Introduction a l'analyse economique








télécharger 0.54 Mb.
titreIntroduction a l'analyse economique
page9/11
date de publication15.04.2017
taille0.54 Mb.
typeDocumentos
p.21-bal.com > économie > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11
SECTION 1: la main invisible
Avec  ce concept on a une contribution essentielle de Smith à l'éco politique, il est entendu comme une théorie sociale particulière. C'est cette théorie de Keynes entendue comme philosophie du marché qu'il aurait trouvé son expression adéquate, métaphorique que nous allons préciser. Aujourd'hui qu'entend on par main invisible ? c'est l'idée qu'une pluralité d'individus qui poursuivent chacun leur intérêt propre de manière indépendante, la composition de leurs actions ne composent pas un chaos interindividuel désastreux, mais amène paradoxalement un ordre social bénéfique.

Ce résultat tenait au fonctionnement du système marchand: au marché chacun est amené involontairement à participer à l'ordre de l'ensemble comme si chacun était guidé par une main invisible.
1: préliminaire: la philosophie sociale du marché
Le marché dans l'éco politique n'est pas un objet particulier de ce que l'on peut appeler l'analyse éco scientifique, le marché est aussi le concept essentiel d'une philosophie sociale du marché.

Définition de la modernité:

    * Louis Dumont (anthropologue), si on le suit la modernité est le moment où l'on passe d'une société holiste à une société individuelle. Une société holiste est foncièrement hiérarchique, c'est une société de castes dans laquelle les êtres humains particuliers ont un rang, une place dans la hiérarchie sociale. Une société individualiste est foncièrement égalitaire, on part de l'individus libre et égal à tout autre. Si on veut dire de façon emblématique ce moment de basculement en France on parlera de la Révolution française de 1789, où on abandonne un système dans lequel les gens naissent nobles, tiers états..., pour partir de l'idée que (déclaration des droits de l'homme) les hommes sont libres et égaux, pas forcément une société de hiérarchies, de castes.

Dans une société holiste, on est dans un état de dépendance interpersonnel, tout comme dans l'ancien régime: vassal/ suzerain . Quand on passe dans une société moderne, on passe d'une société de liberté, d'indépendance individuelle.

    * Alain Renault: la modernité est aussi un moment de passage entre 2 types de société: une hétéronome à une autonome (nomos = loi).

La différence entre ces 2 société:  celle hétéronome ne se donne pas la loi qui la régie, elle est reçue (de dieu, de la coutume, de la nature ); dans celle autonome, la loi est faite par la société elle même, le peuple est le souverain car il est l'auteur de la loi et le sujet car les lois s'imposent à lui.

Société hétéronome: à garant métasociaux, autonome: elle n'a pas d'autre garant qu'elle même.

1789 est aussi le moment où le roi est déchu, sa déchéance signifie symboliquement que l'ordre social n'est plus garantie par un droit divin. La société était une société hiérarchique, mais il y avait un roi dont la légitimité sera supra humaine car divine. En 1789 on oubli le garant métasocial, dieu. La société devient sujet d'elle même, on est passé d'un état d'hétéronomie collective à une situation de liberté, d'autonomie collective.

Les théories du contrat social: Hobbes, Lock, Rousseau

Ces théories apparaissent comme les 1ères théories sociales modernes. Elles commencent avec la disparition de Dieu comme garant de la métasociale.

Hobbes: ce retrait de dieu laisse les êtres humains face à face, cette situation risque de dégénérer en guerre de chacun contre tous: l'état de nature chez Hobbes. Il propose la reconstruction d'une puissance supérieure qui protégerait chacun contre tous, cette puissance sera l'édification du Léviathan, un Etat fort. On quitte l'Etat de nature chez Hobbes en signant un contrat social, chacun s'associant avec les autres et chacun déléguant de son droit naturel pour s'en remettre à une puissance supérieure. Le Léviathan qui s'engage à garantir la sécurité de la vie des sociétaires.

