de vue, on peut dire que l’opposition aux valeurs familiales et aux personnes de la famille est normale et que la fin de l’adolescence représente la période sensible à la réalisation de l’autonomie.

 

Il s’agit, du point de vue de l’évolution psychologique, d’une mise en question d’un certain système antérieur de dépendance pour établir un nouveau système de relation familiale.

  • Révolte contre la société

Cet aspect de la révolte est surdéterminé c’est à dire que plusieurs motivations concourent aux mêmes résultats : généralisation de l’attitude, d’accusation envers la famille et de négation des valeurs familiales, protestations et rancœur contre la prolongation d’un être en instance qui pérennise les relations de dépendance et mise en accusation de la société par rapport aux idéaux romantiques à la volonté de s’affirmer.

 

C’est là le classique anticonformisme de l’adolescence.

  • Révolte contre l’univers

Ici, on se trouve devant ce qu’on appelle l’âge philosophique c’est à dire, la mise en question de la signification de l’univers et de la vie elle-même. Adolescents et adolescentes s’interrogent anxieusement sur les raisons de leur « être-là ». ils ont le sentiment aigu de l’absurdité de l’existence et ils rationalisent, et intellectualisent cette absurdité dans certaines philosophies où se mêlent l’angoisse de l’être en détresse et l’angoisse de l’absurde.

 

Bien entendu, les valeurs religieuses subissent elles aussi le contre coup de cette révolte.

  • Recréation des valeurs

Le besoin de recréer des valeurs aboutit à une inspiration et à des réalisations de qualité renouvelant des manières habituelles de sentir, de penser, de s’exprimer.

  • Vivre sa vie

Il y a dans l’expression vivre sa vie pour les adolescents et les adolescentes une espérance et une volonté, une impatience, une exigence. Il y a le soucis d’une indépendance à conquérir, l’espérance de ne plus avoir de compte à rendre à personne, c’est à dire avoir enfin la libre disposition de soi-même. Depuis les plus petits accrochages avec l’environnement familial, tel que pouvoir entrer et sortir à n’importe quelle heure, avoir les amis que l’on a décidé d’avoir et pas les autres, jusqu’aux aspirations les plus profondes telles que :

-    Choisir sa vie comme on l’entend

-    Choisir le métier qui plaît

 

        Tout ce qui contredit la libre expression de cette liberté est vécue comme contrainte injuste et une frustration illégitime.

 

III/ ASPECTS PSYCHO-PATHOLOGIQUES DE L’ADOLESCENCE
a)     la dissocialité

 

Dissocier les attitudes de révolte, d’intolérance à la frustration, de refus des contraintes, du besoin illimité, de libertés, favorisent le passage à la dissocialité, c’est à dire à la rupture de l’engagement social. La dissocialité est donc le refus social de base par lequel on accepte de jouer un rôle social, d’avoir une fonction et des responsabilités, de participer à l’animation de la vie sociale.

 

Suivant les péripéties de l’histoire personnelle de l’adolescente ou de l’adolescent, les données du caractère et le degré d’acuité du conflit familial et social, les voies de la dissocialité se différencient : délinquance, vagabondage, prostitution et enfin choix d’une existence marginale.

 

b)     la fuite du réel, de l’angoisse et de l’avenir

 

Cette caractéristique se manifeste par différentes formes de régressions plus ou moins névrotiques ou par la toxicomanie (recherche du paradis artificiel).

 

c)     les perversions sexuelles

 

Lorsque le refus de l’identification des parents du même sexe ou la présence de barrières psychologiques d’origines diverses barrent la voie à l’hétérosexualité, se constituent des formes anormales de la vie sexuelle (homosexualité, pédophilie ou auto-érotisme).

CONCLUSION


L’adolescence telle que décrite dans cette étude interpelle autant les parents que les responsables de l’éducation (moniteurs, enseignants). Il faut comprendre que pendant cette période de passage de l’enfance à l’âge adulte, le jeune garçon ou la jeune fille a un vif désir de liberté. Cette liberté d’actions et d’expressions réclamées a l’avantage de former la personnalité future.

L’éducateur ou le parent a en ce moment précis, la lourde mission de s’efforcer de comprendre et d’orienter le ou la future adulte afin d’éviter certaines déviations susceptibles de compromission.

Il serait intéressant d’organiser des études bibliques ou des débats en famille ou entre jeunes pouvant leur donner l’occasion de s’exprimer.

Aussi, l’on doit faire l’effort d’être constamment en communication avec l’adolescent ou l’adolescente afin de cerner ses besoins intrinsèques et d’y  remédier.

