Pour que ces thèmes soient mieux pris en compte dans les modules de formation dans le monde scolaire et universitaire !








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R é f l e x i o n sur

sur l’
Education au Développement,
à la
Solidarité, à l’Engagement,

et à la Citoyenneté !

Pour que ces thèmes soient mieux pris
en compte dans les modules de formation dans le monde scolaire et universitaire !

Pour espérer demain
une société libérée de préjugés trop tenaces
et donc plus humaine 
pour nos enfants et nos jeunes !



par Guy GILLET, Responsable associatif
FEVRIER 2013


S O M M A I R E

Préambule

  1. Apprendre à accepter l’autre et s’engager pour lui !




  2. Des constats qui posent des questions souvent sans réponses
    (avec des FICHES pour chaque thème)


* Un monde qu’il faut apprendre à humaniser !
* Une pratique forcenée de la consommation !
* L’exclusion et le racket subis, à cause du « paraître »
* Le harcèlement subi à cause de la différence non acceptée
* Un individualisme revendiqué et entretenu !
* La spirale du « toujours plus vite » !
* Des inégalités flagrantes et insupportables !
* La peur de l’étranger, de celui qui est différent !
* Le racisme, la discrimination, des pestes qu’il faut toujours combattre !
* Un commentaire.

  1. Quels moyens pour le système scolaire et universitaire afin de prôner davantage cette éducation ?
    * Une volonté ministérielle et institutionnelle
    * Inclure l’Education au développement, à la solidarité…. dans les modules de formation


  2. Une conclusion provisoire



PREAMBULE :

On nous dit que notre monde est à un tournant important en ce début de 3ème millénaire et chacun s’accorde à dire qu’il est difficile d’anticiper un avenir très incertain du fait de bouleversements incessants en tous genres. La crise financière, économique, la mondialisation, les problèmes environnementaux, etc… bouleversent les certitudes et surtout un certain ordre établi depuis des lustres. Devant une actualité qui défile à cent à l’heure devant nos yeux souvent interloqués, nous pouvons jouer la carte de la résignation en nous disant que nous ne maîtrisons plus rien face à une «machine infernale» qui agit comme un rouleau-compresseur, emportant tout sur son passage, y compris le socle constitué, depuis des générations et des générations, par des valeurs qui ont toujours assuré une certaine cohésion sociale dans notre société tout en se référant à un humanisme indispensable.

Les défis sont si nombreux et les solutions apparaissent si compliquées qu’un certain scepticisme se fait jour ici ou là, sans parler de l’angoisse du lendemain. Et c’est vrai au fond, qu’il n’existe pas d’homme ou de dispositif providentiels, pour nous sortir d’une situation quelque peu inextricable. De plus, pour ne rien arranger à l’affaire, certains discours ou certains médias appuient volontiers sur ce qui va mal, ce qui n’est pas une bonne manière de redonner le moral aux citoyens. Trop préoccupés par les problèmes du quotidien, qu’il faut bien-entendu chercher aussi à résoudre, les individus ne cherchent sans doute pas suffisamment à se projeter en avant pour se demander surtout ce qui pourrait être fait pour changer les choses. Cela éviterait demain de reproduire ou de faire perdurer les mêmes erreurs stratégiques, idéologiques, politiques qui font que bien souvent l’histoire se réécrit avec les mêmes maux qui conduisent aux mêmes injustices, aux mêmes souffrances avec de tels dégâts matériels et surtout humains.