Lock: l'Etat permet la protection de la personne et celle de propriété.

Rousseau a promu un concept central: la volonté générale. Ce concept révèle que la liberté en cause est propre à la volonté collective de l'ensemble. Elle porte, montre que la société constituée est libre de se donner à elle même ses propres lois.
On retrouve avec ces 3 personnes l'idée que la société moderne est essentiellement autonome, elle se donne ses propres lois.
Les théories du marché:

Les théories du contrat social parti du fait que si dieu est parti comme garant de l'état social, un problème se pose pour les individus qui sont face à face et dans cette situation effroyable la constitution d'un état s'impose. Par rapport à la thèse du contrat social, les théories du marché comptent se présenter comme philosophie sociale alternative à la thèse du contrat social. Les théories disent que la société peut tenir, l'ordre social est garanti même si aucune volonté quelle soit divine ou humaine n'assure l'ordre social.

Marcel Gauchet: l'avènement de l'individus sera essentiellement l'avènement de l'éco, ces avènements procèdent d'une rupture massive avec ce qu'il appelle le concept, schéma de la volonté. Cette idée de la société comme étant voulu, garanti par une volonté à gouverner la quasi totalité des sociétés connues. L'irruption de l'individus joint à celle de l'éco marque une rupture avec cette idée car l'idée de la société marchande est l'idée d'un ordre social spontané, automatique qui apparaît spontanément, émerge de lui même.

Il y a dans ces philosophies sociales du marché, l'idée que si on laisse les individus suivre leurs intérêts personnels; il ne va pas en résulter l'anarchie mais c'est au contraire de façon surprenante un ordre viable et enviable qui va émerger.

Cet ordre éco marchand est foncièrement spontané naturel, cela veut dire qu'il auto soutient, auto maintient même si les individus n'en ont pas la volonté.

Conséquences: si on accepte cette philosophie on arrive à 2 conclusions:

    * relative au rôle de l'état: les philosophes ne proposent pas d'éliminer l'état, car ils sont libéraux. L'état  a un rôle libéral, veiller aux respects de la sécurité, sûreté des personnes (Hobbes), des biens, des personnes (Lock), des engagements contractuels, mais pas plus;

    * les individus dans le cadre de cette philosophie sociales propre au marché sont libres, ils peuvent s'adonner à leur intérêt, vaquer à leurs affaires privées sans nécessité de s'occuper de le maintenir. Comme ces individus sont dispenser de participer au maintient volontaire du lien social, ils peuvent se replier sur la jouissance de la liberté individuelle.
2: la main invisible de Smith
Après Smith cette main a été utilisée par les libéraux, par les auteurs classiques et néoclassiques; elle vise à l'autorégulation marchande, c'est à dire la coordination interindividuelle par les prix. Grâce à la flexibilité des prix, le marché lui-même arrive à un ordre, grâce à la concurrence sur le marché, les intérêts des individus sont ajustés, coordonnés de sorte que le mécanisme marchand (flexibilité des prix) permettrait l'émergence spontanée d'une situation sociale, interindividuelle qui soit ordonnées et souhaitable.

Le thème est repris par les néoclassiques, les rationalités individuelle c'est à dire les acteurs, agents qui recherche leur intérêt, peuvent paradoxalement en arriver à une situation viable (ordre, équilibre) et enviable (l'équilibre a la caractéristique d'être optimal). Le passage entre des rationalité apparemment incompatible entre elles vers une situation de cohérence, de comptabilité mutuelle est permis par un marché concurrentiel: une concurrence pure et parfaite: flexibilité des prix. Cet ordre (équilibre) dans la doctrine libérale est supposer apparaître spontanément grâce à la flexibilité des prix, on vise donc essentiellement une loi de variation, de modification des prix: la loi de l'offre et de la demande.