 

 

Chapitre 4 : La place des activités ludiques dans la vie de l'enfant

I/         LE JEU EST UN BESOIN POUR L’ENFANT


Pour tous,  mais particulièrement pour l’enfant, vivre c’est agir. L’activité est pour lui un besoin impérieux, pour son corps comme pour son esprit, et cette activité se traduit par le jeu. Quand il joue, il ne s’ennuie pas, il agit, il est heureux. « un enfant qui ne joue pas, n’est pas un enfant normal, et son épanouissement adulte en sera affecté » (Défrance).

II/        LE JEU, STIMULANT NATUREL DE LA CROISSANCE


« Lorsque l’être humain vient au monde, il ne dispose, pour s’adapter à sa situation nouvelle, que de l’ensemble des réflexes qui permettent de sucer.

Quant aux fonctions motrices, il doit les acquérir de lui-même. Le moyen naturel par lequel il acquiert son autonomie neuro-musculaire est le jeu : c’est en jouant à parler qu’il façonne ses organes phonateurs ; c’est en jouant à bouger qu’il module ses muscles. Telle est la grande leçon d’une conception fonctionnelle du jeu : la fonction crée l’organe » (R. Gilbert).

III/      LE JEU JUSQU'A 7 ANS


Le jeu constitue pour le petit enfant une activité spontanée. Agir, pour lui, c’est jouer. Dans le jeu, son besoin d’activité trouve à se dépenser. Il y satisfait aussi son penchant à l’imitation. tour à tour, pagayeur, pêcheur, maître d’école, il veut faire comme les « grands ». Son imagination lui crée un monde à lui où il évolue en toute tranquillité, un univers qui lui semble réel.

Si l’on observe l’enfant, on voit avec quel sérieux il s’amuse. il peut s’occuper ainsi des heures entières sans la moindre fatigue.

« Quand les grandes personnes regardent jouer un enfant, elles disent qu’il s’amusent, et c’est là une grande erreur : il est en train de recréer le monde et croit à ce qu’il imagine : la bataille, le voyage, la construction d’une maison… ceux qui ne se lassent pas de l’observer remarquent qu’il est presque toujours grave, surtout lorsqu’il joue tout seul ; il se parle à mi-voix, ébauchant des gestes étranges qui ressemblent à des célébrations rituelles, comme s’il formulait des enchantements » (Valery-Radot).

IV/      LE JEU APRES 7 ANS


Aux environs de 7 ans, l’enfant invente des jeux plus savants, plus compliqués où il procède déjà avec ordre, combinaisons où il met en œuvre son imagination et son intelligence. Mais les jeux individuels l’intéressent de moins en moins ; il désire partager ses amusements avec ses camarades.

L’éducateur laissera les enfants organiser eux-mêmes leurs jeux. Son rôle, ici, ne peut être que celui d’un guide avisé. Il veillera à ce que les jeux n’excèdent pas les forces physiques des enfants et écartera les jeux grossiers, violents plus propres à développer les instincts brutaux qu’à recréer sainement.

Le jeu, en demandant les gestes les plus naturels et en répondant aux intérêts les plus profonds de l’enfant, renferment une valeur éducative indiscutable mais non pas une valeur collective.

Il convient donc de maintenir l’éducation physique chargée de corriger les défectuosités organiques.

V/        LA VALEUR DU JEU


Le jeu délasse du travail et active les grandes fonctions physiologiques que ce travail contrarie : respiration, circulation, sécrétions.

Le jeu développe l’adresse, l’initiative, la décision, l’endurance.

Les jeux forment à la solidarité ; il trempent et discipline le caractère. Par le jeu, l’enfant manifeste ses goûts et ses aptitudes.

Par le jeu aussi, se révèle parfois les vocations futures : « jeux d’enfants, métiers d’hommes » a-t-on dit.

Au point de vue social, le jeu a une grande importance. « L’enfant y polit son caractère, y apprend à observer certaines règles, à se soumettre à un chef, à prendre des responsabilités. Il doit s’oublier lui-même pour se dévouer au succès du groupe. Et puis, il fait des concessions, supporte un échec, et suit des rebuffades, inhibe certains gestes, bref, il fait déjà ce que tout membre de la société humaine doit faire tout au long de sa vie » (F. Léon).

CONCLUSION


Au terme de ce chapitre, nous attirons l’attention des parents et des éducateurs sur l’importance du jeu pour le développement physique et psychosocial de l’enfant.

De la même manière dont nous veillons à la nourriture et à la santé  de nos enfants, nous devons veiller à ce qu’ils jouent et surtout à ce qu’ils jouent sainement.

Retenons du reste qu’un enfant qui ne joue pas du tout est un malade à qui il faut promptement apporter


Recyclage des Moniteurs/trices, District d’Avedji/Lomé, Septembre 2008

« La psychologie de l’enfant à l’usage des moniteurs »

Préparée et présentée par M. HAMENOU Kodzo Pascal, Sociologue et Educateur de Jeunes



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