La question peut se poser légitimement de savoir que viendraient faire l’école, le collège, le lycée ou l’université dans toute cette histoire ? Il est vrai que ce n’est pas ces institutions qui vont changer le monde et leur rôle éducatif a un pouvoir limité qui ne peut, en aucun cas, leur conférer une quelconque ambition sur le devenir du monde et des futurs adultes qui en auront la charge. L’école, le collège, le lycée et l’université dispensent des savoirs à des élèves ou étudiants pour que ceux-ci aient une bonne formation, des diplômes, un métier plus tard et puissent disposer aussi d’une certaine culture générale, que demander de plus !!... Et pourtant, ces institutions ont «un pouvoir extraordinaire» entre leurs mains, celui de faire des enfants ou des jeunes dont elles ont la charge, de futurs adultes qui seront, non seulement ouverts sur le monde, mais participeront à le construire ENSEMBLE plus concrètement au lieu de le subir dans leur coin de manière passive.

Tout cela doit déboucher sur une éducation à l’universel et à la citoyenneté qui ne peut, en aucun cas, être détachée, mais plutôt reliée aux disciplines traditionnelles enseignées en classe ou dans les cursus universitaires. Mais cela suppose aussi d’y croire pour entamer cette révolution indispensable qui donnera une place incontournable à cette dimension de l’universel dans les programmes. En premier lieu, notre système éducatif doit davantage considéré cela comme un domaine prioritaire qui serait à la base de l’éducation des élèves et cela doit se prolonger ensuite jusqu’à l’université. Cette dimension, pour être vue comme un chemin indispensable qui peut mener vers un véritable changement de société, doit s’inscrire dans les priorités que doit se donner le système scolaire et universitaire demain afin de développer une conscience humaniste forte. Cette dimension passe surtout aussi par la formation des enseignants des 1er et 2ème degrés à ce domaine pour une application concrète en classe. Mais les professeurs d’universités, me semble-t-il, peuvent aussi jouer un rôle déterminant dans ce domaine pour la formation même de l’individu en tant qu’homme au sortir de tout cursus universitaire. Il y a tout un travail à faire, mais sans doute faut-il au préalable décider, dans les institutions nommées, d’en faire une priorité pour que cela ait une chance d’aboutir concrètement sur le terrain. Les interrogations posées par une société en crise et qui se cherche suffisent sans doute, nous le croyons, à vous lancer dans ce chantier si exaltant et si essentiel, dont j’en suis convaincu, vous en mesurez l’enjeu.


  1. Apprendre à accepter l’autre et à s’engager pour lui :
    un mot d’ordre à faire passer de l’école à l’université !


L’Education à l’universel, vous le savez, c’est par exemple tout ce qui concerne l’attention que l’on porte ou que l’on devrait tout du moins porter aux autres, à celui qui est différent parce qu’il est étranger, n’a pas la même couleur de peau que nous, est handicapé, souffre de pauvreté, vit dans la rue, etc… Pour transmettre le souci de l’intérêt porté à l’autre, il faut déjà le pratiquer au quotidien, dans sa vie de tous les jours, au travail, en famille, etc… Pour développer une telle pratique, le système scolaire et universitaire doit sans doute davantage encore avoir cette priorité de l’attention aux autres, aux plus petits, en accordant une place primordiale, privilégiée même à cette éducation à l’universel dans les programmes.

On entend parler souvent du «Vivre ensemble» ou encore de «Faire grandir la personne», mais tout cela nous ramène finalement aux mots fraternité et dignité et tout le corps professoral se doit de l’enseigner comme une «matière principale», si l’on peut dire. C’est une urgence absolue au regard de la société dans laquelle nous vivons. L’éducation à l’universel, à la citoyenneté, n’est pas qu’une belle utopie qui ne serait pas ancrée dans la réalité ou encore l’affaire de quelques initiés militant pour des causes «perdues» d’avance. C’est bien l’affaire de tous, parce qu’il y va du devenir même de la société de demain. Nous devons par exemple proclamer haut et fort que l’homme et le monde ne peuvent grandir en humanité que si notre prochain est respecté et soutenu, en particulier celui qui est mis de côté dans la société.