Cette loi nous dit que si dans un marché on est dans une situation de surproduction (surplus), spontanément on assistera à un phénomène de rabais, baisse des prix et symétrique dans une situation de sous production (pénurie) l'intérêt des agents fera émerger une enchère donc une augmentation des prix. Cette loi de l'offre et de la demande est une offre d'enchère et du rabais, elle est au coeur de la crise d'auto régulation marchande car surplus et pénurie sont des déséquilibres du marché s'il y a surplus on baisse les prix, les offreurs offriront moins et les demandeurs plus. La base de cette loi de l'enchère et du rabais, les auteurs libéraux vont essayer de fonder l'idée de l'autorégulation marchande c'est à dire que si on laisse faire la flexibilité des prix après un processus d'ajustement des marchés, l'ordre apparaîtra.

In fine si cette loi fonctionne bien, on arrive à une situation ordonnée et où personne n'est rationné.

Chez les auteurs néoclassiques (Frank Hahn ou un théoricien libéral: Frienrich von Hayek): la main invisible est devenu un porte-drapeau pour expliquer le mécanisme du fonctionnement marchand. L'idée est que au marché, les individus prennent les décisions les meilleures à leurs yeux, en fonction des signaux que sont les prix; ces prix fournissent toute l'information pertinente, ils sont les indicateurs de la rareté. Les cations individuelles se coordonnent, s'ajustent pour former un ordre spontanée qui n'est voulu par personne mais qui est crée par tous: ce qui correspond à Smith.

Chez A Smith: la main invisible n'apparaît que 3 fois, mais jamais il ne l'a associée au marché. Ce thème qui est devenu le symbole de l'autorégulation marchande, n'a jamais été donné par Smith. La reprise néoclassique marque un certain déplacement du concept.

Définition chez A. Smith: elle intervient entre deux niveaux, elle fait le pont entre les actions individuelles (horizontal) et la société (au sens large). Grâce à elle (ou comme si une main invisible intervenait) un résultat social favorable émerge des actions individuelles. Mendeville "La fable des abeilles", "les vies privées font la vertu publique.":l es vis privés sont les intérêts individuels, la vertu publique est que sans le vouloir, sans le savoir, les individus amènent l'émergence à un autre niveau de résultat favorable (de la micro à la macro). C'est aussi un saut de l'éco à la politique, de l'intérêt à la puissance. Chez Smith  la main invisible ne fait pas la coordination entre les individus (plus tard chez les classiques oui), elle ne nous dit pas si les individus parviennent à obtenir le résultat qu'ils attendaient, mais elle joue dans la verticalité entre les 2 niveaux. Il y a une main invisible, mais elle ne force pas les individus à agir, ce n'est pas une intervention divine qui pousserait chacun à délaisser son intérêt individuelle pour le bien public. L'idée est que les actions humaines, individuelles ont des conséquences, des résultats qui dépassent, vont au delà des intentions humaines et individuelles, les actions positives.

Smith: chacun, tout en recherchant son intérêt personnel et seulement cela, favorise, conditionne, sans le vouloir, l'émergence de l'intérêt public, social et commun. Cette main invisible, pratique verticale, relie mystérieusement et mécaniquement les individus à l'intérêt social donc à l'offre.

La conception d' Hegel: ruse de la raison comparée à la main invisible. La main dit ; l'émergence de la société, la raison social dit l'émergence de la société.

La structure des 2 compositions  est la même, il y a 2 temps: au niveau micro social, les êtres humains agissent en poursuivant des buts individuels, c'est une activité consciente, volontaire qui n'aboutit pas seulement à la réussite ou à échecs de l'intérêt individuels, mais elle produit des effets qui ne sont ni visés, ni prévus. Ces effets de composition (en sociologie contemporaine) forment au niveau macro social, des résultats ni souhaités, ni visés.

Hegel "les individus en visant chacun le particulier, produisent ensemble le général".

Marx: " les hommes font l'histoire mais, ils ne savent pas qu'ils la font".

Avec la main invisible de Smith, les hommes font la société et ne le savent pas. Ce fait que les résultats des actions dépassent le point de vue de chaque individus amène un élément assez surprenant, le fait que les individus qui sont à la racine de tout, font la société, l'histoire et peuvent considérer cette société, cette histoire comme étrangère, indépendante, alors que c'est le produit de leurs actions.

Les rationalités individuelles tissent inconsciemment, involontairement, une rationalité générale, fait de la société, de l'histoire.

Cette rationalité générale est le résultats de l'action des individus mais pas de leur volonté (Von Heyek). Chez Smith et Hegel;, elle est récupérer par un sujet divin. L'esprit-> Hegel; la providence -> Smith.

En fait il se passe que la liberté des individus est une ruse car certes chaque individus agit et propose mais au plan global, c'est dieu (une figure divine) qui ordonne, dispose, c'est en fait la divine providence (Smith) qui se joue par les actions humaines pour que l'intérêt collectif, public, politique puisse émerger à partir de la recherche de chaque intérêt individuel.

Conséquence: en recherchant son intérêt individuel, chaque individus participe à la constitution de l'intérêt général. Chaque individus est autorisé à s'adonner à son intérêt individuel car de façon paradoxale et intuitive, c'est la meilleure façon de participer à l'intérêt de tous, grâce à Dieu, cette intervention de la divine providence. Avec ce propos sur la main invisible, Smith libère tout les individus de tous soucis sociétals. La société peut tenir et peut bien vivre même si les individus n'ont pas constamment la volonté de maintenir le lien social en ayant un comportement de citoyen. Smith s'adresse moins aux individus qu'aux gouvernants. Le message est libéral en terme de laisser faire.

Pourquoi conseiller le prince dans sa théorie ?

Dans sa théorie il y a l'idée que parce que les individus feront émerger l'intérêt de la Nation, c'est dans cette mesure que Smith reconnaît l'intérêt d'un certain rôle à l'Etat, dans l'ensemble l'intervention gouvernementale est déconseillée par Smith car Dieu qui intervient pour faire émerger l'intérêt national est plus pertinent qu'une simple intervention humaine même si c'est l'Etat ou le gouvernement.

Avec Smith, le message libéral à un sens particulier: si la conclusion de Smith s'adresse aux gouvernements: laisser faire les individus car ils sont inconsciemment guidés par une intervention surnaturelle.
SECTION 2: thème de la division du travail dans la richesse des Nations
Cette contribution de Smith était à l'éco politique comme la philosophie du marché. Son analyse de la division du travail est une contribution à l'éco politique mais comme science de l'enrichissement. Cette dernière éco politique positive est en fait une discipline qui aborde le thème de la richesse des nations. L'éco politique se propose 2 choses: de rendre compte de la prospérité des nations (développement) et cela en proposant les moyens de lutter contre la pauvreté.
1: le propos de Smith au début de la richesse des Nations
Cap 1 du livre 1: "la division du travail". La thèse générale de Smith "les grandes améliorations de la puissance productive du travail sont dues à la division du travail. Thèse centrale: s'il y a un développement c'est que le travail est plus productif donc la cause est la division du travail.

Idée de Smith: la division du travail est essentielle pour comprendre la richesse des Nations, son développement et pour comprendre la division du travail il faut regarder ce qui se passe dans une petite manufacture. Il distingue 2 situations alternatives:

    sans division du travail, un individus qui produirait l'objet en question, le ferait assez peu par manque d'habitude et surtout par manque de spécialisation.

    avec la division du travail l'ouvrage forme un métier particulier voir même une série intégré de métiers spécialisés.

L'idée est que la production n'est plus assurée du début à la fin par un même ,individus mais une production est décomposée en plusieurs opérations et chaque travailleurs va se consacrer à une seules de ces opérations.

Dans la manufacture il y a 18 opérations et 10 ouvriers. Chaque ouvriers est spécialisé sur 1, 2, 3 opérations. Il précise les effets de cette division du travail: grâce à elle, il est bien plus productif. S'il y a une division et une combinaison convenable des différentes tâches productives  entre un certain nombres de travailleurs spécialisés, cela permet une production plus grande à ce qui aurait été si chaque travailleur avait produit isolement et entièrement l'objet en question.