Oui, mais quelle place donner à cette éducation à l’universel au milieu de programmes scolaires ou universitaires déjà chargés, nous dira-t-on encore ? Et bien la première ni plus ni moins, aussi étonnant que cela puisse paraître ! Le système scolaire et universitaire, je le crois et vous le savez aussi, n’est pas là que pour former des individus à avaler des connaissances pour mieux s’insérer dans la société demain. Son rôle visionnaire est de former des êtres humains qui seront en capacité de redonner à leur tour une part des chances que leur formation et leur milieu social leur auront offerts. Cela s’appelle aussi le partage, le don désintéressé, des notions si présentes dans l’espace associatif et en particulier humanitaire dans lequel je suis engagé depuis tant d’années à présent.

Quand nous parlons de révolution, c’est sans doute là qu’elle se trouve. Le système scolaire et universitaire républicain peut, de part ses forces vives et son esprit novateur, être à la pointe dans ce domaine, devenir un exemple à suivre. Nous nous devons de dépasser les actions caritatives ponctuelles très utiles (ce qu’on appelle la B.A d’année dans les établissements scolaires ou universitaires !), par une véritable pédagogie permanente d’ouverture et de connaissance de l’autre. Cette pédagogie humaniste, sans doute encore à inventer, doit se trouver au cœur des disciplines enseignées, pour les enrichir et surtout enrichir humainement celui qui apprend, non plus pour apprendre seulement, mais pour s’ouvrir aux autres en ayant l’intention d’utiliser ses connaissances demain pour servir aussi le bien commun, tout un programme, mais quel beau programme au fond !

N’ayons pas peur, en partant de l’école jusqu’à l’université, de former demain des citoyens qui s’engageront naturellement en grand nombre et non plus de manière exceptionnelle au cœur de la société, afin de la rendre plus humaine et plus juste, tout cela pour entretenir une ESPERANCE. Alors, dès aujourd’hui, impliquons-nous et impliquons aussi les nouvelles générations vers cet objectif pour un changement de cette société. A bientôt 55 ans, c’est bien ici, humblement, au petit niveau où je me trouve, le message que je veux faire passer, le cri même, n’ayons pas peur des mots, que je lance aux forces vives agissant dans l’éducation, l’enseignement et la formation pour, non seulement voir grandir l’esprit d’engagement, de citoyenneté, mais aussi lutter dans le même temps contre toutes les idées reçues, les clichés véhiculés dans notre société et qui la rend parfois frileuse suspicieuse et pâle à bien des égards.

Ce qui va suivre est un constat, que vous avez aussi certainement fait, sur les dérives et les maux qui caractérisent notre société. Pour moi, il n’y a pas de fatalité et tout peut se corriger justement par l’éducation, l’enseignement et la formation et vous tous, intellectuels de ce pays, vous êtes largement en capacité de trouver des moyens ou des modules pédagogiques pour appréhender ces thèmes et surtout en faire prendre conscience aux enfants et au jeunes. C’est pour cela que je me tourne vers vous qui représentez les véritables professionnels de la pédagogie, ce qui n’est pas mon cas. Je ne fais ici que donner de modestes pistes d’actions qui sont largement à développer, j’en suis bien conscient.

  1. Des constats qui posent des questions
    souvent sans réponses
    et qu’il faut pourtant soulever à l’école !


Un monde qu’il faut apprendre à humaniser !

Nous le constatons tous, ce monde, en grave crise, aussi bien morale qu’économique, est en échec et ceci malgré des progrès formidables dans bien des domaines comme l’industrie, la santé, le confort moderne, la recherche, les nouvelles technologies, etc… Et pourtant, ces dernières décennies, nous avions sans doute les moyens matériels et financiers de permettre au plus grand nombre de connaître une vie décente. C’est en partie ce qui se réalisa (de 1945 à 1973) avec une hausse des niveaux de vie et une prise en compte des inégalités, la croissance le permettant assez aisément. Tout allait bien «dans le meilleur des mondes» en quelque sorte et on ne ressentait pas le besoin de chercher ou de donner du sens à la société dans laquelle nous vivions. Finalement, le matérialisme, pensait-on, suffisait au bonheur des gens. De plus, pour la société, les mots d’ordre étaient les suivants : profits, gains de productivité, compétitivité, rentabilité, actions boursières, etc… Puis, il y eut de gros grains de sable qui sont venus gripper la «belle machine» et cela commença par les deux chocs pétroliers dans les années 1970. La croissance prenant un bon coup sur la tête, la crise pointa son nez, ainsi que le chômage et déjà la pauvreté refit surface. Depuis le cataclysme financier de 2008, les choses ont pris une tournure encore plus dramatique et on en voit les conséquences sociales et financières aujourd’hui.