Smith: si on observe dans la réalité effectivement une séparation entre les différents métiers, c'est que cette situation procure un avantage: l'amélioration de la puissance productive du travail. C'est le perfectionnement de cette séparation des tâches qui est à l'origine de l'avancement des sociétés (enrichissement, développement). La division du travail peut s'exercer plus facilement dans l'industrie que dans l'agriculture.

La nature et la conséquence de la division du travail, Smith n'a pas expliqué  comment elle en vient a améliorer la puissance productive du travail, il explique à la fin du chap qu'il y a 3 conséquence qui peuvent expliquées que la division du travail augmente la puissance productive du travail:

        "un accroissement de l'habilité chez chaque ouvrier individuellement". En étant spécialisé à une tâche, un travail, on acquière en dextérité car l'apprentissage est en cause (Harrow: learning by doing): plus on forge , mieux on forge.

        l'épargne du temps qui se perd ordinairement quand on passe d'une espèce d'ouvrage à une autre. L'idée est que grâce à cette spécialisation, on réduit la flânerie et la porosité du travail, la partie non productive du temps de travail.

        "l'invention d'un grand nombre de machines qui facilite et abrège le travail et qui permet à un homme de remplir la tâche de plusieurs. L'idée : s'il y a division du travail, chacun à son attention fixée sur une tâche, à partir de là il peut très bien émerger des idées d'innovation.

S'il y a division du travail, chacun a son métier et donc dans la cadre de cette pluralité de métiers il y en a qui consiste à inventer dans la division du travail, il peut y avoir une catégorie particulière de tâche ou de métiers qui soit le fait d'êtres savants qui ont pour objet l'invention de machines, d'outils qui permettent d'améliorer le rendement du travail, la productivité. Smith conclue le 1er chap: la division du travail permet l'augmentation de la puissance productive du travail et donc pour une même quantité de travail utilisées, elle permet la multiplication des produits du travail: les marchandises.

La division du travail est à l'origine d'une opulence du travail, d'une abondance universelle qui sont réalisées par l'échange de produits du travail, de marchandises: des produits spécialisés qui sont rendus en interdépendance par la structure de la division du travail. La spécialisation d'un individus n'a de ses qui si tous se spécialisent et c'est par l'échange du travail de chacun que les ressources de tous et donc de chacun seront augmentés: opulence générale ou abondance universelle.

Chap 2 du livre 1: "du principe qui donne lieu à la division du travail"

La division du travail n'est pas mise en oeuvre volontairement par une sagesse humaine qui aurait pris conscience des conséquences bénéfiques de cette division du travail.

Pour Smith la division du travail découle d'un penchant naturel à tous les hommes, la propension à l'échange qui est lié à l'usage de la raison donc de la parole. Si les êtres humains divise le travail c'est parce qu'ils aiment échanger. Les devanciers de Smith inversaient la causalité: Jason, on part de l'idée de division du travail pour en conclure que les échanges viennent après. Cette propension à l'échange fait presque la spécificité du genre humain. Smith compare les animaux et les hommes: chez les animaux, les êtres sont autosuffisants et indépendants, alors que les humains sont interdépendants et incomplets: non autosuffisants.

Smith dit: quand on a la division du travail qui va avec l'échange marchand: chacun aura besoin des autres, ces attentes, besoins réciproques se réalisent plus sûrement par l'intérêt que par bienveillance. C'est l'idée d'un deal: "donne moi ce dont j'ai besoins et vous aurez de moi ce dont vous avez besoins vous même". On quitte un univers religieux d'une certaine morale pour arriver à un individus qui a le soucis de son intérêt (homo economicus). Cet échange intéressé est une bonne chose, il développe cette idée: "ce n'est pas de la bienveillance du marchand que nous attendons notre dinée, mais bien ce qu'on apporte à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité mais à leur égoïsme, et c'est jamais de nos besoins que nous leurs parlons, c'est de leurs avantages. La société marchande qui va avec la division du travail est une société d'égoïstes intelligents car ils comprennent l'intérêt qu'ils ont à une structure sociale de la division du travail.

C'est la division a troquer qui donne lieu et à l'échange et à la division du travail. Donc cette idée d'un individus intéressé et ouvert pour les autres est vraiment à la racine de la société marchande, à la division du travail chez Smith. Si un individus a un talent particulier, il aura tendance à se spécialiser ou il sait très bien qu'il pourra échanger le produit de son travail contre celui des autres. Ces différences initiales à la base vont s'accentuer de l'apprentissage individuel de chacun à propos de sa tâche.

Cette diversité des talents, initiés par le penchant à troquer est très utile aux êtres humains car la spécialisation va permettre la constitution d'une masse commune: l'ensemble des marchandises qui sont produites pas différents membres de la société, dans cette masse commune chacun apporte un produit particulier, il sera le vendeur de son produit et l'acheteur de celui des autres.

Derrière cet échange de produit du travail, il y a un échange de travail: on vend son travail et achète celui des autres.

Chap 3 du livre 1: "que la division du travail est limité par l'étendu du marché.

Cet élément est une conséquence de tout ce qu'on a vu chez Smith: la division du travail va dépendre de l'étendue du marché. Si un marché est petit, l'échange des surplus est limité, la division du travail est peu poussée.

Smith: "s'il y a un développement du transport cela permet d'étendre le marché considéré et s'il est plus étendu cela favorisera le perfectionnement de la division du travail et donc du développement éco.

Si 2 pays ouvrent leurs frontières au commerce, chaque pays bénéficie de l'industrie de tous les pays.
Chap 4: "de l'origine et de l'usage de la monnaie", "Quand la division du travail est établie, chaque individus satisfait ses besoins par une faible part de sa production", il échange son surplus contre le surplus des autres c'est ainsi qu'il va satisfaire sa C°. Avec la division du travail chaque individus devient spécialisé et un individus échangiste. L'homme devenant marchand, la société devient commerçante.

La question de la monnaie: pour que la division du travail s'instaure, il faut que l'échange fonctionne bien. Si on est dans un système de troc, l'échange peut être enrayé, la division du travail est alors remise en question.

Troc: c'est une double coïncidence des besoins. Pour cela il y a 2 conditions. Il y a l'échange plus efficace qui est l'échange monétaire c'est à dire qu'il peut-être définie comme un intermédiaire des échanges universellement accepté. Quand on passe à l'échange monétaire l'échange est fluidifié par l'usage de l'instrument universel du commerce: la monnaie (Smith).

Grâce à cet instrument, l'échange se fera de façon fluide, la division du travail pourra se développer pour le bien de chacun et de tous.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11

similaire:

Introduction a l\Introduction aux sciences économique et à la gestion
«La science économique est celle qui a pour objet la production, la consommation et l’échange de biens et services rares»

Introduction a l\De l’analyse économique moderne

Introduction a l\Introduction a l'analyse de fourier

Introduction a l\La science économique est l'ensemble des travaux élaborés par les...

Introduction a l\Une analyse exhaustive de la liaison wan
«L’analyseur wan optiView est d’un grand intérêt pour les responsables informatiques désireux de pérenniser leurs investissements...

Introduction a l\Chapitre 1 : Introduction à l'optique géométrique I introduction

Introduction a l\Critique 183: Une analyse étrange du lien existant entre la consommation...
«modérés» réduisent-ils leurs risques de mortalité ? Un examen systématique, une méta-analyse de la consommation d’alcool et de la...

Introduction a l\L’organisation socio-économique

Introduction a l\Partie 2 – économique, scientifique et technique

Introduction a l\Définition "intelligence économique"/"veille"








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com