Il n’est pas question ici de «taper» bêtement sur le capitalisme, le libéralisme en les montrant du doigt comme étant les seuls coupables de cette situation, mais simplement de nous demander quelle a été la véritable place de l’humain dans tout ce système qui s’est emballé à une vitesse folle. Tout le monde s’est agité dans son coin, a tenté de suivre le rythme imposé, il fallait prendre le train en marche sans s’arrêter pour tenter de suivre le rythme, la réussite et la position sociale confortable à acquérir étaient à ce prix. A l’école, à la maison aussi, on prônait la réussite individuelle et des résultats immédiats pour pouvoir s’insérer dans une société qui n’aime pas les perdants ou ceux qui peuvent penser leur avenir autrement. L’expression, souvent employée envers les enfants, était la suivante : «Si tu veux réussir dans la vie, apprends bien à l’école», ce qui n’est pas faux, mais un peu court et réducteur pour former un adulte dans toute sa dimension spirituelle et intellectuelle. De plus, nous constatons aujourd’hui que les diplômes ne mènent même plus hélas systématiquement à la réussite à cause d’une concurrence féroce et de débouchés qui se sont réduits comme une peau de chagrin, ce qui n’enlève en aucune manière l’importance d’en avoir.

FICHE 1

Un monde qu’il faut apprendre à humaniser !

Quels messages faire passer de l’école jusqu’à l’université :
Il est sans doute important :
- de donner ou de redonner une vision plus humaniste du monde à nos élèves et étudiants, de sorte qu’ils aient demain l’envie de prendre en compte la personne dans toute sa dimension, sa spécificité.
- de leur faire comprendre que le progrès, le matérialisme, la recherche du confort ne sont pas une fin en soi.
- de leur faire comprendre qu’ils doivent être davantage conscients que chaque personne doit être prise en compte et non être exclue au moindre problème.
- de les engager à se donner un idéal de vie, basé sur des valeurs humanistes, culturelles et sociales, prônant le bien commun plutôt que la simple réussite individuelle, laquelle n’est pas pour autant à négliger bien-entendu.
- qu’une société ne peut pas bien fonctionner si notre propre réussite se construit au détriment de personnes qui seraient sacrifiées sur l’autel de la rentabilité, de la compétitivité, de la concurrence sauvage, où il faut marcher sur la tête de son voisin pour avoir la première place où les «places d’honneur».
- que dans la vie, nous ne pouvons pas ne penser qu’à nous servir pour assouvir un bonheur personnel et parfois illusoire, mais songer aussi à servir les autres avec les compétences, les savoirs, les formations et les diplômes acquis à l’école, au collège, au lycée ou à l’université.

OBJECTIFS
Les nouvelles générations, ayant étudié un certain nombre d’année, doivent être lâchés dans la société en ayant un idéal de vie pour créer une société qui changerait les priorités actuelles, parfois dérisoires et relativement individualistes, lesquelles nous mènent, on le voit bien, vers une impasse dont il faudra sortir. Marteler ce message, à travers une pédagogie faite de réflexions et d’actions diverses, serait fédérateur, surtout lorsque l’on constate l’état de cette société dont, si tout n’est pas à jeter, loin de là, il y a tout de même pas mal de choses à changer, c’est le moins qu’on puisse dire, vous le constatez sans doute comme moi !
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